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06/02/2014

Normes privées : l'autorité de la concurrence s'interroge sur les risques de cartellisation

Le processus de normalisation ou de certification peut-il être utilisé à des fins anticoncurrentielles ? Face à la forte expansion des processus de normalisation et de certification des produits et des services, l'Autorité de la concurrence a décidé de se saisir de cette question.

Dans un communiqué, elle précise que si les normes peuvent avoir un effet bénéfique pour les consommateurs (par exemple en facilitant la comparaison entre produits), il n'est pas exclu qu'elles constituent parfois des barrières à l'entrée sur les marchés, qu'elles freinent ainsi l'innovation et le développement de nouveaux acteurs, contribuant à la rigidité de certains secteurs et à l'alourdissement des coûts.

Les normes peuvent-elles alors cacher des formes d'ententes entre entreprises ? L'accès à la norme se fait-elle dans des conditions non discriminatoires ? L'Autorité de la concurrence entend à terme formuler un avis et des recommandations sur ce sujet.

Dans le domaine des filières alimentaires, ces questions se posent également. L'OCDE a récemment consacré un séminaire au rôle croissant des standards privés dans l'agroalimentaire. Plusieurs chercheurs y ont évoqué les enjeux de concentration posés par ce phénomène relativement récent.

Alexandre Martin, Centre d'études et de prospective

Source : Autorité de la concurrence

10:19 Publié dans Production et marchés | Lien permanent | Tags : norme |  Imprimer | | | | |  Facebook

Marchés publics : la Directive ouvre la porte aux critères éthiques et environnementaux

Avec la nouvelle Directive européenne votée par le Parlement européen, les pouvoirs publics ne seront plus contraints de choisir leur fournisseur uniquement sur la base du prix le plus bas. Ils pourront désormais favoriser l’achat de produits respectant des critères éthiques ou environnementaux.

Le principal changement réside dans la possibilité de faire référence aux caractéristiques « immatérielles » des produits, telles que les conditions de production : modalités durables de production, respect des normes environnementales, respect des réglementations internationales du travail, etc. De plus, la directive permet à présent de se référer à des écolabels. Elle autorise aussi explicitement la mention des principes du commerce équitable, tels que l’exigence d’un prix minimum et le versement d’une prime pour projets collectifs d'intérêt général, dans les appels d’offres publics.

La directive entrera en vigueur en mars 2014. Les États membres ont 2 ans pour la transposer en droit national.

Alexandre Martin, Centre d'études et de prospective

Source : Parlement européen

29/01/2014

Bioplastiques, un rapport de la Rabobank

Cette étude intitulée Bioplastics moving to the beet a été publiée fin janvier 2014 par la branche de Rabobank en charge de la recherche sur l'alimentation et l'agribusiness. Selon ce rapport, le développement des bioplastiques sera un des grands moteurs de la demande en sucre d'ici 2020 en Europe, principalement à travers les emballages alimentaires. Pour les auteurs, les bioplastiques sont un débouché intéressant, d'autant que la demande en sucre pour l'alimentation, les boissons ou encore les biocarburants aurait une croissance limitée, en comparaison avec ce nouveau secteur (5% pour le bioéthanol contre 40% pour les bioplastiques). Deux grands types de bioplastiques se dégagent de cette étude : ceux visant le mélange ou le remplacement de la matière première fossile par un produit biosourcé, et ceux ayant pour objectif de nouvelles fonctionnalités comme la biodégradabilité.rabobank.png

Élise Delgoulet, Centre d'études et de prospective

Source : Rabobank 

 

17:48 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

23/01/2014

Lancement du réseau MED-AMIN, système d'information méditerranéen pour l'agriculture

Les États membres du CIHEAM (Centre International de Hautes Études Agronomiques Méditerranéennes) ont lancé le réseau MED-AMIN, Mediterranean Agricultural Markets Information Network, dans le but de « favoriser la coopération et le partage d'expériences entre les systèmes d'information nationaux des marchés agricoles ». Ce réseau se veut un signal fort pour les pays méditerranéens, car « amin » signifie « confiance » en arabe. Calqué sur le système AMIS mis en place par le G20, ce réseau concerna au départ les céréales (blés, orge, maïs et riz), qui représentent des matières premières agricoles stratégiques pour les pays méditerranéens.

Source : IAMM

13:57 Publié dans Mondialisation et international, Production et marchés | Lien permanent | Tags : méditerranée |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/01/2014

Rapport 2013 de l'Observatoire de la Formation des Prix et des Marges

L'Observatoire de la Formation des Prix et des Marges a publié en décembre 2013 son nouveau rapport au Parlement, dans lequel il décrypte et analyse la formation et la transmission des prix des produits agricoles et alimentaires, du producteur au consommateur.

Dans ses publications précédentes, l'Observatoire avait fait porter ses travaux sur certaines filières : lait de vache, viande bovine, filières porcines, fruits et légumes. Outre une actualisation des données jusqu'à mi 2013, ces filières font l'objet d'analyses complémentaires : les comptes de la distribution et la transmission des prix sont de plus en plus détaillés. Ce rapport 2013 développe ainsi la notion de « prix simulé », un prix théorique qui assurerait, pour chacun des maillons de la chaîne, un maintien des marges brutes, compte tenu de l'inflation. Mais le panier de l'Observatoire a aussi été enrichi par de nouveaux produits, notamment la viande ovine, les fromages de chèvres, le pain, les pâtes alimentaires, les produits de la mer et de l'aquaculture.

Ainsi, dans le cas du pain, ces analyses rappellent la faible part du blé dans le prix de la baguette, et mettent en évidence son augmentation en fonction de la hausse des prix des céréales (de 4 à 8 % du prix consommateur).

baguette1.png

En l'état actuel des connaissances, l'Observatoire n'a pas pu désagréger la marge brute « aval », depuis les organismes stockeurs jusqu'à la distribution, mais, comme sur les autres filières, des travaux complémentaires viendront enrichir ces analyses.

Dans le cas de la baguette, l'approche développée en termes de prix simulé montre que la transmission globale des prix par la filière aval (agrégée), si elle n'a pas retransmis la baisse de 2008/2009, a plutôt eu tendance à amortir les hausses successives de 2007/2008, 2011 et 2012/2013, aboutissant aujourd'hui à un prix légèrement inférieur au prix simulé.

baguette2.png

Ces analyses sont désormais enrichies, avec le concours de l'INRA, d'une approche macroéconomique de l'euro alimentaire, inspirée des travaux de l'USDA sur le food dollar, détaillant la répartition d'un euro dépensé par les Français en produits alimentaires entre les différentes branches de l'économie. Elles en proposent pour la première fois une déclinaison au niveau européen. Si les données disponibles n'ont pour l'instant pas permis d'établir cette comparaison au-delà de 2005, cette approche met déjà en évidence de larges différences dans la structure de l'économie alimentaire des pays européens.

Filière par filière et produit par produit, le champ de travail de l'observatoire s'élargit, contribuant, par des analyses rigoureuses et transparentes, et un champ de travail de plus en plus riche, à une objectivation des débats sur un sujet aussi sensible que complexe.

Jean-Noël Depeyrot, Centre d'Études et de Prospective

Source : Rapport 2013 de l'Observatoire de la Formation des Prix et des Marges

Voir aussi Notes et Études Socio-Économiques n°37

16:48 Publié dans Filières agricoles, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/12/2013

Commercialisation d'un mini kiwi sans peau par Prim'Land

 

Mis au point dans un laboratoire néo-zélandais et cultivé dans le Sud-Ouest de la France, Nergi® est un kiwi sans peau et de la taille d'une tomate cerise. Il a été introduit dans les vergers de l'Adour en 2010 et, au bout de trois ans, la production est désormais suffisante pour lancer une commercialisation de grande ampleur. Prim'Land a donc récemment lancé sa vente sur les marchés.

Source : Prim'Land

 

10:49 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/11/2013

Des prévisions records pour les récoltes 2014

À quelques jours d'écart, l'International Grain Council (IGC) et l'USDA ont publié des prévisions de récoltes records pour la campagne 2013/2014. Le rapport sur les marchés des céréales publié par l'IGC le 31 octobre 2013 prévoit ainsi une récolte de 1 940 millions de tonnes, prévision revue à la hausse de 10 millions de tonnes par rapport à la précédente, et représentant une progression de plus de 8% (+ 150 millions de tonnes) par rapport à la campagne 2012/2013. Selon les deux organismes, les récoltes de blé gagneraient ainsi 40 millions de tonnes (+ 6%) pour atteindre un total autour de 700 MT, et les récoltes de maïs progresseraient de 85 millions de tonnes (+ 9,8%), pour atteindre un total autour de 950 MT.

Les échanges internationaux étant annoncés comme stables ou en légère progression, cette production à des niveaux sans précédent devrait permettre une large reconstitution des stocks de report et, pour le maïs, une hausse de l'utilisation en alimentation animale, grâce à des prix en baisse.

Jean-Noël Depeyrot, Centre d'études et de prospective

Source : International Grain Council, Grain Market Report

USDA, World Agricultural Supply and Demand Estimates

 

 

11/11/2013

Formation du prix des matières premières

Le groupe de travail sur la formation des prix des matières premières, constitué par le Center for European Policy Studies (CEPS) et l'European Capital Market Institute (ECMI), a publié en septembre 2013 un rapport détaillé sur le fonctionnement des marchés des commodities. Ce groupe de travail a réuni depuis fin 2011 acteurs des marchés, autorités de régulation et universitaires pour tenter de clarifier les facteurs directeurs de la formation des prix des commodities, et partager informations et analyses sur la régulation des marchés, au niveaux communautaire et international.

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10:42 Publié dans Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/11/2013

Multiplication des crash ultra-rapides sur les marchés financiers

Des physiciens de l'université de Miami, en collaboration avec l'entreprise d'analyse financière Nanex, ont publié, parmi les scientific reports du site Nature, une analyse des événements extrêmes et ultrarapides sur les marchés financiers, en s'interrogeant sur l'origine de ces phénomènes et sur leurs implications au niveau macroéconomique.

 

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Ultrarapide Extreme Events (UEE) : exemples de crash et de pics de prix

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10:36 Publié dans Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/06/2013

Gérer l'instabilité des prix alimentaires dans les pays en développement

Ce livre propose une nouvelle version d'un rapport commandité suite aux crises alimentaires de 2007/08 par l'Agence française de développement (AFD) et le ministère des Affaires étrangères et européennes (MAEE).

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04/06/2013

Performances comparées des exploitations

L'OCDE vient de publier un rapport sur les performances économiques comparées des exploitations de neuf pays ou régions (l'Allemagne, l'Angleterre, l'Australie, le Canada, les États-Unis, l'Estonie, la Flandre en Belgique, l'Italie et les Pays-Bas).

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16:12 Publié dans Exploitations agricoles, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/03/2013

Évaluation de la réforme de l'OCM vitivinicole

Une récente étude financée par la Commission européenne évalue la réforme de l'OCM vitivinicole de 2008. Le caractère récent de cette réforme n'a permis aux évaluateurs de disposer des données que sur les deux campagnes suivant sa mise en place. Par ailleurs, le contexte économique général des années 2008 à 2011, lourd de conséquences sur la commercialisation et la consommation des vins, n'a pas forcément permis d'isoler les effets propres de la réforme de l'OCM. Toutefois, au-delà de l'évaluation détaillée de la réforme elle-même, l'étude présente aussi une analyse complète de la structure, du contexte et des marchés du secteur vitivinicole.

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12:58 Publié dans 2. Evaluation, Filières agricoles, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

20/03/2013

Le marché des indications géographiques en Europe

Selon une étude financée par la Commission européenne, les ventes de produits agricoles européens sous IG (indications géographiques) se sont élevées à 54,3 milliards d'euros en 2010. Plus de la moitié (56%) de ce chiffre d'affaires correspond aux vins, 15% aux alcools et 30% aux autres produits agricoles et alimentaires (principalement les fromages, viandes, fruits et légumes). Les ventes de produits sous IG ont augmenté de 12% entre 2005 et 2010 en moyenne, et de 19% pour les produits agricoles et alimentaires hors vins et alcools en particulier.

Les ventes globales du secteur agroalimentaire européen étant estimées à 956 milliards d'euros en 2010, les produits sous IG en représentaient 5,7% à cette date.

Cette part est toutefois très variable selon les pays. C'est en France et en Italie qu'elle est la plus élevée :

Part des produits sous IG dans les ventes du secteur agroalimentaire de chaque pays

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Ces deux pays représentent en effet 60% des produits commercialisés en Europe sous IG. Le marché domestique représente le premier débouché de ces produits, avec 60% des ventes, les exportations (40%) étant réparties pour la moitié dans les autres pays européens et l'autre moitié dans les pays tiers.

Une comparaison des prix des produits sous IG avec leurs équivalents sans IG montre que les premiers sont vendus en moyenne plus du double, avec des variations selon les produits et les pays. Au total, le différentiel de valeur des produits sous IG représenterait près de 30 milliards d'euros dans l'UE.

 Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 Source : Commission européenne


12:02 Publié dans Alimentation et consommation, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

17/01/2013

Résultats économiques des exploitations de grandes cultures : les scénarios de l'APCA

Dans un contexte de volatilité croissante des prix des produits agricoles, de hausse du prix des intrants et d'incertitudes quant à la future Politique agricole commune, les chambres d'agriculture ont récemment analysé l'effet de différents scénarios à l'horizon 2020 sur les résultats économiques des exploitations de grandes cultures.

À cet effet, différentes combinaisons de prix ont été testées pour les céréales et oléoprotéagineux (de 96 €/t à 196 €/t par exemple sur le blé tendre, soit relativement plus bas que les niveaux actuellement observés), le pétrole, l'azote, s'ajoutant à différents niveaux envisagés pour les futures aides découplées. Quant aux ressources naturelles, un volet sur les disponibilités de ressources en eau est également pris en compte.

Pour le scénario « tendanciel »intégrant des incertitudes de prix (hypothèses de prix basse, moyenne et maximale), un baril de pétrole compris entre 120 et 140 dollars, un prix de l'azote à 160 (pour une base 100 en 2005) et des aides premier pilier telles que décrites par la Commission en octobre 2011 (143 € de paiement de base ; 81 € de paiement vert), les revenus par actif pourraient varier entre – 70 000 € et + 50 000 € par actif non salarié, selon les hypothèses de prix retenues (cliquer pour agrandir) :

apca.png

 

Pour rappel, d'après les derniers résultats de la Commission des Comptes de l'Agriculture, les revenus des exploitations spécialisées en grandes cultures s'établissaient à plus de 70 000 € / actif non salarié pour l'année 2012 du fait d'une conjoncture très favorable.

Les auteurs soulignent en conclusion les risques que présenterait une forte chute des prix agricoles (résultats économiques dans le rouge) et ouvrent vers quelques voies d'adaptation des structures de production afin de leur assurer une meilleure résistance : gestion du matériel, des techniques culturales, diversification des activités, etc.

 

Marie-Sophie Dedieu, Centre d'études et de prospective

 

Source : APCA

16:46 Publié dans 3. Prévision, PAC, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/01/2013

Rabobank prévoit une forte croissance agricole dans l'Est de l'UE

Pour rechercher la croissance agricole dans les prochaines années, les entreprises de l'agroalimentaire devraient se tourner vers les nouveaux États membres de l'UE. C'est la conclusion d'un rapport du centre de recherche de Rabobank, qui voit dans ces pays le marché le plus dynamique de l'UE dans la décennie à venir.

Selon l'étude, la réforme de la PAC et la hausse du prix des facteurs de production (en particulier le prix de la terre) devraient fortement inciter à des augmentations de la production agricole dans ces pays. Ils pourraient également provoquer des restructurations importantes dans le secteur.

Les effets devraient être variables selon les pays et les secteurs. Les plus fortes hausses concernent les pays qui bénéficieraient le plus de la redistribution des aides directes de la PAC (Bulgarie, Roumanie), et de manière plus importante dans le secteur des céréales. Rabobank explique la hausse prévue de la production par les marges importantes de productivité qui existent dans l'agriculture de ces pays.

 

Alexandre Martin, Centre d'études et de prospective

 

Source: Rabobank 

16:40 Publié dans 3. Prévision, Mondialisation et international, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook