Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

07/12/2020

Les terres cultivées et les pâturages, au cœur des engagements pour la restauration des écosystèmes ?

À l'approche du lancement, l'an prochain, de la décennie des Nations unies pour la restauration des écosystèmes, l'agence d'évaluation environnementale du gouvernement néerlandais PBL a publié une note recensant les engagements des différents pays du monde en matière de restauration. Au total, 115 pays ont pris de tels engagements dans le cadre des Conventions de Rio ou d'accords internationaux. Sur les près d'un milliard d'hectares concernés, la plupart concernent des terres forestières (42 %), mais 37 % touchent les terres agricoles, cultivées et pâturées (figure). Des études, comme celle de Strassburg et al. (2020), font état de l'utilité de restaurer des terres converties (i.e. d'un écosystème naturel à des terres cultivées ou à des pâturages). Un ciblage de seulement 15 % de celles-ci dans des aires prioritaires permettrait d'éviter 60 % des extinctions d'espèces et de séquestrer 20 % du total de l'augmentation de concentration de CO2 dans l'atmosphère depuis le début de la Révolution Industrielle.

Engagements de restauration au niveau mondial, par catégories de mesure de restauration (2020)

PBL.jpg

Source : PBL

Source : PBL

08:57 Publié dans Agronomie, Environnement, Forêts Bois | Lien permanent | Tags : pâturage, restauration, écosystèmes |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/11/2020

Atlas critique de la Guyane, Matthieu Noucher, Laurent Polidori (dir.)

Guyane.jpg

Cet ouvrage, publié sous la direction de Laurent Polidori et de Matthieu Noucher (CNRS), s’inscrit dans le sillage de la cartographie critique qui, depuis les années 1990, analyse les conceptions politiques et idéologiques qui sous-tendent l’élaboration des cartes géographiques et les effets de celles-ci sur les représentations des territoires. Comme le soulignent les auteurs, la carte est « moins un reflet qu’un effet, mais elle est un effet qui a la prétention du reflet ».

Le premier mérite de cet ouvrage est de donner à voir, de façon dynamique et plurielle, la complexité du territoire guyanais, notamment dans ses dimensions agricole et sylvicole. Tout d’abord, les géo-technologies montrent que l'expansion des terres cultivées est suivie par le développement de nouveaux quartiers, et joue donc la fonction d'amorce de l’urbanisation croissante du bassin du Maroni. En effet, sur ce territoire où la population a été multipliée par six entre 1980 et 2015, les migrants dépourvus de titre de séjour défrichent des parcelles de forêt pour y développer de l’agriculture sur brûlis afin de se nourrir et d’accéder parfois à un modeste revenu.

À Saint-Laurent du Maroni, l’agriculture amorce le développement de nouveaux quartiers

Guyane2.jpg

Source : Institut géographique national (IGN)

En outre, la technologie du radar, dont les géographes se sont saisis il y a longtemps, offre une connaissance accrue de la biomasse forestière. Ses usages se heurtent encore à la densité du couvert forestier amazonien mais, en 2023, la mission BIOMASS de l’Agence spatiale européenne embarquera un radar dont les longueurs d’onde (bande P) devraient améliorer les connaissances de la biomasse aérienne, de la hauteur de la canopée et de la déforestation.

Enfin, un autre intérêt de cet ouvrage est de montrer la fonction émergente de la carte dans l’accès des communautés amérindiennes à des droits d’usage du foncier détenu par l’État, à des fins d'activités agricoles, de chasse, de pêche et de cueillette. Pour ces populations, la carte est un instrument de pouvoir qui pourrait favoriser la défense de leurs droits territoriaux. En témoigne l’autorisation accordée, en octobre 2019, par le Grand conseil coutumier au démarrage du projet Akuli, qui doit conduire de jeunes amérindiens à développer des compétences nouvelles en matière de collecte, d’analyse et de visualisation des données cartographiques.

Nathalie Kakpo, Centre d'études et de prospective

Lien : Éditions du CNRS

16:55 Publié dans Forêts Bois, Territoires | Lien permanent | Tags : amazonie, forêt, guyane, géographie, biomasse forestière |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/11/2020

Les big data pour analyser les différences de productivité d'une exploitation forestière mécanisée

Dans des situations d'exploitation forestière similaires, deux opérateurs d'abatteuses peuvent travailler de façons différentes, conduisant à des variations de productivité. Dans un article publié dans l'European Journal of Forest Research, une équipe finlandaise a cherché à en identifier les sources : environnementales, humaines ou paramétriques. Elle a caractérisé le milieu forestier dans lequel évoluaient les abatteuses, en traitant par machine learning les données d'inventaire (peuplements et sols), récemment harmonisées et accessibles librement. Les croisant avec les données massives recueillies par les machines, les auteurs ont ainsi dégagé des différences de productivité (consommation de carburant et volume récolté), à environnement égal. Si certains des paramètres sont dépendants de l'action de l'opérateur, comme la vitesse, d'autres sont liés aux paramétrages du système de pilotage. Ces travaux permettent d'identifier des enjeux à court terme de formation des opérateurs, mais sont aussi essentiels pour la mise au point d'abatteuses autonomes.

Source : European Journal of Forest Research

 

16:43 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Forêts Bois | Lien permanent | Tags : machine learning, forêt-bois, productivité, big data |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/11/2020

Enquête sur les Français et la nature

En octobre, le service statistique du ministère de la Transition écologique a publié une synthèse des principaux résultats d'une enquête conduite début 2020, dont l'objectif était de qualifier la place qu'occupe la nature dans la vie quotidienne des Français. Il ressort notamment que le lieu de résidence, l'âge et le niveau d'études déterminent fortement ce rapport ainsi que, dans une moindre mesure, le genre et le niveau de vie. Retenons par exemple que la forêt est le premier endroit fréquenté (28 % des réponses), devant les champs et les prairies (22 %). Si l'environnement de proximité bénéficie de jugements plutôt favorables, les répondants ont un avis critique sur les situations nationale et internationale. Enfin, des pistes d'analyses complémentaires sont identifiées pour une caractérisation plus fine de la variété des regards portés par les Français sur la nature, selon notamment les expériences ou les pratiques de certaines activités (élevage, chasse, sport, etc.).

Perception de l'évolution de différents milieux naturels en France

Nature.jpg

Source : ministère de la Transition écologique

Source : ministère de la Transition écologique

 

 

 

 

16:31 Publié dans Forêts Bois, Société | Lien permanent | Tags : nature, forêt, enquêtes |  Imprimer | | | | |  Facebook

Il y a beaucoup plus d'arbres qu'attendu au sud du Sahara

Une équipe internationale de chercheurs a réalisé un inventaire des arbres dans une zone s'étendant de l'ouest du Sahara à la région sub-humide, grâce aux images satellites haute résolution et au deep learning. Ils ont ainsi décompté en moyenne 13 arbres par hectare dans la zone étudiée (1,3 million de km²), et mesuré leur envergure et leur hauteur. Même si la densité reste faible, elle est nettement supérieure à ce que les chercheurs attendaient.

Source : Nature

 

16:29 Publié dans Forêts Bois, Territoires | Lien permanent | Tags : forêt-bois, deep learning, sahara |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/10/2020

Déforestation et évaluation de l'efficacité des paiements pour services environnementaux

Les paiements pour services environnementaux (PSE) font partie des outils fréquemment mis en avant pour lutter contre la dégradation des écosystèmes. Dans un article publié dans la revue Land Use Policy, une équipe nord-américaine a évalué l'efficacité de ces dispositifs pour lutter contre la déforestation.

L'étude se concentre sur l'analyse d'un dispositif de PSE mexicain, qui permet aux communautés locales de recevoir un paiement annuel, pendant cinq ans, si elles s'engagent à protéger une certaine étendue de forêt. Afin de reconstruire le scénario contre-factuel et d'imaginer quelle aurait été l'évolution des surfaces forestières dans les régions bénéficiaires du PSE en l'absence de celui-ci, les auteurs comparent des régions bénéficiaires avec des régions non-bénéficiaires au profil similaire sur les plans biophysique et socio-économique. Des analyses statistiques dites « en doubles différences » permettent ensuite d'apprécier l'impact du PSE sur les dynamiques de déforestation.

Les auteurs montrent d'abord que le rythme de la déforestation est inférieur en moyenne dans les régions recevant des paiements en comparaison de celles qui n'en reçoivent pas, mais la différence n'est statistiquement significative que pour les zones où la part des surfaces bénéficiaires est importante (>90 %). Pour les autres, le rythme de la déforestation n'est pas statistiquement plus faible que dans les régions non bénéficiaires. Dans un second temps, les auteurs évaluent la capacité du dispositif à cibler les zones pour lesquelles le risque de déforestation est le plus élevé. Pour ce faire, ils ont construit un modèle permettant de prédire la probabilité qu'une parcelle soit déforestée. Ils montrent ainsi que la moitié des paiements concernent des zones où le risque de déforestation est faible ou intermédiaire, et en concluent qu'un meilleur ciblage du dispositif sur les régions les plus à risques permettrait vraisemblablement d'en renforcer l'efficacité. Enfin, aucun effet significatif du PSE n'a pu être mis en évidence pour freiner la fragmentation des surfaces forestières ni maintenir des trames écologiques.

Estimation du risque de déforestation et localisation des parcelles bénéficiaires de paiements pour services environnementaux

foret.jpg

Source : Land Use Policy

En conclusion, cette évaluation confirme l'efficacité des dispositifs de paiements pour services environnementaux pour limiter la déforestation, à condition qu'ils soient correctement calibrés.

Mickaël Hugonnet, Centre d'études et de prospective

Source : Land Use Policy 

11:06 Publié dans 2. Evaluation, 4. Politiques publiques, Environnement, Forêts Bois | Lien permanent | Tags : pse, forêt, évaluation |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/09/2020

Impact négatif de la déforestation sur la culture du maïs dans le Cerrado

Une étude publiée le 29 juin 2020 dans la revue Nature Sustainability met en évidence que la déforestation dans le Cerrado, second biome brésilien le plus important en surface, conduit à une baisse des rendements de la culture de maïs. Pour mémoire, le Cerrado a déjà connu une déforestation de 50 % de ses zones de végétation native, et le code forestier brésilien prévoit notamment que les propriétés rurales doivent conserver 20 à 35 % de végétation native, selon leur emplacement géographique.

Les auteurs ont analysé et comparé les données climatiques avant déforestation, et pour une gamme de situations après déforestation intégrant de la culture de soja ou une double culture soja-maïs. Dans tous les cas, le nombre de jours avec des températures critiques pour les cultures augmente et l’évaporation diminue significativement. La culture du soja, moins sensible à la température, ne connaît pas de baisse de rendement significative, contrairement à celle du maïs qui est affectée par l’augmentation du nombre de nuits lors desquelles la température ne descend pas en dessous de 24°C. La baisse de rendement constatée s’établit entre - 6 à - 8 % selon les situations.

La production de maïs se développe fortement ces dernières années au Brésil, troisième producteur mondial de cette céréale. Les scientifiques indiquent toutefois que le système climatique du Cerrado pourrait être bousculé si l’évapotranspiration pendant la saison sèche devenait trop faible. En effet, ce biome, également appelé « forêt inversée », en raison de la présence de très grandes racines, ne cesse pas son activité d’évapotranspiration pendant la saison sèche, ce qui permettrait le retour de la saison des pluies. L’absence d’une quantité suffisante de végétation native pourrait alors conduire à casser ce cycle des pluies et porter davantage préjudice à l’activité agricole.

Julien Barré, Conseiller régional Agriculture et Alimentation, Service Économique Régional, Ambassade de France au Brésil

Source : Nature Sustainability

L'évolution des activités agricole, sylvicole, aquacole et halieutique est-elle soutenable en matière énergétique ?

Analyser l'agriculture, l'aquaculture, la pêche et la forêt (AAPF) comme un système énergétique, obéissant aux lois de la thermodynamique, est un moyen intéressant d'étudier la durabilité des évolutions globales. C'est le parti pris d'un article récent de Biophysical economics and sustainability.

En 2017, le système AAPF fournissait plus du quart de l'énergie totale produite au niveau mondial, utilisée pour couvrir les besoins humains via l'alimentation ou sous forme de bioénergie. Les denrées alimentaires contribuent à elles seules à un cinquième de la production.

Les auteurs s'appuient sur des données de la période 1971-2017 de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) et de l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO), ainsi que sur des travaux récents portant sur le contenu en énergie de différents produits agricoles ou chimiques. Pour déterminer un « retour sur investissement énergétique », ils ont calculé l'énergie nette produite par le système AAPF, déterminée à partir de l'énergie fournie par les productions alimentaires et bioénergétiques, déduction faite des consommations internes (alimentation des travailleurs par exemple). Ce résultat est ensuite rapporté au total de l'énergie fournie au système, soit pour dégager de la puissance de travail (hommes, animaux), soit pour être transformée dans le process de production (intrants). Les auteurs font la distinction entre sources d'énergie renouvelables et fossiles.

Sur la période 1971-2017, le ratio s'est amélioré, passant de 2,87 pour 1 à 4,05 pour 1. Les auteurs attribuent cette évolution positive à la baisse du recours au travail humain (et animal) en agriculture, à son remplacement par du travail mécanique (de plus en plus efficient), et à l'amélioration de l'efficacité énergétique de la production des intrants. De plus, l'agriculture a bénéficié d'un accroissement des quantités produites, à volume énergétique d'intrants constant, notamment en raison de la sélection variétale végétale et animale. Cette évolution présente cependant des limites : elle se produit au prix d'une dépendance accrue aux énergies fossiles (passée de 44 % à 62 % sur la période), d'un recul de la circularité des flux au sein du système et d'une décapitalisation de l'énergie stockée par la nature, avec corrélativement une dégradation des écosystèmes.

Principaux résultats de l'analyse énergétique du système AAPF

Energie2.jpg

Source : Biophysical economics and sustainability

Lecture : l'énergie exosomatique est métabolisée à l'extérieur du corps humain, à travers la combustion d'énergie fossile ou de bioénergie, pour délivrer de la chaleur, générer du mouvement mécanique, de l'électricité ou participer à des process de transformation ; l'énergie endosomatique est, à l'inverse, métabolisée par le corps humain, à partir de l'énergie ingérée dans l'alimentation.

Muriel Mahé, Centre d'études et de prospective

Source : Biophisycal economics and sustainability

 

 

17:18 Publié dans Energie, Forêts Bois, Pêche et aquaculture | Lien permanent | Tags : énergie |  Imprimer | | | | |  Facebook

En forêt, les dégâts causés aux jeunes arbres ne dépendent pas uniquement de la densité des ongulés

C'est la conclusion à laquelle est parvenue une équipe de chercheurs suisses, à partir de l'analyse des données d'abroutissement des pousses terminales de jeunes arbres (ayant d'importantes répercussions sur leur croissance future), dans 49 zones suivies pendant au moins 10 ans. Ils ont étudié les interactions entre une quarantaine d'indicateurs, en se focalisant sur les sapins, essence importante dans les forêts suisses.

Si la densité des ongulés est corrélée avec la probabilité d'abroutissement, des variations ont pu être observées selon les années et la hauteur des plants. Des facteurs tels que le stade de développement du peuplement, la surface terrière, la disponibilité en lumière ou la présence de bois mort ont aussi un impact. Les auteurs concluent à la nécessité de gérer conjointement le peuplement forestier et la faune pour réduire les dégâts.

Source : Forests

 

 

16:06 Publié dans Forêts Bois | Lien permanent | Tags : forêt, suisse |  Imprimer | | | | |  Facebook

L'agriculture et l'aquaculture, premières causes de déforestation des mangroves dans le monde

Dans un article de juin 2020 publié dans Global Change Biology, le traitement d'images satellitaires par des méthodes d'apprentissage automatique (machine learning) montre que les activités humaines sont responsables, au niveau mondial, de 62 % de la déforestation des mangroves entre 2000 et 2016. 47 % de ces pertes sont dues à une conversion pour des productions agricoles ou aquacoles.

La Birmanie, l'Indonésie, la Malaisie, les Philippines, la Thaïlande et le Vietnam concourent à eux seuls à 80 % de la déforestation anthropique des mangroves. La conversion des surfaces pour l'agriculture et l'aquaculture y est la principale cause, bien que sa part de responsabilité diminue fortement au cours du temps. Les politiques nationales encourageant l'intensification de l'aquaculture expliqueraient en partie ce phénomène. Par ailleurs, dans les autres pays, l'ensemble des activités humaines sont, en moyenne, à l'origine de 33 % des pertes de mangroves.

Perte annuelle de surface (km²) de mangroves entre 2000 et 2016, selon la cause

Mangroves.jpg

Source : Global Change Biology

Lecture : orange : conversion de surfaces ; vert foncé : érosion ; vert clair : événements climatiques extrêmes ; rouge : urbanisation et autres types d'occupation des terres.

Source : Global Change Biology

 

 

15:46 Publié dans Forêts Bois, Pêche et aquaculture | Lien permanent | Tags : machine learning, déforestation, mangroves |  Imprimer | | | | |  Facebook

La surface de forêts exploitée aurait augmenté de 49 % depuis 2015 dans l'Union européenne

Des chercheurs du Centre commun de recherche de l'Union européenne ont analysé, dans un article de la revue Nature publié en juillet, l'évolution de la surface de forêts récoltée, entre 2004 et 2018, dans 26 États membres. Pour s'appuyer sur des informations complètes, précises et récentes, ils ont utilisé plusieurs jeux de données, dont les cartes de changement global des forêts produites en 2013 (Hansen et al.) et mises à jour sur Google Earth. Ils observent une augmentation de la surface exploitée en 2016-2018 de 43 % par rapport à la période 2004-2015, et de 49 % par rapport à 2011-2015. En France, cette augmentation est de l'ordre de 30 % en comparaison avec 2004-2015, principalement localisée dans la moitié Sud et en Bretagne. D'après les estimations, la biomasse récoltée en Europe est, quant à elle, en hausse de 69 % entre 2011-2015 et 2016-2018, suggérant une densité en biomasse supérieure dans les zones exploitées récemment. Enfin, il apparaît que la taille des coupes s'accroît de plus de 44 % dans 21 des 26 pays étudiés. Selon les auteurs, ces résultats pourraient s'expliquer par l'expansion du marché du bois.

Variation de la surface de forêts exploitée entre 2004-2015 et 2016-2018

Bois.jpg

Source : Nature

Source : Nature

 

15:25 Publié dans Forêts Bois | Lien permanent | Tags : forêt, biomasse, union européenne |  Imprimer | | | | |  Facebook

04/09/2020

Des importations européennes de soja brésilien issues de la déforestation illégale

Selon un article publié en juillet dans la revue Science, une part non négligeable des exportations brésiliennes de soja (environ 20 %) et de viande bovine (au moins 17 %), en provenance des biomes de l'Amazonie et du Cerrado vers l'Union européenne, serait liée à de la déforestation illégale. Par ailleurs, 2 % des entreprises forestières seraient responsables de 62 % de la déforestation illégale dans ces régions.

Source : Science

 

L'importance des forêts périurbaines mise en lumière lors du confinement

Une équipe de chercheurs étudiant depuis près d'une année la forêt périurbaine de Kottenforst, près de Bonn (Allemagne), a mesuré l'impact du confinement sur sa fréquentation, entre le 22 mars et le 28 avril 2020, grâce à un compteur infrarouge placé à un nœud de routes forestières au cœur de la zone. Cette fréquentation a été multipliée par deux par rapport à la même période de 2019, avec une hausse importante entre 16h et 19h, et elle s'est répartie sur l'ensemble des jours de la semaine. Pour les auteurs, ces résultats illustrent le rôle essentiel de la forêt comme facteur de bien-être.

Source : Forest policy and economics

 

13:40 Publié dans Forêts Bois, Société | Lien permanent | Tags : forêt, confinement, covid-19, périurbain |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/07/2020

Une cartographie des services écosystémiques forestiers en Europe

Couvrant près de 40 % du territoire de l'Union européenne (UE), la forêt fournit de nombreux services écosystémiques qui sont cartographiés dans un article publié dans la revue Land Use Policy. Leur étude met notamment en évidence des disparités importantes entre les espaces forestiers de l'UE. Ainsi, les forêts du sud de l'Union, de l'ouest français et de l'Angleterre ont une vocation majoritairement récréative. Celles des régions de montagne fournissent essentiellement des services écosystémiques associés à la production de biomasse et à la régulation du cycle de l'eau. Quant aux espaces boisés des zones les plus septentrionales, ils remplissent des fonctions de stockage du carbone. Enfin, les forêts des régions du pourtour de la mer Baltique présentent un profil équilibré, témoignant de leur caractère multi-fonctionnel.

Services écosystémiques forestiers prédominants par région NUTS 3

Forets.jpg

Source : Land Use Policy

Source : Land Use Policy

15:06 Publié dans Environnement, Forêts Bois | Lien permanent | Tags : forêts, services écosystémiques |  Imprimer | | | | |  Facebook

Trop peu de recherches sur les liens entre forêt, déforestation et maladies émergentes

Une analyse bibliométrique menée par une équipe de chercheurs français, publiée en mai 2020 dans la revue Environmental Research Letters, montre que les interactions entre la forêt, la déforestation et les maladies infectieuses émergentes sont peu documentées. En recherchant ces trois termes, dans le titre ou le résumé des articles publiés, les auteurs n'en ont trouvé que 565 entre 1953 et 2018. Qui plus est, la plupart se limitent à l'étude d'une partie de la chaîne de transmission des maladies, traitant seulement de la maladie de Lyme et des leishmanioses cutanées, ou considérant uniquement le continent américain. Seuls 165 articles envisagent réellement ces interactions et permettent d'éclairer, par exemple, les origines de la pandémie de Covid 19.

Les auteurs concluent sur l'importance de développer des recherches sur cette thématique, en privilégiant une échelle globale et une approche systémique, de façon à mieux comprendre et prévenir les dynamiques à l’œuvre.

Illustrations schématiques de maladies infectieuses ayant une origine forestière dans des situations de déforestation et d'augmentation des interactions entre l'homme et le milieu naturel

Maladies.jpg

Source : Environmental Research Letters

Lecture : à gauche, les ronds colorés illustrent la distribution de quatre maladies émergentes naturellement présentes dans ce type d'écosystèmes forestiers, le virus Nipah (en rouge), la bactérie responsable de l'ulcère de Buruli (en vert), les virus d'immunodéficience simienne (VIS) et humaine (VIH) (en jaune), la malaria (en bleu). À droite, les schémas montrent comment la déforestation liée au développement de l'agriculture, à l'installation des hommes et à la consommation de viande d'animaux sauvages modifie les équilibres et augmente le risque d'exposition des humains à ces maladies.

Source : Environmental Research Letters

15:06 Publié dans Forêts Bois, Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : forêts, maladies émergentes, déforestation |  Imprimer | | | | |  Facebook