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13/04/2010

L'assurance, bientôt première source de revenus agricoles aux US ?

Selon les prévisions du FAPRI (Food and Agricultural Policy Research), les programmes d'assurance récolte et d'assurance recettes pourraient devenir la première source de soutien du revenu des agriculteurs. En effet, les indemnités nettes touchées par les producteurs de grandes cultures et fruits et légumes devraient approcher les 6 milliards de dollars par an en 2013, soit un montant comparable à l'ensemble des paiements directs, et le coût total des programme d'assurance pour les finances publiques serait supérieur, en 2019, aux autres programmes de soutien des prix et des revenus.

Ces chiffres sont issus de projections basés sur des hypothèses sur les prix de marché des grandes cultures assez soutenus et une participation aux programmes d'assurance relativement stable, autour de 40% des surfaces cultivées.

Par ailleurs, la Risk Management Agency (RMA) de l'USDA a publié une étude sur les résultats financiers des assureurs participant au programme fédéral  d'assurance agricole. Pour l'année 2009, le taux de rendement des capitaux propres investis atteint 26,4%, ce qui place l'année 2009 parmi les années les plus rentables pour les assureurs. Dans le même temps, la RMA a cherché à évaluer le taux de rendement "raisonnable" compte tenu des risques effectivement encourus, il est estimé à 10,7%

Source : Agri Us Analyse, FAPRI.

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18/03/2010

Projections à 2019 des prix agricoles

Selon ces projections réalisées, comme tous les ans, par l'USDA, l'impact de la crise économique et financière devrait progressivement s'effacer et les prix agricoles retrouver un niveau élevé, du fait de la demande alimentaire et énergétique croissante. La croissance de la production américaine de bioéthanol devrait se poursuivre, quoiqu'à un rythme moins soutenu. Les objectifs européens concernant les biocarburants se traduiraient par une forte demande de biodiesel. Tout ceci devrait se traduire par un renchérissement de l'alimentation du bétail, les prix de la viande sont donc appelés à augmenter également.

USDA projections 2019.jpg

 

L'USDA prévient en préambule qu'il ne s'agit pas de prévision de ce qui va advenir, mais d'un scénario dépendant de plusieurs hypothèses d'entrée, dont l'absence de choc externe, des conditions météorologiques normales, des politiques énergétiques et climatiques inchangées. Ce sénario « de référence » doit servir de point de comparaison pour des scénarios faisant varier certaines hypothèses.

Le rapport (106 p.)

 

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05/03/2010

Food Price Watch, une veille sur les prix des produits alimentaires

La Banque mondiale lance une publication trimestrielle sur l'évolution des prix des produits alimentaires domestiques dans les pays à bas et moyens revenus et sur leurs implications.

La première édition montre que, malgré une détente des prix agricoles sur les marchés internationaux depuis la forte hausse de 2008, les prix domestiques restent élevés.

L'impact sur la sécurité alimentaire est net : selon un document de travail, la crise économique en 2009 aurait ajouté 41 millions d'individus au nombre des personne sous-alimentées.

 

15:08 Publié dans Développement, Mondialisation et international, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/10/2009

Croissance du bio en France : la production arrivera-t-elle à suivre ?

En France, la progression de l'alimentation biologique ne semble pas trop affectée par la crise. Des prévisions issues d'une étude Percepta se basent sur une prolongation de cette tendance : alors que consommation alimentaire globale ne devrait progresser que de 0,8% d'ici 2012, la croissance du bio serait de 8% sur la période. De 2006 à 2012, les ventes passeraient de 1,81 milliard d'euros à 3,7 milliards, et représenteraient alors environ 2,5% de la consommation alimentaire des ménages.

 Cette croissance va poser des problèmes d'approvisionnement, souligne l'étude, car même si les conversions des exploitations agricoles au bio sont en augmentation (+34,6% en 2008 pour les surfaces en conversion, +11% pour le nombre de producteurs), les livraisons restent encore insuffisantes. En conséquence, certains grossistes sont dans l'obligation d'avoir recours aux importations, notamment dans les fruits et légumes, une démarche en contradiction avec le développement durable.

 L'étude signale également le problème posé par la multiplication des labels, avec notamment l'arrivée prochaine du nouveau logo européen, et le risque de confusion entre les multiples logos axés sur la qualité et le développement durable (IGP, AOP, commerce équitable, Demeter...) qui pourraient se traduire par une forme de défiance des consommateurs vis-à-vis du bio.

 La bio fait également son chemin dans les assiettes des restaurants collectifs, d'après une enquête de l'institut CSA présentée le 1er octobre par l'Agence Bio. En effet, en 2008, plus du tiers des restaurants collectifs ont proposé des produits bios à leurs convives. Toutefois, les aliments issus de l'agriculture biologique n'ont représenté que 0,63% de leurs achats alimentaires. Rappelons que la loi de mise en œuvre du Grenelle comporte l'objectif d'intégrer 20 % de produits biologiques dans la restauration collective publique en 2012. La directrice de l'Agence Bio, Elisabeth Mercier, table sur seulement 4% en 2012

 Selon la FNAB, le développement de pôles régionaux d'information sur la conversion et de la formation sont nécessaires pour répondre à la demande des consommateurs et aux objectifs du Grenelle 1. Néanmoins, une autre alternative s'offre à l'agriculture bio dans le cadre du ''projet de loi d'engagement national pour l'environnement'' Grenelle 2, actuellement en débat au Sénat, qui prévoit notamment de favoriser son développement afin de protéger 500 aires d'alimentation de captage d'eau potable d'ici 2012.

 L'étude Percepta (présentation)

Enquête CSA / Agence bio sur la restauration collective

22:22 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/08/2009

Lait : rebond des prix - sur internet

Fonterra, l’un des principaux acteurs du marché international des produits laitiers industriels, a mis en place depuis juillet 2008 un système d’enchères sur internet pour commercialiser une partie de sa production, comme l'expliquait la note de veille n°13.

Or, à l'issue de la dernière enchère sur internet de Fonterra le 4 aout 2009, le prix de la poudre de lait a augmenté de 25%. L'enchère a durée plus de 3h, il a fallu 15 rounds pour boucler la vente. Les volumes proposés étaient plus importants qu'à l'accoutumé (bien qu'ils restent tout de même assez marginaux). Fonterra avait annoncé qu'elle voulait faire passer une plus grande part de ses volumes par ce circuit. A-t-elle signifié à ces clients qu'ils devaient se positionner sur l'enchère ?

Ce premier rebond significatif des prix depuis la mise en place de l'enchère va-t-il se confirmer le mois prochain ? A 2300 $ la tonne de poudre de lait, on retrouve le niveau de prix de novembre 2008.

Frédéric Courleux

17:33 Publié dans Production et marchés | Lien permanent | Tags : lait |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/07/2009

Spéculation et prix agricoles

Un rapport bipartisan du Sénat américain, rendu public le 24 juin 2009, conclut qu'en 2008 "les activités des traders d'indices de matières premières, dans l'ensemble, ont constitué une spéculation excessive sur le marché du blé" à Chicago. En effet, reflétant la tension à la hausse produite par le fonctionnement des marchés dérivés, le prix des contrats à terme reste plus élevé, à l'expiration des contrats, que le prix du marché physique, alors qu'ils devraient se rejoindre.

L'écart de prix est même passé de 13 cents de dollar par boisseau en 2005 à 1,53 dollar en 2008, un phénomène "largement" dû à l'afflux des capitaux sur les contrats d'indices de matières premières, conclut le rapport.

Il recommande donc d'éliminer progressivement les exemptions accordées par la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), aux négociateurs de ces indices, qui leur permettent d'intervenir sans limites de positions.


 

11:43 Publié dans Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

19/06/2009

La Russie veut doubler ses exportations de céréales

La ministre russe de l'Agriculture, Elena Skrynnik, a indiqué lors du premier forum céréalier mondial qui s'est tenu les 6 et 7 juin à Saint-Pétersbourg que la Russie souhaitait augmenter de manière conséquente le volume de ses exportations de céréales.

Les exportations russes de céréales en 2009 se sont élevées à ce jour à 20,2 millions de tonnes, a annoncé le chef du département de réglementation du marché agroalimentaire du ministère de l'Agriculture, Valeri Movtchan.

Au cours de l'année agricole précédente qui a pris fin le 1er juillet 2008 la Russie a exporté 13 millions de tonnes de céréales. La récolte globale 2008 s'est élevée à 108 millions de tonnes, un record depuis 1992. Le ministère mise sur une récolte de 90 millions de tonnes en 2009.

 


IXcereales.jpg

 

Carte des importateurs et exportateurs mondiaux

 

Dans les 10 à 15 ans à venir, la Russie entend porter le volume de ses exportations de céréales à 40-50 millions de tonnes, augmentant sa part sur le marché mondial jusqu'à 20%, a indiqué à Saint-Pétersbourg la ministre russe de l'Agriculture.

La Russie veut parallèlement multiplier ses livraisons vers les pays d'Asie et du Pacifique, en créant un « couloir céréalier » avec cette région. Pour cela, elle encourage la production en Sibérie, où le taux d'occupation des terres est faible. Elle ferait alors concurrence aux blés australiens, canadiens et américains. Les Européens craignent, de leur côté, une concurrence accrue dans le bassin méditerranéen, et en particulier sur le marché égyptien, premier importateur mondial.

Par ailleurs, le vice-Premier ministre a indiqué lors du forum que la Russie avait l'intention d'étudier la possibilité de créer « un pool » des pays de la mer Noire, avec l'Ukraine et le Kazakhstan, premier pas vers la création d'un pool céréalier mondial, à l'image de l'Opep pour le pétrole.

Source  :RIA Novosti

 

17:59 Publié dans Production et marchés | Lien permanent | Tags : russie |  Imprimer | | | | |  Facebook

FAO/OCDE: Perspectives agricoles 2009-2018

Les prix agricoles mondiaux repartiront à la hausse au cours des dix prochaines années sans toutefois atteindre les pics de la crise alimentaire de 2006-2008, indiquent l'OCDE et la FAO dans leur rapport annuel sur les Perspectives agricoles.

La faiblesse persistante de l'économie mondiale freinera les prix des denrées de base au cours des deux ou trois prochaines années, puis ceux-ci devraient se raffermir sous l'effet de la reprise économique", souligne le rapport.

Au cours des dix prochaines années, le prix des productions végétales (céréales, sucre...) devrait ainsi augmenter de 10 à 20%, hors inflation, par rapport à la moyenne de 1997-2006 tandis que celui de la viande se stabilisera, souligne l'étude. D'ici à 2018, le prix des produits laitiers devrait être "légèrement" plus élevé qu'au cours de la période 1997-2006.

Par ailleurs, le rapport pointe un potentiel d'accroissement considérable de la productivité. Une augmentation de 40% de la production agricole mondiale d'ici à 2018 ne semble ainsi pas "irréaliste" à condition de réaliser les investissements nécessaires et de gérer certains risques "importants" notamment concernant les ressources en eau, soulignent les deux organisations.

Le rapport met en garde contre les risques de "stress hydrique" liés au changement climatique (inondations, sécheresse...), alors que le secteur agricole utilise déjà 44% du total de l'eau consommée dans les pays de l'OCDE et plus de 60% dans de nombreux autres pays.

Brossant un tableau "plutôt positif" du marché des denrées agricoles, les deux organisations appellent toutefois à prendre leurs projections avec prudence en raison des bouleversements économiques à venir et d'une possible remontée des cours du brut. Si le baril de pétrole avoisinait les 90-100 dollars, les prix agricoles augmenteraient considérablement et la production serait fortement touchée, relève le rapport, qui a fondé l'essentiel de ses projections sur un baril à 60-70 dollars.

Synthèse en PDF (105 p.)

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16:40 Publié dans 3. Prévision, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/05/2009

Perspectives céréalières

Dans cette note d'alerte du CIHEAM, Paula Cusí Echaniz montre que les bonnes récoltes attendues pour 2009 et le gonflement des stocks ne sont pas forcément des signes de santé durable des marchés des céréales. Les prix alimentaires restent élevés dans les pays en développement, et la forte dépendance des pays méditerranéens envers les importations céréalières ne semble pas se réduire.L’insécurité alimentaire dans le monde pourrait s’aggraver encore davantage cette année du fait de la propagation de la crise économique et financière dans les pays en développement, la chute des investissements et la diminution de l’aide au développement.

La note d'alerte

 

17:22 Publié dans Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/05/2009

Elevages intensifs et environnement. Les effluents: menace ou richesse

Un colloque organisé par l'Académie d'agriculture et le groupe In Vivo le 28 avril 2009 a souligné la complexité des enjeux actuels et futurs tournant autour des élevages intensifs et de leurs effluents, source de nuisance olfactive, de pollution aquatique et d'émissions de gaz à effet de serre, mais également source potentielle d'engrais et d'énergie.

Si l'évaluation et la comparaison des systèmes via les analyses de cycles de vie est fondamentale, elle reste complexe et difficile à interpréter.

Différentes dynamiques locales et internationales et des innovations techniques permettent d'entrevoir différents futurs possibles: accentuation de la concentration de l'élevage difficile à contrecarrer, autour des ports ou des sources de marché et d'intrants, mise en place de système de traitement des effluents locaux ou centralisés, différentes façons de « recoupler » azote / carbone, agriculture / élevage via des systèmes herbagers autonomes à légumineuses (de type Nouvelle-Zélande), polyculture élevage (de type argentin), association régionale ou nationale entre des systèmes spécialisés agricoles fournissant des protéagineux à des élevages fournisseurs d'engrais organiques et/ou d'énergie...

Différents leviers peuvent être utilisés par les pouvoirs publiques pour favoriser différentes évolutions: politiques environnementales internalisant davantage les externalités environnementales, amélioration de la gouvernance locale associant également la société civile qui rejette fortement certaines évolutions, adaptation de l'enseignement agricole aux nouvelles techniques et systèmes nécessaires, adaptation des politiques d'installation, régulations du foncier, politiques territoriales favorisant la mise en œuvre de « pôles » attractifs plus ou moins décentralisés réunissant services et industries de l'aval agricole, réaffectation de certaines primes pour favoriser protéagineux et élevage, remise en cause des accords de Blair House et de la dépendance au soja brésilien...

Compte-rendu du colloque par Marie-Aude Even

Programme

 

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05/05/2009

L'Espagne, bientôt leader mondial du vin ?

Le ministère espagnol de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation met en place un plan stratégique appelé "Estrategia Vino 2010″ ayant pour vocation de placer l'Espagne en position de leader mondial du secteur vitivinicole.
Cette initiative est le produit d'une longue réflexion au sujet d'un constat clairement mentionné dans le rapport : les pays traditionnellement producteurs de vin tels que l'Espagne, la France et l'Italie, n'ont ni su rester à la tête d'un marché qu'ils dominaient à l'origine, ni su exploiter l'émergence de nouveaux segments de production. Reconnaissant les fantastiques potentialités d'un marché en pleine expansion, l'Espagne considère explicitement le secteur des vins comme stratégique. Ce plan en question énumère les principales actions à mener d'ici à 2010 afin de préparer une démarche expansionniste.

Une étude du Credoc (2008) prévoit déjà que le premier vignoble du monde en surface (1,2 millions d'hectares représentant 15% du vignoble mondial) sera sans doute aussi le premier producteur mondial de vin d'ici à 2015, détrônant au passage la France. De 52,8 millions d’hectolitres en 2004, la France ne produirait plus que 43,9 millions en 2015. Tandis que sa part de marché mondial passerait de 19 à 15%.

Avec des exportations en croissance de 12,7% en valeur et 14,8% en volume pour 2008, l'Espagne semble bien partie.

Le plan stratégique

L'étude du CREDOC

 

09:59 Publié dans Production et marchés | Lien permanent | Tags : vin |  Imprimer | | | | |  Facebook

28/04/2009

La Chine vise une production céréalière de 550 millions de tonnes d'ici 2020

Pour garantir la sécurité de ses  approvisionnement céréaliers la Chine s'est fixée comme objectif  une production de grains[1] de plus de 550 millions de tonnes en  2020, soit une croissance de 50 millions de tonnes sur les 12 ans  à venir.

Ce plan a été approuvé par le Conseil des Affaires d'Etat  (gouvernement central) lors d'une réunion mercredi, présidé par le Premier ministre Wen Jiabao.

Le gouvernement a appelé à des efforts pour réserver aux  céréales 1,8 milliard de mu (120 millions d'hectares) de terre  cultivable, et 1,56 milliard de mu de terre agricole [2]. Pour sa part, la production céréalière devra atteindre 350 kg par mu.

Le gouvernement chinois considère que la sécurité céréalière  d'un pays peuplé de 1,3 milliard d'habitants joue un rôle  fondamental pour stimuler la demande domestique et s'attaquer à  l'actuelle crise financière.

D'après le ministère chinois de l'Agriculture, la Chine a  produit environ 528,5 millions de tonnes de céréales en 2008, soit une augmentation de 5,4% ou de 26,9 millions de tonnes par rapport à l'année précédente.

[1] En Chine, les pommes de terre et autres féculents sont cumulés, moyennent un coefficient de transformation, aux céréales proprement dites, pour constituer la catégorie dite des "grains".

[2] La différence entre les deux montants s'explique par les doubles récoltes sur certaines surfaces.


Source : Agence de Presse Xinhua

 

11:28 Publié dans 4. Politiques publiques, Production et marchés | Lien permanent | Tags : chine |  Imprimer | | | | |  Facebook

23/04/2009

Vers un système européen pour garantir des prix alimentaires raisonnables

La commission de l'agriculture du Parlement Européen a adopté un rapport sur les écarts de prix à la production et à la consommation dans la chaîne alimentaire. Il s'agit notamment d'opter pour un "système européen de suivi du marché" qui enregistrerait la tendance des prix dans l'ensemble de la chaîne alimentaire. Un tel système devrait être capable d'enregistrer la tendance des prix dans l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement et permettre des comparaisons transfrontalières de produits similaires. Il devrait être élaboré en coopération étroite avec Eurostat, les services statistiques nationaux et le réseau des centres européens des consommateurs (CEC).

Par ailleurs, les parlementaires appellent la Commission à proposer un projet de création d'une vaste base de données électronique européenne, aisément accessible aux citoyens, reprenant les prix de référence des produits ainsi que des intrants, des coûts de l'énergie, des coûts salariaux, des loyers et des prélèvements, dans toute l'UE.

Ils estiment, en outre, nécessaire de créer, en coopération avec la FAO, un observatoire international des prix des produits agricoles, des intrants et des denrées alimentaires afin de mieux surveiller ces données à l'échelle internationale.

Selon les députés, les causes de ces écarts de prix sont à chercher principalement dans la "concentration croissante" tout au long de la chaine d'approvisionnement alimentaire et les "abus de position dominante" observés dans la grande distribution et, dans une certaine mesure, dans la vente en gros. Le rapport appelle à a suppression des intermédiaires, permettant au consommateur un choix plus large et des prix plus compétitifs.

Le rapport du Parlement

La communication de la Commission

10:05 Publié dans Production et marchés | Lien permanent | Tags : parlement européen |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/04/2009

USDA : rapport sur l'impact de la crise

The 2008/2009 World Economic Crisis: What It Means for U.S. Agriculture (USDA Outlook report, 30 march 2009)

Ce rapport fait le point sur les conséquences de la crise économique et financière sur l'agriculture américaine. La baisse de la demande mondiale s'est traduite par une diminution des exportations et des prix moins élevés, comparés à ceux de 2008, ce qui a entraîné une baisse de revenus des agriculteurs. Cependant, jusqu'ici, l'agriculture souffre moins que les autres secteurs de l'économie, car les bonnes années précédentes ont permis aux agriculteurs d'aborder la crise dans une situation financière satisfaisante.

Le rapport insiste sur l'importance sur les taux de change du dollar. Pour l'USDA, le dollar est fort en ce moment et ce ne serait pas forcément une mauvaise chose s'il pouvait s'afflaiblir de nouveau... Les auteurs ne voient pas de problème sur le marché du foncier, alors qu'un récent document de l'OCDE (voir le PDF) et d'autres informations issues d'AgriUS Analyse envisagent l'explosion d'une bulle sur le foncier (+42% en 4 ans dans certains Etats).

Enfin, le rapport ne développe pas les conséquences d'un potentiel accès moindre au crédit.

Frédéric Courleux

Le rapport en PDF

 

 

 

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26/03/2009

Evaluation : organisation de producteurs fruits et légumes

 

Les mesures concernant les organisations de producteurs du secteur des fruits et légumes.
Rapport d'évaluation commandé par la Commission Européenne


L'organisation de marché des fruits et légumes (OCM FL) a fait l'objet d'une réforme en 1996 qui mettait en avant le rôle des groupements de producteurs (OP).
Le but de l'évaluation est de faire le bilan du fonctionnement de cette OCM depuis 1996, au moment où des changements importants sont intervenus avec l'intégration en 2007 dans l'OCM unique et dans le régime des DPU.

Après avoir dressé la situation du secteur des FL et son évolution depuis 1996 au niveau communautaire, l'évaluation consiste à répondre aux questions évaluatives de la Commission. organisées en 3 thèmes et  portant sur les grandes  questions classiques ou métacritères (efficacité, efficience, pertinence) :


1/ La contribution du système des OP aux thèmes suivants :
-  la concentration et à la structuration de l'offre ;
-  l'amélioration de la compétitivité (définie par les évaluateurs comme
la capacité à produire et à vendre durablement des FL sur le marché) ;
-  le renforcement de la position des groupements de producteurs (en

terme de pouvoir de marché) ;
-  La pertinence du dispositif par rapport aux besoins du secteur ;


2/ Efficacité et efficience des programmes opérationnels ;


3/ Efficacité de l'extension des règles des OP (aux  non adhérents aux OP).

Le rapport débouche sur un jugement sur les réformes intervenues en 2007 qui vont plutôt dans le bons sens par rapport aux analyses de l'évaluation et des propositions d'amélioration.

Le rapport

17:52 Publié dans 2. Evaluation, PAC, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook