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18/06/2010

Perspectives agricoles à l'horizon 2019

L'OCDE et la FAO ont publié le 15 juin leurs dernières prévisions conjoncturelles pour les dix prochaines années. Les principales hypothèses utilisées pour réaliser ces prévisions sont une reprise économique mondiale et une hausse des couts de l'énergie. Au final, l'OCDE estime que les prix des produits agricoles sur la prochaine décennie pourraient être supérieurs aux prix observés entre 1997-2006, soit avant la flambée des prix. Cela est valable aussi bien pour les produits végétaux que pour les produits animaux (à l'exception de la viande de porc). Les plus fortes hausses concernent les huiles végétales et les produits laitiers (beurre) avec des hausses de plus de 40% en termes reels.

Les pays en développement pourrait être la principale source de croissance de la production agricole mondiale, de la consommation et des échanges : (cliquer pour aggrandir)

 

OCDE FAO 2019.jpg

L'OCDE et la FAO reconnaissent que ces prévisions se fondent sur des hypothèses de conditions «normales» et ne prennent donc pas en compte des nombreuses incertitudes sur les conditions climatiques, les facteurs macroéconomiques ou les interventions publiques. Ils recommandent des actions publiques pour faire face aux conséquences négatives de la volatilité, notamment le maintien de stocks de sécurité de produits alimentaires.

Pierre-Emmanuel Lecoq (CEP)

 

La synthèse (100 p)

07/05/2010

Volatilité des prix

Un rapport sur la volatilité des prix du pétrole, coordonné par Jean-Marie Chevalier, fait le point sur cette question. Il s'intéresse dans un premier temps aux interactions entre marchés physiques et marchés financiers, qui limitent les capacités de régulation politique.

Il expose ensuite les réflexions en cours pour améliorer le fonctionnement des marchés pétroliers.

Plusieurs des éléments développés peuvent s'appliquer aux marchés agricoles, même s'il y a des différences majeures entre les deux types de produits.

Le rapport (144 p.)

17:59 Publié dans Energie, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

La compétitivité de l'agriculture néozélandaise menacée

L'agriculture néozélandaise a toujours été considérée comme très compétitive. Cependant, un rapport de KPMG indique que son avantage comparatif pourrait s'éroder dans les cinq prochaines années face à ses concurrents de d'Amérique du Sud, de Chine et d'Asie centrale, des pays qui ont des coûts du travail et du foncier plus bas, et qui sont plus près géographiquement des marchés émergents.

La Nouvelle-Zélande a 5 ans pour adopter un modèle de production plus efficient, selon le rapport, en investissant massivement dans la sicence, la technologie et les infrastructures pour produire une alimentation de qualité et gagner en valeur ajoutée. Le gouvernement doit également développer une meilleure politique de gestion des ressources en eau et améliorer les techniques de traçabilité.

Le rapport de KPMG (64 p.)

 

 

05/05/2010

Crise de 2008, les facteurs d'explication

Entre 2003 et 2008, les prix nominaux du maïs et du blé ont doublé, tandis que ceux du riz ont été multipliés par trois en l'espace de quelques mois. De nombreux facteurs ont été avancés pour expliquer cette envolée, dont la spéculation, la dépréciation du dollar, la réduction des stocks...

En reprenant l'évolution des prix produit par produit, l'IFPRI montre l'influence des décisions de restrictions d'exportations ou d'importations massives, en particulier pour le marché du riz ; et souligne l'insuffisance de nombreuses études dans l'explication de la crise alimentaire (ne prenant généralement pas en compte les réponses psychologiques des traders et les stratégies politiques).

Le prix du pétrole, la demande en biocarburants, la faiblesse du dollar ont créé des premières tensions sur les hausses de prix mais qui ont causé ensuite des stratégies commerciales engendrant les forts mouvements de prix (succession de restrictions massives d'exportations, importations dans des mouvements de panique, et l'IFPRI évoque le "Dilemne du prisonnier" pour expliquer ces comportements).

Suite à son analyse, l'IFPRI recommande dans sa conclusion d'établir des accords commerciaux multilatéraux prohibant les interdictions d'exportations, mais suffisamment flexibles pour laisser des marges de manœuvres, notamment pour des politiques commerciales (barrières tarifaires...) garantissant une certaine stabilité des prix sur les marchés intérieurs. L'IFPRI critique les accords OMC qui accordent une place centrale à l'ouverture aux importations mais qui considèrent peu le maintien des marchés exports ouverts.

Marie-Sophie Dedieu

L'étude de l'IFPRI Rethinking the global food crisis. The role of trade shocks (36 p.)

 

13/04/2010

L'assurance, bientôt première source de revenus agricoles aux US ?

Selon les prévisions du FAPRI (Food and Agricultural Policy Research), les programmes d'assurance récolte et d'assurance recettes pourraient devenir la première source de soutien du revenu des agriculteurs. En effet, les indemnités nettes touchées par les producteurs de grandes cultures et fruits et légumes devraient approcher les 6 milliards de dollars par an en 2013, soit un montant comparable à l'ensemble des paiements directs, et le coût total des programme d'assurance pour les finances publiques serait supérieur, en 2019, aux autres programmes de soutien des prix et des revenus.

Ces chiffres sont issus de projections basés sur des hypothèses sur les prix de marché des grandes cultures assez soutenus et une participation aux programmes d'assurance relativement stable, autour de 40% des surfaces cultivées.

Par ailleurs, la Risk Management Agency (RMA) de l'USDA a publié une étude sur les résultats financiers des assureurs participant au programme fédéral  d'assurance agricole. Pour l'année 2009, le taux de rendement des capitaux propres investis atteint 26,4%, ce qui place l'année 2009 parmi les années les plus rentables pour les assureurs. Dans le même temps, la RMA a cherché à évaluer le taux de rendement "raisonnable" compte tenu des risques effectivement encourus, il est estimé à 10,7%

Source : Agri Us Analyse, FAPRI.

18:31 Publié dans 3. Prévision, Production et marchés | Lien permanent | Tags : assurance, etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/03/2010

Projections à 2019 des prix agricoles

Selon ces projections réalisées, comme tous les ans, par l'USDA, l'impact de la crise économique et financière devrait progressivement s'effacer et les prix agricoles retrouver un niveau élevé, du fait de la demande alimentaire et énergétique croissante. La croissance de la production américaine de bioéthanol devrait se poursuivre, quoiqu'à un rythme moins soutenu. Les objectifs européens concernant les biocarburants se traduiraient par une forte demande de biodiesel. Tout ceci devrait se traduire par un renchérissement de l'alimentation du bétail, les prix de la viande sont donc appelés à augmenter également.

USDA projections 2019.jpg

 

L'USDA prévient en préambule qu'il ne s'agit pas de prévision de ce qui va advenir, mais d'un scénario dépendant de plusieurs hypothèses d'entrée, dont l'absence de choc externe, des conditions météorologiques normales, des politiques énergétiques et climatiques inchangées. Ce sénario « de référence » doit servir de point de comparaison pour des scénarios faisant varier certaines hypothèses.

Le rapport (106 p.)

 

14:53 Publié dans 3. Prévision, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/03/2010

Food Price Watch, une veille sur les prix des produits alimentaires

La Banque mondiale lance une publication trimestrielle sur l'évolution des prix des produits alimentaires domestiques dans les pays à bas et moyens revenus et sur leurs implications.

La première édition montre que, malgré une détente des prix agricoles sur les marchés internationaux depuis la forte hausse de 2008, les prix domestiques restent élevés.

L'impact sur la sécurité alimentaire est net : selon un document de travail, la crise économique en 2009 aurait ajouté 41 millions d'individus au nombre des personne sous-alimentées.

 

15:08 Publié dans Développement, Mondialisation et international, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/10/2009

Croissance du bio en France : la production arrivera-t-elle à suivre ?

En France, la progression de l'alimentation biologique ne semble pas trop affectée par la crise. Des prévisions issues d'une étude Percepta se basent sur une prolongation de cette tendance : alors que consommation alimentaire globale ne devrait progresser que de 0,8% d'ici 2012, la croissance du bio serait de 8% sur la période. De 2006 à 2012, les ventes passeraient de 1,81 milliard d'euros à 3,7 milliards, et représenteraient alors environ 2,5% de la consommation alimentaire des ménages.

 Cette croissance va poser des problèmes d'approvisionnement, souligne l'étude, car même si les conversions des exploitations agricoles au bio sont en augmentation (+34,6% en 2008 pour les surfaces en conversion, +11% pour le nombre de producteurs), les livraisons restent encore insuffisantes. En conséquence, certains grossistes sont dans l'obligation d'avoir recours aux importations, notamment dans les fruits et légumes, une démarche en contradiction avec le développement durable.

 L'étude signale également le problème posé par la multiplication des labels, avec notamment l'arrivée prochaine du nouveau logo européen, et le risque de confusion entre les multiples logos axés sur la qualité et le développement durable (IGP, AOP, commerce équitable, Demeter...) qui pourraient se traduire par une forme de défiance des consommateurs vis-à-vis du bio.

 La bio fait également son chemin dans les assiettes des restaurants collectifs, d'après une enquête de l'institut CSA présentée le 1er octobre par l'Agence Bio. En effet, en 2008, plus du tiers des restaurants collectifs ont proposé des produits bios à leurs convives. Toutefois, les aliments issus de l'agriculture biologique n'ont représenté que 0,63% de leurs achats alimentaires. Rappelons que la loi de mise en œuvre du Grenelle comporte l'objectif d'intégrer 20 % de produits biologiques dans la restauration collective publique en 2012. La directrice de l'Agence Bio, Elisabeth Mercier, table sur seulement 4% en 2012

 Selon la FNAB, le développement de pôles régionaux d'information sur la conversion et de la formation sont nécessaires pour répondre à la demande des consommateurs et aux objectifs du Grenelle 1. Néanmoins, une autre alternative s'offre à l'agriculture bio dans le cadre du ''projet de loi d'engagement national pour l'environnement'' Grenelle 2, actuellement en débat au Sénat, qui prévoit notamment de favoriser son développement afin de protéger 500 aires d'alimentation de captage d'eau potable d'ici 2012.

 L'étude Percepta (présentation)

Enquête CSA / Agence bio sur la restauration collective

22:22 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/08/2009

Lait : rebond des prix - sur internet

Fonterra, l’un des principaux acteurs du marché international des produits laitiers industriels, a mis en place depuis juillet 2008 un système d’enchères sur internet pour commercialiser une partie de sa production, comme l'expliquait la note de veille n°13.

Or, à l'issue de la dernière enchère sur internet de Fonterra le 4 aout 2009, le prix de la poudre de lait a augmenté de 25%. L'enchère a durée plus de 3h, il a fallu 15 rounds pour boucler la vente. Les volumes proposés étaient plus importants qu'à l'accoutumé (bien qu'ils restent tout de même assez marginaux). Fonterra avait annoncé qu'elle voulait faire passer une plus grande part de ses volumes par ce circuit. A-t-elle signifié à ces clients qu'ils devaient se positionner sur l'enchère ?

Ce premier rebond significatif des prix depuis la mise en place de l'enchère va-t-il se confirmer le mois prochain ? A 2300 $ la tonne de poudre de lait, on retrouve le niveau de prix de novembre 2008.

Frédéric Courleux

17:33 Publié dans Production et marchés | Lien permanent | Tags : lait |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/07/2009

Spéculation et prix agricoles

Un rapport bipartisan du Sénat américain, rendu public le 24 juin 2009, conclut qu'en 2008 "les activités des traders d'indices de matières premières, dans l'ensemble, ont constitué une spéculation excessive sur le marché du blé" à Chicago. En effet, reflétant la tension à la hausse produite par le fonctionnement des marchés dérivés, le prix des contrats à terme reste plus élevé, à l'expiration des contrats, que le prix du marché physique, alors qu'ils devraient se rejoindre.

L'écart de prix est même passé de 13 cents de dollar par boisseau en 2005 à 1,53 dollar en 2008, un phénomène "largement" dû à l'afflux des capitaux sur les contrats d'indices de matières premières, conclut le rapport.

Il recommande donc d'éliminer progressivement les exemptions accordées par la Commodity Futures Trading Commission (CFTC), aux négociateurs de ces indices, qui leur permettent d'intervenir sans limites de positions.


 

11:43 Publié dans Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

19/06/2009

La Russie veut doubler ses exportations de céréales

La ministre russe de l'Agriculture, Elena Skrynnik, a indiqué lors du premier forum céréalier mondial qui s'est tenu les 6 et 7 juin à Saint-Pétersbourg que la Russie souhaitait augmenter de manière conséquente le volume de ses exportations de céréales.

Les exportations russes de céréales en 2009 se sont élevées à ce jour à 20,2 millions de tonnes, a annoncé le chef du département de réglementation du marché agroalimentaire du ministère de l'Agriculture, Valeri Movtchan.

Au cours de l'année agricole précédente qui a pris fin le 1er juillet 2008 la Russie a exporté 13 millions de tonnes de céréales. La récolte globale 2008 s'est élevée à 108 millions de tonnes, un record depuis 1992. Le ministère mise sur une récolte de 90 millions de tonnes en 2009.

 


IXcereales.jpg

 

Carte des importateurs et exportateurs mondiaux

 

Dans les 10 à 15 ans à venir, la Russie entend porter le volume de ses exportations de céréales à 40-50 millions de tonnes, augmentant sa part sur le marché mondial jusqu'à 20%, a indiqué à Saint-Pétersbourg la ministre russe de l'Agriculture.

La Russie veut parallèlement multiplier ses livraisons vers les pays d'Asie et du Pacifique, en créant un « couloir céréalier » avec cette région. Pour cela, elle encourage la production en Sibérie, où le taux d'occupation des terres est faible. Elle ferait alors concurrence aux blés australiens, canadiens et américains. Les Européens craignent, de leur côté, une concurrence accrue dans le bassin méditerranéen, et en particulier sur le marché égyptien, premier importateur mondial.

Par ailleurs, le vice-Premier ministre a indiqué lors du forum que la Russie avait l'intention d'étudier la possibilité de créer « un pool » des pays de la mer Noire, avec l'Ukraine et le Kazakhstan, premier pas vers la création d'un pool céréalier mondial, à l'image de l'Opep pour le pétrole.

Source  :RIA Novosti

 

17:59 Publié dans Production et marchés | Lien permanent | Tags : russie |  Imprimer | | | | |  Facebook

FAO/OCDE: Perspectives agricoles 2009-2018

Les prix agricoles mondiaux repartiront à la hausse au cours des dix prochaines années sans toutefois atteindre les pics de la crise alimentaire de 2006-2008, indiquent l'OCDE et la FAO dans leur rapport annuel sur les Perspectives agricoles.

La faiblesse persistante de l'économie mondiale freinera les prix des denrées de base au cours des deux ou trois prochaines années, puis ceux-ci devraient se raffermir sous l'effet de la reprise économique", souligne le rapport.

Au cours des dix prochaines années, le prix des productions végétales (céréales, sucre...) devrait ainsi augmenter de 10 à 20%, hors inflation, par rapport à la moyenne de 1997-2006 tandis que celui de la viande se stabilisera, souligne l'étude. D'ici à 2018, le prix des produits laitiers devrait être "légèrement" plus élevé qu'au cours de la période 1997-2006.

Par ailleurs, le rapport pointe un potentiel d'accroissement considérable de la productivité. Une augmentation de 40% de la production agricole mondiale d'ici à 2018 ne semble ainsi pas "irréaliste" à condition de réaliser les investissements nécessaires et de gérer certains risques "importants" notamment concernant les ressources en eau, soulignent les deux organisations.

Le rapport met en garde contre les risques de "stress hydrique" liés au changement climatique (inondations, sécheresse...), alors que le secteur agricole utilise déjà 44% du total de l'eau consommée dans les pays de l'OCDE et plus de 60% dans de nombreux autres pays.

Brossant un tableau "plutôt positif" du marché des denrées agricoles, les deux organisations appellent toutefois à prendre leurs projections avec prudence en raison des bouleversements économiques à venir et d'une possible remontée des cours du brut. Si le baril de pétrole avoisinait les 90-100 dollars, les prix agricoles augmenteraient considérablement et la production serait fortement touchée, relève le rapport, qui a fondé l'essentiel de ses projections sur un baril à 60-70 dollars.

Synthèse en PDF (105 p.)

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16:40 Publié dans 3. Prévision, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/05/2009

Perspectives céréalières

Dans cette note d'alerte du CIHEAM, Paula Cusí Echaniz montre que les bonnes récoltes attendues pour 2009 et le gonflement des stocks ne sont pas forcément des signes de santé durable des marchés des céréales. Les prix alimentaires restent élevés dans les pays en développement, et la forte dépendance des pays méditerranéens envers les importations céréalières ne semble pas se réduire.L’insécurité alimentaire dans le monde pourrait s’aggraver encore davantage cette année du fait de la propagation de la crise économique et financière dans les pays en développement, la chute des investissements et la diminution de l’aide au développement.

La note d'alerte

 

17:22 Publié dans Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/05/2009

Elevages intensifs et environnement. Les effluents: menace ou richesse

Un colloque organisé par l'Académie d'agriculture et le groupe In Vivo le 28 avril 2009 a souligné la complexité des enjeux actuels et futurs tournant autour des élevages intensifs et de leurs effluents, source de nuisance olfactive, de pollution aquatique et d'émissions de gaz à effet de serre, mais également source potentielle d'engrais et d'énergie.

Si l'évaluation et la comparaison des systèmes via les analyses de cycles de vie est fondamentale, elle reste complexe et difficile à interpréter.

Différentes dynamiques locales et internationales et des innovations techniques permettent d'entrevoir différents futurs possibles: accentuation de la concentration de l'élevage difficile à contrecarrer, autour des ports ou des sources de marché et d'intrants, mise en place de système de traitement des effluents locaux ou centralisés, différentes façons de « recoupler » azote / carbone, agriculture / élevage via des systèmes herbagers autonomes à légumineuses (de type Nouvelle-Zélande), polyculture élevage (de type argentin), association régionale ou nationale entre des systèmes spécialisés agricoles fournissant des protéagineux à des élevages fournisseurs d'engrais organiques et/ou d'énergie...

Différents leviers peuvent être utilisés par les pouvoirs publiques pour favoriser différentes évolutions: politiques environnementales internalisant davantage les externalités environnementales, amélioration de la gouvernance locale associant également la société civile qui rejette fortement certaines évolutions, adaptation de l'enseignement agricole aux nouvelles techniques et systèmes nécessaires, adaptation des politiques d'installation, régulations du foncier, politiques territoriales favorisant la mise en œuvre de « pôles » attractifs plus ou moins décentralisés réunissant services et industries de l'aval agricole, réaffectation de certaines primes pour favoriser protéagineux et élevage, remise en cause des accords de Blair House et de la dépendance au soja brésilien...

Compte-rendu du colloque par Marie-Aude Even

Programme

 

09:30 Publié dans Environnement, Exploitations agricoles, Production et marchés | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/05/2009

L'Espagne, bientôt leader mondial du vin ?

Le ministère espagnol de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation met en place un plan stratégique appelé "Estrategia Vino 2010″ ayant pour vocation de placer l'Espagne en position de leader mondial du secteur vitivinicole.
Cette initiative est le produit d'une longue réflexion au sujet d'un constat clairement mentionné dans le rapport : les pays traditionnellement producteurs de vin tels que l'Espagne, la France et l'Italie, n'ont ni su rester à la tête d'un marché qu'ils dominaient à l'origine, ni su exploiter l'émergence de nouveaux segments de production. Reconnaissant les fantastiques potentialités d'un marché en pleine expansion, l'Espagne considère explicitement le secteur des vins comme stratégique. Ce plan en question énumère les principales actions à mener d'ici à 2010 afin de préparer une démarche expansionniste.

Une étude du Credoc (2008) prévoit déjà que le premier vignoble du monde en surface (1,2 millions d'hectares représentant 15% du vignoble mondial) sera sans doute aussi le premier producteur mondial de vin d'ici à 2015, détrônant au passage la France. De 52,8 millions d’hectolitres en 2004, la France ne produirait plus que 43,9 millions en 2015. Tandis que sa part de marché mondial passerait de 19 à 15%.

Avec des exportations en croissance de 12,7% en valeur et 14,8% en volume pour 2008, l'Espagne semble bien partie.

Le plan stratégique

L'étude du CREDOC

 

09:59 Publié dans Production et marchés | Lien permanent | Tags : vin |  Imprimer | | | | |  Facebook