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11/02/2014

Les agriculteurs, catégorie socioprofessionnelle la plus exposée au burn-out ?

Le cabinet Technologia vient de livrer les premiers résultats d'une étude, combinant entretiens approfondis et sondage quantitatif, qui souhaite préciser le statut nosologique du burn-out. Si l'ensemble de la population est concerné (« 12,6% des actifs occupés sont en risque élevé de burn out »), il en ressort que les exploitants agricoles sont la catégorie socioprofessionnelle la plus exposée, avec 23,5% de travail « excessif et compulsif », devant les cadres, les artisans et commerçants, et les chefs d'entreprise. Chiffres que l'on ne manquera pas de rapprocher des débats récurrents sur l'importance des suicides chez les agriculteurs.

À ce stade, aucun élément d'analyse n'est avancé. La réalité du burn-out fait cependant encore débat. Est-on face à une maladie qui mériterait d'être reconnue comme maladie professionnelle à part entière, ayant sa place dans les tableaux de prise en charge de l'assurance maladie ? S'agit-il au contraire d'une notion mal formée, qui obscurcit la réalité de pathologies spécifiques déjà répertoriées ?

La méthodologie retenue est essentielle pour juger des résultats de l'étude annoncée par Technologia. On suivra donc sa publication avec intérêt, d'autant que l'étude prétend « servir de base à un appel pour la reconnaissance de l'épuisement professionnel aux tableaux des maladies professionnelles ».

Florent Bidaud, Centre d'études et de prospective

Source : Technologia

10:27 Publié dans Agriculteurs, Santé et risques sanitaires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/02/2014

Felfies, réseaux sociaux et besoins numériques des agriculteurs

Alors que les selfies (des photos de soi-même prises par ses propres soins) enflamment les réseaux sociaux, les agriculteurs se sont aussi emparés de ce phénomène à leur manière, et ce à travers le monde. Le Irish Farmers Journal a organisé un concours de felfies sur Facebook, qui a connu un grand succès. Il existe maintenant un blog dédié aux felfies, contraction de "farming" et "selfies", créé par un agriculteur de l'Essex au Royaume-Uni. 

felfies.jpg

P.J. Ryan de Newport, Co. Tipperary, gagnant du concours de felfies.

Photo: IRISH FARMERS JOURNAL/FACEBOOK

Ce phénomène donne matière à réfléchir sur le lien entre Internet, médias sociaux et agriculteurs. Un récent sondage (enquête « Agrinautes-agrisurfeurs » 2013 réalisée par BVA pour Terre-net) a montré que 44% des agriculteurs avaient besoin d'Internet en dehors du bureau, sur les parcelles, en salle de traite, etc., et que 22% des agriculteurs étaient équipés de smartphones. Malgré les inégalités numériques qui touchent encore le monde agricole (la moitié des agriculteurs n'a pas accès à Internet à haut débit), l'utilisation d'applications numériques suit une tendance haussière depuis plusieurs années, principalement pour les prévisions météorologiques, le suivi des cours et marchés, la gestion des données en lien avec l’exploitation (élevage, parcelles, comptabilité). Cette enquête a également révélé qu'un quart des agriculteurs utilisait aujourd'hui les réseaux sociaux dans le cadre professionnel. Autant de thèmes qui font écho à la conférence organisée par le SYRPA intitulée « Réseaux sociaux et agriculteurs : l'agriculture est-elle (enfin) à la page? », qui a eu lieu le 13 février 2014.

Élise Delgoulet et Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Sources : http://farmingselfie.com/ et Terre-net 

 

10:21 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Agriculteurs, Société | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/01/2014

Représenter les agriculteurs : de l'unité symbolique à l'éclatement ?

Dans sa dernière livraison, la revue Politix consacre un dossier aux agriculteurs comme groupe social. Jusqu'aux années 1980, la cogestion des questions agricoles entre l'État et le syndicalisme majoritaire est allée de pair avec une impression d'unité socioprofessionnelle, les représentants parvenant à formuler ou à imposer l'intérêt commun du « monde agricole », au-delà des différences entre orientations techniques, régions de production et familles politiques.

Selon Ivan Bruneau, qui propose une synthèse historique très utile, on assisterait depuis à une érosion de ce « pouvoir de représentation ». Les articles du dossier entendent le démontrer à partir d'enquêtes dans différents « lieux de production des intérêts agricoles » : espaces médiatiques (Ivan Chupin et Pierre Mayance sur l'autonomie relative des journalistes de la presse agricole à l'égard de la contrainte syndicale ; Édouard Lynch sur les grèves du lait en France en 1964, 1972 et 2009), syndicats généralistes (Élise Roullaud sur les « experts » de la PAC au sein de la Confédération paysanne ; Alexandre Holbeika sur la FDSEA de l'Orne), mais aussi espaces « spécialisés », engagés dans une dynamique de reconnaissance institutionnelle (Madlyne Samak sur l'agriculture biologique dans les Alpes-Maritimes, Juliette Rogers sur les AOC fromagères en Basse-Normandie et en Bourgogne).

Au-delà du secteur agricole, sont ainsi posées à nouveaux frais des questions classiques de la science politique : « quelles sont les logiques sociales et politiques qui structurent aujourd’hui la formation des groupes militants ? Comment sont sélectionnés les porte-paroles et les responsables ? Comment s’articulent les différents niveaux de production et de diffusion des discours et revendications ? ».

Florent Bidaud, Centre d'études et de prospective

Source : http://www.cairn.info/revue-politix-2013-3.htm

15:34 Publié dans Agriculteurs, Enseignement et recherche, Société | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/01/2014

Une étude en ligne sur l'image de l'industrie agroalimentaire

Alphacoms et Dictanova ont mis en ligne une étude sur l'image que se font, sur Internet, les agriculteurs, les employés de l'agroalimentaire et les consommateurs, au sujet de l'industrie agroalimentaire. Cette étude a été réalisée à partir de verbatims recueillis sur le web pour la période 2011-2013 (forums de presse, réseaux sociaux, etc.). Les thèmes qui émergent principalement sont pour les agriculteurs, le souhait d'une meilleure valorisation de leurs productions, pour les consommateurs l'exigence d'une nutrition de qualité et la défiance envers le secteur industriel, et pour les salariés de l'agroalimentaire les mauvaises conditions de travail. Cette étude confirme donc la mauvaise image des métiers des IAA, avec une pénibilité du travail importante et des rémunérations relativement faibles.

Source : http://www.etude-image-industrie-agroalimentaire.com/

15:23 Publié dans Agriculteurs, IAA, Société | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

17/12/2013

Science agronomique, conseil et formation : une nouvelle donne agroécologique ?

L'Association française d'agronomie consacre le numéro de décembre 2013 de la revue Agronomie, Environnement & Sociétés au conseil et à la formation en agronomie. Faisant écho au projet agroécologique lancé par le ministère de l'Agriculture, il s'agit d'y aborder « les conséquences que la mise en œuvre de la transition proposée par les politiques française et européenne peut avoir pour ceux qui, demain, formeront, conseilleront, accompagneront les agriculteurs vers une agriculture doublement performante ».

Le métier de conseiller évolue pour « intégrer un raisonnement à l’échelle du système de culture » et « aider l’agriculteur à se projeter dans une approche plus stratégique de la conduite des cultures ». Dans les lycées agricoles et les écoles d'agronomie, cursus, contenus et méthodes des formations initiales s'ouvrent de plus en plus aux situations réelles de travail. L’enseignement en mode projet, par exemple dans le cadre de l’action 16 du plan Ecophyto, permet « aux élèves d’apprendre et de toucher du doigt ce que signifie pour un agriculteur d’être dans une démarche d’innovation (prise de risque, exploration et test, recherche d’information auprès des pairs par exemple) ».

Mais ces développements récents, illustrés sur des terrains et dans des cadres pédagogiques variés (agriculture de conservation, riziculture, recherches-actions, formations de conseillers, programmes Casdar, RMT, etc.), méritent aussi d'être replacés dans une histoire plus longue. Le dossier revient ainsi utilement sur les enseignements de la première « relance agronomique » dans les années 1980.

Florent Bidaud, Centre d'études et de prospective

Source : Agronomie, Environnement & Sociétés

11:48 Publié dans Agriculteurs, Agronomie, Environnement, Territoires | Lien permanent | Tags : conseil agricole |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/12/2013

Colloque « Nouvelles formes d'agriculture : pratiques ordinaires, débats publics et critique sociale »

Le département SAD (Sciences pour l'action et le développement) de l'INRA a organisé, les 20 et 21 novembre derniers, à Dijon, un riche colloque réunissant sociologues, géographes et agronomes sur le thème des nouvelles formes d'agriculture. Structuré autour de sujets très divers (rapports entre pratiques de production et mise en forme de l'image des agriculteurs, agriculture dans la ville, recompositions entre échelles locales et globales, etc.), il s'est signalé par une forte ouverture aux chercheurs des États-Unis.

L'ambition était d'interroger les « nouvelles formes d’agriculture » (agriculture durable, agroécologie, etc.) à partir de leurs dimensions morales et politiques. Partout dans le monde, le modèle de développement des « révolutions vertes » est aujourd'hui remis en question. Il n'est certes pas épuisé, comme en témoigne par exemple le dynamisme des fronts pionniers étudiés en Indonésie par Nancy Peluso. Mais les limites sociales et environnementales de ce modèle sont de plus en plus visibles, y compris quand le secteur « conventionnel » en vient à intégrer les innovations apportées par les marges (Julie Guthman sur la conventionnalisation du bio).

De nombreux sujets ont été abordés, sans qu'il soit possible ici de les citer tous. Ces « nouvelles formes d'agriculture » ne sont sans doute pas si nouvelles, si l'on pense à l'exposé de Yuna Chiffoleau sur la confiance dans l'origine des produits ou à l'intervention de Philippe Fleury sur les « circuits de proximité » en Rhône-Alpes. Il s'agit souvent de réinventions, de déplacements par rapport à des schémas existants, l'enjeu étant le passage à des échelles supérieures (Sandrine Baudry sur l'agriculture urbaine), l'adaptation des agriculteurs à des pressions de l'environnement (Lucie Dupré) ou la manière de répondre au déclin des appareils d'encadrement (Grégoire Berche sur les effets de la réforme de la filière vitivinicole de 2008 en Bergeracois).

Ce colloque avait pour principal intérêt de mobiliser de nombreuses enquêtes de terrain, et donc de varier les regards portés sur les trajectoires de modernisation. L'image du monde agricole qui en ressort est très diverse et fragmentée. Plusieurs publications sont annoncées pour faire suite au colloque dans les mois à venir.

Florent Bidaud, Centre d'études et de prospective

Source : Inra

11:15 Publié dans Agriculteurs, Enseignement et recherche, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/11/2013

Une évaluation des effets structurels des soutiens directs dans l'UE des 27

La Commission européenne vient de publier une évaluation des soutiens directs sur les structures d'exploitation dans l'UE des 27. Le rapport analyse les effets des paiements directs sur l'évolution des structures d'exploitations agricoles, la terre, la main-d'œuvre, le capital, le comportement des agriculteurs et la stratégie des entreprises agricoles. La méthode employée permet de distinguer les effets des paiements directs sur les changements structurels et les effets des autres facteurs, tels que l'organisation commune de marché unique et des facteurs non politiques. L'évaluation a été menée en trois phases : 1) une analyse théorique et un examen des cadres juridiques nationaux ; 2) une analyse statistique ; 3) une enquête sur les bénéficiaires de l'aide directe (France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Italie, Pologne, Portugal, Slovénie, Espagne et Royaume-Uni).

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10:50 Publié dans 2. Evaluation, Agriculteurs, Exploitations agricoles, PAC | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

19/11/2013

Une stabilité du nombre d'installés en agriculture en 2012 mais de fortes disparités régionales

La Mutualité sociale agricole (MSA) vient de publier début novembre ses derniers chiffres de l'installation en agriculture : 12 500 exploitants agricoles, tous âges confondus, se sont installés en 2012, soit une baisse de 0,8% par rapport à 2011. Mais cette quasi-stabilité est marquée par un deux phénomènes : une baisse de 2,1% par rapport à 2011 des installés de moins de 40 ans (éligibles au dispositif d'aides à l'installation) ; une hausse de 1,7% par rapport à 2011 des installés de plus de 40 ans.

La baisse des installés de moins de 40 ans est compensée par la hausse des installations tardives. Dans le portrait des nouveaux installés que dresse la MSA, on peut également noter un taux de pluriactivité important (30,8%) et l'augmentation de 6,4% des installations de femmes en agriculture (hors transfert entre époux).

En 2012, 57,1% des jeunes ont choisi de s’établir en société, majoritairement en EARL ou GAEC. La superficie moyenne par installé est, depuis 3 ans, d’environ 33 hectares. La façade atlantique, pourtant plutôt dynamique en matière d'installations, subit une diminution, à l'exception de la Vendée, de la Charente-Maritime et des Landes. Dans les Alpes-Maritimes, l'Yonne, l'Hérault, la Somme et la Meuse, le Lot et les Côtes d'Armor, le nombre d'installations agricoles s'est effondré : entre -25% et -20% entre 2011 et 2012. En revanche, le nombre d'installations progresse entre 2011 et 2012 en Alsace (+35,3%), en Basse-Normandie (+10,8%), dans la région Centre, dans les départements du Jura et du Doubs.

Le taux de maintien dans les cinq ans suivant l'installation est de 90% pour élevage bovins, vaches laitières et polyculture élevage. Il est moindre pour céréaliers (85%) et viticulteurs (75%).

 Céline Fabre, Centre d'études et de prospective

 Source : MSA

10:48 Publié dans Agriculteurs, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Les Français et la confiance alimentaire

Selon une enquête menée par Ipsos et RESPECT'in sur les Français et la confiance alimentaire, 62% des Français estiment manquer d'informations sur les produits qu'ils achètent. Suite aux scandales alimentaires récents, les inquiétudes grandissent : 70% des Français craignent de ne pas disposer d'une alimentation saine, c'est-à-dire sans effets néfastes sur leur santé, dans les prochaines années.

Les critères les plus à même de les rassurer sur la qualité des produits alimentaires sont d’abord la connaissance de l’origine des ingrédients et la mise en place d’une démarche de suivi de la qualité et de traçabilité du produit.

Les consommateurs déclarent rechercher plus souvent ces informations « directement » auprès d’acteurs comme les associations de défense des consommateurs ainsi que les producteurs et les agriculteurs, notamment par Internet. Pour les informer sur la qualité des produits alimentaires, les Français disent faire d'abord confiance aux associations de consommateurs (90%) et aux agriculteurs (80%). Ces résultats, issus d'un sondage d'opinion, relèvent du déclaratif et peuvent donc être en décalage avec les pratiques réelles.

 Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 Source : IPSOS

10:47 Publié dans Agriculteurs, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/11/2013

Robots de traite et pâturage

L'Institut de l'élevage a organisé le 10 octobre dernier, une journée de réflexion sur le robot de traite et ses impacts sur les systèmes laitiers. Dans quelle mesure robot et pâturage sont-ils compatibles ? Associer une technologie industrielle, "productiviste", qui va dans le sens d'une artificialisation et d'une intensification de l'élevage, et une pratique "extensive" qui trouve habituellement plutôt sa place dans des stratégies d'écologisation de l'agriculture, ne va pas de soi.

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10:40 Publié dans Agriculteurs, Agronomie, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/11/2013

Inauguration de la chaire « Mutations agricoles »

Le Groupe ESA d'Angers et son équipe de recherche en sociologie ont inauguré début octobre, avec le soutien du Crédit Agricole du Maine et de l'Anjou et des Chambres d'Agriculture de l'Aube, de Bretagne et des Pays de la Loire, la chaire « Mutations agricoles ».

L'objectif est d'apporter un éclairage sociologique contemporain sur la profession d’agriculteur. Cette chaire, dont le titulaire est le sociologue Roger Le Guen, s’intéressera aux changements profonds qui affectent la communauté agricole. Elle a vocation à produire des connaissances et idées nouvelles et à susciter des débats sur le devenir des milieux agricoles et ruraux. Elle rassemblera des spécialistes des sciences économiques et sociales, mais aussi des professionnels de l’agriculture et de l’alimentation et des acteurs des zones rurales et leurs élus.

 Source : ESA

10:15 Publié dans Agriculteurs, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/06/2013

L'évaluation du risque d'abandon de terres en Europe

Le Centre commun de recherche (CCR) de la Commission européenne a mené une évaluation du risque d'abandon de terres agricoles dans l'UE des 27, l'objectif étant de produire un indicateur de risque. Sept principaux facteurs d'abandon de terres ont été identifiés : le faible revenu agricole, le manque d'investissements sur l'exploitation, l'âge avancé et le faible niveau de qualification du chef d'exploitation, la taille réduite des structures, la faiblesse du marché foncier, la faible densité de population.

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16/05/2013

Portrait des hors cadres familiaux

Si les porteurs de projets hors cadres familiaux (HCF, entendus comme « un agriculteur qui s’installe sur des terres qui n’appartiennent pas à sa famille ») représentent près de 30% des installations des moins de 40 ans avec des aides de l’État, ils restent mal connus. C'est pourquoi les Jeunes Agriculteurs (JA) et le Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne (MRJC) copilotent actuellement une étude dont l’objectif est de mieux connaître ces nouveaux agriculteurs, leurs besoins spécifiques ainsi que les initiatives existantes visant à les accompagner sur les plans de la formation, de l’accès au foncier et du financement.

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15:59 Publié dans Agriculteurs, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

23/03/2013

La baisse du nombre d'exploitants agricoles ralentit, selon la MSA

Selon les dernières données de la MSA publiées en mars 2013, la baisse démographique des chefs d'exploitation et d'entreprise agricoles se ralentit. Le nombre de chefs s'élève en effet au 1er janvier 2012 à près de 484 000, soit une baisse de 1,1% par rapport au 1erjanvier 2011. Cette diminution est contrastée selon les spécialisations : elle est ainsi moins importante pour les secteurs « élevage hors-sol » (-0,4%) ou « cultures céréalières et industrielles » (-0,5%) que pour celui des « cultures spécialisées » (-2,3%) ou encore la viticulture (-2,2%), voir tableau (cliquer pour agrandir):

Pages de MSA données démo 2012.jpg

 La tendance au vieillissement se prolonge, la moyenne d'âge des chefs d'exploitation étant désormais de 47 ans et demi (47 ans pour les hommes, 51 ans pour les femmes). On assiste également à la poursuite de la tendance à l'augmentation de la surface moyenne par exploitant, qui passe de 49,1 ha à 49,4 ha de 2011 à 2012. Enfin, une majorité d'exploitants (53 %) sont à présent établis sous forme sociétaire (GAEC ou autre). Ces tendances confirment celles identifiées dans le Monde agricole en tendances.


Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 Source : MSA 

 N.B : Le champ des chefs d’exploitation et d’entreprise agricoles de la MSA est différent de celui des recensements et enquêtes Structure réalisés par le Service de la statistique et de la prospective du ministère de l’Agriculture.

12:54 Publié dans Agriculteurs | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

22/03/2013

Grande-Bretagne: lancement d'une enquête auprès des jeunes pour connaître les obstacles à l'installation en agriculture

Dans le cadre de l'Oxford farming conference de 2013, le ministre britannique de l'agriculture et de l'alimentation, David Heath, a annoncé le lancement d'une consultation nationale auprès des jeunes de ce pays. L'objectif est de connaître les obstacles à l'installation en agriculture et plus largement les raisons de la non attractivité du secteur agroalimentaire auprès des jeunes diplômés.

Actuellement, l'âge moyen des agriculteurs en Grande-Bretagne est de 58 ans (source Eurostat) et le besoin est estimé à 60 000 nouvelles recrues pour la prochaine décennie (source Royal Agricultural Society). L'enjeu est d'attirer plus de jeunes et plus de compétences dans le secteur agricole.

Un rapport proposant des pistes pour une meilleure intégration des jeunes en agriculture devrait être publié au cours de l'été 2013. Les attentes sont fortes sur les propositions qui pourraient en ressortir, d'autant plus qu'il n'existe pas de politique à l'installation en Grande-Bretagne.

 Céline Fabre, Centre d'études et de prospective

 Source: Defra, Ministère de l'environnement, de l'alimentation et des affaires rurales


12:51 Publié dans Agriculteurs, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : royaume-uni |  Imprimer | | | | |  Facebook