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11/05/2017

L'Institut International pour l'Environnement et le Développement (IIED) – International Institute for Environment and Development

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Fondé en 1971, l'Institut International pour l'Environnement et le Développement (IIED) est un centre de recherche indépendant, travaillant sur les politiques publiques pour l'environnement et le développement dans les pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine. Il est basé à Londres et dispose d'une antenne à Edimbourg. Sa première directrice, Barbara Ward, participa à la rédaction du rapport préparatoire pour la conférence des Nations unies sur l'environnement de Stockholm de 1972, ce qui mena à la création du programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Elle y soulignait l'importance du lien entre l'environnement et le bien-être humain.

L'Institut compte actuellement 114 personnes, dont 75 chercheurs, qui travaillent sur quatre thèmes principaux : 1) l'adaptation et la résilience face au changement climatique, 2) la pauvreté, l'accès à la santé et au logement dans les centres urbains, 3) la gestion équitable et durable des ressources naturelles, et 4) l'impact économique, environnemental et social des marchés. Sur la base de ses recherches, l'IIED conseille des organismes majeurs, dont la Banque mondiale, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, l’Évaluation des écosystèmes pour le millénaire, ainsi que des gouvernements parmi lesquels le Royaume-Uni, la Suède et le Danemark. Pour cela, il dispose d'un budget annuel de 20 millions de livres sterling (environ 24 millions d'euros), financé par des donations, des partenariats et des subventions.

Revenu de l'IIED par type de donneurs, 2015/2016 (£)

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Source : IIED

L'IIED produit de nombreuses publications (plus de 6 000 à ce jour), parmi lesquelles des rapports, des brèves, des articles scientifiques et des ouvrages. Il édite également le journal international Environment & Urbanization. À titre d'exemple, un rapport récent explore les synergies et les conflits entre les politiques de développement agricole et celles de protection des forêts dans trois pays d'Afrique subsaharienne : le Ghana, l’Éthiopie et la Tanzanie. Les auteurs montrent que les objectifs de sécurité alimentaire et de protection de l'environnement, visés par ces différentes politiques, sont incompatibles sur le long terme. Il apparaît donc nécessaire, selon eux, de mieux analyser et intégrer les risques et les arbitrages existants pour décider où et comment intensifier l'agriculture dans ces pays.

Estelle Midler, Centre d'études et de prospective

Source : IIED

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13/04/2017

L'Economic Research Service de l'USDA – Le Service de recherche économique du ministère de l'agriculture des États-Unis

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Fondé en 1961 suite à la dissolution du Bureau des sciences économiques agricoles, l'ERS est basé à Washington et dépend du ministère de l'agriculture des États-Unis (USDA). Coopérant avec le service national des statistiques agricoles, notamment pour le pilotage d'une enquête nationale sur la gestion des ressources en agriculture, il a pour mission de fournir un travail d'analyse économique objectif et des évaluations de politiques publiques aux décideurs, sur les questions agricoles, alimentaires et rurales. Il cherche à anticiper les besoins et à répondre aux demandes de l'ensemble des administrations fédérales et des États fédérés, des membres des commissions parlementaires, ainsi que des représentants d'intérêts privés et de la société civile. Ses champs de compétence incluent les marchés agricoles, les structures de production, le développement rural et les problématiques environnementales, alimentaires et sanitaires.

Avec près de 350 agents à temps plein, dont plus de 200 économistes et sociologues, et un budget annuel d'un peu moins de 90 millions de dollars, le service publie articles et rapports sur son site et dans la revue scientifique mensuelle qu'il édite, AmberWaves. Au-delà de sa participation aux rapports de l'USDA et des présentations et travaux à destination des décideurs publics, il valorise ses analyses dans des revues scientifiques variées et des colloques académiques. Ses experts représentent les États-Unis dans de nombreuses organisations internationales, telle l'OCDE. Par ailleurs, l'Economic Research Service met annuellement à jour une large série d'indicateurs et données statistiques issus de nombreuses sources américaines et internationales.

Chaque année, suivant les priorités politiques et les ressources statistiques disponibles, plusieurs analyses spécifiques sont commandées et le budget de l'ERS est adapté en conséquence. L'année 2015 aura ainsi été consacrée à une évaluation de la politique des food stamps, ou encore à un point sur les choix des programmes d'aide anticycliques par les agriculteurs (voir à ce sujet un précédent billet sur ce blog). Pour 2016, peuvent être mentionnées une analyse sur les freins à l'installation des jeunes agriculteurs et une évaluation des politiques qui lui sont associées, ou encore une publication sur le secteur laitier (voir à ce sujet un autre billet sur ce blog). Par ailleurs, sont prévus une étude et la construction d'indicateurs spécifiques pour mieux comprendre les stratégies d'adaptation des agriculteurs aux conditions météorologiques, de plus en plus sèches aux États-Unis.

Alexis Grandjean, Centre d'études et de prospective

Source : ERS

16:02 Publié dans Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : portrait, ers, etats-unis, usda |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/03/2017

Le Consultative Group on International Agricultural Research (CGIAR) - Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale

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Le CGIAR se définit comme un partenariat mondial pour la recherche construit autour d'une mission : s'appuyer sur la science et l'innovation pour fournir aux populations défavorisées, en particulier aux femmes, des outils pour améliorer leur sécurité alimentaire et nutritionnelle, augmenter la production agricole et sa résilience, et gérer les ressources naturelles dans des contextes de défis globaux comme le changement climatique. Depuis sa création en 1971, les objectifs et le périmètre du CGIAR se sont élargis, à partir d'un focus initial sur l'amélioration de la productivité des principales céréales. Si cet ancrage se retrouve toujours aujourd'hui dans les orientations de l'organisation, sa stratégie 2016-2030 s'est alignée sur les Objectifs de Développement Durable des Nations unies, avec des objectifs chiffrés à l'horizon 2030 : réduire de 150 millions le nombre de personnes souffrant de la faim et de 100 millions celui des plus pauvres, diminuer la dégradation de 190 millions d'hectares de terres agricoles.

Objectifs stratégiques du CGIAR pour 2016-2030

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Source : CGIAR

Les moyens dont dispose le consortium sont à la hauteur de ses ambitions : il associe 15 centres de recherche indépendants, qui mobilisent plus de 11 000 chercheurs dans 70 pays et collaborent avec des centaines de partenaires (instituts de recherche publics ou privés, organisations de la société civile, organismes de développement, secteur privé), afin de fournir des solutions – technologiques en majorité – applicables sur le terrain. En 2015, le CGIAR disposait d'un budget de 971 millions de dollars, principalement issu de donations de pays (les États-Unis et le Royaume-Uni étant les plus grands contributeurs), d'organisations internationales (ex : Banque mondiale) ou régionales (ex : Banque Inter-Américaine de Développement) et de fondations privées (ex : fondation Bill et Melinda Gates).

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Source : CGIAR

Parmi les priorités de recherche du CGIAR, on peut noter à titre d'exemples : l'agriculture climato-intelligente ; le développement des chaînes de valeur favorisant la nutrition des consommateurs pauvres ; ou encore l'amélioration génétique des cultures, de l'élevage, de la pisciculture et de la sylviculture. Enfin, dans un bilan réalisé à l'occasion de ses 40 ans d'existence, l'organisation a évalué les bénéfices économiques de ses activités à plus de 14 milliards de dollars. Elle estime par exemple que ses travaux sur le riz ont permis à près de 6,8 millions de Chinois, au cours des années 1980 et 1990, et à 14 millions d'Indiens, de 1991 à 1999, de sortir de la pauvreté dans les dernières décennies du XXe siècle.

Vanina Forget, Centre d'études et de prospective

Lien : CGIAR

09:41 Publié dans Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : portrait, cgiar |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/01/2017

L'International Center for Trade and Sustainable Development (ICTSD)

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L'ICTSD est une organisation internationale à but non lucratif, fondée en 1996 et basée à Genève. Elle est financée, pour la période 2012-2014, par une multitude de donateurs : le département pour le Développement International du Royaume-Uni, les ministères des Affaires étrangères du Danemark, de la Norvège, de la Finlande, des Pays-Bas et de la Suède ainsi que les agences de coopération pour le développement de ces deux derniers pays ; le secrétariat d’État suisse pour les affaires économiques ; le gouvernent australien. Le Centre s'appuie sur un personnel permanent d'une soixantaine de personnes.

Son rôle est de promouvoir un développement viable et durable grâce aux politiques commerciales. Pour cela, l'ICTSD se concentre sur trois axes de travail : 1) la gouvernance (globale et régionale) et les règles commerciales qui en découlent, 2) l'énergie et l'agriculture comme secteurs essentiels du développement, et 3) des problématiques transversales comme l'innovation et l'environnement.

Afin d'alimenter le dialogue politique, l'ICTSD anime un réseau mondial d'experts affiliés à d'autres centres de recherche nationaux, organisations internationales ou du secteur privé. Il constitue une plate-forme de discussion, en publiant les documents scientifiques de ses membres, ainsi qu'en organisant de nombreux événements pour mettre autour de la table les chercheurs, la société civile et les décideurs.

En ce qui concerne l'agriculture, l'institution développe des recherches sur le commerce et sa capacité à réduire les risques d'insécurité alimentaire. Avec une dizaine de publications annuelles, l'ICTSD évalue les politiques agricoles nationales (Farm Bill aux États-Unis) et internationales (Conférence de l'OMC à Nairobi en 2015), afin de dégager les tendances à l’œuvre dans les négociations et les perspectives pour les échanges de produits agricoles. Au titre des publications récentes, citons par exemple un document de recherche traitant de l'importance des stocks publics dans la régulation des marchés. On peut également mentionner une publication comparant les clauses de sauvegarde dans les récents accords commerciaux, traitant en particulier des secteurs agricoles et forestiers (voir à ce sujet un autre billet sur ce blog).

Barthélemy Lanos, Centre d'études et de prospective

Lien : ICTSD

09/12/2016

Le Food Climate Research Network (FCRN)

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Créé en 2005 et basé à l'université d'Oxford (Environmental Change Institute), le Food Climate Research Network (FCRN) est un réseau interdisciplinaire et international consacré aux thématiques de l'alimentation, du climat et plus largement de la durabilité. Le FCRN est financé par le programme de recherche du CGIAR sur le changement climatique, l'agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS), le Oxford Martin Programme on the Future of Food et la fondation Esmée Fairbairn. L'objectif de ce réseau est d'encourager le dialogue et la pensée critique nécessaires à la construction d'une compréhension partagée et d'une action collective sur la durabilité des systèmes alimentaires. Il se décline en trois axes :

- production, diffusion et communication de connaissances interdisciplinaires, précises et hors agenda ;

- proposition aux acteurs d'espaces de partage réels et virtuels ;

- promotion du dialogue sur les enjeux émergents et sujets à controverse, entre secteurs, disciplines et idéologies.

À cette fin, le FCRN développe différents types d'action : des actions de communication, d'information, via son site Internet (avec en particulier une bibliothèque riche et intéressante), sa lettre d'information hebdomadaire, des outils de mise en réseau (interviews d'acteurs, blog) ; des actions visant à organiser le dialogue entre acteurs (organisation de séminaires notamment) ; des publications (travaux de recherche, synthèses, etc.). Il s'appuie sur un réseau de 14 000 membres, appartenant à 70 pays et relevant de secteurs variés (industrie agroalimentaire, ONG, institutions publiques, organismes académiques), et de disciplines et méthodes diverses (nutrition humaine, analyse de cycle de vie, sciences du sol, etc.).

Au titre des publications du FCRN, on peut relever celle, en mai 2016, d'un rapport avec la FAO consacré à un état des lieux de la prise en compte, dans les lignes directrices nationales sur la nutrition, des enjeux de santé et de durabilité. Plus récemment, vient d'être mis en ligne un rapport, rédigé avec la Food Foundation et s'appuyant sur une rencontre organisée en novembre, sur la thématique des indicateurs de régimes alimentaires sains et durables, appliquée à l'industrie alimentaire.

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Lien : FCRN

11:52 Publié dans Alimentation et consommation, Climat, Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : portrait, fcrn |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/11/2016

Le Conseil européen de l’information sur l'alimentation (European Food Information Council)

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Créé en 1995 et basé à Bruxelles, le Conseil européen de l'information sur l'alimentation (EUFIC) est une organisation à but non lucratif qui diffuse des informations générales sur l'alimentation (sécurité sanitaire, valeur nutritionnelle, qualité, etc.), à destination de publics avertis (professionnels de la santé et de la nutrition, enseignants, etc.), « en s'appuyant sur des recherches scientifiques » et « en veillant à ce que ces informations puissent être comprises par le grand public ». L'EUFIC est notamment doté d'un Conseil Consultatif Scientifique. Si l'organisation reçoit des fonds de la Commission européenne pour des projets de recherche, elle est principalement financée par ses membres, entreprises agroalimentaires européennes (Mars, Nestlé, PepsiCo, Cargill, Cereal Partners, Coca-Cola, DSM Nutritional Products Europe, Ferrero, General Mills, Unilever, etc.). Dans ce cadre, tous les membres doivent signer une déclaration de transparence. Le rapport d'activités 2014 fait état d'un budget d'environ 2 millions d'euros.

L'EUFIC dispose de plusieurs vecteurs de communication, en plus de son site : il diffuse une lettre d'information mensuelle, Food today, disponible en cinq langues (anglais, allemand, français, italien, espagnol) et préparée par un Comité de rédaction spécifique. Le Conseil anime également, en direction des enfants, le site Cool Food Planet, conçu pour présenter de bonnes habitudes alimentaires aux jeunes consommateurs de façon ludique. Il joue également un rôle d'interface entre le public et les différentes organisations internationales et européennes ayant une compétence dans l'alimentation.

Par ailleurs, l'EUFIC participe activement à des initiatives européennes et collabore avec la Direction générale de la recherche et la Direction générale de la santé et des consommateurs de la Commission européenne, dans le cadre de projets d'études et de recherches. Il a ainsi contribué, ces dernières années, à des recherches sur des thèmes d'actualité dans le domaine alimentaire : la sécurité sanitaire, les contaminations alimentaires d'origine virale, l'impact du changement climatique sur la production alimentaire, l'étiquetage (voir également à ce sujet un précédent billet sur ce blog), les « super-aliments », les allergènes, les additifs, les perturbateurs endocriniens. Le Conseil a notamment participé à une étude européenne sur l'incidence des allégations alimentaires sur le comportement des consommateurs (étude Clymbol), dont les résultats ont été récemment publiés (voir à ce sujet un précédent billet sur ce blog).

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Lien : EUFIC

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10/10/2016

Le Joint Research Center (Centre commun de recherche)

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Le Centre commun de recherche (JRC) est une direction générale de la Commission européenne, placée sous la responsabilité du commissaire européen à la Culture, l'Éducation, la Jeunesse et la Citoyenneté. Il a été créé dans le cadre du traité Euratom de 1957, dont l'objectif était de promouvoir la sûreté et la sécurité nucléaire. Le JRC est défini comme « une organisation de soutien aux politiques publiques orientées vers le client et fondée sur la recherche ». Plus de 3000 personnes travaillent au JRC, 77 % sur des projets scientifiques (dont des chercheurs), 21 % au sein de services supports ou administratifs, et les 2 % restants sur le démantèlement nucléaire et la gestion des déchets. Il est composé de sept instituts répartis dans cinq États membres : Institut de prospective technologique à Séville (Institute for Prospective Technological Studies, IPTS), Institut de l'environnement et du développement durable (Institute for Environment and Sustainability, IES) à Ispra, etc.

Le financement du JRC est assuré principalement par le Programme-cadre de recherche et d'innovation, Horizon 2020, pour l'ensemble des thématiques traitées. Son budget annuel est de l'ordre de 330 millions d'euros. Des fonds additionnels viennent de travaux supplémentaires réalisés pour les services de la Commission ou de contrats passés avec des tiers (ex : industries).

Depuis sa création, le JRC, se positionnant en tant que centre de référence, a développé des compétences et outils pour étudier les politiques publiques européennes. 10 champs thématiques sont actuellement identifiés, en particulier « agriculture et sécurité alimentaire » et « santé et protection des consommateurs », ses productions faisant fréquemment l'objet de billets sur ce blog. Prospective et évaluation font partie des travaux conduits par le Centre : par exemple, des publications récentes ont traité des priorités de recherche pour l'alimentation en 2050, de l'évaluation de l'impact de la mesure « diversité d'assolement », etc. Enfin, parmi les outils produits ou utilisés, peuvent être cités les bases de données (ex : AFOLU data portal), les sites d'information comme l'observatoire sur la bioéconomie, les travaux de modélisation par exemple via le modèle Capri dans EcAMPA (voir un autre billet sur ce blog), les cartes sur l'érosion des sols ou la pollinisation, etc.

Élise Delgoulet, Centre d'études et de prospective

Sources : Joint Research Center, Joint Research Center

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09/09/2016

Le Teagasc (Irlande)

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Créé en 1988, le Teagasc est l’établissement national chargé de la recherche, du conseil et de la formation professionnelle agricole en République d’Irlande. Son budget est de 185 millions d’euros par an, pour un effectif de 1 200 employés. Dans le cadre d’un mandat fixé par le département de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Marine, ses centres de recherche (7) et de formation (7), et ses bureaux de conseil (50), fournissent des services d’intérêt général, mais aussi des prestations commerciales (diagnostics d’exploitation, animation de groupes d’agriculteurs, etc.).

Implantations du Teasgasc

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Source : Teagasc

Au niveau central, un comité d’orientation désigné par le ministre représente les organisations d’agriculteurs, les IAA et la recherche universitaire. Une cellule de prospective stratégique est rattachée au directeur.

Celle-ci a récemment piloté le Teagasc Technology Foresight Project 2035, une vaste prospective reposant sur des méthodes éprouvées (réunions de groupes experts, élaboration de fiches et de scénarios, etc.) et visant à dégager « les nouveaux domaines technologiques dans lesquels l’Irlande doit investir ». Quatre domaines ont été passés en revue : la génomique et ses applications en matière de sélection animale et végétale ; la connaissance des microbiotes (animaux, humains et du sol) ; les technologies de l’information, avec notamment l’agriculture de précision et l’automatisation sur l’exploitation ; les transformations des chaînes de valeur alimentaires, tirées par le big data. Une conclusion du projet est que « l’industrie agro-alimentaire est sur le point de connaître une révolution dans l’application de puissantes nouvelles technologies ». Des vidéos de présentation des principaux résultats sont disponibles en ligne.

L’originalité de l’exercice tient à la gouvernance mise en place pour prolonger le rapport. Ainsi, une Foresight Implementation Team est chargée d’élaborer « une feuille de route vers 2035 » et d’identifier les actions à mener pour tirer les meilleurs bénéfices possibles du déploiement de ces nouvelles technologies.

Notons enfin que le Teagasc Foresight Project 2035 s’inscrit dans une vague de projets similaires, dans différents États membres, aiguillonnés par l’Union européenne (voir la prospective du SCAR évoquée dans un précédent billet sur ce blog) et par la déclinaison de « stratégies nationales » en matière de bioéconomie. Signalons ainsi, en France, la tenue le 4 octobre d’un séminaire de restitution d’une prospective de l’ACTA et du GIS-Relance agronomique sur l’avenir de notre système de R&D à l’horizon 2025.

Florent Bidaud, Centre d’études et de prospective

Lien : Teagasc

14:31 Publié dans Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : portrait, teagasc |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/07/2016

L'European Forest Institute (EFI)

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Initié par la recherche forestière finlandaise, en pointe au plan européen, l'European Forest Institute (EFI) a été créé en 1993 par douze organismes européens de recherche forestière, afin de bâtir un réseau sur les questions forestières s'appuyant sur des moyens dédiés. Basé à Joensuu, au cœur de l'université de Finlande orientale, l'Institut a dès l'origine adopté trois axes de recherche : ressources ; politiques ; écologie et gestion.

Depuis cette date, l'Institut est passé d'un statut de consortium d'organismes de recherche à celui d'organisation internationale européenne, dont la convention a été ratifiée par 25 Etats européens (dont la France), représentés au sein d'un Conseil. La présidence, tournante sur trois ans, est actuellement assurée jusqu'en 2018 par l'Autriche. L'EFI regroupe désormais 115 organisations membres associées (basées en Europe) ou affiliées (situées en dehors de l'Europe), provenant de 36 pays. Ces dernières couvrent les domaines de la recherche, de l'industrie et de la propriété forestières, mais également, de manière plus large, la recherche environnementale. Le financement est assuré par l'Union européenne, les États membres et, plus modestement, les organisations membres.

S'appuyant sur ses propres équipes de recherche en Finlande ou dans ses délégations locales, et sur celles des organisations membres, l'Institut a deux pôles principaux d'activité : la recherche et l'aide à la décision en matière de politique publique forestière. Dans ce cas, l'EFI rend les travaux de recherche accessibles aux décideurs politiques (voir un précédent billet sur ce blog consacré à sa contribution à une meilleure prise en compte de la filière forêt-bois dans l'atténuation du changement climatique). L'EFI crée aussi de multiples occasions de rencontre entre recherche et politique (par exemple, journée consacrée le 6 juin dernier à la bioéconomie et ses conséquences pour la filière forêt-bois).

Visant la prise de décision sur une base scientifique, l'Institut met à disposition un grand nombre d'analyses, de données et d'outils de modélisation. Il a notamment développé un modèle de « démographie forestière », EFISCEN, dont le code source est désormais accessible. Ce modèle permet de quantifier l'impact de politiques publiques sur la surface forestière, la biomasse disponible, les flux de carbone et les services écosystémiques fournis.

Muriel Mahé, Centre d’études et de prospective

Lien : European Forest Intitute

09:31 Publié dans Forêts Bois | Lien permanent | Tags : efi, portrait, forêt |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/06/2016

Le World Resources Institute

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Créé en 1982 aux États-Unis, le World Resources Institute (WRI) se définit comme une organisation globale de recherche. Il mobilise environ 500 experts et salariés dans plus de 50 pays. Son objectif est, d'une part, de produire des rapports et analyses de politiques publiques, reposant sur l'excellence scientifique et la mobilisation de données de qualité ; d'autre part de proposer des stratégies et outils adaptés à la mise en action des idées « Making Big Ideas Happen ». Le WRI s'adresse à l'ensemble des parties prenantes, publiques et privées. Il bénéficie de financements divers : fondations (entre autres, de la fondation John D. and Catherine T. MacArthur), gouvernements, institutions internationales, entreprises, organisations non-gouvernementales et donateurs individuels.

Ce think tank s'est fixé comme mission d'accompagner la société pour qu'elle fonctionne de manière à protéger l'environnement et sa capacité à répondre aux besoins des générations actuelles et futures. Historiquement, déforestation, désertification et changement climatique constituaient les enjeux environnementaux qui mobilisaient le WRI. Aujourd'hui, son activité s'organise autour de six défis globaux, en interaction les uns avec les autres : villes, climat, alimentation, énergie, forêts et eau.

Au titre des travaux du WRI sur l'eau, on citera ici ceux relatifs à sa gestion quantitative, en particulier le projet Aqueduct, qui dresse un état des lieux de la disponibilité et de l'usage de la ressource sous forme de cartes interactives, avec également un focus agricole (voir à ce sujet un premier billet sur ce blog, et un second). S'agissant de l'alimentation, depuis 2013, le WRI publie régulièrement des papiers dans une série intitulée « Creating a sustainable food future ». Le dernier, datant d'avril 2016, porte sur les changements de régimes alimentaires, les comparant avec les besoins alimentaires estimés pour 2050 à l'échelle mondiale. Il présente différents scénarios, plus ou moins ambitieux, les variantes reposant sur la réduction des calories consommées, des protéines animales et/ou de la consommation de viande bovine. Les auteurs concluent que ces modifications pourraient réduire de 30 % le food gap.

Élise Delgoulet, Centre d'études et de prospective

Lien : World Resources Institute

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09/05/2016

L’Institute for European Environmental Policy (IEEP) – Institut pour une politique européenne de l'environnement

L’IEEP est un organisme indépendant et à but non lucratif plaidant pour une politique environnementale forte à l’échelle européenne, à travers de nombreux travaux de recherche, d’analyse et de recommandation de politiques publiques, et une diffusion active de ses résultats. Fondé à Bonn (Allemagne) en 1976, il a ensuite étendu sa présence à d’autres pays européens : Paris, Londres, Arnhem (Pays-Bas). Son siège est aujourd’hui à Londres et il possède une antenne à Bruxelles, à proximité des institutions européennes.

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L’IEEP compte une trentaine de salariés et une dizaine d’experts associés. Ses équipes sont composées de chercheurs, universitaires, spécialistes en sciences naturelles et sciences sociales, de plusieurs pays européens (majoritairement du Royaume-Uni toutefois). Les travaux de l’Institut couvrent le spectre des problématiques environnementales européennes (climat, biodiversité, énergie, ressources naturelles et maritimes, pollutions industrielles, etc.) : l’étude des liens entre agriculture, environnement et territoires ruraux y occupe une place importante et ancienne.

Par ses analyses et développements d’outils de politiques publiques, en particulier dans le champ de l’agro-environnement, l’IEEP a contribué significativement aux évolutions de la Politique Agricole Commune en la matière, parmi lesquelles l’introduction des mesures agro-environnementales, la conditionnalité des aides directes et, plus récemment, leur verdissement (déjà objet d’un premier bilan). L’Institut compte parmi ses membres quelques personnalités influentes dans le domaine de l’économie agricole (dont Alan Buckwell). Il réalise de nombreux travaux pour la Commission européenne et possède un réseau étendu de partenaires parmi les ONG et associations environnementalistes.

En matière de politique agricole, l’IEEP porte une vision centrée sur la fourniture de biens publics par l’agriculture, via en particulier la rémunération de services environnementaux (voir à ce sujet un billet sur ce blog). Il a été à l’origine du concept d’agriculture à « Haute Valeur Naturelle », support de biodiversité, ensuite repris par la Commission (voir à ce sujet un autre billet sur ce blog). Enfin, il contribue activement au débat sur la PAC d’après 2020 par sa plate-forme en ligne CAP 2020.

Clément Villien, Centre d'études et de prospective

Lien : IEEP

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06/04/2016

L’International Food Policy Research Institute (IFPRI)

L’IFPRI est un centre de recherche du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR) fondé en 1975. Il emploie 500 personnes travaillant dans 50 pays (son siège est à Washington). Sa mission est d’explorer les enjeux et les solutions politiques pour réduire de manière durable la pauvreté, la faim et la malnutrition. Internationalement reconnu, il est régulièrement sollicité par les États ou encore le G20 pour éclairer les décideurs sur ces sujets.

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En 2013, l’IFPRI s’est doté d’une stratégie sur 5 ans autour des axes prioritaires suivants : assurer une production alimentaire durable, promouvoir des systèmes alimentaires sains, améliorer les marchés et le commerce, transformer l’agriculture, bâtir des systèmes résilients et renforcer les institutions et la gouvernance. L’institut produit un certain nombre d’indicateurs (comme le Global Hunger Index) et de bases de données de référence comme ASTI, sur l’investissement public dans la R&D agricole. Ses thèmes de travail sont très variés, touchant au gaspillage, aux questions climatiques, aux enjeux de biofortification, à la volatilité des prix, aux rôles des femmes, etc.

Tout récemment, l’IFPRI a publié son rapport Global Food Policy Report 2016 (le cinquième du genre), ce qui a été l’occasion de dresser le bilan de 2015, année charnière du point de vue de la sécurité alimentaire : arrivée à terme des objectif du Millénaire pour le développement (2000-2015) et adoption en septembre 2015 des objectifs de développement durable pour les quinze ans à venir (voir à ce sujet une brève sur ce blog). L’institution note des progrès dans les faits comme dans les intentions (accord de Paris sur le Climat, accord de Nairobi à l’OMC, etc.), mais souligne aussi les fragilités nouvelles : ralentissement de la croissance des émergents, faiblesse du prix du pétrole, conflits au Moyen-Orient, etc.). L’IFPRI rappelle que le défi alimentaire est toujours d’actualité.

Le chapitre 8 du rapport explore à ce titre plusieurs scénarios de transition nutritionnelle en jouant sur trois leviers : la consommation totale en calories, les apports en protéines animales, et en viande de bœuf en particulier. Plusieurs variantes sont explorées (dont une « diffusion » de la diète méditerranéenne). Le graphique ci-dessous illustre les effets de ce changement de régime, comparé à celui d’un citoyen américain, en termes de surface agricole nécessaire et d’émissions de GES.

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Source : IFPRI

Pierre Claquin, Centre d'études et de prospective

Lien : IFPRI

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09/03/2016

L'International Institute for Applied Systems Analysis

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L’Institut international pour l'analyse des systèmes (IIASA) est basé à Laxenburg, près de Vienne, en Autriche. Fondé en 1972, en pleine guerre froide, l’Institut marque le couronnement de six années d’effort du précédent président américain Lyndon Johnson et du président du Conseil des ministres de l’URSS de l’époque Alexey Kossyguine, pour utiliser la coopération scientifique afin de créer des ponts entre les deux blocs. A la fin de la guerre froide, l’Institut a élargi son périmètre en menant des recherches axées sur les politiques liées aux problèmes de nature globale, trop vastes ou trop complexes pour être résolus par un seul pays ou une seule discipline académique. Aujourd'hui, l'IIASA rassemble un large éventail de compétences académiques capable de fournir des indications scientifiques et critiques sur les débats nationaux et internationaux, ciblées sur trois domaines : l’énergie et le changement climatique, l’alimentation et l’eau, la pauvreté et l’équité.

Le travail de l'IIASA est possible grâce au soutien d'un éventail d'organisations et d'individus qui partagent ses objectifs. Le financement de base provient ainsi d’institutions scientifiques nationales de 23 pays répartis sur les cinq continents. La diversification des financements est un gage d’indépendance de l’Institut.

L’IIASA produit en propre un certain nombre de modèles, outils de recherche et bases de données utilisés comme supports d’analyses de politiques. Le tableau suivant présente un échantillon de ces modèles :

BeWhere : modèle optimisant la répartition des systèmes d'énergie renouvelable au niveaux local, régional, national ou européen

The GAINS Model : outil scientifique sur la lutte simultanée contre la pollution atmosphérique et le changement climatique

LSM2 : outil logiciel pour estimer les paramètres de croissance technologique et les processus de substitution

MESSAGE : cadre de modélisation pour les moyens et la planification à long terme du système énergétique, l'analyse de la politique énergétique et le développement de scénarios

The Environmental Policy Integrated Model (EPIC) : modèle d'évaluation de la façon dont la gestion des terres affecte l'environnement

GLOBIOM : modèle global pour évaluer la concurrence dans l'utilisation des terres entre agriculture, bioénergie et foresterie

LANDFLOW : modèle retraçant l'« équivalent terre » intégré dans le commerce et la consommation

CATSIM : approche de modélisation pour améliorer la gestion des risques de catastrophe financière

Energy Access Interactive Tool : outil interactif d'analyse de scénarios basé sur le Web qui permet l'évaluation des politiques d'accès à différentes énergies

Présentation CEP d'après IIASA

Enfin, l’IIASA documente les résultats de ses recherches, dans ses propres publications ou dans d’autres revues. Toutes les publications de l'Institut sont disponibles gratuitement en ligne. On peut par exemple signaler ici une publication récente sur l’effet de la culture à grande échelle de micro-algues sur la hausse de la température du globe (voir à ce sujet un précédent billet sur ce blog).

José Ramanantsoa, Centre d'études et de prospective

Lien : IIASA

10/02/2016

L'Australian Farm Institute (Australie)

L'Australian Farm Institute est un think tank de politique publique agricole, basé à Sydney, dont la mission est de mener des recherches et analyses indépendantes sur les différentes politiques qui impactent l’agriculture australienne. L’Institut a été créé en 2003, grâce à un petit groupe de professionnels et d’hommes d’affaires souhaitant que le secteur agricole soit en mesure de produire des études et des propositions de politiques agricoles. Ils visaient une certaine objectivité, les instituts techniques étant limités par leur tutelle gouvernementale et les organisations de représentation agricole étant très politisées.

L'Australian Farm Institute est piloté par un conseil d’administration de 5 membres et un conseil scientifique de 9 experts issus du milieu académique (économie, agronomie, environnement) et du milieu professionnel (syndicalisme, conseil). Il est financé par plus de 30 membres professionnels, 200 membres individuels et des contrats de consulting publics et privés. Il s’appuie sur les travaux de 6 permanents. Le conseil scientifique définit chaque année les axes de travail après consultation des membres professionnels. Les publications ne sont pas soumises à validation de ces conseils.

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L’institut publie un journal trimestriel (Farm Policy Journal), une lettre d’information trimestrielle, ainsi que trois ou quatre rapports de recherche par an. Il organise des conférences professionnelles et des séminaires. Très lu, le blog de l’Institut offre une ou deux fois par semaine un point de vue original souvent repris par les principaux médias agricoles.

L’édition la plus récente du Farm Policy Journal aborde une question prégnante en Australie : faut-il privilégier les marchés à haute valeur ajoutée ou faut-il continuer de prioriser l’exportation et l’augmentation des volumes ? Ce numéro est composé d’essais issus d’un concours s’adressant aux étudiants et aux professionnels. Le gagnant 2015 – le consultant agricole Tim Byrne – répondait à ce dilemme en ces termes : « le seul moyen pour maintenir des prix élevés sur le long terme est de produire des biens valorisés par le marché, à savoir des biens difficiles à imiter et pour lesquels l’entreprise dispose de ressources suffisantes pour produire durablement. Peu d’entreprises agricoles se trouvent dans cette situation ». Les 4 autres articles offrent des points de vue variés sur un sujet qui concerne aussi, très directement, le secteur agricole français.

Gaétane Potard-Hay, Centre d’études et de prospective

Source : Australian Farm Institute

09:08 Publié dans Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : portrait, australie, australian farm institute |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/01/2016

Le Conseil scientifique pour la politique du gouvernement (WRR), Pays-Bas

Le Wetenschappelijke Raad voor het Regeringsbeleid (WRR) est une institution indépendante ayant pour mission de conseiller le gouvernement néerlandais sur des sujets transversaux importants pour l’avenir de la société.

Créé en 1972, le WRR fut dès le début chargé d’identifier les tendances émergentes de manière à éclairer les décideurs publics, en privilégiant une approche prospective. Afin de produire des recommandations solides scientifiquement, les premiers travaux furent de nature académique, mais, très vite, il parut nécessaire d’impliquer la société civile et les divers think tanks politiques dans l’élaboration de ses rapports.

Le WRR se compose aujourd’hui d’un Conseil de 9 experts, issus du milieu académique dans des disciplines très diverses (économie, philosophie, biologie, etc). Désignés pour un mandat de 5 ans, ils s’appuient pour leurs travaux de recherche sur une équipe de permanents. Par principe, les rapports confiés aux membres du Conseil portent sur des sujets dont ils ne sont pas experts, cela afin de garantir à la fois un regard extérieur et une réelle indépendance. Cette indépendance est également financière, le WRR fonctionnant exclusivement sur le budget de l’État.

Une fois rédigés, les rapports du WRR sont discutés et adoptés unanimement par le Conseil. Ils font l’objet d’une présentation au Parlement et au gouvernement, et ce dernier doit obligatoirement produire une réponse aux recommandations. En raison de cette obligation institutionnelle, le WRR jouit aux Pays-Bas d’une forte visibilité dans le public. Ses travaux sont largement repris et débattus dans les médias, ce qui garantit une meilleure prise en compte des enjeux de long terme dans les débats sur les politiques publiques.

À plusieurs reprises, le WRR s’est intéressé à l’agriculture, et certains de ses rapports sont considérés comme ayant eu une forte influence. Le dernier rapport publié en 2015, Towards a Food Policy, défend l’idée selon laquelle la politique agricole pourrait à l’avenir être intégrée dans une politique alimentaire plus vaste. Les auteurs considèrent en effet que l’alimentation devient une préoccupation sociétale comparable à celle de l’environnement dans les années 1970. Selon eux, les principaux défis contemporains (durabilité écologique, santé publique, robustesse et résilience de la société) ne peuvent pas être pensés uniquement en termes de production agricole.

Les auteurs de ce rapport ont été invités au MAAF pour présenter leurs résultats, en décembre 2015, à l’occasion du cycle des « Rencontres du CEP ».

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Alexandre Martin, Centre d’études et de prospective

Source : WRR

13:44 Publié dans 1. Prospective, 4. Politiques publiques, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : portrait, wrr |  Imprimer | | | | |  Facebook