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08/01/2016

Le bien-être animal, de la science au droit

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La Fondation Droit Animal, Éthique et Sciences a organisé en décembre dernier, à l’UNESCO, un colloque international sur le bien-être animal, en considérant les liens possibles entre progrès de la science et du droit.

Après un rappel historique de l’évolution du bien-être animal, des interventions ciblées ont suivies, dont celle de chercheurs de l'INRA, portant sur les liens entre émotions et cognitions chez des animaux domestiques d’élevage, moutons en l’occurrence, démontrant qu’un état affectif perturbant peut persister après que la situation déclenchante ait disparu. Le ressenti par les animaux d’émotions positives, sources de plaisir, a également été constaté. Ces résultats pourraient inciter à des conduites d’élevage diminuant l’impact des émotions stressantes et privilégiant les émotions positives des animaux. La délicate évaluation du bien-être des animaux de ferme a également été abordée, à travers le système Welfare Quality, qui repose sur 4 principes (logement, alimentation, santé, comportement), déclinés en 12 critères.

Ce colloque a fourni un panorama de la gestion du bien-être animal dans plusieurs régions du monde. Sur le continent latino-américain, seuls le Brésil, la Colombie et le Chili appliquent une réglementation en la matière, sachant que d’autres pays (Argentine, Équateur, Venezuela) souhaitent une prise en compte des principes de bien-être animal, dans un souci d’éthique, mais également de maintien du commerce international avec l’Union européenne. La gestion du bien-être animal paraît encore perfectible sur les continents africain et asiatique. En effet, d’autres enjeux tels que la gestion des épidémies et épizooties ou les malnutritions humaines peuvent être prioritaires. Par ailleurs, certaines traditions culturelles ou religieuses peuvent donner lieu à des relations complexes entre hommes et animaux, parfois éloignées des règles qui prévalent en Union européenne. Toutefois, une évolution importante est en cours avec l’adhésion, depuis plusieurs années, de plusieurs pays, notamment asiatiques, aux stratégies régionales pour le bien-être animal (RAWS), supervisées par l’Organisation mondiale de la santé animale, ce qui traduit un réel processus de mondialisation de ce sujet.

Madeleine Lesage, Centre d’études et de prospective

Source : Fondation Droit Animal, Éthique et Science

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10/12/2015

Le comité d’éthique INRA-CIRAD se penche sur la question du bien-être animal

Le comité consultatif commun d’éthique INRA-CIRAD s’est auto-saisi de la question du bien-être des animaux d’élevage, entendant « s’interroger aussi bien sur la place et l’importance du bien-être animal comme objet d’étude pour la recherche que sur la façon dont il doit être pris en considération dans les pratiques d’élevage ». Le fait que le CIRAD dirige des recherches dans des pays où les formes sociales et techniques de l’élevage sont notoirement différentes est un facteur positif. Une question phare du respect du bien-être animal est l’impact économique sur l’élevage, du fait des investissements nécessaires en termes de matériel et d’implication des éleveurs. En revanche, le respect d’un niveau de bien-être animal influe sur plusieurs critères valorisants, dont l’acceptabilité sociale des pratiques d’élevage et du métier d’éleveur, et la valeur des produits animaux.

Le comité d’éthique a adopté une définition large du « bien-être animal » : il n’a pas souhaité se limiter à une définition négative (absence de douleur ou de souffrance) et prend en compte les dimensions relationnelles, affectives, comportementales et émotionnelles. Le critère de sociabilité animale est considéré : la sociabilité de l’animal avec ses congénères, mais également avec les éleveurs. Le rapport rappelle les travaux menés sur la douleur, sous l’égide de l’INRA et notamment la démarche dite des 3 S (supprimer, substituer, soulager les douleurs).

Parmi ses neuf recommandations, le comité incite les instituts à poursuivre des recherches relatives aux indicateurs d’évaluation, à garder une approche pluridisciplinaire en intégrant les travaux du réseau AgriBEA, qui mène des recherches sur les pratiques d’élevage prenant en considération la sensibilité émotionnelle des animaux. Le comité recommande également de faire le lien avec les recherches traitant de l'agro-écologie, dans une approche systémique des questions d’élevage.

Madeleine Lesage, Centre d’études et de prospective

Source : CIRAD

10:34 Publié dans Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : bien-être animal, éthique, inra, cirad |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/05/2015

Propositions pour des politiques australiennes équilibrées et efficaces en matière de bien-être des animaux d’élevage

En avril 2015, le Farm Australian Institute, organisme indépendant travaillant sur l’agriculture australienne, a publié un rapport intitulé Designing balanced and effective farm animal welfare policies for Australia. Ce rapport présente un état des lieux del’application des règles de bien-être animal en Australie et propose des pistes d’amélioration, afin de concilier politiques de bien-être animal, opinion publique et réalités de l’industrie agroalimentaire. En effet, bien que desnormes de niveau satisfaisantsoient globalement appliquées dans le pays, une partie de l’opinion les juge insuffisantes et éprouve une certaine défiance vis-à-vis de l’industrie agroalimentaire.

Une analyse bibliographique des pratiques montre des disparités selon les États. Si les dispositions relatives au commerce, à l’exportation et à l’abattage des animaux relèvent du gouvernement centralisé, le bien-être des animaux d’élevage est du ressort des États, lesquels peuvent se référer à des orientations données par des instances nationales (Australian Capital Territory et Australian Animal Welfare Strategy). Pour le Farm Australian Institute, l’absence d’une politique nationale peut toutefois conduire à des effets négatifs sur le bien-être animal ainsi qu’à des différences de coûts, qui peuvent parfois sembler injustifiées aux yeux des professionnels.

Les États ont formalisé le bien-être animal de manières différentes. Par exemple, si le Queensland a privilégié les termes de « soins et protection animales », le Territoire du Nord a préféré insister sur la santé, la sécurité et le bien-être.

Se plaçant dans une logique de recherche de consensus, le rapport fait plusieurs propositions, dont celle de l’adoption d’une loi nationale sur le bien-être des animaux d’élevage, basée sur des principes fondamentaux et des critères scientifiques objectifs. De plus, le gouvernement devrait faire le choix de structures consultatives appropriées afin de s’assurer que les décisions prises soient cohérentes et fondées. Enfin, la mise en place d’une réglementation nationale devrait être assortie d’enquêtes, de contrôles et de répression des infractions, tout en fixant prioritairement à ces dernières des objectifs de formation à la prévention des mauvais traitements. Il s’agirait ainsi de mettre en place un dispositif équilibré et efficace de respect du bien-être des animaux d’élevage, en cohérence avec les impératifs de production.

Madeleine Lesage, Centre d’études et de prospective

Source : Farm Australian Institute

07/01/2015

Consultation publique de l’EFSA sur le bien-être des vaches laitières dans les exploitations de petite taille

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a lancé mi-décembre dernier une consultation publique dans le cadre de l'examen des conditions de vie des vaches laitières dans les exploitations de petite dimension. Cette consultation à laquelle participent, outre les pays de l'Union européenne, la Norvège, la Suisse, l'Islande et le Monténégro, donnera lieu en 2015 à un avis scientifique.

Cette démarche, justifiée notamment par les préoccupations des consommateurs quant aux conditions de production, s'inscrit dans une série d'enquêtes de l'EFSA sur le bien-être en productions animales.

Répartition de la population de vaches laitières entre les pays concernés par la consultation

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Source : EFSA

Source : EFSA

 

15:42 Publié dans Protection des végétaux et des animaux | Lien permanent | Tags : efsa, bien-être animal |  Imprimer | | | | |  Facebook

28/08/2014

La Commission européenne enquête sur les marchés commerciaux des carnivores domestiques

C'est une étude de grande ampleur que la Commission européenne (Direction Générale Santé et protection du consommateur) effectue actuellement sur les pratiques commerciales relatives aux chiens et chats domestiques sur le territoire de l'Union. Douze États membres y sont associés sur la base de l'importance de leurs populations de chats et chiens, et des flux commerciaux : France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Pays-Bas, Pologne, Hongrie, Roumanie, Suède et Slovaquie.

L'objectif de cette enquête, qui concerne essentiellement les éleveurs, professionnels ou amateurs, et les revendeurs, est de vérifier le respect des conditions de bien-être animal et de prévenir les risques pour la santé publique ou animale. Les conclusions sont attendues en 2015.

Source : Commission européenne

09:10 Publié dans Protection des végétaux et des animaux | Lien permanent | Tags : dgsanco, animaux domestiques, bien-être animal |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/01/2014

L'EFSA publie des avis scientifiques sur le contrôle du bien-être des animaux de boucherie lors de l'abattage

L'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié, en décembre 2013, quatre rapports relatifs aux avis scientifiques d'un panel d'experts sur la surveillance du bien-être des animaux de boucherie (bovins, porcs, volailles, ovins et caprins) lors du processus d’abattage.

Les avis proposent la mise en place d'outils de contrôle adaptés aux modes d'abattage des différentes filières. Ils différeront selon qu'il y a ou non étourdissement préalable. En cas d'abattage précédé d'étourdissement, l'EFSA propose de contrôler l'état d'inconscience aux moments clefs de la suspension, de l'incision et de la saignée. En cas d'abattage sans étourdissement, il est proposé de contrôler l'état d'inconscience au sortir du box de contention, et la mort effective, avant le début des opérations d'habillage. Parmi les indicateurs principaux pour vérifier l'absence de conscience figurent les mouvements toniques et les réflexes palpébraux. Pour vérifier l'état de mort, l'EFSA cite l'absence de respiration ou le contrôle du diamètre pupillaire. Un cinquième rapport fait des propositions de modèles mathématiques pour le protocole d'échantillonnage des animaux pour les contrôles.

Ces rapports ont été publiés en réponse à une demande de la Commission européenne qui souhaitait un avis scientifique sur les procédures de contrôle du bien-être à l'abattoir, prévues à l'article 16 du règlement 1099/2009 du 24 septembre 2009 sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : EFSA

15:37 Publié dans Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : bien-être animal |  Imprimer | | | | |  Facebook

22/11/2011

Rapport d'évaluation de la Commission européenne sur les conditions de transports d'animaux vivants

La Commission européenne a rendu public un rapport d'évaluation sur le règlement (CE) n°1/2005 sur le bien-être animal. Le rapport tente de mesurer l'impact que ce règlement a eu en matière d'amélioration des conditions de transport des animaux vivants par rapport à la situation ex ante. En effet, plus de 35 millions d'animaux sont transportés chaque année entre les États membres ou entre pays de l'Union et pays tiers.

Le rapport conclut que les mesures du règlement ont eu un impact favorable sur la qualité d'ensemble du transport des animaux vivants, notamment via l'amélioration des véhicules de transport et par une plus grande sensibilisation des professionnels aux besoins des animaux. Cependant, le rapport met également en évidence des insuffisances importantes et propose de prendre des actions pour y remédier.

Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

15:13 Publié dans 2. Evaluation | Lien permanent | Tags : bien-être animal |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/05/2010

M&S récompense ses producteurs laitiers soucieux de bien-être animal

La chaîne emblème britannique Marks & Spencer a annoncé fin avril 2010 une nouvelle initiative de production laitière soucieuse de la santé et du bien-être animal : Milk Pledge Plus Scheme (programme d'engagement laitier +).

Le prix payé aux producteurs sera calculé selon une formule prenant en compte le coût des intrants, le prix au détail dans la chaîne et les initiatives de santé et bien-être animal.

Le programme a été établi avec le concours de l'école vétérinaire de Bristol et des consultants agricoles Anderson's.

Cyril Portalez

Conseiller agricole au Royaume-Uni

Source : Farmers Weekly Interactive

13:56 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : bien-être animal, royaume-uni |  Imprimer | | | | |  Facebook