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21/03/2013

Portrait des femmes agricultrices

Le Crédit Agricole a souhaité dresser le portrait des femmes chefs d'exploitation ou coexploitantes et les interroger sur leur parcours, leur motivation à choisir et exercer ce métier ainsi que leur perception de leur place dans la société. Pour ce faire, BVA a réalisé début février 2013 une enquête auprès de 500 agricultrices constituant un échantillon national représentatif, qui rejoint les principales conclusions issues du Recensement agricole 2010.

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16/03/2013

Résultats de l'enquête de l'Institut de l'agriculture durable : « l'agriculture durable et vous »

En novembre 2012, l'Institut de l'agriculture durable (IAD), institut composé d'agriculteurs, d'agro-industriels et d'associations, a lancé une enquête en ligne sur la perception de l'agriculture durable. Les résultats de cette enquête, qui se veulent indicatifs et non statistiquement représentatifs, ont vocation à animer le débat sur l'avenir de l'agriculture française. Ils viennent d'être publiés sur le site Internet de l'IAD.

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01/02/2013

Grandes cultures : quelles compétences pour les chefs d’entreprise en 2020 ?

 Vivéa, fonds pour la formation des entrepreneurs du vivant, a lancé, avec l'aide de Futuribles, une démarche prospective sur l'évolution des compétences nécessaires des chefs d'exploitations en grandes cultures à l'horizon 2020. Une publication en résume les principaux points.

 Les chefs d’entreprise en grandes cultures estiment que leur environnement a changé, qu’ils ont des difficultés à avoir de la lisibilité sur le devenir de leur exploitation, compte tenu de la forte volatilité des prix et du contexte d’incertitude de plus en plus prégnant. Un travail descriptif de ce métier a d'abord été réalisé sur la base d'entretiens individuels. Il ressort de cette photographie qu'il s'agit d'un métier de réseaux, qui suppose d'accepter un fort degré d'incertitude et qui regroupe une multitude d'activités faisant appel à des savoirs très variés (suivi administratif, management, etc).

 Un groupe de travail a ensuite construit des scénarios exploratoires sur l'évolution des chefs d'exploitation en grandes cultures et de leur environnement à l'horizon 2020. Le premier scénario, « L’agriculture sous forte contrainte » prolonge les tendances actuelles. Le second, « L’agriculture moteur d’une nouvelle croissance » est un scénario optimiste, qui fait de l'agriculture (et notamment des grandes cultures) l'un des principaux secteurs de dynamisme économique pour la France. Le troisième, « Le règne des entreprises » généralise le profil de chef d’entreprise uniquement investisseur. Enfin, le quatrième est un scénario de crise.

 Lors d'une journée de travail réunissant des chefs d'exploitation grandes cultures et des professionnels du monde agricole, les compétences prioritaires (utiles quel que soit le scénario) ont été identifiées : il s'agit notamment de toutes les compétences liées à l’analyse de l’information, à la prise de décision. La nécessité de disposer d’une culture économique générale est également pointée. Par ailleurs, un certain nombre de compétences liées à la commercialisation ont été signalées : savoir détecter les attentes des consommateurs et des transformateurs, savoir identifier les niches et choisir son mode de commercialisation.

 Les compétences liées au management sont aussi de plus en plus nécessaires, avec le développement de l'externalisation : savoir déléguer, savoir gérer les conflits, savoir travailler en équipe, savoir organiser le travail sur l’exploitation, etc.

 Enfin, il semble incontournable de préparer les chefs d’entreprise en grandes cultures à intégrer la notion de biodiversité et le concept « Produisons autrement ». Sur le plan des compétences, cela se traduit par la mise en œuvre d’itinéraires techniques adaptés au milieu de chacun et par la recherche de solutions innovantes locales.

 L'objectif de VIVEA est à présent de disposer, sur les territoires de grandes cultures, d’une offre de formation cohérente au regard des compétences que les chefs d’entreprise en grandes cultures seront amenés à maîtriser pour développer et/ou pérenniser leur exploitation à l’horizon 2020.

 Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 Source : Vivéa

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25/01/2013

Sociologie des mondes agricoles

 Bertrand Hervieu (actuel vice-président du CGAAER) et François Purseigle (maître de conférences à l'ENSAT) publient, aux éditions Armand Colin, Sociologie des mondes agricoles, un manuel universitaire très didactique qui aborde un grand nombre de travaux et connaissances sur le sujet.

 Les auteurs rappellent sur pour les pères fondateurs de la sociologie, la « question sociale » a deux versants : exode rural et éparpillement des villes. La montée de la classe ouvrière urbaine est alimentée par les transformations de la paysannerie traditionnelle et la disparition des communautés villageoises. Le devenir des campagnes est donc une question centrale de la sociologie du changement et de la modernité.

 La première partie de l'ouvrage chemine à travers de nombreux travaux empiriques, souvent peu lus, parfois oubliés. Les inquiétudes et les prophéties sur la « fin d'un monde » s'éteignent (ou se confirment) à mesure que les agriculteurs se forment en groupe socio-professionnel innovant.

couverture_sociologie_des_mondes_agricoles.jpg

Les trois derniers chapitres, qui s'appuient davantage sur les travaux des auteurs, fournissent un état des lieux complet de l'agriculture française. L'hétérogénité réelle du groupe, mesurable par les statistiques (chapitre 4) fait l'objet d'un intense travail de mobilisation et représentation politique qui maintient une image d'unité (chapitre 5). Le chapitre final ouvre une dimension internationale et comparatiste, en positionnant le secteur agricole dans les phénomènes de globalisation. Les auteurs identifient trois pôles qui structurent l'agriculture à l'échelle mondiale: la famille, la firme et la subsistance.

 Sur les agricultures de firme, l'intégration dans des groupes internationaux et la financiarisation, François Purseigle vient par ailleurs de coordonner un numéro spécial d'Etudes rurales.

 Florent Bidaud, Centre d'études et de prospective

 Source : Armand Colin , Etudes rurales

10:57 Publié dans Agriculteurs | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/01/2013

Farm datings pour trouver un associé

 Les farm datings organisés par des chambres d'agriculture sur le modèle des speed datings de rencontre, se multiplient depuis peu dans l'Ouest de la France, pour permettre aux exploitants ayant un associé sur le point de partir à la retraite de trouver un jeune pour le remplacer.

 Source : Nouvel Observateur, 10/02/2013

 

10:45 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Agriculteurs, Travail et emploi | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/06/2012

Croissance de la formation continue des chefs d'exploitation

Selon le rapport annuel de VIVEA, 168.000 chefs d'exploitation agricole, entrepreneurs du paysage, de travaux agricoles ou forestiers et horticulteurs ont suivi au moins une formation financée par cet organisme en 2011. Les femmes représentent 19% du total (mais 30% des contributrices).

Le taux d'accès à la formation a atteint 21,5 % contre 12 % en 2009. Cette croissance est surtout due aux obligations du plan Ecophyto 2018 : en effet, 130.000 personnes ont été formées au Certiphyto en deux ans, soit 37 % des chefs d'entreprise. Pour la présidente de VIVEA, Christiane Lambert, « ce qui était perçu comme une contrainte est devenu un levier de changement ».

Le nombre de formations liées au volet environnemental du développement durable a continué d’augmenter en 2011, pour atteindre 35,9% des formations financées par VIVEA, soit 1,22 million d’heures/stagiaire. Abstraction faite du Certiphyto, ce sont 12% du total des formations financées qui concernent cette thématique, dont près du quart l’agriculture biologique, la pratique de la lutte intégrée ou d’une agriculture raisonnée.

D'autres formations innovantes sont testées : ainsi, en Rhône-Alpes, VIVEA a conduit depuis 2010, avec le soutien financier du FEADER, un dispositif expérimental d’ingénierie de formation sur le thème des circuits courts. Par ailleurs, VIVEA a lancé une démarche prospective visant à anticiper les compétences des chefs d’exploitation en grandes cultures à l’horizon d'une dizaine d'années.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : VIVEA

 

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25/06/2012

Vieillissement de la population active agricole en Europe

La population active agricole européenne vieillit rapidement, selon une publication récente de la DG Agriculture et développement rural. Pour chaque agriculteur de moins de 35 ans, il y en a 9 de plus de 55 ans, une situation un peu plus prononcée dans les « anciens membres » que chez les nouveaux. En moyenne dans l'UE-27, les jeunes agriculteurs (moins de 35 ans) représentent 6% des exploitants, cette proportion étant la plus élevée en Pologne (12,3%), en République tchèque, en Autriche et en Finlande. D'un autre côté, les agriculteurs de plus de 55 ans représentent 55%des exploitants en moyenne dans l'UE-27 et jusqu'à 73,4% au Portugal et 70% en Bulgarie. En termes de surfaces, les jeunes agriculteurs cultivaient 8,6% des terres de l'UE-27 en 2007 et les plus de 55 ans, 37,3%.

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La publication conclut que les jeunes agriculteurs sont confrontés à la difficulté d'accéder au foncier, mais qu'ils sont plus diplômés et plus performants économiquement que les plus âgés, ce qui renforce la nécessité d'aider les transmissions d'exploitation.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 

Source : « Generational Renewal in EU Agriculture: Statistical Background ». EU Agricultural Economic Briefs n° 6, juin 2012

 



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19/06/2012

Visions de l'avenir des agriculteurs français

Une étude réalisée via internet sur un échantillon de 500 agriculteurs âgés de 25 à 45 ans (exploitant plus de 50 hectares de SAU) pour le Groupe France Agricole, Machinisme & Réseaux et Terre-Net Occasions, tente de cerner leur vision sur leur exploitation et leurs activités à l'horizon de 2020.

Une majorité est plutôt optimiste  : 54% estiment que le contexte actuel de l'agriculture française est « plutôt favorable », et seuls 34 % pensent que la situation va se détériorer d'ici à 2020. Si 45% imaginent des cours agricoles « plutôt orientés à la hausse » ou « stables » dans l'avenir, 47% les anticipent irréguliers et imprévisibles et 69% s'attendent à une baisse des aides de la PAC.

Parmi les stratégies envisagées pour mieux valoriser les productions, 40% citent le stockage pour vendre au meilleur prix, 29% la transformation ou la vente directe, 15% le tourisme et 12% les productions bio. Mais ces stratégies sont envisagées pour 2020 et moins dans l'immédiat :

 

visions2020.jpg

Par ailleurs, côté techniques agricoles, l'usage du labour passerait de 81% à 57% d'ici à 2020 et le strip-till, technique de culture qui consiste à ne travailler la terre qu’à l’endroit où l’on va déposer la graine, pourrait être essayé par 19% des structures d'ici à 2020 (contre 3,8% actuellement).

Le recours à des prestataires extérieurs devrait augmenter pour les travaux de récolte, le stockage ainsi que les applications phytosanitaires.

Si la puissance moyenne du tracteur ne devrait plus augmenter de façon spectaculaire, l'équipement des automoteurs pourrait s'étoffer, avec notamment les solutions de guidage (un quart des agriculteurs sondés déjà équipés, plus de la moitié d'ici à 2020).

Ces résultats sont basés sur des déclarations d'intention, et donc à prendre avec précaution.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 


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