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18/02/2014

Le Brésil, un pionnier de l'agroécologie

La « transition agroécologique » n'est pas un phénomène récent au Brésil, et celle-ci est accompagnée par une série de politiques publiques et d'acteurs engagés de longue date dans cette voie. Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) a publié un rapport destiné à capitaliser 10 ans d'expérience d'accompagnement des acteurs locaux dans ce pays. Certaines innovations techniques (mélanges d'espèces, engrais verts, etc), inspirées des savoirs locaux, connaissent aujourd'hui une importante diffusion, en raison de leurs bons résultats (rendements, durabilité, résilience, etc). Au-delà des aspects techniques, la promotion de l'agroécologie est fortement liée dans ce pays au soutien des agricultures familiales.

Source : AVSF

11:49 Publié dans Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : brésil, agroécologie |  Imprimer | | | | |  Facebook

17/02/2014

Les États-Unis se dotent d'une nouvelle politique agricole

Après plus de deux ans de négociations, Barack Obama a signé le 8 février le nouveau Farm Bill américain, récemment approuvé par le Congrès. Le compromis trouvé entre Républicains et Démocrates prévoit une réduction de 1 % de l'aide alimentaire des Food Stamps et une refonte du système d'aides aux producteurs : si les subventions aux assurances sont conservées et renforcées, la loi prévoit la disparition des aides directes découplées et l'introduction de deux programmes, le Price Loss Coverage et l'Agricultural Risk Coverage, qui seront proposés aux agriculteurs dès 2015. Ces derniers devront en choisir un des deux : le premier, le PLC, héritier des paiements anticycliques du précédent Farm Bill, voit les différents prix de référence rehaussés de 30% à plus de 40% selon les productions. Le second (ARC) est un programme d'assurance du chiffre d'affaires pour les faibles pertes, basé sur les résultats de trois des cinq années précédentes ; il reprend les principes du précédent programme ACRE.

Le soutien au secteur laitier fait l'objet d'un remodelage à la marge : les systèmes régionaux d'ajustement des prix des différentes catégories de lait, les Marketing Orders, sont conservés. Les propositions visant à introduire un contrôle de l'offre, en cas de crise, n'ont pas été retenues. La principale innovation tient donc au nouveau dispositif d'aides directes, pour assurer une marge minimum aux producteurs, qui remplace le précédent dispositif qui ne prenait pas en compte le coût des aliments. Il s'agit d'un système d'assurance subventionnée, garantissant les marges. En cas d'accroissement de la production, l'éleveur ne peut assurer ses volumes supplémentaires que dans la limite de l'accroissement moyen des volumes produits à l'échelle fédérale. Par ailleurs, un nouvel outil est introduit : le Dairy Product Donation Program prévoit l'achat par l'USDA de produits laitiers à destination de l'aide alimentaire en cas de chute des prix du lait sous un seuil établi.

Largement salué par la profession agricole, ce texte si longtemps attendu est néanmoins décrié par une partie des Républicains, dénonçant des dépenses trop importantes, et une partie des Démocrates, inquiets de voir l'aide alimentaire diminuée.

La loi prévoit en outre le doublement de l'aide alimentaire pour les foyers les plus pauvres choisissant de s'approvisionner dans les Farmers' Markets, où les agriculteurs vendent directement leur production. Cette mesure est un signal fort pour la promotion des circuits courts et le développement de filières « locales et saines », tandis que le budget alloué aux programmes de promotion de l'agriculture de proximité est sensiblement renforcé.

Pour la première fois depuis leur création, le budget destiné aux programmes de conservation (protection de l'environnement) est diminué. En revanche, une sorte de « conditionnalité » est introduite, faisant de la protection des sols et des zones humides une condition pour l'éligibilité des programmes d'assurance.

Alexis Grandjean, Centre d'études et de prospective

Source : USDA

10:33 Publié dans 4. Politiques publiques, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : farm bill, usa |  Imprimer | | | | |  Facebook

12/02/2014

Think tanks : classement international des organisations les plus influentes

Le classement Global Go-To Think Tanks de l’université de Pennsylvanie constitue le répertoire le plus complet sur les think tanks dans le monde. Publié pour la cinquième année consécutive, il compare plus de 6 000 organisations dans 182 pays, à partir de la contribution de près de 2 000 experts universitaires, décideurs politiques, représentants d’ONG, think tanks, etc.

Parmi les acteurs français, l'IFRI apparaît en 25e position du classement global. L'IRIS figure en assez bonne position dans la catégorie des affaires internationales, l'IDDRI dans celle du développement et le CEPII en matière de politique économique. La France apparaît comme le 6e pays en nombre de think tanks, un niveau proche de l'Allemagne et de l'Argentine, mais inférieur à l'Inde, au Royaume-Uni et à la Chine, et très en dessous des États-Unis.

En matière d'agriculture, deux think tanks ressortent comme étant les plus influents : le sud-africain Food, Agriculture and Natural Resources Policy Analysis Network (FANRPAN), et l'américain International Food Policy Research Institute (IFPRI).

Alexandre Martin, Centre d'études et de prospective

Source : Go-To Think Tank

10:28 Publié dans Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/02/2014

Un nouvel indice de situation alimentaire développé par Oxfam : les Pays-Bas en tête du classement mondial

Oxfam a élaboré un nouvel indice de la situation alimentaire, basé sur quatre grands critères : la quantité, la qualité, l'accessibilité financière de l'alimentation, et l'hygiène alimentaire. L'indice a été calculé pour chaque pays, au moyen de données statistiques internationales fournies par la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), l'OMS (Organisation mondiale de la santé) et l'OIT (Organisation internationale du travail). La disponibilité des données a permis de calculer l'indice de situation alimentaire pour 125 pays. Les résultats sont présentés sous forme de cartographies et de classements interactifs.

 

Carte des résultats combinés pour 125 pays

carte-oxfam.PNG

L'indice final tient compte des taux de sous-alimentation, de l'insuffisance pondérale infantile, du niveau des prix alimentaires par rapport aux autres biens et services, de la volatilité des prix alimentaires, de la diversité alimentaire, de l'accès à l'eau potable, et des taux de diabète et obésité.

Lecture : les couleurs proches du vert indiquent les pays où la situation alimentaire est favorable, les couleurs proches du orange ceux où la situation alimentaire est défavorable.

Source : Oxfam

 

Les résultats de l'analyse révèlent que les Pays-Bas figurent en tête du classement « général », suivis par la France et la Suisse. Ces pays combinent une alimentation abondante, de qualité, accessible et caractérisée par une bonne hygiène. Les pays européens occupent les 20 premières places (sauf l'Australie à la huitième place). Les autres pays développés (États-Unis, Canada, Nouvelle-Zélande, etc.) sont pénalisés dans le classement en raison des taux de diabète et d'obésité dans leur population. Les situations globalement les plus difficiles concernent le Bangladesh, le Laos, le Yémen et une vingtaine de pays africains, parmi lesquels l'Éthiopie, l'Angola et le Tchad, qui occupent les dernières places du classement.

Concernant le coût de l'alimentation, les États-Unis bénéficient de l'alimentation la moins chère et aux prix les plus stables, tandis que le Royaume-Uni est le pays le plus cher d'Europe. Au niveau mondial, la Guinée, la Gambie, le Tchad et l'Iran sont les pays les plus chers, et l'Angola et le Zimbabwe sont les pays où la volatilité des prix alimentaires est la plus marquée. S'agissant du volet « quantité », les pays les plus touchés par la malnutrition et l'insuffisance pondérale infantile sont le Burundi, le Yémen, Madagascar et l'Inde. À l'inverse, les États-Unis, le Mexique, les Fidji, la Jordanie, le Koweït et l'Arabie Saoudite ont les plus mauvais taux d'obésité et de diabète.

Ce nouvel indice de situation alimentaire permet ainsi d'analyser, pays par pays, la capacité des populations à accéder à une alimentation globalement satisfaisante, ce qui n'est pas toujours le cas même si la production alimentaire est suffisante. Les résultats montrent également qu'un grand nombre de pays n'a toujours pas accès à une alimentation abordable et saine : Oxfam appelle donc à une réforme urgente des systèmes de production et de distribution alimentaires, à savoir « accroître l’investissement dans l’agriculture paysanne et à améliorer les infrastructures, afin de stimuler la production agricole, d’éviter les gaspillages et d’améliorer l’accès aux marchés ».

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Oxfam

 

27/01/2014

De nouvelles avancées pour la surveillance des zoonoses

La collaboration des organismes mondiaux, dans le cadre de la surveillance des maladies animales, a connu une nouvelle avancée avec une rencontre entre OIE et OMS le 20 janvier 2014, sur le thème de la surveillance des zoonoses, et principalement des grippes aviaires et de la rage. Par ailleurs, l'OIE vient de mettre en place une nouvelle plateforme de surveillance Wahis-Wild, pour la surveillance sanitaire des animaux sauvages, lesquels jouent un rôle croissant dans la transmission de zoonoses.

Source : OIE

23/01/2014

Lancement du réseau MED-AMIN, système d'information méditerranéen pour l'agriculture

Les États membres du CIHEAM (Centre International de Hautes Études Agronomiques Méditerranéennes) ont lancé le réseau MED-AMIN, Mediterranean Agricultural Markets Information Network, dans le but de « favoriser la coopération et le partage d'expériences entre les systèmes d'information nationaux des marchés agricoles ». Ce réseau se veut un signal fort pour les pays méditerranéens, car « amin » signifie « confiance » en arabe. Calqué sur le système AMIS mis en place par le G20, ce réseau concerna au départ les céréales (blés, orge, maïs et riz), qui représentent des matières premières agricoles stratégiques pour les pays méditerranéens.

Source : IAMM

13:57 Publié dans Mondialisation et international, Production et marchés | Lien permanent | Tags : méditerranée |  Imprimer | | | | |  Facebook

17/01/2014

Les préoccupations environnementales et sociales des consommateurs plus élevées dans les pays émergents qu'en Europe

Une étude à l'échelle mondiale du cabinet de marketing Nielsen bat en brèche l'idée selon laquelle les préoccupations sociales et environnementales sont l'affaire des pays riches. Les consommateurs soucieux des pratiques des entreprises, et se disant prêts à payer plus pour cela, seraient proportionnellement plus nombreux dans les pays émergents qu'en Europe.

Les pays où les consommateurs se disent les plus sensibles à l’attitude des entreprises en matière de RSE seraient en effet l’Inde (75 %), les Philippines (71 %), la Thaïlande (68 %), l’Indonésie (66 %), l’Égypte (64 %) et le Vietnam (64 %). À l'inverse, la France fait partie des pays où les consommateurs semblent les moins sensibles, avec 31 % de réponses positives. Dans le même ordre de grandeur, le Japon est prêt à acheter responsable à 31 %, l’Allemagne à 38 %, la Norvège à 39 % et les États-Unis à 44 %.

En comparant ces résultats à ceux d'une étude similaire réalisée en 2011, les auteurs constatent une rapide évolution. À l'échelle internationale, la part des consommateurs enquêtés prêts à payer plus cher leurs biens de consommation, à condition que les entreprises aient un impact positif sur la société, serait passée de 45 à 50% en 2 ans.

De tels résultats sont à prendre avec prudence, la méthode (sondage en ligne auprès de 29 000 consommateurs dans 58 pays) comportant des limites (seuls les internautes sont consultés). Cependant, une tendance de fond significative est ici illustrée. L'apparition d'une classe moyenne dans les pays émergents, importante en nombre, et qui devrait tirer la consommation mondiale de demain, s'accompagne d'une exigence croissante vis-à-vis des pratiques sociales et environnementales des entreprises.

Alexandre Martin, Centre d'études et de prospective

Source : The Nielsen Compagny

17:17 Publié dans Mondialisation et international, Société | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Dans le monde post-Bali, ce n'est plus le prix qui fait la compétitivité

La mondialisation a transformé le commerce international, et si le Cycle de Doha à l'OMC a eu tant de peine à aboutir, c'est parce que l'agenda qui avait été défini au départ ne correspond plus à la réalité des marchés. Ainsi, dans un ouvrage collectif du Centre for Economic Policy Research, G. Aldonas considère que l'accord obtenu à Bali fin 2013 est une opportunité pour relancer la dynamique multilatérale de l'OMC sur de nouvelles bases.

Dans un contexte de coûts de transactions élevés, les entreprises devaient exporter pour se développer. C'est pourquoi la pression était mise, au milieu du XXe siècle, sur la baisse des barrières tarifaires. Mais la mondialisation et les nouvelles technologies de l'information et de la communication ayant fortement réduit ces coûts, les entreprises ont désormais la possibilité d'investir et de produire ailleurs, plutôt que d'exporter depuis leur pays d'origine. Plus de la moitié du commerce international actuel concerne, d'après l'auteur, des produits intermédiaires échangés au sein d'une même firme, ou entre ses filiales et les partenaires de sa chaîne d'approvisionnement globale.

Ce qui importe alors, pour une entreprise organisant ou participant à une chaîne de valeur globale, c'est de réduire les coûts de ses opérations sur les marchés globaux, de gérer les risques liés aux incertitudes qu'impose la logique de flux tendus sur une échelle internationale, et de développer ses capacités à collaborer et à innover avec les divers acteurs de la chaîne. Au sein de ces chaines de valeur globales, le prix ne constituerait donc plus le principal déterminant de la compétitivité.

Dans cette perspective, les questions de droits de douane ou de subventions à l'export, au cœur du Cycle de Doha, deviennent, d'après l'auteur, moins pertinentes. Cela expliquerait l'inclusion, dans l'accord final de Bali, d'un compromis sur la simplification de la bureaucratie douanière pour faciliter le commerce.

Alexandre Martin, Centre d'études et de prospective

Source : Centre for Economy Policy Research

17:14 Publié dans Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/01/2014

L'obésité augmente désormais plus vite dans les pays en développement et atteint 1 personne sur 3 dans le monde

Le think-tank britannique Overseas Development Institute, spécialisé en développement international et questions humanitaires, a publié en janvier 2014 un rapport intitulé Future diets : implications for agriculture and food prices. Les auteurs y passent en revue la littérature et les données existantes sur l'évolution de la consommation de nourriture depuis 50 ans dans différentes régions du monde.

Le rapport indique que le nombre de personnes obèses ou en sur-poids atteint désormais 1,46 milliard, soit une personne sur trois dans le monde. La proportion de personnes obèses ou en surcharge pondérale est ainsi passée de 23% en 1980 à 34% en 2008. Ce qui a changé, c'est que la majeure partie de cette augmentation a eu lieu dans les pays en développement : entre 1980 et 2008, le nombre de personnes en sur-poids y a plus que triplé, passant de 250 à 904 millions. Dans ces pays, l'explosion de l'obésité s'accompagne néanmoins d'une persistance de la malnutrition : des apports énergétiques insuffisants et des carences en protéines et micronutriments touchent toujours des centaines de millions de personnes. Dans les pays développés, le nombre de personnes en sur-poids a été multiplié par 1,7 sur la même période.

Concernant l'évolution des régimes alimentaires, le rapport indique que malgré une importante variabilité entre pays, et au sein même des pays en fonction des classes sociales, la tendance est à l'accroissement de la consommation de produits animaux, de graisse et de sucre. Ceci, associé à une sédentarité accrue, expliquerait pour partie l'augmentation de l'obésité dans le monde.

Les auteurs recommandent de mettre en œuvre des politiques publiques pour contrer cette progression rapide de l'obésité, sans quoi les problèmes de santé (diabètes, maladies cardio-vasculaires, etc.) risquent de peser lourdement sur les systèmes de santé publics. Ils concluent que la diversité des régimes alimentaires à travers le monde et au sein des pays est le signe que la mondialisation ne conduira pas à une uniformisation de nos régimes alimentaires. En conséquence, et bien que responsables politiques et consommateurs y soient généralement réticents, il leur semble possible d'influencer le contenu de nos assiettes via une combinaison de mesures concernant à la fois l'éducation, les prix et la réglementation.

Madeleine Lesage et Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Overseas Development Institute

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08/01/2014

La FAO dresse un panorama de l'évolution des maladies animales

Dans un rapport paru le 16 décembre 2013, la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) dresse un panorama complet sur le paysage actuel des maladies du bétail.

Cette étude confirme les évolutions observées, liées notamment à la croissance démographique et à l'essor de filières alimentaires mondialisées, et met l'accent sur le rôle phare des activités humaines depuis quelques décennies (échanges internationaux, agriculture intensive, déforestation). Le changement climatique est également désigné comme moteur de cette évolution. La dynamique des maladies qui, à des degrés divers, sont préoccupantes pour la santé humaine peut être considérée comme un indicateur clé de la vulnérabilité associée à l'interface entre Hommes, animaux domestiques, faune sauvage et écosystème. L'importance du concept de one health est à nouveau soulignée.

Ren Wang, sous-directeur général pour la consommation et la protection des consommateurs à la FAO, souligne que compte tenu de la progression inéluctable des contacts entre l'Homme et l'animal, tant domestique que sauvage, il conviendra de plus en plus de s'attaquer aux causes de l'émergence, de façon à tenter d'anticiper la survenue des pathologies. Les évolutions attendues d'ici 2030, en termes d'occupation des sols (urbanisation croissante dans les pays du Sud et transformation des territoires vierges en terres agricoles) sont également un des critères d'influence mis en avant par le rapport.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : FAO

Lutte contre les antibiorésistances en Nouvelle-Zélande

Depuis plusieurs années, les éleveurs et les vétérinaires néo-zélandais associent leurs efforts pour diminuer la consommation d'antibiotiques dans le cadre de la lutte contre les antibiorésistances.

Le président de l'association des vétérinaires néo-zélandais, le docteur Steve Merchant, a rappelé l'importance du lien entre santé animale et santé humaine, et le rôle joué par les propriétaires d'animaux, éleveurs ou particuliers, qui doivent comprendre l'importance de la recherche de ciblage de l'antibiotique approprié au traitement de la maladie de leur animal. De même, le respect de bonnes pratiques d'hygiène en élevage doit permettre de diminuer les traitements anti-infectieux des pathologies liées au tarissement dans l'espèce bovine.

Selon les autorités ministérielles compétentes, une baisse de 19% de l'utilisation des antibiotiques a été constatée ces dernières années. Les améliorations concernent plus spécialement la filière porcine, où la vaccination est de plus en plus largement utilisée pour la prévention de maladies, et la filière bovine laitière. Le rapport ministériel identifie cependant quelques points à améliorer, comme le recours encore trop fréquent à des antibiotiques récents, tels que les céphalosporines de troisième ou quatrième génération, qui devraient être réservés à des indications très précises.

Cet engagement dans la lutte contre les antibiorésistances de la Nouvelle-Zélande, pays dont 55% du territoire sont agricoles, et premier exportateur mondial de produits laitiers, confirme l'importance du concept de one health à l'échelle mondiale.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Sources : Global Meat News et Rural News Group

07/01/2014

Création d'une usine chinoise Synutra de lait en poudre dans le Finistère

L'entreprise chinoise Synutra, spécialiste du lait infantile, vient de poser la première pierre de son usine de fabrication de lait en poudre à Carhaix, dans le Finistère. Cette usine devrait ouvrir en 2015 et être approvisionnée par le lait d'environ 1 000 producteurs laitiers bretons adhérents de Sodiaal. La poudre de lait sera destinée au marché chinois, en pleine expansion et de plus en plus soucieux de la qualité depuis de récents scandales sanitaires. Ce projet a nécessité un investissement de 90 millions d'euros de la part de l'industriel chinois. L'usine devrait employer 250 salariés, pour partie issus de l'actuelle usine de Sodiaal qui doit fermer en 2015.

Source : Les Échos

15:29 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, IAA, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : bretagne, chine, lait |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/12/2013

L'avenir de l'industrie agroalimentaire mondiale vu par les dirigeants d'entreprises

À travers le monde, les industriels de l'agroalimentaire sont majoritairement confiants dans les perspectives qui s'offrent à eux pour les prochaines années. De plus en plus globalisé, ce secteur connait des évolutions rapides, permettant de satisfaire la demande partout et à tout moment. Mais cette internationalisation comporte également des risques. Tels sont les résultats d'une enquête auprès de 248 dirigeants de 7 pays publiée en novembre par le cabinet Grant Thornton.

Les entreprises anticipent d'importantes hausses des exportations dans les prochaines années, principalement vers l'Asie. Mais ces opportunités s'accompagneraient de vulnérabilités croissantes dans la chaîne d'approvisionnement. La préoccupation majeure est le prix de plus en plus élevé des matières premières, qui représentent environ 45% de leurs chiffres d'affaires. Vient ensuite la difficulté à gérer des règlementations de plus en plus exigeantes et diverses entre les pays. Le pouvoir du secteur de la distribution, dans de nombreux pays, est également perçu comme l'un des principaux freins pour l'industrie.

L'allongement des chaînes d'approvisionnement confronte les entreprises à des risques croissants d'accident sanitaire, de non-conformité légale, ou de notoriété. Cela les amène à devoir de plus en plus tracer les ingrédients d'un bout à l'autre de la chaîne, en collaborant avec les différents maillons sur la gestion des risques et l'amélioration des performances.

Enfin, pour saisir ces opportunités, les entreprises enquêtées disent qu'elles doivent anticiper de plus en plus finement les tendances de la consommation. Or, un autre facteur majeur impacte l'industrie agroalimentaire : l'utilisation croissante des tablettes et smartphones par les consommateurs lors de leurs achats. Avec une telle disponibilité d'informations instantanées, les entreprises doivent investir massivement dans les réseaux sociaux, à la fois pour minimiser les risques réputationnels et pour mieux connaître leurs clients.

Ainsi, d'après l'étude, la stratégie des entreprises serait à l'avenir moins centrée sur la réduction des coûts que sur la capacité à répondre rapidement, en lieu et temps voulus, à la demande des différentes catégories de consommateurs, autant en informations qu'en produits.

Alexandre Martin, Centre d'études et de prospective

Source : Grant Thornton

11:51 Publié dans IAA, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/12/2013

World Energy Outlook 2013 (WEO) : focus sur les biocarburants et le Brésil

Publié en novembre 2013, ce rapport actualisé chaque année présente des projections à l'horizon 2035 des tendances en termes de production, de demande et d'échanges dans le secteur de l'énergie. Les résultats présentés ci-dessous correspondent au scénario « Nouvelles politiques », qui est le scénario central du WEO reposant sur une approche tendancielle incluant les politiques publiques mises en place ou annoncées par les différents gouvernements.

Parmi les grandes conclusions de ce rapport, ressort le rôle stratégique à venir du Moyen-Orient pour répondre à la demande en pétrole brut à partir de 2020 ; un rôle masqué jusqu'à cet horizon par l'exploitation des sables bitumeux au Canada, des gaz de schistes aux États-Unis, la production de pétrole offshore extrait à grande profondeur et de gaz naturel liquéfié.

Concernant les biocarburants, la demande devrait tripler d'ici 2035, représentant alors 8% de la demande en carburants dans le secteur des transports. Les biocarburants avancés devraient être déployés sur les marchés après 2020 et représenter 20% de l'offre en biocarburants à l'horizon 2035. Quant aux subventions pour ce secteur, elles devraient se maintenir.

Le rôle du Brésil est aussi détaillé. Second producteur mondial de biocarburants, surtout d'éthanol à partir de canne à sucre, sa production devrait tripler d'ici 2035, répondant alors au tiers de sa demande intérieure en carburants dans le secteur routier. De plus, les exportations nettes brésiliennes représenteront près de 40 % du commerce mondial de biocarburants. Cette augmentation de la production soulève la question des surfaces mobilisables sans atteinte à l'environnement, suffisantes selon l'International Energy Agency.

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Source : International Energy Agency

Le focus fait sur le Brésil souligne ses performances énergétiques, ainsi que sa production à venir via ses récentes découvertes en mer, qui vont le conduire à devenir un des exportateurs majeurs de pétrole. Le secteur énergétique brésilien restera un des moins intensifs en carbone grâce à une forte mobilisation des ressources renouvelables : hydroélectricité, éoliennes mais aussi l'électricité produite à partir de bioénergie. Le gaz naturel jouera aussi un rôle important.

Élise Delgoulet, Centre d'études et de prospective

Source : International Energy Agency


09/12/2013

Plantation de 40 000 arbres fruitiers par la mairie de Jakarta

La mairie de Jakarta a décidé de lancer un grand programme de plantation d'arbres fruitiers dans la capitale d'Indonésie, le long des routes et sur les terrains vacants. Les habitants pourront cueillir librement les fruits de ces 40 000 arbres. Le maire de Jakarta souhaite que la ville soit « esthétique, verte et nutritive ».

Source : Courrier International