Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/07/2016

Lancement de plusieurs marchés à terme européens sur les engrais

À quelques jours d'intervalle, les opérateurs boursiers Euronext et CME Europe ont annoncé en mai 2016 le lancement de nouveaux marchés à terme portant sur les engrais azotés, complétant les produits déjà proposés par CME à Londres ou par European Energy Exchange (EEX, Bourse européenne de l'énergie) sur la place financière de Francfort. Cette multiplication des offres répond aux besoins des opérateurs des filières agricoles de diminuer leur exposition au risque prix, sur des marchés largement volatils.

Les nouveaux instruments financiers (swaps) proposés par CME portent sur du diammonium phosphate, en complément de contrats déjà existants sur l'urée et le nitrate d'ammonium. L'ensemble de ces contrats relève d'un débouclage financier, c’est-à-dire sans livraison physique d'engrais, sur la base d'un prix de référence issu d'indicateurs externes (publiés par ICIS et Profercy). Au contraire, le choix fait par Euronext, pour le contrat à terme sur une solution d'urée et de nitrate d'ammonium, est celui d'un débouclage physique, avec une livraison des engrais au terminal de Rouen, selon le même principe que le marché que gère déjà Euronext sur le blé meunier.

Le panel d'instruments financiers désormais disponibles, aussi bien sur les produits agricoles que sur les intrants, devrait permettre aux opérateurs de se couvrir contre les fluctuations de prix amont et aval. Cette gestion du risque prix est toutefois de plus en plus technique à mettre en œuvre et représente des coûts de gestion et de trésorerie pouvant limiter le nombre potentiel d’acteurs intéressés. L'avenir dira si ces marchés deviennent suffisamment liquides, autrement dit s’ils attirent suffisamment de participants pour permettre des achats et ventes rapides, condition indispensable pour qu’ils puissent pleinement remplir leur rôle.

Jean-Noël Depeyrot, Centre d'études et de prospective

Sources : CME, Euronext

09:58 Publié dans Production et marchés | Lien permanent | Tags : engrais, marchés à terme |  Imprimer | | | | |  Facebook

12/03/2015

Engrais : projections de la FAO à 2018

La FAO a publié mi-février un rapport explorant des tendances sur la production et l’utilisation des engrais azotés, phosphatés et potassiques à l’horizon 2018. Au niveau mondial, la demande devrait être 25 fois plus importante qu’en 2008, atteignant environ 200 millions de tonnes. La croissance à cet horizon est plus importante pour la potasse (2,6 % par an) et le phosphore (2,25 % par an) que pour l’azote (1,4 % par an). Côté acteurs, l'Asie restera le plus gros consommateur, tandis que la demande européenne devrait se stabiliser. Ces deux zones géographiques, tout comme l’Amérique latine et les Caraïbes, resteraient dépendantes des importations, alors que l’Afrique serait toujours un exportateur malgré une augmentation de sa demande intérieure. Quant aux activités de production, qui excèdent d’ores et déjà la demande réelle, elles devraient croître plus vite que l’utilisation.

Cette publication propose une décomposition pour les trois principaux engrais. S’agissant du phosphore, l’augmentation de la demande devrait venir pour plus de la moitié d’Asie (58 % entre 2014 et 2018, dont 10 % pour l’Inde et 5 % pour la Chine) et pour plus du quart du continent américain (29 %, dont 19 % pour le Brésil seul). Côté production (matières premières, produits intermédiaires et finaux), l’augmentation viendrait principalement d’Asie (environ 63 %) et d’Afrique (environ 37 %), alors que la production en Amérique du Nord serait en retrait (environ -6,6 %). La FAO propose par ailleurs un focus sur l’azote.

Élise Delgoulet, Centre d’études et de prospective

Source : FAO, FAO

 

10:00 Publié dans 3. Prévision, Agronomie | Lien permanent | Tags : fao, engrais |  Imprimer | | | | |  Facebook

27/04/2012

Volatilité des prix agricoles et des engrais

Un 4 pages de Rabobank décrit comment la volatilité des prix agricoles a impacté la volatilité des prix des engrais, et donc les stratégies de production et de stockage des engrais par les acteurs de la filière. L'instabilité des prix des engrais a le plus de préjudice pour les agriculteurs, qui au final portent le plus de risque parmi les acteurs de la filière, s'ils ne peuvent pas trouver d'engrais au bon moment de leur cycle de culture.

Les stratégies pour réduire cette volatilité mises en place par la filière engrais sont très similaires à celles recommandées par le G20 agricole de 2011 : plus de transparence et de collaboration entre acteurs de la filière sur la production et les stocks d'engrais, utilisation d'outils de télédétection pour mieux anticiper les surfaces semées et donc les besoins en engrais, marchés à terme pour les engrais pour répartir le risque entre acteurs des marchés.

Deux stratégies sont proposées aux producteurs d'engrais pour réduire l'effet de la volatilité des prix sur leur activité : 1) user des dernières méthodes de gestion et technologies pour devenir beaucoup plus efficaces dans la prédiction à moyen terme de la demande et la réponse rapide à cette demande (pour éviter de payer des stocks d'engrais à leur niveau de la filière) ou 2) entamer un processus d'intégration verticale avec leurs fournisseurs de matières premières d'une part, et les agriculteurs d'autre part, afin de sécuriser leur approvisionnement et leurs débouchés.

 Source : Rabobank  

 Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

15:01 Publié dans Production et marchés | Lien permanent | Tags : engrais |  Imprimer | | | | |  Facebook