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18/12/2013

L'avenir de l'industrie agroalimentaire mondiale vu par les dirigeants d'entreprises

À travers le monde, les industriels de l'agroalimentaire sont majoritairement confiants dans les perspectives qui s'offrent à eux pour les prochaines années. De plus en plus globalisé, ce secteur connait des évolutions rapides, permettant de satisfaire la demande partout et à tout moment. Mais cette internationalisation comporte également des risques. Tels sont les résultats d'une enquête auprès de 248 dirigeants de 7 pays publiée en novembre par le cabinet Grant Thornton.

Les entreprises anticipent d'importantes hausses des exportations dans les prochaines années, principalement vers l'Asie. Mais ces opportunités s'accompagneraient de vulnérabilités croissantes dans la chaîne d'approvisionnement. La préoccupation majeure est le prix de plus en plus élevé des matières premières, qui représentent environ 45% de leurs chiffres d'affaires. Vient ensuite la difficulté à gérer des règlementations de plus en plus exigeantes et diverses entre les pays. Le pouvoir du secteur de la distribution, dans de nombreux pays, est également perçu comme l'un des principaux freins pour l'industrie.

L'allongement des chaînes d'approvisionnement confronte les entreprises à des risques croissants d'accident sanitaire, de non-conformité légale, ou de notoriété. Cela les amène à devoir de plus en plus tracer les ingrédients d'un bout à l'autre de la chaîne, en collaborant avec les différents maillons sur la gestion des risques et l'amélioration des performances.

Enfin, pour saisir ces opportunités, les entreprises enquêtées disent qu'elles doivent anticiper de plus en plus finement les tendances de la consommation. Or, un autre facteur majeur impacte l'industrie agroalimentaire : l'utilisation croissante des tablettes et smartphones par les consommateurs lors de leurs achats. Avec une telle disponibilité d'informations instantanées, les entreprises doivent investir massivement dans les réseaux sociaux, à la fois pour minimiser les risques réputationnels et pour mieux connaître leurs clients.

Ainsi, d'après l'étude, la stratégie des entreprises serait à l'avenir moins centrée sur la réduction des coûts que sur la capacité à répondre rapidement, en lieu et temps voulus, à la demande des différentes catégories de consommateurs, autant en informations qu'en produits.

Alexandre Martin, Centre d'études et de prospective

Source : Grant Thornton

11:51 Publié dans IAA, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/12/2013

World Energy Outlook 2013 (WEO) : focus sur les biocarburants et le Brésil

Publié en novembre 2013, ce rapport actualisé chaque année présente des projections à l'horizon 2035 des tendances en termes de production, de demande et d'échanges dans le secteur de l'énergie. Les résultats présentés ci-dessous correspondent au scénario « Nouvelles politiques », qui est le scénario central du WEO reposant sur une approche tendancielle incluant les politiques publiques mises en place ou annoncées par les différents gouvernements.

Parmi les grandes conclusions de ce rapport, ressort le rôle stratégique à venir du Moyen-Orient pour répondre à la demande en pétrole brut à partir de 2020 ; un rôle masqué jusqu'à cet horizon par l'exploitation des sables bitumeux au Canada, des gaz de schistes aux États-Unis, la production de pétrole offshore extrait à grande profondeur et de gaz naturel liquéfié.

Concernant les biocarburants, la demande devrait tripler d'ici 2035, représentant alors 8% de la demande en carburants dans le secteur des transports. Les biocarburants avancés devraient être déployés sur les marchés après 2020 et représenter 20% de l'offre en biocarburants à l'horizon 2035. Quant aux subventions pour ce secteur, elles devraient se maintenir.

Le rôle du Brésil est aussi détaillé. Second producteur mondial de biocarburants, surtout d'éthanol à partir de canne à sucre, sa production devrait tripler d'ici 2035, répondant alors au tiers de sa demande intérieure en carburants dans le secteur routier. De plus, les exportations nettes brésiliennes représenteront près de 40 % du commerce mondial de biocarburants. Cette augmentation de la production soulève la question des surfaces mobilisables sans atteinte à l'environnement, suffisantes selon l'International Energy Agency.

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Source : International Energy Agency

Le focus fait sur le Brésil souligne ses performances énergétiques, ainsi que sa production à venir via ses récentes découvertes en mer, qui vont le conduire à devenir un des exportateurs majeurs de pétrole. Le secteur énergétique brésilien restera un des moins intensifs en carbone grâce à une forte mobilisation des ressources renouvelables : hydroélectricité, éoliennes mais aussi l'électricité produite à partir de bioénergie. Le gaz naturel jouera aussi un rôle important.

Élise Delgoulet, Centre d'études et de prospective

Source : International Energy Agency


09/12/2013

Plantation de 40 000 arbres fruitiers par la mairie de Jakarta

La mairie de Jakarta a décidé de lancer un grand programme de plantation d'arbres fruitiers dans la capitale d'Indonésie, le long des routes et sur les terrains vacants. Les habitants pourront cueillir librement les fruits de ces 40 000 arbres. Le maire de Jakarta souhaite que la ville soit « esthétique, verte et nutritive ».

Source : Courrier International

25/11/2013

Accord UE-US : certaines clauses pourraient limiter la capacité de l'UE de protéger l'environnement et les citoyens

Une étude publiée par le Parlement européen dénonce les risques liés à un éventuel mécanisme bilatéral de règlement des litiges qui serait ouvert aux entreprises. Celui-ci autoriserait un acteur privé à poursuivre un État, et à en réclamer des compensations, pour un changement de politique publique affectant ses investissements.

De tels mécanismes sont inclus dans un nombre croissant d'accords, tels que l'ALENA ou le récent accord UE-Canada. Pour les entreprises, un tel mécanisme assure une stabilité et permet donc de stimuler les investissements. En revanche, nombreux sont les acteurs (ONG, analystes, États) à dénoncer cette manière de restreindre la liberté des États à règlementer en faveur de l'environnement ou de leurs citoyens.

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10:49 Publié dans 4. Politiques publiques, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/11/2013

Des prévisions records pour les récoltes 2014

À quelques jours d'écart, l'International Grain Council (IGC) et l'USDA ont publié des prévisions de récoltes records pour la campagne 2013/2014. Le rapport sur les marchés des céréales publié par l'IGC le 31 octobre 2013 prévoit ainsi une récolte de 1 940 millions de tonnes, prévision revue à la hausse de 10 millions de tonnes par rapport à la précédente, et représentant une progression de plus de 8% (+ 150 millions de tonnes) par rapport à la campagne 2012/2013. Selon les deux organismes, les récoltes de blé gagneraient ainsi 40 millions de tonnes (+ 6%) pour atteindre un total autour de 700 MT, et les récoltes de maïs progresseraient de 85 millions de tonnes (+ 9,8%), pour atteindre un total autour de 950 MT.

Les échanges internationaux étant annoncés comme stables ou en légère progression, cette production à des niveaux sans précédent devrait permettre une large reconstitution des stocks de report et, pour le maïs, une hausse de l'utilisation en alimentation animale, grâce à des prix en baisse.

Jean-Noël Depeyrot, Centre d'études et de prospective

Source : International Grain Council, Grain Market Report

USDA, World Agricultural Supply and Demand Estimates

 

 

07/11/2013

L'internationalisation du système productif alimentaire breton

Si la globalisation des marchés et l'accroissement des échanges européens et internationaux ont participé au développement du système productif alimentaire breton, ils ont également eu pour conséquence l'instauration de nouvelles règles du jeu sur les marchés, pouvant parfois fragiliser certaines filières du territoire. Ainsi, les crises récentes rencontrées notamment dans le secteur de la volaille, de la production porcine ou encore du lait, témoignent de ces difficultés d'adaptation dans un contexte international en évolution rapide.

L'objet de ce rapport du Conseil économique et social de la région Bretagne était d'identifier les différentes facettes de cette internationalisation, d'analyser les mécanismes par lesquels elle influence le système productif alimentaire breton et de mettre en lumière les enjeux actuels et futurs qu'elle soulève. Ces enjeux ont été déclinés par filière : filière volaille, bovine, porcine, produits de la mer et de l'aquaculture et production laitière.

En conclusion, le rapport formule des recommandations, certaines visant à améliorer la « compétitivité prix » (économies d'énergie, contractualisation, etc.), d'autres visant à améliorer la « compétitivité hors prix » (création de valeur ajoutée, formation, innovation).

 Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : CESER Bretagne

10:39 Publié dans Filières agricoles, Mondialisation et international, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/10/2013

Le développement agricole à un carrefour

Le Rapport 2013 de la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement) sur le commerce et l'environnement, sous-titré Réveillez-vous avant qu'il ne soit trop tard : agir pour une agriculture soutenable afin d'assurer la sécurité alimentaire face au changement climatique, vient d'être publié. Plus de 60 experts internationaux ont contribué à cette analyse.

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Le rapport considère que le développement agricole est à un véritable carrefour, certains indicateurs montrant, selon les auteurs, une crise collective du modèle actuel :

  • les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 80% dans la période de 2011 à mi-2013 par rapport à la période 2003-2008 ;

  • la consommation mondiale d'engrais a été multipliée par 8 au cours des 40 dernières années, et dans le même temps la production mondiale de céréales a seulement doublé ;

  • les taux de croissance de la productivité agricole ont récemment diminué, passant de 2 % à moins de 1% par an ;

  • des limites environnementales ont déjà été atteintes (notamment contamination des sols et des eaux en azote et perte de biodiversité) ;

  • l'ampleur des acquisitions de terres par des investisseurs étrangers éclipse le niveau de l'aide publique au développement, la première étant de 5 à 10 fois plus élevée que la seconde au cours des dernières années.

Ce rapport recommande un changement rapide de paradigme : « l'agriculteur n'est pas seulement un producteur de produits agricoles, mais également un gestionnaire d'un système agroécologique », fournissant un certain nombre de biens publics et de services. Les gouvernements doivent mieux prendre en compte la petite agriculture et la soutenir afin de rémunérer les biens publics qu'elle fournit.

La CNUCED préconise une transition vers une plus grande diversité de cultures, une diminution de l'usage des engrais et plus globalement des intrants, un soutien renforcé aux petites structures agricoles ainsi qu'à une production et une consommation alimentaires axées sur le local, que les règles commerciales internationales doivent, selon elle, encourager.

Céline Fabre, Centre d'études et de prospective

Source : CNUCED

14/10/2013

Inde : mise en culture d’un millet perle riche en fer

Plus de 30 000 agriculteurs indiens ont planté cette année une variété de millet particulièrement riche en fer. Développée par l’Institut international de recherche sur les cultures des zones semi-arides (ICRISAT), cette variété, dont le nom commercial est Dhanashatki, permet par ailleurs d’obtenir de meilleurs rendements et possède des caractéristiques de résistance au stress hydrique.

Selon l’IFPRI (International Food Policy Research Institute), 100 grammes de farine issue de cette variété suffisent à couvrir le besoin quotidien en fer pour un enfant. L’anémie en fer est très répandue en Inde : elle concerne 70% des enfants de moins de 5 ans. Cette semence pourrait gagner en popularité du fait d’une meilleure valorisation, ce qui contribuerait à relancer la production déclinante de cette céréale secondaire (8,74 Mt en 2012-2013 contre 12,11 Mt en 2003-2004).

Cédric Prévost, conseiller pour les affaires agricoles à l’ambassade de France en Inde

Source : The Hindu Business Line

16:43 Publié dans Agronomie, Alimentation et consommation, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : inde |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/10/2013

L'impact environnemental et économique du gaspillage

Après un premier rapport, en 2011, sur l'ampleur des pertes et du gaspillage à l'échelle mondiale, la FAO publie une nouvelle étude : Food Wastage Footprint: Impacts on Natural ressources, qui analyse les impacts écologiques du phénomène, en se penchant sur ses conséquences pour le climat, les utilisations de sols et d'eau, ainsi que sur la biodiversité.

Les pertes et le gaspillage s'élèveraient à 1,3 milliard de tonnes de nourriture par an, soit un tiers de la production mondiale. Cela représente 250 km3 d'eau (un volume équivalant au débit annuel du fleuve Volga), et l'émission de3,3 gigatonnes de gaz à effet de serre. L'analyse par l'empreinte carbone fait apparaître que le gaspillage au stade de la consommation a un impact plus élevé que ce qui est perdu dans les étapes précédentes de la chaîne alimentaire : en effet, alors que ce stade ne représente, au niveau mondial, que 22% des quantités perdues ou gaspillées, en termes d'empreinte carbone cette proportion monte à 37%.

Des analyses croisées, par produits et par régions du monde, font apparaître un certain nombre de hot spots : les pertes de céréales en Asie ont ainsi de lourds impacts en termes d'émissions de carbone et d'utilisation de la ressource en eau. Le secteur de la viande a une empreinte carbone relativement élevée, en particulier dans les pays à forts revenus et en Amérique latine, qui, ensemble, représentent 80% de tous les gaspillages et pertes de viande. Le gaspillage des fruits est quant à lui responsable de gaspillages d'eau en Asie, en Amérique latine, et en Europe.

L'évaluation des impacts économiques du gaspillage est basée sur les statistiques FAO de prix à la production 2009 d'environ 180 produits (sauf poissons et fruits de mer), dans une centaine de pays. Le coût économique total s'élève à 750 milliards de dollars par an, l'équivalent du PIB de la Suisse.

En complément de cette étude, la FAO a également publié un guide contenant des pistes d'action pour toutes les étapes de la filière : producteurs, distributeurs, restaurateurs, consommateurs, etc.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Sources : étude FAOGuide

 

02/10/2013

Dans 5 ans, des vaches résistantes à la tuberculose ?

L'association britannique DairyCow a commandé à deux universités écossaises, le Scotland Rural College et l'université d'Edimbourgh, un programme de recherche sur la résistance génétique à la tuberculose bovine. Cette dernière reste en effet préoccupante au Royaume-Uni. Les cas bovins constatés sont souvent en lien avec la contamination d'animaux sauvages, les blaireaux en particulier.

Marco Winters, responsable de la section « génétique » de DairyCow, a conscience qu'il s'agit d'une initiative à relativement long terme. En effet, il faudra attendre avril 2015 avant de pouvoir sélectionner des taureaux porteurs du germe de résistance. Par conséquent, les filles de ces taureaux entreront en lactation au plus tôt en 2018. De plus, il faudra tenir compte du fait que ce gène est relativement peu transmissible verticalement. Ce n'est donc pas avant plusieurs années qu'il pourra être constaté un réel effet sur l'incidence de la maladie. Ce sera alors une importante avancée pour les professionnels de l'élevage bovin.

Selon Georgios Banos, qui pilote le programme, cette étude sera un atout important pour les éleveurs qui pourront ajouter ce trait génétique aux caractères, fréquemment sélectionnés, que sont la fertilité et la production laitière.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : Dairyco

Les États-Unis interdisent les additifs à base d'arsenic dans l'alimentation des porcs et des poulets de chair

La Food and Drug Administration (FDA) américaine a décidé de retirer l'autorisation de mise sur le marché de trois additifs alimentaires, à base d'arsenic, utilisés dans l'alimentation des porcins et poulets de chair. Il s'agit de la roxarsone, de la carbasone et de l'acide arsalinique. Cette décision, attendue depuis longtemps, fait suite à une demande formelle du Centre pour la sécurité alimentaire (CFS), de l'Institut de l'agriculture et de la politique commerciale (Institute for agriculture and trade policy, IATP) et d'associations de consommateurs, qui avaient lancé une pétition en ce sens en 2009.

L'IATP estime que cette interdiction est une grande victoire pour les consommateurs, mais souhaite cependant que l'on n'en reste pas là et que la réflexion sur l'évaluation des risques soit élargie à l'ensemble des additifs de l'alimentation animale.

Les additifs à base d'arsenic étaient utilisés à titre préventif contre les coccidioses intestinales, ce qui avait également un effet promoteur de croissance. De plus, ces additifs rendaient la viande de poulet plus rose et plus appétissante. Les additifs arsenicaux ont été interdits en Union européenne en 1999. Auparavant, la roxarsone était assez couramment utilisée dans les élevages porcins et aviaires.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : IATP

16:17 Publié dans Mondialisation et international, Santé et risques sanitaires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Une mesure inédite pour lutter contre l'érosion des sols en Uruguay

Le gouvernement uruguayen a mis en place une mesure pour lutter contre les risques d'érosion des sols : les exploitations agricoles de plus de 100 hectares doivent dorénavant présenter un plan de culture établi par un agronome indépendant, après diagnostic des sols et du risque d'érosion hydrique. Ce plan de culture doit être élaboré de façon à assurer la conservation des sols, et une pénalité est prévue en cas de non-respect du plan annoncé. D'après les autorités uruguayennes, c'est la première fois en Amérique du Sud qu'un État impose des pratiques agro-environnementales à long terme.

Source : Ministère de l'agriculture et de la pêche d'Uruguay

16:16 Publié dans Environnement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

30/09/2013

Première banque de semences locales en Indonésie

Après 12 années de recensement des meilleures variétés des principales cultures paysannes (riz, maïs, soja, légumes et fruits), la première banque de semences locales a été créée en Indonésie : Asosiasi Bank Benih Tani Indonesia (AB2TI). 139 variétés ont été inscrites au catalogue ; leur aire de présence et leur mode de culture ont été renseignés. Les semences sont vendues à prix coûtant aux paysans, afin de favoriser le renouveau des semences paysannes. En Indonésie, de nombreux paysans ont été emprisonnés au cours des années 2000 pour avoir croisé des variétés en vue de les améliorer ; c'est pourquoi AB2TI craint une offensive des firmes semencières et souhaite un soutien des pouvoirs publics.

Source : Politis n°1258, juin 2013

 

13/09/2013

Investissements fonciers internationaux : nouvelles estimations

La base de données Land Matrix, qui enregistre les transactions foncières internationales (ventes, baux, concessions, etc.) d'une superficie minimale de 200 hectares, a été créée en avril 2012 par l'International Land Coalition (ILC), avec quatre organismes de recherche : CIRAD, CDE (Centre for Development and Environment), GIGA (German Institute of Global and Area Studies), GIZ (Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit GmbH). Conçue comme un outil ouvert, cette base dispose de données provenant de sources variées (rapports d'organisations internationales, d'ONG, documents universitaires, articles de presse). Elle est également alimentée par le public, via une interface utilisateur. En contribuant à la visualisation de projets d'acquisitions foncières à grande échelle, cet observatoire a pour objectif la prise en compte de l'accès au foncier et aux ressources dans les débats internationaux et nationaux.

Lors de son lancement, Land Matrix avait suscité de nombreuses réactions et certaines controverses soulignant les difficultés de la promotion des données ouvertes relatives à des investissements fonciers souvent passés sous silence. Tenant compte de ces critiques, la plateforme comporte aujourd'hui une nouvelle interface plus dynamique et trois évolutions ont été apportées :

  • le statut de la négociation apparaît et permet de différencier les transactions prévues, conclues et abandonnées ;

  • le degré de mise en œuvre du projet a été ajouté ;

  • la source de données est désormais directement indiquée.

 L'ensemble des données ayant étant révisé, les estimations sur les transactions foncières ont été revues à la baisse : 756 transactions foncières conclues à ce jour (32,3 millions d'ha) contre 1217 transactions foncières selon les estimations antérieures (83,2 millions ha). La mise en place d'un réseau d'observatoires nationaux reliés à Land Matrix devrait permettre d'affiner l'analyse.

 Céline Fabre, Centre d'études et de prospective

Source : Land Matrix

15:03 Publié dans Développement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Rapport OMC : les facteurs qui influenceront la mondialisation dans le futur

Dans son Rapport annuel sur le commerce mondial, l'OMC examine les facteurs économiques, politiques et sociaux qui influenceront le commerce mondial dans les années à venir et feront émerger de nouveaux défis pour la gouvernance multilatérale du commerce.

Les transformations qu'a connues le commerce mondial ces dernières années se sont principalement manifestées par l'entrée en jeu des pays émergents, l'essor de la production dans le cadre des chaînes d'approvisionnement globales, la montée de nouvelles formes de régionalisme et la croissance du commerce des services. Ces tendances devraient se poursuivre, mais plusieurs facteurs pourraient venir les bousculer.

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15:01 Publié dans Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook