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10/05/2012

Horizons stratégiques, l'avenir géopolitique à 30 ans

Le rapport de prospective Horizons stratégiques, élaboré par la Délégation aux affaires stratégiques du ministère de la Défense, a pour vocation d'éclairer la préparation des programmes d'armement. Cette réflexion s'adosse à une analyse prospective de l'environnement stratégique international réalisée à partir des tendances globales d'évolution du contexte stratégique, des équilibres géopolitiques mondiaux, de la nature et de l'intensité des risques et des menaces pour en identifier les conséquences sur le positionnement de la France dans le système international au cours des trois prochaines décennies.

Dans l'introduction générale, trois tendances sont mises en avant :

  • la fin de la domination occidentale, le risque de « déclassement » de l'Europe et l'émergence de nouvelles puissances à vocation mondiale (Chine, Inde, brésil) ou à dimension régionale (Afrique du Sud, Indonésie, Turquie) ;

  • l'accélération de la mondialisation et les interdépendances croissantes ;

  • une instabilité et une volatilité de plus en plus marquées.

 Avec des thèmes comme l'économie, la démographie, la santé et les évolutions technologiques, sociétales et culturelles, les ressources naturelles font ensuite l'objet d'un chapitre dédié. En effet, selon le rapport, sous l'effet combiné de l'accroissement de la demande et de la dégradation de l'environnement, l'accès aux ressources constituera l'un des principaux défis auxquels sera confrontée l'humanité.

Les problèmes alimentaires et hydriques, notamment, pourraient devenir des facteurs de conflictualité croissants en contribuant à exacerber des tensions déjà existantes, alimenter les crises économiques et sociales internes et devenir un facteur déterminant de déstabilisation, voire de conflits intra- ou interétatiques.

La deuxième partie du rapport est constituée d'approches régionales, avec des « focus » sur les Etats-Unis, l'Europe, l'Afrique, le Moyen-Orient, la Russie, l'Asie et l'Amérique latine.

Source : DAS

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

14:58 Publié dans 1. Prospective, Mondialisation et international, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/05/2012

Une nouvelle base de données sur les investissements fonciers internationaux

Une nouvelle base de données rend désormais compte des transactions foncières internationales à des fins agricoles en Afrique. Le projet Land Matrix est l'œuvre de cinq partenaires internationaux dont le CIRAD en France, et 40 ONGs et groupes de recherche. Se basant sur une multitude de sources, les chercheurs du projet constatent qu'en 12 ans, près de 5% des terres agricoles des pays les plus pauvres d'Afrique ont été achetées ou louées par des investisseurs étrangers, totalisant ainsi 62% des échanges effectués au niveau mondial. Recensant un total de 1217 transactions, le rapport publié avec le lancement de la base de données évalue à plus de 83 millions d'hectares les terres négociées dans les pays en développement, soit 1,7% de la surface agricole mondiale.

Pages de LAND Matrix IFI.jpg

Si ce phénomène a atteint un sommet en 2009, il s'est ralenti, entre-autres, sous l'effet de la crise économique, observent les auteurs du rapport. Ils attribuent par ailleurs un rôle principal aux pays émergents dans la croissance des investissements, mais aussi aux pays du Golfe, aux États-Unis et aux pays Européens.

Source : Land Matrix

Hiba el Dahr, Centre d'études et de prospective

15:00 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/05/2012

Perspectives de l'éthanol brésilien

Selon une étude publiée par Rabobank, l'industrie brésilienne ne tirera pas des bénéfices immédiats des nouvelles orientations politiques (abolition des mesures de soutien) sur le marché de l'éthanol aux États-Unis. En raison d'un fort ralentissement dans la production de canne et des perspectives incertaines pour la croissance de cette production, le Brésil devrait en effet connaître des difficultés à satisfaire sa propre demande intérieure.

Mis à part les facteurs climatiques ayant affecté la production dans le passé, les problèmes structurels qui handicaperont le marché en 2012/2013 sont liés au manque de rénovation des champs de canne, avec des conséquences négatives sur la productivité des cultures dans les prochaines années.

Pour les industriels brésiliens, l'arbitrage entre production de sucre et celle d'éthanol dépendra des niveaux des prix du sucre sur les marchés internationaux, du taux de change real/dollar et du prix de l'éthanol sur le marché domestique.

 Défis et opportunités pour le marché de l'éthanol aux États-Unis au-delà de 2012

Selon l'étude de Rabobank, la croissance de l'offre en éthanol à base de maïs va ralentir au cours des prochaines années, étant donné que les taux d'incorporation obligatoires dans l'essence diminuent. Remplir le mandat d'incorporation actuel devrait s'avérer de plus en plus difficile pour deux raisons : une plus faible consommation d'essence, et une pression accrue sur les marchés des céréales notamment du maïs, contribuant à la volatilité des prix. Malgré le ralentissement de la croissance sur le marché de l'éthanol à base de maïs, les États-Unis n'ont pas été en mesure d'accroître leur production d'éthanol cellulosique ou de carburants alternatifs tels que le biodiesel ou l'éthanol à base de sucre.

 Défis et opportunités pour le marché de l'éthanol Brésilien au-delà de 2012

Selon les estimations actuelles, un minimum de 3 ans serait nécessaire pour que le secteur puisse se rapprocher de sa capacité maximale de production. Environ 130 millions de tonnes de canne supplémentaires par rapport à la production de 2011/12 seraient requis pour fournir en 2015/16 suffisamment d'éthanol au marché du flex-fuel pour maximiser l'utilisation de sa capacité actuelle. Par ailleurs, l'investissement dans des installations existantes pourrait (par rapport à la création de nouvelles unités de production) fournir entre 62 à 125 millions de tonnes supplémentaires. L'étude prévoit en 2015/16 des opportunités pour le Brésil d'exporter de l'éthanol aux États-Unis.

En même temps, selon Rabobank, l'incertitude concernant le prix de l'essence (dont les prix restent administrés) impactera largement l'avenir des investissements dans l'industrie de la canne. Ceci représente un problème crucial pour le marché de l'éthanol hydraté qui est un substitut à l'essence et dont les ventes restent très sensibles à l'évolution de son prix.

D'après Rabobank, les années à venir verront les investissements s'orienter vers le secteur de l'éthanol plutôt que celui du sucre. La volonté du gouvernement brésilien de développer ce secteur pourrait se traduire, au-delà de 2012, par des interventions (taxation des exportations d'éthanol ou même de sucre) ou par la mise en place à moyen ou long terme de mesures d'incitation (comme la construction de nouvelles unités de production).

Source : Rabobank

 Hiba el Dahr, Centre d'études et de prospective

15:02 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : brésil |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/05/2012

Les causes des différentiels de rendement en maïs en Afrique

Le département de recherche socio-économique LEI de l'université de Wageningen aux Pays-Bas a publié un rapport qui cartographie le différentiel entre rendement réel et rendement potentiel de maïs pouvant exister dans différentes zones géographiques d'Afrique. Une analyse statistique identifie des facteurs comme l'utilisation d'engrais de synthèse, les infrastructures de transport et les institutions socio-politiques qui ont une relation avec ce différentiel de rendement. La cartographie résultant de l'analyse permet de repérer les zones où des efforts sont particulièrement nécessaires pour améliorer les rendements réels de production du maïs. Elle peut également servir d'outil pour identifier les zones où un système d'assurance récolte pourrait fonctionner de façon efficace.

 La méthode utilisée par le LEI s'appuie sur de l'imagerie satellite et des systèmes d'information géographique pour calculer le différentiel entre rendement actuel et rendement potentiel. La cartographie représente ensuite ce différentiel de rendement. Le croisement avec les indicateurs socio-économiques des différentes régions montre que l'accès aux marchés et l'utilisation d'engrais de synthèse sont corrélés avec un faible différentiel de rendement. Cependant, à une échelle plus fine, ces corrélations sont moins marquées, indiquant que d'autres facteurs entrent en jeu. Des différences marquées apparaissent entre régions administratives, ce qui suggère que des facteurs institutionnels et socio-politiques contribuent à expliquer les différentiels de rendement observés.

Source : LEI, Wageningen 

Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

 

15:01 Publié dans Agronomie, Développement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/05/2012

La réponse des pays d'Amérique latine et des Caraïbes à la volatilité des prix alimentaires

La FAO, l'Institut inter-amériques pour la coopération agricole (IICA) et la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) viennent de publier un rapport sur la réponse de l'Amérique latine et des Caraïbes à la plus grande volatilité des prix alimentaires et sur les opportunités de coopération régionale. Le rapport propose des recommandations de politiques publiques aux pays des trois grandes régions (Cône Sud, Amérique centrale et Caraïbes).

Constituant les actes de quatre séminaires régionaux organisés pour améliorer le dialogue entre institutions de la société civile, du secteur privé et des pouvoirs publics des différents pays de la zone, ce rapport décrit les réponses en matière de politiques publiques pour faire face à la plus grande volatilité des prix alimentaires. La conclusion recommande plus de coopérer plus afin d'améliorer la transparence et la compétition sur les marchés alimentaires, de permettre aux pays de mieux tirer partie des zones de libre échange régionales, et de mettre en place des politiques de limitation des risques pour les consommateurs les plus vulnérables à travers des actions de protection sociale. Le rapport recommande de porter une attention toute particulière au développement de l'agriculture familiale dans les pays de la région au sein de stratégies nationales plus larges de développement agro-alimentaire.

Source : CEPAL

 Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

27/04/2012

Lancement officiel de la Plate-forme scientifique et politique intergouvernementale sur la biodiversité

Le secrétariat de l'IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services), qui rassemble plus de 90 pays pour étudier les questions scientifiques et politiques concernant la biodiversité et les services écosystémiques sur le modèle du GIEC, sera basé à Bonn.

Le budget (entre 5 et 13 millions de dollars US) reste à déterminer, un fonds doit être créé pour recevoir les contributions des Etats, des organisations internationales et du secteur privé.

Un panel interdisciplinaire de scientifiques doit être formé qui devra être indépendant.

Source : IPBES

15:01 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Environnement, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : biodiversité |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/04/2012

État des lieux de l'agriculture contractuelle dans les pays en développement

Le département de la recherche de l'AFD vient de faire paraître son rapport A Savoir n°12 sur la contractualisation en agriculture dans les pays en développement. Le rapport synthétise les enseignements tirés de plusieurs études sur le sujet depuis 2007 pour montrer que ce mode de gestion d'une relation commerciale peut s'avérer efficace pour les partenaires de l'échange, y compris quand les marchés sont imparfaits comme dans les pays les moins avancés ou dans des situations post-conflictuelles.

Le rapport effectue une méta-analyse des leçons à tirer de plus de 100 études scientifiques ou de la littérature grise sur l'agriculture contractuelle. Le rapport rappelle les forces du marché international qui expliquent l'essor de la contractualisation en agriculture puis explicite les approches conceptuelles utilisées pour étudier ce phénomène et expliquer comment la contractualisation ressort comme le moyen le plus adéquat pour gérer les risques d'une transaction commerciale avec des petits producteurs agricoles dans les pays en développement. Selon l'étude, la contractualisation est particulièrement adaptée à des productions à valeur ajoutée relativement élevée pour l'exportation ou pour la grande distribution émergente dans ces pays. Cependant, la contractualisation existe également comme stratégie anti-risque dans les filières de commercialisation traditionnelle de cultures vivrières.

 Le rapport explicite des points de vigilance pour les agriculteurs ou leur représentants quand un acheteur leur propose de signer un contrat d'approvisionnement. Une conclusion à retenir est que l'agriculture contractuelle nécessite un degré élevé de connaissance en gestion entreprenariale de la part des fournisseurs ainsi que des acheteurs. Dans de nombreux pays en développement, la participation d'un intermédiaire de commercialisation spécialisé est souvent nécessaire pour faciliter le processus de contractualisation et son suivi.

 Source : AFD

Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

05/04/2012

Le maïs américain n'augmentera pas les stocks mondiaux de céréales

Une récente étude publiée par Rabobank constate qu'il est peu probable que les rendements du maïs produit aux Etats-Unis soient suffisamment importants pour augmenter de manière significative les niveaux historiquement bas des stocks mondiaux en céréales. Les rendements sont en effet susceptibles de croître à un rythme beaucoup plus lent que par le passé, la ligne de croissance sera ainsi inférieure aux estimations actuelles de l'USDA. Ceci est dû à des changements structurels dans la géographie de la production. Les cultures ont migré vers des régions moins productives, le manque de rotation et la densité des plantations ayant fortement contribué à cette baisse tendancielle des rendements. Il y aurait 50% de chance seulement pour que la production de maïs puisse répondre à la demande mondiale toujours croissante, annonce le rapport.

En conséquence, une zone de production plus vaste serait nécessaire avec, dans les trois à cinq années à venir, une compétition toujours plus rude entre production d'éthanol, exportations et alimentation pour bétail.

Hiba el Dahr, Centre d'études et de prospective

15:30 Publié dans 3. Prévision, Filières agricoles, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Les échanges mondiaux en oléagineux dépassent les flux en céréales

Pour la première fois en 2010-2011, les volumes échangés de graines oléagineuses dépassent ceux des céréales, avec une croissance record de 65 à 230 millions de tonnes en l'espace de six ans. Ce sont les conclusions du rapport "World Grain & Oilseeds Map 2012" de Rabobank présenté en mars 2012 à la conférence Global Grain Asia à Singapour.

 

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15:26 Publié dans Filières agricoles, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Le système public de stockage et de distribution du riz indonésien

L'Indonésie a mis en place un système de stockage et de distribution du riz afin de préserver la sécurité alimentaire du pays. L'Association pour la commercialisation de produits agricoles et alimentaires pour l'Asie et le Pacifique (AFMA) relate, dans sa dernière lettre d'information en ligne, la visite de délégations d'autres pays asiatiques intéressés par ce modèle.

Trois composantes institutionnelles caractérisent ce système public :

  1. l'Agence de sécurité alimentaire planifie la constitution de réserves publiques et la distribution d'aide alimentaire dans cet immense pays ;

  2. l'entreprise publique Bulog met en œuvre la logistique des réserves et de la distribution ;

  3. le marché de gros en riz de Cipinang, près de Jakarta, où s'échangent 3 000 tonnes de riz par jour et dont les prix servent de prix de référence pour l'ensemble du pays.

L'Indonésie compte préserver sa sécurité alimentaire en riz par une meilleure connaissance de la situation sur les marchés mondiaux, une meilleure évaluation des capacités de production du pays, et l'adaptation des politiques publiques en fonction du contexte de marché.

 

Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

Marginalisation de l'Afrique dans le commerce alimentaire mondial

Selon une note publiée par la Fondation FARM sur la base du dernier rapport statistique de l'OMC sur le commerce international 2011, l'Europe est restée le premier exportateur mais aussi le premier importateur alimentaire mondial en 2010. Totalisant 43% des exportations alimentaires totales, elle devance la région Asie/Océanie (20%) et l'Amérique du Nord (15%, Mexique compris). Loin derrière, l'agriculture africaine ne contribue qu'à hauteur de 4% des exportations agricoles et alimentaires mondiales alors qu'elle mobilise 18% des terres arables de la planète.

Si les échanges inter-régionaux sont particulièrement importants, notamment en Europe, la faiblesse des flux commerciaux au sein de l'Afrique s'explique par :

  • une tendance historique privilégiant les échanges avec l'Europe, et plus récemment avec les États-Unis et la Chine, au détriment du commerce inter-régional et de l'investissement dans les agricultures africaines,

  • la faiblesse des infrastructures,

  • une part élevée des recettes douanières dans le budget des États.

Selon FARM, il n'existe pas de statistiques disponibles sur le commerce alimentaire dans le cadre des accords d'intégration régionale en Afrique. Alors que les cinq accords (UE 27, ALENA, MERCOSUR, ANASE et la Communauté andine) réalisent trois quarts des exportations alimentaires mondiales, « l'ensemble des exportations africaines de produits alimentaires vers le reste du monde, hors échanges inter-régionaux, ne représente que 7% des exportations mondiales de ces produits ».

Pour FARM, ce sont les pays émergents qui assurent depuis dix ans la croissance des échanges alimentaires grâce à la progression de leurs importations. Ces dernières ont contribué à plus de 40% de la hausse des exportations alimentaires mondiales. A l'instar du continent sud américain, l'Afrique présenterait toutefois un potentiel énorme pour le développement de son agriculture et de ses marchés sous l'effet de la croissance démographique et de l'urbanisation. Le développement de marchés régionaux serait selon FARM une opportunité à saisir à condition que les politiques mises en place puissent accompagner la construction de ces marchés afin de stimuler les investissements.

Hiba el Dahr, Centre d'études et de prospective

14:59 Publié dans Développement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/03/2012

Le manioc offre de fortes opportunités pour l'adaptation au changement climatique

Des chercheurs du Centre international d'agriculture tropicale, basé en Colombie, ont mis en évidence dans une publication scientifique que le manioc pouvait être le meilleur pari pour les agriculteurs africains menacés par le changement climatique, du fait de sa productivité à hautes températures et de sa capacité à croitre dans des sols pauvres et par manque d'eau. Sous différents modèles expérimentés par les chercheurs, le manioc a montré de meilleures performances que la pomme de terre, le maïs, le haricot, la banane, le millet et le sorgho. L'étude précise que le manioc est la deuxième source la plus importante d'hydrates de carbone en Afrique sub-saharienne après le maïs et qu'il est consommé par environ 500 millions de personnes chaque jour.

Les auteurs soulignent également qu'il est nécessaire de relancer la recherche sur le manioc, qui n'a pas bénéficié de la même attention que le maïs ou le riz, et notamment en ce qui concerne les moyens permettant de lutter contre les maladies et les ravageurs.

Source: Lettre Hebdo Afdi, 385

 

14:39 Publié dans Agronomie, Environnement, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/03/2012

Scénarios pour la Méditerranée en 2030

L'IPEMED (Institut de prospective économique du monde méditerranéen), a publié une étude intitulée Demain la Méditerranée, Scénarios et projections à 2030 : croissance, emploi, migration, énergie, agriculture. Elle dessine trois grands scénarios de développement de la région :

- un scénario de « crise de la Méditerranée » avec une montée durable des prix des produits agricoles de base et des produits alimentaires à cause de la spéculation et de l’absence d'une régulation minimale des prix et des stocks de sécurité alimentaire ;

- un deuxième scénario de « divergences méditerranéennes », basé sur un statu quo du processus euro-méditerranéen, dans une économie libérale ouverte sur le monde. Les accords de libre-échange que chaque pays négocie individuellement avec l’Europe se développent de façon asymétrique et, selon l'IPEMED, poussent les pays du Maghreb à se tourner vers d'autres pays émergents (Brésil, Chine ou Inde) pour écouler leurs productions ou assurer leur sécurité alimentaire.

- le scénario de la « convergence méditerranéenne », lui, voit se mettre en place une convergence progressive pour un pacte de codéveloppement qui améliore la sécurité alimentaire régionale. Ce scénario se construit avec des pays du pourtour méditerranéen qui prennent en charge collectivement leur sécurité alimentaire grâce à des politiques agricoles régionales concertées et complémentaires.

Ces scénarios rappellent ceux du Mediterra publié par le CIHEAM en 2008.

 Parmi ses recommandations, l'Ipemed soutient la création d'une politique commune de sécurité alimentaire et de développement rural, ainsi que l'élaboration d'un « label méditerranéen garantissant une qualité sanitaire et environnementale en matière agricole », ou encore la fluidité des échanges commerciaux Sud-Sud.

05/03/2012

La Chine veut intensifier son soutien à l'agriculture

D'après les nouvelles orientations politiques du gouvernement chinois pour le secteur agricole, la Chine souhaite intensifier encore son soutien à l'agriculture suivant une tendance à l'œuvre depuis quelques années, tout en misant sur la science et les technologies. L'objectif est de développer la production agricole, contribuant ainsi à l'autosuffisance chinoise, notamment en céréales, et à l'amélioration de sa balance commerciale.

Si le document politique publié par le Conseil d'État chinois ne révèle pas de détails chiffrés sur les niveaux de subventions, il précise que celles-ci doivent augmenter à une vitesse supérieure à celle de l’augmentation du PIB et annonce l'orientation des aides vers les zones les plus productives, les grandes exploitations et les coopératives. Les productions de riz et de blé devraient ainsi bénéficier de ces subventions, ainsi que les cultures génétiquement modifiées.

Un autre point important de cette politique consiste à investir dans la formation agricole dans les zones rurales, l'objectif étant de limiter l'exode et de remédier aux inégalités sociales. La gouvernement vise le développement d’un continuum recherche-formation-vulgarisation.

Alors que l'OMC s'interroge de plus en plus sur les effets distorsifs de ce soutien, notamment en ce qui concerne les aides indirectes aux intrants, la Chine confirme la compatibilité de ses mesures en les classant en "boîte verte".

 

Hiba El Dahr, Centre d'études et de prospective

 

Source : International Centre for Trade and Sustainable Development

14:51 Publié dans 4. Politiques publiques, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : chine |  Imprimer | | | | |  Facebook

04/03/2012

Accord Chine / Argentine sur des exportations de maïs

L'Argentine a signé, en février 2012, un accord avec la Chine pour y exporter environ 3 millions de tonnes de maïs, principalement des tourteaux de maïs destinés à l’alimentation animale. Deuxième exportateur mondial de maïs derrière les États-Unis, elle se positionne ainsi comme un fournisseur alternatif pour la Chine, dont la demande intérieure explose.

Si ces volumes sont encore faibles par rapport aux échanges mondiaux (92 millions de tonnes), leur progression peut avoir des répercussions sur les prix car les marchés sont tendus.

Voir aussi : Document de travail L’essor de la Chine dans le commerce international agricole et ses impacts sur le système agroalimentaire français