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25/02/2013

Nouvelles données sur le commerce international et nouvelle approche de la balance commerciale

L’OCDE et l’OMC ont mis en ligne de nouvelles statistiques sur les échanges commerciaux de quelques grands pays, en renouvelant l’approche traditionnelle en termes de simple balance commerciale sectorielle (solde des importations et des exportations).

Les données nouvellement publiées s’appuient sur les tableaux entrées sorties (TES) de 37 pays et permettent de remonter, pour les échanges commerciaux (import/export) à la domiciliation de la valeur ajoutée directe et indirecte (la valeur ajoutée qui est rémunérée indirectement via les consommations intermédiaires). Elles permettent donc d’estimer la part de la valeur ajoutée des exportations d’un pays donné qui rémunère les facteurs de production (capital, travail, terre) domestiques et celle qui, au final, rémunère des facteurs de production étrangers.

 Le graphique ci-dessous fournit ces données pour la France pour l’année 2009 (cliquer pour agrandir) :

 

ocde.JPG

On y constate que les exportations françaises de produits agricoles et agroalimentaires rémunèrent pour plus de 80% des facteurs de production domestiques (plus précisément 82,6% pour les produits agricoles et la sylviculture, et 80,9% pour les produits agroalimentaires et les boissons). C’est plus que la moyenne nationale des exportations tous secteurs confondus (environ 74%).

En termes de comparaisons internationales, les données témoignent de ratios (part de la valeur ajoutée étrangère financée par les exportations nationales) similaires pour la France et l’Allemagne sur ces deux secteurs (agriculture et agroalimentaire). Alors que les États-Unis et l’Espagne, mais surtout le Brésil, rémunèrent davantage les facteurs domestiques, les Pays-Bas en revanche rémunèrent relativement moins de valeur ajoutée étrangère dans leurs exportations :

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ocde3.JPG

Figure 2a et 2b  : répartition de la valeur ajoutée des exportations brutes de différents pays pour le secteur « agriculture, chasse, sylviculture et pêche » (figure 2a en haut) et « produits alimentaires, boissons et tabac » (figure 2b en bas), données 2009.

Pierre Claquin, Centre d'études et de prospective

Source : OCDE / OMC Trade in Value Added (TIVA)

 

11:40 Publié dans Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/01/2013

Rabobank prévoit une forte croissance agricole dans l'Est de l'UE

Pour rechercher la croissance agricole dans les prochaines années, les entreprises de l'agroalimentaire devraient se tourner vers les nouveaux États membres de l'UE. C'est la conclusion d'un rapport du centre de recherche de Rabobank, qui voit dans ces pays le marché le plus dynamique de l'UE dans la décennie à venir.

Selon l'étude, la réforme de la PAC et la hausse du prix des facteurs de production (en particulier le prix de la terre) devraient fortement inciter à des augmentations de la production agricole dans ces pays. Ils pourraient également provoquer des restructurations importantes dans le secteur.

Les effets devraient être variables selon les pays et les secteurs. Les plus fortes hausses concernent les pays qui bénéficieraient le plus de la redistribution des aides directes de la PAC (Bulgarie, Roumanie), et de manière plus importante dans le secteur des céréales. Rabobank explique la hausse prévue de la production par les marges importantes de productivité qui existent dans l'agriculture de ces pays.

 

Alexandre Martin, Centre d'études et de prospective

 

Source: Rabobank 

16:40 Publié dans 3. Prévision, Mondialisation et international, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/01/2013

Le Gabon veut devenir un pays agricole

Le ministère de l'agriculture du Gabon a annoncé son objectif de faire passer la contribution du secteur au PIB du pays de 1% à 15% d'ici 2020, afin de diversifier une économie trop dépendante du pétrole. Il veut notamment développer les cultures commerciales (d'huile de palme, sucre, café et cacao) afin d'assurer la sécurité alimentaire du pays et d'exporter sur les marchés régionaux et internationaux.

La production a déjà été stimulée par la compagnie singapourienne Olam International, qui a réalisé d'importants investissements en partenariat public-privé avec le gouvernement. Le Gabon projette de produire 250 000 tonnes d'huile de palme en 2020, contre 50 000 actuellement. S'il dispose d'un million d'hectares de terres cultivables et d'un régime fiscal favorable aux investisseurs, il manque en revanche de main-d'œuvre agricole. Le ministère prévoit, pour y remédier, d'améliorer l'enseignement agricole.

 

Source : AllAfrica.com

16:37 Publié dans Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

L'agriculture au centre du défi de l'emploi mondial

Alors que la Banque mondiale consacre son rapport annuel 2013 sur le développement à l'emploi, une publication du CIRAD vient alerter sur l'enjeu de l'appui aux agricultures familiales pour relever le défi de l'emploi, en particulier dans une région comme l'Afrique subsaharienne. Dans cette région, c'est en effet l'équivalent de la population actuelle des États-Unis (330 millions) qui arrivera sur le marché du travail dans les 15 prochaines années. Et près des deux tiers vivront dans les zones rurales.

Le rapport de la Banque mondiale souligne, pour les pays très agricoles, le besoin d'augmenter la productivité agricole d'un côté, et de créer des emplois non agricoles de l'autre. Mais Bruno Losch, du CIRAD, considère qu'en Afrique subsaharienne, c'est dans le secteur agricole qu'une création massive d'emplois est nécessaire. En effet, le contexte de mondialisation réduit drastiquement les possibilités de diversification économique de ces pays, et il n'est donc pas possible, selon lui, de reproduire dans cette région les modèles de transition qu'ont connus l'Europe, puis l'Amérique Latine et l'Asie.

Pour cela, l'article du CIRAD recommande de privilégier les agricultures familiales, d’appuyer le développement des filières de produits vivriers et d’accélérer la diversification rurale en renforçant les économies locales de façon durable.

 

Alexandre Martin, Centre d'études et de prospective

 

Sources : Banque Mondiale , CIRAD 

16:33 Publié dans Mondialisation et international, Travail et emploi | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/01/2013

L'Inde, bientôt premier exportateur de viande bovine ?

L’Inde va devenir le premier exportateur mondial de viande de bovins en volume, selon les prévisions de l’USDA, et devancerait ainsi le Brésil.

La production indienne augmentant davantage que sa consommation (très faible en Inde en raison des croyances religieuses), les exportations progressent en effet. Il s’agit majoritairement d’exportations de viande de buffles congelée, un produit à bas coût qui répond à la demande croissante de certains pays de l’Asie, du Proche et du Moyen-Orient. De plus, l’USDA indique que l’expansion des exportations de l’Inde est également liée à sa capacité à répondre à la demande en produits halal.

Les problèmes sanitaires restent toutefois un frein important pour les exportations indiennes : d’importantes marges de manœuvre dans l’organisation de l’élevage, les infrastructures et les conditions d’hygiène des abattoirs demeurent.

 

Source : Lettre économique de l'APCA n°324, décembre 2012

16:31 Publié dans Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

23/11/2012

Cartographie du monde coopératif

2012 a été déclarée « année des coopératives agricoles » par l'ONU. Parmi les publications qui ont vu le jour dans ce contexte, on peut noter l'étude du cabinet PriceWaterhouseCoopers (PWC) : Cartographie et grands enjeux du monde coopératif agricole à l’échelle mondiale. Selon cette étude, en Europe, le chiffre d'affaires des 40 premières coopératives du secteur représente 60% des 40 premières industries agroalimentaires non coopératives. Mais selon PWC, les performances économiques des coopératives sont moindres et des enjeux d'amélioration de leurs capacités d'autofinancement demeurent face aux pressions concurrentielles s'exerçant au sein du secteur agroalimentaire à l'échelle internationale.

Côté recherche, le département Sciences pour l'Action et le Développement de l'INRA poursuit ses travaux sur le sujet, avec notamment la publication récente d'un document de synthèse : Affirmer le modèle coopératif agricole français entre ancrage territorial et développement international, posant la question du maintien des spécificités coopératives face aux nécessités d'adaptation et abordant différents enjeux autour de la complexification de l'organisation des coopératives, leur liens au territoire et leur gouvernance.

 Marie-Sophie Dedieu, Centre d'études et de prospective

 Sources : PWC, INRA

 

 

17:14 Publié dans Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : coopératives |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/11/2012

Nouvelles estimations de la faim dans le monde

L’état de l’insécurité alimentaire dans le monde 2012 de la FAO présente de nouvelles estimations du nombre et de la proportion de personnes sous-alimentées à partir de 1990, définies du point de vue de la répartition des disponibilités énergétiques alimentaires. Selon ces estimations, en 2010–2012, la sous-alimentation chronique touche près de 870 millions de personnes, soit un habitant de la planète sur huit. L’écrasante majorité (850 millions) vit dans des pays en développement.

FAO faim.jpg

 

L’évolution favorable, à partir de 1990, des estimations de la sous-alimentation, laisse penser qu’en matière de lutte contre la faim, les progrès enregistrés ont été plus prononcés que ce qu’on pensait auparavant. Cependant, c’est surtout avant 2007–2008 qu'ils ont été faits. Ils ont ensuite accusé un ralentissement. Et si certains pays ont connu des améliorations notables, en particulier en Asie du Sud-Est, l'Afrique subsaharienne a vu le nombre de personnes sous-alimentées croître au cours des deux dernières années, de 175 à 239 millions.

Selon la FAO, des systèmes de protection sociale (ciblés sur les plus vulnérables), une productivité accrue des petits exploitants, ou encore un rôle de l’État plus important (routes, stockages, sécurité juridique des propriétaires, etc.) sont nécessaires pour atteindre les Objectifs du millénaire en matière de réduction de la faim.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : FAO

17:12 Publié dans Alimentation et consommation, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/10/2012

Vers une politique agricole commune pour les pays de la Méditerranée ?

L'Institut de prospective économique du monde méditerranéen (IPEMED) vient de publier un rapport présentant un bilan des échanges agricoles et agroalimentaires méditerranéens et des investissements directs étrangers dans ces pays. Le diagnostic de la situation actuelle et les tendances prévisibles à l’horizon d’une génération pour les secteurs agricole, agroalimentaire et les zones rurales des onze PSEM (pays du sud et de l'est de la Méditerranée font ressortir les facteurs clé suivants

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15:00 Publié dans Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/10/2012

Le Bhoutan se donne 10 ans pour transformer son agriculture en agriculture 100% biologique

Le Premier ministre du Bhoutan, Jigmi Thinley, a annoncé lors du congrès de la Fédération internationale des mouvements d’agriculture biologique (International Federation of Organic Agriculture Movements – IFOAM) l'objectif de passer à une agriculture 100% biologique dans les dix prochaines années.

Ce pays, dans lequel l'agriculture fait vivre 80% de la population, souhaite offrir de meilleurs débouchés à ses agriculteurs et promouvoir les techniques de culture traditionnelles : l'agriculture biologique leur semble adaptée aux petites exploitations et aux exploitations enclavées dans les montagnes et qui n'ont pas accès aux intrants chimiques.

Il espère également se démarquer de son puissant voisin et concurrent, l'Inde, en occupant ce créneau. Cette transition nécessitera toutefois d'accompagner les agriculteurs dans cette voie et d'accroître fortement les formations aux agriculteurs.

Source : IFOAM 

 

14:57 Publié dans 4. Politiques publiques, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : inde, bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

23/10/2012

La gestion des grandes marques particulièrement complexe dans l'agroalimentaire

Le classement des 100 plus grandes marques mondiales en 2012 a été publié par Interbrand. On y retrouve 15 marques du secteur agroalimentaire, parmi lesquelles le n°1, Coca-Cola, ainsi que deux marques françaises : Danone (52) et Moët&Chandon (98).

D'après Interbrand, c'est dans le secteur agroalimentaire que la gestion des marques est la plus complexe de nos jours. En raison d'une part de la pression croissante sur les enjeux éthiques et de santé, qui n'existe pas dans d'autres secteurs, et d'autre part des marges étroites dans la vente de produits alimentaires, les leaders mondiaux doivent ajuster au plus près leur image aux préférences des consommateurs.

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14:54 Publié dans IAA, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

22/10/2012

Inauguration du premier Mega Food Park en Inde

Le premier Mega Food Park (MFP) a été inauguré par le ministre de l’Agriculture indien dans l’Andhra Pradesh. Il s’agit de la concrétisation d’un programme ambitieux lancé en 2008 par le ministère des industries agroalimentaires pour favoriser les investissements dans la transformation agroalimentaire. Les MFP sont des zones industrielles spécifiques dédiées aux IAA.

Le présent MFP, d’une taille de 60 ha, dispose de toutes les installations pour accueillir des industriels (zones de stockage, laboratoires, chaîne du froid, chambres de mûrissage, lignes d’embouteillage, lignes pour fabrication de pulpes de fruits, etc). L’utilisation est prévue sur la base de location des installations ou de terrains. Une dizaine de projets de MFP ont été validés par le ministère des IAA. La mise en place de ces MFP bénéficie de subventions importantes (50 à 75 % du montant total des investissements hors terre).

 

Philippe Beyries, conseiller agricole à New Delhi

14:55 Publié dans 4. Politiques publiques, IAA, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : inde |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/10/2012

La complexité du réseau commercial alimentaire mondial et son impact sur la sécurité sanitaire alimentaire

Le transport mondial de denrées alimentaires a beaucoup augmenté ces dernières années, plus vite que la production alimentaire elle-même. Il s'agit de plus en plus souvent de produits transformés. Quelles conséquences cela a-t-il en termes de risques sanitaires ?

Une équipe internationale, rassemblant des chercheurs des États-Unis, de Hongrie, du Royaume-Uni et de Roumanie, a publié dans la revue scientifique en ligne PlosOne une étude sur le sujet. L'équipe a réalisé un modèle informatique du réseau agro-alimentaire mondial, à partir des indications de la base de données de l'ONU. Le noyau central de ce réseau correspond à sept pays : États-Unis, Allemagne, Pays Bas, France, Royaume-Uni, Italie et Chine, responsables de 30% du flux total.

Il a été constaté que les denrées alimentaires contaminées avaient plus souvent transité par trois de ces pays : États-Unis, Pays-Bas et Allemagne. Les conclusions de cette étude ont établi qu'en cas d'intoxication alimentaire liée à un produit importé, la traçabilité du produit serait très difficile à assurer, au vu de la complexité des circuits. L'étude conclut à l'intérêt de recourir, pour estimer les probabilités de présence d'un aliment contaminé, à une approche de calcul des probabilités de type bayésien. Par ailleurs, le partage de données entre les secteurs public et privé devrait être renforcé.

Une meilleure gestion des flux pourrait avoir deux autres effets positifs, en contribuant à éviter le gaspillage alimentaire et à réduire les impacts environnementaux négatifs liés aux transports.

Cette étude est particulièrement opportune compte tenu de la croissance attendue de la demande alimentaire d'ici 2030, qui entrainera immanquablement une augmentation des flux commerciaux.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : PlosOne

14:44 Publié dans Mondialisation et international, Santé et risques sanitaires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/10/2012

McDonald's va ouvrir son premier restaurant 100% végétarien en Inde

Le numéro un mondial du secteur prévoit d'ouvrir des fast food végétariens dans deux villes saintes d'Inde en 2013, afin de s'adapter aux traditions culinaires et religieuses. Ses premiers restaurants ouverts en 1996 ne proposaient déjà pas de viande de boeuf, animal sacré pour les hindouistes. La chaîne de sandwichs Subway ainsi que Domino's Pizza comptent déjà des points de vente uniquement végétariens dans le pays. Avec 271 restaurants seulement, sur 33 000 dans le monde, le marché indien est encore marginal pour Mc Donald's, mais la firme, qui envisage un potentiel important de développement du pays, le considère comme une priorité.

 Source : AFP 

 

09/10/2012

Stratégie agro-alimentaire de l'Irlande à l'horizon 2020

Le ministère de l'Agriculture irlandais a publié un bilan d'étape de son ambitieuse stratégie Food Harvest 2020 de développement du secteur agricole et agro-alimentaire. En matière de développement agricole, l'Irlande mise sur ses exportations. La stratégie fixe trois objectifs globaux à l'horizon 2020 : une hausse de 33% de la production agricole en valeur, une hausse de 31% des exportations et une hausse de 40% de la valeur ajoutée. Elle mise également sur la durabilité environnementale de la chaîne de production, dans un but de différentiation sur les marchés internationaux. Pour cela, les entreprises peuvent adhérer à un schéma volontaire, Origin Green.

 Cette stratégie avait été mise en place en 2010, au terme d'un processus transparent et participatif. Suite à une large consultation publique, dont l'ensemble des contributions sont en ligne, un Comité avait été mis en place pour élaborer des recommandations. Il était composé de représentants des organisations agricoles, de l'industrie, de la distribution, mais également des consommateurs, des organisations de défense de l'environnement, ainsi que d'économistes, banquiers et experts en finances publiques.

 Le document de stratégie se décline en plus de 200 recommandations issues de ce Comité. L'originalité du processus réside aussi dans l'importance accordée au suivi de la mise en œuvre. Afin de responsabiliser les acteurs, ce suivi est assuré par le même Comité, qui chaque année produit un document d'étape et définit les actions prioritaires de l'année. Le document d'étape de 2012 indique que parmi les 200 recommandations, 4% ont été réalisés, 39% sont en bonne voie, 49% ont fait l'objet de premières mesures et 7% n'ont pas encore été entamées.

Alexandre Martin, Centre d'études et de prospective

Source : Ministère de l'agriculture irlandais

15:07 Publié dans Environnement, IAA, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/10/2012

Global Food Security Index

L'Economist Intelligence Unit, en partenariat avec l'entreprise DuPont, a construit un Index de sécurité alimentaire (Global Food Security Index) entendue au sens large, recouvrant les notions d'accessibilité (en termes de prix) et de disponibilité des produits, ainsi que de qualité sanitaire et nutritionnelle.

L'accessibilité comprend ainsi, entre autres, la part de budget consacrée à l'alimentation et les prix des produits alimentaires importés. La disponibilité est mesurée par la dépense publique en recherche et développement dans l'agriculture, l'état des stocks ou encore des infrastructures. Quant à la qualité, elle est reflétée notamment par l'existence de normes nutritionnelles, la disponibilité en micronutriments et le degré de diversification des régimes alimentaires.

Au total, 25 indicateurs ont été documentés et 105 pays classés selon cet Index. La France se situe à la 4e place de l'index global et à la 2e place pour la qualité sanitaire et nutritionnelle.

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Le rapport met en évidence des corrélations telles celle entre l'accès au financement pour les agriculteurs et la sécurité alimentaire globale. Cet index sera actualisé tous les trois mois pour prendre en compte les fluctuations de prix.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 Source : Global Food Security Index