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07/11/2017

L'agriculture africaine s'inspire de l'expérience brésilienne et argentine

La Banque Africaine de Développement (BAD) a annoncé le lancement, en octobre, du programme Transformation of African Savannah Initiative (TASI). Ce programme fait partie de la stratégie « Nourrir l'Afrique », portée par le Département de l’agriculture et de l’agro-industrie de la BAD, et qui vise à « mettre fin à l'extrême pauvreté, la faim, la malnutrition et les importations alimentaires » d'ici 2025. Les savanes d'Afrique couvrent 600 millions d'hectares : 400 millions sont cultivables mais seulement 40 millions cultivés. Le programme débutera sur deux millions d'hectares dans huit pays : Ghana, Guinée, République démocratique du Congo, République Centrafricaine, Ouganda, Kenya, Zambie et Mozambique, avec les cultures de maïs et de soja et l'élevage de bétail. Pour atteindre ces objectifs, des partenariats seront établis entre des organismes africains consacrés à la recherche et au développement et leurs équivalents au Brésil, notamment l'EMBRAPA et le CAMPO, et en Argentine avec l'INTA et l'AAPRESID.

Source : Banque Africaine de Développement

08:32 Publié dans Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : tasi, bad, savane, brésil, argentine |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/07/2017

L'Instituto Nacional de Tecnología Agropecuaria (INTA) – Institut National de Technologie Agricole (Argentine)

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Fondé en 1956, l'Institut National de Technologie Agricole (INTA) est un organisme public argentin ayant une autonomie opérationnelle et financière. Rattaché au ministère de l'Agro-industrie, il développe des actions de recherche, d'innovation technologique, de vulgarisation et de communication. Présent sur l'ensemble du pays, l'INTA est organisé en 15 centres régionaux, 52 stations expérimentales, 6 centres de recherche, 22 instituts de recherche et 350 unités de vulgarisation, consacrées aux échanges d'informations et de connaissances. Son action est organisée selon cinq axes thématiques : production végétale, production animale, développement économique et social, développement technologique, environnement. Elle est déclinée en programmes qui concernent l'ensemble des filières agricoles, ainsi que des sujets transversaux : agro-industrie et chaînes de valeur, territoires, environnement, alimentation, bioénergie, biotechnologies, ressources génétiques, agriculture familiale, développement rural, etc.

En 1993, s'est constitué le Groupe INTA, qui incorpore à l'INTA deux organismes privés : la Fondation ArgenINTA et Intea S.A. Le premier a comme objectif l'amélioration des conditions de vie en milieu rural, à travers l'assistance aux secteurs dont l'accès au crédit est limité. Le second a pour mission de favoriser les échanges entre l'INTA et les acteurs de la chaîne agro-industrielle, afin de les accompagner, par la mise à disposition de ressources et connaissances, dans des stratégies d'amélioration de la compétitivité.

L'INTA produit une série de publications : notes de vulgarisation, articles, manuels, rapports, collections d'ouvrages dans les domaines de la recherche et du développement, de l'enseignement supérieur, de la vulgarisation pour enfants et adolescents. On y retrouve un large éventail de sujets comme, par exemple, les céréales, les oléagineux, l'élevage, la production laitière, la jeunesse rurale, le climat. On notera également un article sur l'intérêt de conduire des exercices de prospective pour un organisme comme l'INTA. Par ailleurs, depuis 2002, la revue à comité éditorial Revista de Investigaciones Agropecuarias (RIA) est publiée en accès libre. Le dernier numéro traite de résistances aux antimicrobiens, de production de « viandes alternatives » (issues d'espèces autochtones ou exotiques notamment), ou encore de changement climatique et du rôle des toits verts.

Enfin, soulignons que l'INTA a signé des nombreux accords avec des organismes internationaux et nationaux publics, des centres de recherche et des universités d'Europe, d'Amérique du Nord, d'Asie, d'Afrique et d'Océanie.

Hugo Berman, Centre d'études et de prospective

Source : INTA

14:56 Publié dans Enseignement et recherche, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : portrait, inta, argentine |  Imprimer | | | | |  Facebook

19/01/2012

L'Argentine limite les achats de terres par des étrangers

Le parlement argentin a adopté fin décembre 2011 une loi ("Proyecto de ley en revisión sobre régimen de proteccion al dominio nacional sobre la propiedad, posesion o tenencia de las tierras rurales"), limitant la possession de terres agricoles par les étrangers à 15% de la surface totale et à 1000 hectares pour chaque propriétaire étranger dans certaines zones particulièrement fertiles, notamment dans la région de la Pampa Humeda (centre). Il prévoit également la création d'un cadastre unique des terres rurales. La présidente Cristina Kirchner, réélue en octobre, en avait fait l'une des priorités de son second mandat.

La loi n’est cependant pas rétroactive. De plus, déterminer la nationalité d’une société est complexe car beaucoup d’investisseurs font l'acquisition de terres au travers d’intermédiaires locaux sous des formes juridiques très diverses, ou encore se contentent de louer des terres.

Selon un récent rapport de la FAO, 10% des terres agricoles argentines seraient déjà détenues par des étrangers. Juste avant ce vote, le plus grand laitier du Moyen-Orient, Almaraï Company, venait d'acquérir la société argentine Fondomonte pour 83 millions de dollars US. Par cette transaction, il prenait possession de 12.300 hectares de maïs et de soja en Argentine pour nourrir ses vaches laitières et ses volailles.

 

Voir aussi : http://veilleagri.hautetfort.com/archive/2011/12/07/nouve...

14:23 Publié dans Mondialisation et international, Sécurité alimentaire | Lien permanent | Tags : argentine |  Imprimer | | | | |  Facebook