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09/06/2011

L'Afrique à l'aube d'une révolution verte ?

 Un article de la revue McKinsey Quarterly décrit l'agriculture africaine comme étant à un tournant. La révolution verte paraît enfin accessible à ce continent, à l'instar du continent asiatique, les pays donateurs augmentant leur aide consacrée à l'agriculture et les investissements privés (notamment de Chine et du Brésil) étant en forte progression.

L'Afrique pourrait, selon les estimations de McKinsey, faire passer sa production agricole de 280 milliards de dollars par an aujourd'hui à environ 500 milliards en 2020 et 880 milliards en 2030.

Mais pour cela, il lui faut surmonter un certain nombre de défis dont la corruption, les problèmes politiques, les infrastructures inadaptées...

McKinsey, qui est impliqué dans des projets dans une dizaine de pays africains, estime que les plans de développement doivent être « moins ambitieux et davantage ciblés ». Les différentes régions d'Afrique devraient se concentrer sur leurs forces respectives et l'accent devrait être mis autant sur le marketing, les infrastructures, la commercialisation et la logistique que sur la croissance de la productivité.

Céline Laisney, CEP (Centre détudes et de prospective)

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26/05/2011

Conférence internationale sur les investissements fonciers internationaux

 Une conférence organisée par l'Institute of Development Studies (IDS) s'est tenue en avril pour faire le point sur la réalité des investissements fonciers internationaux.

Après le rapport de la Banque mondiale sur le sujet, de nouveaux chiffres estiment le phénomène à 80 millions d'hectares dans le monde, dont plus de la moitié en Afrique:

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Il est toutefois très difficile d'avoir des chiffres solides, la plupart des contrats n'étant pas publics, et certains restant à l'étape de la négociation sans jamais se matérialiser.

De nombreuses interventions ont passé en revue les impacts de ces investissements sur les pays d'accueil à partir d'études de cas concrètes menées dans de plusieurs pays de tous les continents.

Parallèlement, l'IDS a publié une édition du Journal of Peasant Studies sur ce thème.

Klaus Deininger, senior economist à la Banque mondiale, y examine les défis représentés par la nouvelle vague d'investissements fonciers.

Olivier De Schutter exprime ses inquiétudes et appelle à aller plus loin que les « codes de bonne conduite ».

Tania Murray Li, professeur d'Anthropologie à l'Université de Toronto, estime que ces investissements ne sont pas susceptibles de réduire la pauvreté ni de créer autant d'emplois que ce qui est souvent avancé.

10/05/2011

Le Brésil et l'Argentine veulent limiter les investissements fonciers étrangers sur leurs sols

 Au Brésil un nouveau décret a été signé, qui vient compléter la loi déjà adoptée à l’été 2010. Ce décret vise notamment à empêcher les non-Brésiliens d’acheter des parts dans les entreprises possédant des terres agricoles au Brésil. Un moyen supplémentaire mis en place pour empêcher les étrangers de contourner la loi actuelle qui leur interdit simplement l’achat de terres.

« Nous devons faire la différence entre d’un côté les spéculateurs et les fonds souverains qui constituent une menace à notre sécurité alimentaire, et de l’autre, les investisseurs étrangers qui arrivent avec de bons projets », a déclaré le ministre de l’Agriculture Wagner Rossi dans un récent entretien au Financial Times. Aujourd’hui, les non-brésiliens possèdent près de 1,8 millions d’hectares de sol arable brésilien et selon le gouvernement, ces achats ont augmenté de près de 11,5% depuis 2008.

De son côté, la présidente argentine Cristina Kirchner a présenté un projet de loi qui limite de manière drastique les rachats de terres par des personnes physiques, des gouvernements et des sociétés étrangères. Les étrangers ne pourront pas acheter plus de 1 000 hectares agricoles, selon le texte. Et ils ne pourront jamais posséder plus de 20% du territoire national. Un cadastre sera effectué dans les prochaines semaines pour connaître les chiffres exacts de la présence étrangère en Argentine, mais celle-ci représenterait, selon la fédération agraire, 10% du pays.

Sources : Momagri, Le Point.

Potentiel agricole du Ghana

 Depuis deux décennies, le Ghana connaît une croissance économique de 5% par an et bénéficie d' un Etat de droit stable. Le pays est sur le point d'atteindre deux des objectifs du millénaire pour le développement (réduire la pauvreté et atteindre le statut de pays à revenu intermédiaire). L'agriculture représente 35% du PIB et emploie 60% de la main-d'oeuvre. Elle peut, selon cette cette étude de l'IFPRI (International Food Policy Research Institute), jouer un rôle majeur dans la transformation économique du Ghana.

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Les auteurs étudient le potentiel agricole du Ghana en se basant sur un modèle d'équilibre général et proposent 5 « scénarios » de développement. Ils montrent que, dans le meilleur des cas, le pays pourrait atteindre une croissance agricole annuelle de 6% sur les 15 prochaines années et doubler le revenu par tête par rapport à 2007. Mais ceci n'est possible qu'à certaines conditions détaillées à la fin de l'étude.

12:12 Publié dans 3. Prévision, Développement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/05/2011

Investir dans l'économie verte

 Le rapport du PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement), Vers une économie verte : Pour un développement durable et une éradication de la pauvreté, avance l'idée qu'investir seulement 2% du PIB mondial dans dix secteurs clés permettrait d’impulser la transition vers une économie à faible émission de carbone, tout en générant emplois et croissance.

 

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Ainsi, selon les calculs des auteurs, dépenser 0,03 % du PIB mondial entre 2011 et 2050 pour encourager les propriétaires fonciers à conserver leurs forêts et à reboiser se traduirait par une hausse de la valeur ajoutée de l’industrie forestière de 20%, des créations d’emplois et une augmentation considérable de la capacité de stockage de carbone par les forêts.

De même, des investissements de l’ordre de 100 à 300 milliards de dollars US (fourchette assez large donc) entre 2010 et 2050 en faveur d’une agriculture durable permettraient d’accroître les rendements mondiaux de 10 % en moyenne.

Les auteurs admettent que le passage à une économie verte pourrait, dans un premier temps (jusqu’en 2030), entraîner des destructions d’emplois dans le monde, dans des secteurs comme la pêche. Mais, par la suite, des créations d’emplois au moins aussi importantes sont à attendre dans l’agriculture (+ 4%), ou le secteur forestier (+ 20 %).

Le contenu de ce rapport est extrait d’une étude macroéconomique plus large publiée en ligne. Il vise à accélérer le développement durable et fait partie de la contribution du PNUE à la préparation de la conférence Rio+20 qui aura lieu au Brésil en 2012.

15:43 Publié dans Environnement, Mondialisation et international, Travail et emploi | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

29/04/2011

Capacités d'exportations de l'Ukraine en 2020 : trois scénarios

Même si l’Ukraine souffre de handicaps, liés soit à sa fragilité économique et politique soit à son climat continental, le pays devrait à l’avenir peser davantage sur les marchés céréaliers, sous réserve d’une amélioration de l’efficience de la logistique. C’est ce que montre une analyse prospective réalisée par ARVALIS-Institut du végétal qui s'appuie sur des enquêtes réalisées auprès d'acteurs locaux ainsi que sur des statistiques historiques. Trois scénarios d’évolution sont envisagés.

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08/04/2011

Scénarios sur le potentiel agricole de la Chine

 Le projet CATSEI (Chinese Agricultural Transition: Trade, Social and Environmental Impacts), fondé par le 6e programme-cadre de la Commission européenne et qui rassemble 6 instituts de recherche internationaux*, conduit une analyse systémique sur les impacts potentiels du développement agricole de la Chine à l'horizon 2030.

Il a développé le modèle d'équilibre général Chinagro, dont les dernières simulations, basées sur un certain nombre d'hypothèses tendancielles et des variantes concernant les politiques adoptées, distingue 7 scénarios :

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12:30 Publié dans 1. Prospective, Mondialisation et international, Production et marchés | Lien permanent | Tags : chine |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/03/2011

Démographie, climat et alimentation mondiale

L'Académie des Sciences publie un rapport intitulé "Démographie, climat et alimentation mondiale". Fruit des travaux d'un groupe d'une quarantaine de membres dont Michel Griffon, animé par Henri Leridon et Ghislain de Marsily, ce rapport rappelle d’abord ces contraintes démographiques, climatiques et environnementales qui pèseront sur la disponibilité de ressources à l’horizon 2050, et traite ensuite des facteurs d’évolution de la demande alimentaire, des moyens techniques et économiques d’y faire face, et enfin des conditions d’un équilibre possible.


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10% du riz commercialisé en Chine seraient contaminés

Le magazine indépendant chinois New Century a publié mi-février une longue enquête sur la pollution des rizières. Selon Pan Genxing, un chercheur de l'université agricole de Nankin qui a relevé des échantillons dans six régions différentes, 10% du riz commercialisé dans le pays contiendraient un niveau élevé de métaux lourds dont le cadmium. Le problème serait plus grave dans la moitié sud du pays.  Li Tingqiang, chercheur à la faculté des sciences environnementales de l'université du Zhejiang, estime que le problème est «sévère» et rappelle les évaluations qui accompagnaient déjà le onzième plan quinquennal lors de son adoption, en 2006 : 20 millions d'hectares étaient pollués aux métaux lourds, soit près d'un sixième de l'ensemble des terres arables de la Chine, affectant 12 millions de tonnes de grains chaque année.

En réponse à ce défi, le ministère chinois de la protection de l'environnement a annoncé le 19 février 2011 un plan de réduction de 15% des pollutions au plomb à l'horizon 2015 par rapport aux niveaux  de 2007.  Le ministère estime que 900 tonnes de métaux lourds, dont du plomb du cadmium et de l'arsenic, auraient été déversées dans la nature depuis 2007 et que 75 milliards de yuans (8 milliards d'euros), seront nécessaires pour gérer le problème au cours des cinq prochaines années.

Source : China Daily

10:11 Publié dans Environnement, Mondialisation et international, Production et marchés | Lien permanent | Tags : chine |  Imprimer | | | | |  Facebook

04/03/2011

Une stratégie pour le secteur agroalimentaire canadien

Le secteur agroalimentaire canadien est en train de perdre est de perdre en rentabilité et en qualité, selon une étude du think tank CAPI (Canadian Agri-Food Policy Institute). En effet, le Canada est passé de la troisième place mondiale pour les exportations agroalimentaires à la 7e, et ses importations ont augmenté de 50% par rapport à 2000.

Pour reprendre le leadership, le CAPI définit trois objectifs que le pays devrait atteindre d'ici 2025 :

- l'objectif "75 pour 25", qui vise à accroître la valeur des exportations agroalimentaires du Canada, de 38,8 milliards de dollars US à 75 milliards de dollars US en 2025;

- le. deuxième objectif est que les biomatériaux et les biocarburants représentent 75% du secteur agroalimentaire en 2025;

- enfin, le groupe de réflexion fixe au Canada l'objectif de produire 75% de son alimentation d'ici 2050, contre 68% actuellement. Il recommande les produits locaux.

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 Pour réaliser ces trois objectifs, le Canada doit modifier la façon dont il pense à l'industrie alimentaire, oubliant les secteurs, les chaînes de valeur et les lignes de produits, et se concentrer plutôt sur "les systèmes alimentaires » en faisant collaborer tous les acteurs concernés, a déclaré le CAPI. Il suggère également de passer de la stratégie à 5 ans actuelle à une vision à plus long terme (15 ans).

 L'Institut attend désormais le retour et les propositions de l'industrie, du gouvernement et des autres parties prenantes sur les moyens de mettre en place les stratégies pour atteindre ces objectifs, qui permettra une mise à jour du rapport en mai 2011.

01/03/2011

La forêt, priorité chinoise

La lutte contre la désertification constitue un des enjeux majeurs du XIIème plan quinquennal chinois (2011-2015). Plusieurs programmes seront mis en oeuvre, notamment la construction d'écrans écologiques (formations forestières de faible largeur mais de grande longueur, mis en travers des mouvements des vents dominant)

L'objectif de ce projet est d'atteindre un taux de couverture forestière de près de 22% d'ici à 2015, soit six millions d'hectares de forêts supplémentaires par rapport à 2010.

Les autorités chinoises prévoient de dépenser près de 220 milliards de yuans (environ 25 milliards d'euros) dans les dix prochaines années pour entretenir et consolider la ressource forestière.

Source : ADIT.

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14/01/2011

La Nouvelle-Zélande bloque un investissement chinois

La Chine veut sécuriser ses approvisionnements alimentaires en achetant ou louant des terres à l'étranger. Elle disposerait ainsi déjà de millions d'hectares en Afrique, Amérique latine ou Asie.Mais un projet de rachat de vastes exploitations laitières néo-zélandaises en faillite par un groupe coté à Hong Kong vient d'être bloqué par le gouvernement.

Une campagne d'opposition à ce programme, intitulée « Sauvons nos fermes », a en effet été lancée et le Premier ministre lui-même a déclaré ne pas souhaiter que les Néo-zélandais deviennent «des locataires dans leur propre pays».

Permier exportateur mondial de produits laitiers, la Nouvelle-Zélande suscite les convoitises de nombreux groupes étrangers car ce secteur pourrait tirer parti de la hausse de la consommation de ces produits en Asie.

10:27 Publié dans Filières agricoles, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/01/2011

Sécurité alimentaire en Chine demain

 La Chine a accompli des progrès économiques et sociaux remarquables au cours des trois dernières décennies, sortant plusieurs centaines de millions de personnes de la pauvreté et faisant progresser la sécurité alimentaire sur son territoire. Cependant, "la réduction continue des surfaces arables et la dégradation massive des sols menacent la capacité du pays à maintenir les niveaux actuels de production agricole. Et le fossé croissant entre zones rurales et urbaines constitue un défi majeur pour le droit à l’alimentation de la population", a déclaré le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'alimentation, Olivier De Schutter, à l’issue de sa mission en République populaire de Chine.

Au cours de sa mission, le Rapporteur spécial s’est également penché sur la question de l'accaparement des terres, sur la situation des éleveurs nomades dans les provinces occidentales et dans les régions autonomes, sur la dimension nutrition du droit à l'alimentation et sur la gestion transparente des questions de sécurité alimentaire par les autorités. Sur base de cette mission en Chine, il présentera un rapport au Conseil des droits de l'homme en 2011.

Les conclusions préliminaires de la mission (6 p.)

Voir aussi la publication du CEP (Centre d'études et de prospective)

15:51 Publié dans Alimentation et consommation, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : chine |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/01/2011

La pauvreté rurale persiste dans les pays en développement

Le Fonds international pour le développement de l´agriculture (Fida) a publié son Rapport sur la pauvreté rurale 2011.

Malgré les progrès de ces dix dernières années, qui ont permis de tirer plus de 350 millions de ruraux de l'extrême pauvreté, les auteurs soulignent que la pauvreté mondiale reste un phénomène de grande ampleur et essentiellement rural. Sur 1,4 milliard de personnes qui vivent dans les pays en développement et souffrent d'extrême pauvreté, 70% résident en zone rurale.

Le Fida fait état d'une hausse alarmante du nombre de personnes extrêmement pauvres vivant dans les zones rurales de l'Afrique subsaharienne. Il met également en évidence la persistance de la pauvreté rurale sur le sous-continent sud-asiatique estimée à 1 milliard de personnes.

La pauvreté rurale est ainsi issue essentiellement du manque de capitaux, d'opportunités économiques limitées et d'un manque de "capacités" au sens d'Amartya Sen (capital humain et éducation). Elle est également fondamentalement liée aux inégalités et frappe ainsi davantage les femmes, les jeunes et les minorités. Il existe une certaine mobilité de la pauvreté, les gens en sortent et y entrent, le plus souvent suite à un choc (santé, mauvaise récolte, conflit...).

Ainsi, la première série de recommandation insiste sur l'appui à la prévention et la gestion du risque. En effet, les plus pauvres sont souvent moins résilients aux chocs qui augmentent encore plus leur vulnérabilité et diminuent leur chance de s'en sortir. Or, les risques sont multiples et tendent à augmenter avec le changement climatique, la pression sur les ressources naturelles et la volatilité des prix.
Deux autres pistes visent à améliorer le secteur agricole, qui reste essentiel et une des premières sources de réduction de la pauvreté et de croissance. Il s'agit notamment d'aider la petite agriculture familiale à s'intégrer aux marchés et à pratiquer une intensification durable qui utilise une approche systémique, adaptée au contexte, liant intensification traditionnelle et agro-écologie, savoirs paysans et formels. Pour cela, il est indispensable d'améliorer l'environnement rural (infrastructures), diminuer l'exposition au risque (prévention et mitigation), améliorer l'accès à l'éducation et favoriser l'organisation collective.
Enfin, il est également indispensable d'appuyer également les opportunités rurales non agricoles.

Marie-Aude Even, CEP (Centre d'études et de prospective)

14:27 Publié dans Développement, Mondialisation et international, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/12/2010

L’agriculture européenne en 2020: Défis à long terme, nouvelles politiques publiques et privées

Le GEM (Groupe d'économie mondiale) Sciences-po a organisé, avec le German Marshall Fund, en janvier 2009, une conférence sur l'agriculture européenne en 2020. La première journée portait sur l'agriculture face aux défis climatique, énergétique et de l'eau. La seconde abordait d'abord la question des politiques publiques concernant la sécurité alimentaire, la PAC, la multifonctionnalité, puis les politiques privées avec la question de la gestion des risques, l'agroalimentaire et la politique de concurrence.

Cette conférence a donné naissance à un ouvrage en anglais richement illustré, sous la direction de  Pierre Boulanger et Patrick Messerlin.

Les actes de la conférence (avec les débats) sont également disponibles en français.