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01/03/2010

Essor de l'élevage

Le secteur de l'élevage contribue à hauteur de 40% de la valeur totale de la production agricole et assure les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire de près d'un milliard de personnes, selon ce rapport de la FAO. Au sein de l'économie agricole, c'est un des segments qui connaît la croissance la plus rapide, du fait d'une demande en explosion, stimulée par la hausse des revenus, la croissance démographique et l'urbanisation.

Ainsi, depuis le début des années 1960, la consommation de lait par habitant dans les pays en développement a presque doublé, la consommation de viande a plus que triplé et la consommation d'œufs a quintuplé.

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Cette croissance de la demande devrait se poursuivre, créant des opportunités considérables pour les paysans du monde entier, mais également de fortes pressions sur l'environnement. Le rapport fait le point sur ces questions, avant de dresser, comme chaque année, un état des lieux de la sécurité alimentaire mondiale.

Le compte-rendu (1 page)

Le rapport (202 p.)


 

Impact d'une libéralisation des échanges de fruits et légumes en Méditerranée

Les pays méditerranéens et l'Union européenne sont engagés depuis 1995 dans un partenariat économique, social et politique appelé «processus de Barcelone». Jusqu'à présent, les objectifs de ce processus se sont surtout concrétisés par la conclusion d'accords commerciaux bilatéraux entre l'UE et chaque pays partenaire.

Le renouvellement de ces accords suscite bien des débats, en particulier dans le secteur des fruits et légumes (les pays méditerranéens fournissent, en 2007, 22,4 % des fruits et légumes importés par l'UE). Quel pourrait être l'impact d'une libéralisation accrue des échanges sur ces produits ?

Des travaux des chercheurs du CEPII et de l'INRA suggèrent qu'il devrait, toutes choses égales par ailleurs, être faible. En effet, les pays méditerranéens bénéficient d'ores et déjà d'un accès fortement préférentiel au marché communautaire. En outre, les échanges de fruits et légumes de la zone méditerranéenne vers l'Europe sont caractérisés par d'importants coûts non tarifaires. La libéralisation pourrait cependant avoir un impact important dans le cas d'Israël ou du Maroc.

Le 4 pages INRA Sciences sociales

 

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26/02/2010

Progression des OGM dans le monde

L'International Service for the Acquisition of Agribiotech Applications (ISAAA), une organisation en partie financée par les grands semenciers, a publié en février 2010 son bilan annuel sur l'état des cultures biotechnologiques dans le monde.

Selon ses chiffres, 134 millions d'hectares d'OGM étaient cultivés dans le monde en 2009, soit une progression de 7% des surfaces par rapport à 2008. Quatorze ans après le démarrage commercial des OGM, le rythme de leur essor tend toutefois à ralentir : il y a trois ans, il était encore de 13% (cliquer pour voir le graphique en grand).

 

carte OGM.jpg

Les principaux utilisateurs d'OGM sont les États-Unis (64 millions d'hectares), le Brésil (21,4 millions) et l'Argentine (21,3 millions). Viennent ensuite l'Inde (8,4 millions), le Canada (8,2 millions), la Chine (3,7 millions), le Paraguay (2,2 millions) et l'Afrique du Sud (2,1 millions). Tous les autres pays restent en deçà de la barre du million d'hectares.

Les OGM représentent ainsi 9 % des cultures mondiales. Mais ce chiffre cache d'énormes disparités en fonction des cultures et des régions du monde : plus des trois quarts des superficies dédiées au soja sont OGM, le coton transgénique, qui perce en Inde et en Afrique, représente un plant sur deux, et pour le maïs, la proportion est de 26 %.

D'ici à 2015, l'ISAAA considère que la barre des 200 millions d'hectares d'OGM plantés dans le monde pourrait être franchie, grâce notamment à l'arrivée d'un « maïs anti-sécheresse » dans les campagnes des Etats-Unis dès 2012. L'intérêt de la Chine pour le riz et le maïs transgéniques laisse également présager une expansion des superficies dédiées aux cultures biotechnologiques.

Les Amis de la Terre critiquent ces chiffres et mettent l'accent sur la baisse des surfaces en Europe où, compte tenu de l'hostilité des opinions publiques, les surfaces cultivées en OGM ont reculé en moyenne de 12 % l'an dernier.

surface OGM UE 2008-2009.jpg

 

 

 

 

 

 

Sources : ISAAA, Global Status of Commercialized Biotech/GM Crops: 2009, Executive Summary (44 p.)

Les Amis de la Terre, Who benefits from GM crops? (43 p.)

11:27 Publié dans 3. Prévision, Environnement, Filières agricoles, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : ogm |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/01/2010

La Corée du Sud investit dans les IAA

Le ministère de l'alimentation, de l'agriculture, des forêts et de la pêche coréen a annoncé un plan ambitieux pour développer les industries alimentaires du pays en investissant environ 3 milliards d'euros ces trois prochaines années.

Selon ce plan, les ventes globales de l'industrie alimentaire coréenne augmenteront de 7% par an. Les exportations de produits agricoles et de la pêche devraient quant à elles augmenter d'environ 30%. "Sur la scène mondiale, l'industrie alimentaire pèse 2,7 milliards d'euros et est plus important que l'industrie de l'automobile et des technologies de l'information. L'intérêt croissant et l'importance de la sécurité alimentaire à travers le monde montre que les perspectives de croissance du marché sont positives" a indiqué
le ministre CHANG Tae-Pyong

Les entreprises du secteur alimentaire de Corée ne sont cependant pas assez matures pour affronter la concurrence mondiale. Malgré ses 8500 fabricants alimentaires, le paysage agoalimentaire coréen demeure très éclaté, plus de 90% des entreprises du secteur ont moins de 50 employés. Au niveau des exportations de produits alimentaires, la Corée ne s'est placée l'an dernier qu'au 40e rang mondial.

Pour remédier à ce manque de compétitivité, le ministère envisage l'augmentation du budget pour la R&D alimentaire pour amener celui-ci à 1,2% du total des ventes du secteur (actuellement 0,34%) et la constitution d'un cluster de l'industrie agro-alimentaire dans le nord de la province de Jeolla.

Source : ADIT

Libéralisation des échanges agricoles entre la Chine et l’ASEAN

La Chine et six pays de l'Association des nations du Sud-est asiatique ont créé, depuis le 1er janvier 2010, la zone de libre échange regroupant le plus grand nombre de consommateurs au monde.

Ces pays ont en effet supprimé les droits de douanes sur 7000 produits et services, représentant 90% de leurs échanges, sur un marché de 1,9 milliard de consommateurs. L'accord de libre-échange entrera pleinement en vigueur en 2015 puisque, parmi les pays de l'Asean, seuls la Thaïlande, l'Indonésie, Brunei, les Philippines, Singapour et la Malaisie ont ouvert leurs marchés à la Chine en 2010. La Birmanie, le Laos, le Vietnam et le Cambodge bénéficient quant à eux d'une période transitoire de cinq ans. Les signataires prévoient que les échanges dans la région atteignent 200 milliards de dollars en 2010 contre 100 milliards de dollars en 2005.

Cet accord pourrait avoir des conséquences importantes au niveau agricole. Les pays de l'Asean vont pouvoir accroître leurs exportations vers la Chine (riz, fruits exotiques, caoutchouc, huile de palme). A Pékin, Song Hong, économiste de l'Académie des sciences sociales, estime que cete croissance des exportations pourrait concurrencer les paysans des provinces chinoises frontalières de l'ancienne Indochine, le Guangxi ou le Yunnan.

Les Cambodgiens ont, de leur côté, souligné que cet accord va permettre au royaume khmer, dont les exportations agricoles vers les Etats-Unis et l'Europe sont à la baisse, de trouver de nouveaux marchés en Chine.

Source : New York Times

 

 

17:41 Publié dans Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Relancer les légumineuses : coûts et bénéfices

Selon une étude du GGDD (Commissariat général au développement durable) du MEEDDM, relancer en France les légumineuses permettrait de réduire les émissions agricoles de gaz à effet de serre provoquées par la fabrication et l'épandage d'engrais. Les légumineuses sont en outre sources de protéines et leur plus grande production en France permettrait de diminuer les importations de tourteau de soja pour l'alimentation animale.

D'après un scénario prospectif, augmenter leur part de 3 à 7% dans les terres arables nécessiterait une modification de l'assolement français, et notamment de réduire les cultures céréalières et les exportations de ces dernières. Une telle décision remettrait en cause une orientation politique française et européenne en faveur des céréales depuis plus de 40 ans, et nécessiterait un accompagnement des filières et des systèmes de culture et d'élevage qui produisent et valorisent les légumineuses. Les avantages environnementaux liés à la relance des légumineuses compenseraient en partie la détérioration de la balance commerciale agricole qui en résulterait.

L’évaluation de la relance des légumineuses fait suite aux engagements pris dans le Grenelle de l’environnement. L’article 31 de la loi « Grenelle I » propose notamment cette solution pour réduire la dépendance des productions animales aux importations. Le refus du soja OGM par les consommateurs pourrait être l’élément déclencheur d’un tel plan.

4 pages sur l'étude

 

16:11 Publié dans Environnement, Filières agricoles, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/11/2009

Le Brésil, futur ferme du monde arabe ?

Sébastien Abis et Jessica Nardone retracent dans cet article de Futuribles l'essor du Brésil dans le domaine agricole. Ils montrent en particulier comment ce pays se positionne de plus en plus comme leader de la coopération Sud-Sud, avec une pénétration de plus en plus forte au sein du monde arabe. Comme en témoignent les évolutions récentes des échanges entre le Brésil et les pays du sud de la Méditerranée, le géant sudaméricain pourrait en effet rapidement devenir l'une des fermes du monde arabe, au détriment notamment de l'Europe.

À cet égard, les auteurs esquissent, en fin d'article, trois scénarios d'avenir possibles selon lesquels, à moins d'un réel effort européen en direction des pays du sud du Bassin méditerranéen, la convergence arabo-brésilienne irait croissant dans le domaine agricole voire aboutirait à une véritable coopération politique dépassant ce secteur.

L'article (18 pages)

 

15:00 Publié dans Mondialisation et international, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/11/2009

Les scientifiques indiens ont développé un riz ne nécessitant pas de cuisson

Les scientifiques du Central Rice Research Institute (CRRI), organisme gouvernemental indien, affirment avoir développé un riz ne nécessitant pas de cuisson mais seulement une immersion dans l'eau pour être prêt à la consommation.

Cette nouvelle variété appelée Aghanibora nécessite 145 jours de culture et a un rendement de 4 à 4,5 tonnes par hectare. Ce riz nécessite 45 minutes de trempage à l'eau froide ou 15 minutes à l'eau tiède pour être prêt à la consommation. Cette nouvelle variété n'est pas issue d'une manipulation génétique mais de la sélection et de l'amélioration d'une espèce issue de l'Assam (Etat de l'Inde).

La mise en production et la vente à grande échelle de ce riz devraient permettre de réaliser des économies non négligeables en énergie du fait de l'absence de cuisson.

L'Inde produit actuellement 98,5 millions de tonnes de riz par an.

Source : ADIT

10:51 Publié dans Energie, Filières agricoles, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/11/2009

Agriculture et géopolitique

Dans ce dossier de l'IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), les liens entre agriculture et géopolitique, de plus en plus prégnants, sont explorés. En effet, le caractère stratégique et la dimension géopolitique de l'agriculture, s'ils furent quelque peu oubliés à la fin du XXe siècle, reviennent actuellement avec force sur le devant de la scène internationale. La crise alimentaire mondiale observée au printemps 2008 en constitue à ce titre une piqûre de rappel douloureuse.

Le compte-rendu (1 page)

Le dossier (24 pages)

16:00 Publié dans Développement, Mondialisation et international, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/11/2009

Regain d’intérêt pour les métiers de l’agriculture au Japon

Le Japon, qui importe 60% de son alimentation contre 30% dans les années 1960, s'inquiète de son autosuffisance alimentaire dans un contexte de changement climatique et de renchérissement de l'énergie.

Parallèlement, la crise économique a rendu plus attractifs les emplois agricoles, qui bénéficient également de la vogue pour le bio et le naturel.

Un jeune agriculteur, Yukuse Miyaji, a créé un réseau nommé « Kosegare » (« les fils de fermiers ») pour attirer tous ceux qui, comme lui, ont choisi de revenir à la terre. Le réseau atteint à présent 200 membres. Son objectif est de changer l'image de l'agriculture qui a longtemps été stigmatisée au Japon comme offrant des emplois « 3 K » : kitsui (difficiles), kitanai (sales) and kiken (dangereux). L'idée est de changer la signification de ces K en kakkoii (cools), kando ga aru (passionnants) et kasegeru (profitables), pour que les enfants rêvent de devenir agriculteurs plutôt que joueurs de basket. Le réseau vend ses produits sous la marque « ré-agriculture » (comme on parle de ré-industrialisation).

De même, une jeune chanteuse à la mode fait l'apologie de la culture du riz et donne des conseils pour faire pousser des courgettes et des tomates sur son blog. L'université de Marunouchi, un quartier d'affaires de Tokyo, propose des stages de plantation de riz aux citadins désireux de renouer avec la nature.

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Ces initiatives arrivent au bon moment : plus de 70% des agriculteurs japonais ont plus de 60 ans et la moitié ont plus de 70 ans. Seulement 8.5% ont moins de 39 ans.  Mais le phénomène de mode doit se transformer en mouvement de grande envergure pour inverser la tendance à l'érosion de l'emploi agricole et à l'abandon des terres.

 

Source : Aujourd'hui le Japon

21:50 Publié dans Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/10/2009

Croissance des cultures OGM et commerce international

Ce rapport issu de l'Institut d'études technologiques prospectives (IPTS) du centre de recherche de la Commission dresse le tableau des récoltes OGM à travers le monde, et comporte des prévisions à l'horizon 2015 : le nombre de variétés OGM commercialisées serait multiplié par 4, passant de 30 aujourd'hui à 120 en 2015.

Cette croissance devrait, selon les auteurs du rapports, faire peser un risque sur le commerce alimentaire mondial du fait des « autorisations asynchrones » selon les pays.

Les problèmes de présence fortuites dans les lots ne peuvent que se multiplier, ce qui interroge sur la capacité des pays de l'Union à maintenir leurs politiques de tolérance zéro.

Le rapport

Le communiqué de presse

 

16:17 Publié dans 3. Prévision, Environnement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/06/2009

Les pays émergents et la crise

Cette conférence visait d'une part à faire le point sur l'impact de la crise sur les pays émergents et d'autre part à réfléchir aux évolutions possibles du commerce international. Elle a permis de mieux comprendre la diversité des pays émergents, de discuter plusieurs tendances lourdes et signaux faibles susceptibles de bouleverser la structure des pays (retour au marché intérieur, croissance verte, abandon des modèles rentiers...) et leur rang, la géopolitique internationale (multipolarisation, émergence de la Chine comme acteur majeur aux cotés des Etats-unis) et le type de commerce international.

Compte-rendu par Marie-Aude Even

 

12:16 Publié dans Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

L'avenir des exploitations agricoles dans le monde

En matière de structure des exploitations agricoles dans le monde, la tendance majeure est le fort développement de l'exploitation capitaliste, le tassement de l'agriculture familiale et le maintien, voire l'augmentation, de micro-exploitations souvent à la limite de la survie.

Ces phénomènes risquent d'être accentués avec des prix agricoles élevés, les stratégies de sécurisation de l'approvisionnement alimentaire mené par certains pays (« l'accaparement des terres »), le changement climatique (qui libère des terres plus particulièrement favorables à l'agriculture capitaliste) et des innovations techniques permettant à ces grandes exploitations de rester compétitives.

Seule une priorité forte donnée à l'agriculture familiale, qui passe à la fois par des moyens et des instruments de politique au niveau local et international (reconnaissance de la souveraineté alimentaire à l'OMC), pourrait contrecarrer ces tendances.

Cette vision d'un futur jugé probable et pas forcément souhaitable, présentée par André Neveu lors d'une séance à l'Académie d'Agriculture, pose avec d'autant plus d'acuité l'intérêt d'une prospective informée et la nécessité de mieux caractériser et comprendre les structures agraires, les moteurs de leurs évolutions et leurs conséquences sur les grands enjeux du développement durable.


Le compte-rendu de la séance par Marie-Aude Even

 

11:12 Publié dans Exploitations agricoles, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/04/2009

Doha, le retour

Le G20 veut relancer les accords de Doha sur la libéralisation des échanges. Après plusieurs années de piétinements, le débat est donc réouvert.

Le secrétariat de l'OMC, dans son rapport pour l'examen biennal des politiques et pratiques commerciales de l'Union européenne, réclame une plus grande libéralisation de la politique agricole.

Pourtant, selon les dernières simulations du modèle Momagri, une libéralisation non régulée de l'agriculture aboutirait lors des quinze prochaines années :

- à une chute brutale du chiffre d'affaire des agriculteurs des pays les plus pauvres (-60%),

- à une baisse durable dans les pays émergents importateurs (Chine et Inde -30% à 40%)

- et à une érosion tendancielle pour les pays développés (avec des creux sur plusieurs années à-30%).

Seuls les pays émergents exportateurs comme le Brésil tireraient leur épingle du jeu.

De plus, les prix seraient encore plus volatiles. Tout ceci pourrait entraîner, paradoxalement, des réactions protectionnistes.
Le nouveau modèle économique mis au point par Monagri sera présenté en juin 2009 à une trentaine d'économistes du monde entier réunis à la Sorbonne.

Source : Momagri

 

14:00 Publié dans Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/04/2009

USDA : rapport sur l'impact de la crise

The 2008/2009 World Economic Crisis: What It Means for U.S. Agriculture (USDA Outlook report, 30 march 2009)

Ce rapport fait le point sur les conséquences de la crise économique et financière sur l'agriculture américaine. La baisse de la demande mondiale s'est traduite par une diminution des exportations et des prix moins élevés, comparés à ceux de 2008, ce qui a entraîné une baisse de revenus des agriculteurs. Cependant, jusqu'ici, l'agriculture souffre moins que les autres secteurs de l'économie, car les bonnes années précédentes ont permis aux agriculteurs d'aborder la crise dans une situation financière satisfaisante.

Le rapport insiste sur l'importance sur les taux de change du dollar. Pour l'USDA, le dollar est fort en ce moment et ce ne serait pas forcément une mauvaise chose s'il pouvait s'afflaiblir de nouveau... Les auteurs ne voient pas de problème sur le marché du foncier, alors qu'un récent document de l'OCDE (voir le PDF) et d'autres informations issues d'AgriUS Analyse envisagent l'explosion d'une bulle sur le foncier (+42% en 4 ans dans certains Etats).

Enfin, le rapport ne développe pas les conséquences d'un potentiel accès moindre au crédit.

Frédéric Courleux

Le rapport en PDF

 

 

 

10:04 Publié dans Mondialisation et international, Production et marchés | Lien permanent | Tags : etats-unis, crise |  Imprimer | | | | |  Facebook