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09/05/2016

10 clés pour réussir dans les circuits courts, Jacques Mathé

Alors que les producteurs fermiers font « figure d'exception dans une ruralité qui se cherche », par un sens du métier conservé et des signes de reconnaissance de la part de leurs clients, cet ouvrage est avant tout un guide, une « revue de détail des incontournables » pour réussir dans les circuits courts. S'appuyant sur une longue expertise au sein du réseau CER France, Jacques Mathé propose un « cadre de référence dans le pilotage des exploitations en circuits courts », structuré autour de 10 clés de succès et illustré de nombreux témoignages en France, mais aussi au Canada.

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Demande soutenue, professionnalisation de l'offre, implication des collectivités territoriales sont les déterminants du développement des productions locales. Définies comme un « système productif qui met en avant des savoir-faire, des terroirs, des proximités relationnelles dans un lien direct entre le producteur et le consommateur », ces productions prennent des formes diverses dans leur commercialisation et impliquent un nouveau métier pour les agriculteurs, une modification du fonctionnement de l'exploitation, de l'allocation des moyens de production, le développement de nouvelles compétences. Souplesse, adaptabilité, qualités relationnelles, curiosité, ingéniosité, etc., sont indispensables.

Parce que « l'idéalisme ne doit pas faire oublier le réalisme », J. Mathé propose avec ce livre un outil de travail, 10 clés de base de réussite allant de la « bonne idée qui plaît au porteur de projet… et à ses futurs clients » (clé n°1) à « s'inspirer de l'expérience des producteurs pour réussir » (clé n°10). À titre d'exemple, la clé n°7 détaille un diagnostic des principaux points de vente fermiers, en vente directe (magasin à la ferme, vente en panier, drives fermiers, etc.) ou via un intermédiaire (grande distribution, commerce de proximité, restauration collective, etc.).

Ces clés sont aussi des entrées intéressantes pour saisir les enjeux du développement des circuits courts, et s'adressent donc plus largement aux acteurs du monde rural (conseillers, associations, financeurs, etc.), aux enseignants ou à tout autre personne intéressée.

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Lien : Éditions France Agricole

10:07 Publié dans Agriculteurs, Alimentation et consommation, Développement, Territoires | Lien permanent | Tags : circuits courts |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/05/2016

Consommation de fruits et légumes : pratiques des Français au fil des saisons

FranceAgriMer a rendu publics mi-avril les résultats d'une étude sur les pratiques et habitudes de consommation de fruits et légumes, réalisée par l'institut CSA sur la base d'un échantillon représentatif de 700 panélistes suivi de décembre 2014 à octobre 2015. Des éléments intéressants sont présentés sur les circuits d'achat, la mise en application des recommandations de consommation journalière, les volumes consommés, la fraîcheur ou encore la consommation responsable. Est soulignée une certaine difficulté à mettre en pratique des attentes et des prises de conscience. Ainsi, par exemple, « la saisonnalité est très présente dans les esprits mais moins dans les assiettes », en particulier pour les légumes.

Source : FranceAgriMer

09:27 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : franceagrimer, fruits, légumes |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/05/2016

Barcelone, ville « amie de la culture végétarienne et végane »

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Le 22 mars dernier, Barcelone s'est engagée à être une ville « amie de la culture végétarienne et végane ». Cette décision devrait se traduire entre autres par la publication d'un guide végétarien de la ville, comprenant des informations sur les commerces végétariens et végan. Il est prévu également que des repas végétariens soient servis chaque lundi dans tous les établissements publics de la ville.

Barcelone n'est pas la première ville à se positionner sur cette thématique : par exemple, la ville de Gand a également engagé des démarches en ce sens.

Sources : mescoursespourlaplaneteconsoGlobe

09:08 Publié dans Alimentation et consommation, Société | Lien permanent | Tags : barcelone, veganisme, végétarisme |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/04/2016

Le système alimentaire de l'aire métropolitaine lyonnaise

Sortie récemment, la huitième publication de l'Observatoire des espaces agricoles et naturels est consacrée à l'analyse du système alimentaire de l'aire métropolitaine lyonnaise. Assorti d'une cinquantaine de cartes et schémas, ce document a pour objectif d'approfondir la connaissance des différents maillons de ce système et, sans se vouloir exhaustif, d'« en décrypter la complexité en identifiant ses composantes, en livrant quelques chiffres, en localisant les tendances, en illustrant par l'exemple ». Plusieurs questions structurantes sont identifiées autour : de l'égalité des habitants de l'aire métropolitaine face à l'alimentation ; de la capacité de la « ferme de l'aire métropolitaine » à nourrir la population du territoire ; de l'ancrage territorial de l'agro-alimentaire, depuis l'entreprise artisanale jusqu'à la firme multinationale ; des leviers pour rapprocher et écourter les flux entre production et distribution.

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Ce territoire comprend 3,2 millions d'habitants et 16 000 exploitations agricoles pour environ 553 000 ha de surface agricole utile. L'industrie agroalimentaire y représente 22 000 emplois et 3,5 milliards de repas sont pris annuellement par les habitants. Plusieurs questions sont successivement traitées, donnant des éléments pour apprécier les forces et faiblesses du territoire : un rappel de « ce que manger veut dire » ; la dimension sociale de l'alimentation ; les liens entre santé, précarité et alimentation ; les besoins nutritionnels et la production agricole ; les entreprises et leurs liens au territoire ; une approche des flux et circuits.

« Première pierre à la construction de stratégies alimentaires territoriales », ce diagnostic a mis en évidence des points faibles (forte corrélation entre pauvreté, alimentation et santé dans les territoires les plus urbains, par exemple) et forts (grande diversité des productions agricoles, gastronomie, etc.). « Sans encourager le repli des systèmes alimentaires », il permet « avant tout de prendre la mesure de la dépendance » des territoires, de montrer les complémentarités entre bassins de production et de consommation, de réaffirmer la nécessité de protéger l'espace agricole, d'imaginer de nouvelles solidarités entre villes et campagnes. Ainsi, par la diversité des champs d'actions concernés, « l'alimentation est aussi à considérer comme un outil permettant de répondre à de multiples enjeux d'un territoire : demain, la définition d'une politique alimentaire pourrait être une des conditions d'équilibre du territoire ».

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Source : Agence d'urbanisme de Lyon

10:28 Publié dans Alimentation et consommation, Territoires | Lien permanent | Tags : lyon, système alimentaire |  Imprimer | | | | |  Facebook

04/04/2016

FAO : bénéfices des légumineuses pour la santé

L'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) a déclaré 2016 année internationale des légumineuses et publie à cette occasion une interview de Francesco Branca, Directeur du Département Nutrition pour la santé et le développement de l’Organisation Mondiale de la Santé, qui souligne leur bénéfices pour les populations.

La consommation de légumineuses (grains secs tels que haricots, lentilles ou pois-chiches) fournit des apports intéressants en protéines et fibres, avec un faible taux de matières grasses. Une consommation régulière aurait des effets préventifs contre plusieurs maladies d'origine nutritionnelle telles qu'obésité, diabète et maladies cardiovasculaires.

Sur les pages dédiées de son site, la FAO met en ligne diverses ressources : recension d'événements sur ce sujet, publications, recettes, etc.

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Source : FAO

Source : FAO

09:54 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : fao, légumineuses |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/03/2016

Enjeux autour des micronutriments au Royaume-Uni

Dans l'édition de mars du Nutrition Bulletin, trois auteurs de la British Nutrition Foundation ont publié un article intitulé « Micronutrient status and intake in the UK – where might we be in 10 years' time? ». Les micronutriments (vitamines, minéraux, éléments traces) remplissent divers rôles physiologiques, et des déficiences liées aux régimes alimentaires peuvent avoir des conséquences importantes sur la santé.

Après avoir rappelé les incertitudes et limites liées à l'évaluation des statuts et consommations de micronutriments, les auteurs identifient les groupes de la population britannique les plus concernés par des déficiences, en particulier en folates, vitamine D, calcium, fer et iode : les adolescents, les minorités ethniques (originaires d'Afrique, des Caraïbes et d'Asie du Sud) et les personnes à bas revenus. Les adolescentes et les femmes en âge de procréer sont particulièrement concernées.

Par ailleurs, les auteurs listent et détaillent les connaissances sur une série de moteurs, tendances et événements qui pourraient influencer, à l'avenir, les consommations britanniques de micronutriments : évolution des connaissances scientifiques (biomarqueurs, influences génétiques et épigénétiques, etc.) ; changements dans la chaîne alimentaire, aux niveaux agricole (ex : sélection variétale privilégiant le rendement plutôt que le contenu en micronutriments), industriel et de la distribution ; évolutions démographiques ; initiatives gouvernementales ; changements dans les attitudes et comportements des consommateurs (diversification des régimes alimentaires, demande croissante de produits alimentaires spécialisés, etc.).

In fine, ils rappellent que les enjeux globaux (changement climatique, croissance de la population) ont plus orienté les préoccupations sur l'aspect quantitatif de la sécurité alimentaire et sur les implications environnementales, que sur leurs conséquences nutritionnelles. Ils invitent donc les pouvoirs publics à mener des actions adaptées à ces enjeux (campagnes de sensibilisation, politiques d'enrichissement des denrées). Ils concluent en indiquant que ces aspects sont reliés aux enjeux de l'identification de régimes alimentaires apportant les quantités de vitamines et minéraux nécessaires à la santé, et qui soient également « équitables, abordables et durables ».

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Source : Nutrition Bulletin

07/03/2016

Résultats de la seconde édition du FoodHackathon

Les 5, 6 et 7 février s'est déroulée à la Gaîté Lyrique la seconde édition du FoodHackathon, co-organisée par la chaire « Aliments, Nutrition & Comportement Alimentaire » (AgroParisTech). Rassemblant « des passionnés, des innovateurs et des entrepreneurs dans le secteur du digital, des technologies innovantes et de l'alimentaire », cette session portait sur la thématique « nutrition, santé, data ». Deux des douze projets proposés à l'issue de ces trois jours ont été retenus par le jury :

- « Yuca », application scannant les produits et indiquant leur qualité nutritionnelle, s'ils sont bons ou à éviter et, dans ce cas, proposant un produit équivalent de meilleure qualité nutritionnelle ;

- « Food angel », plugin intégré au navigateur internet, indiquant si la recette consultée correspond aux critères de l'individu (allergies, régimes alimentaires spécifiques, goûts) et proposant, le cas échéant, des alternatives.

Le jury a également distingué un projet Coup de Cœur, « Tous à table ! », application permettant de combiner les attentes des membres d'une famille pour les repas, générant ensuite des recettes et listes de courses.

Sources : FoodHackathon, Chaire ANCA

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Les effets du changement climatique sur l’alimentation et la santé : premiers résultats d’une étude britannique

Une étude menée par l’université d’Oxford et publiée le 3 mars dans la revue médicale The Lancet propose une modélisation des effets du changement climatique sur l’alimentation et la santé humaine. Si de nombreuses recherches se sont intéressées aux conséquences climatiques sur la production agricole et la sécurité alimentaire quantitative, peu d’entre elles ont traité de l’évaluation de l’impact de ces modifications agricoles sur la santé (facteurs de risque liés à la consommation de fruits et légumes, de viande rouge et au poids corporel).

A l’horizon 2050, le changement climatique pourrait conduire, en moyenne, à une baisse de la disponibilité alimentaire de 3,2 % par personne, avec une réduction de 4 % de la consommation de fruits et légumes et de 0,7 % de celle de viande rouge. Ces modifications seraient à l’origine de 529 000 décès dans le monde, en particulier du fait de carences en vitamines et minéraux. Cette étude, dont les résultats chiffrés sur les risques sont sujets à discussion, apporte une contribution intéressante à la réflexion sur l’impact des dérèglements climatiques sur la santé et sur l’importance de la diversification alimentaire dans la lutte contre la malnutrition.

Source : The Lancet

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04/03/2016

Lancement d'une nouvelle marque de produits alimentaires

Dans un article du 3 mars, le site mescoursespourlaplanete.com rapporte le lancement prochain d'une nouvelle marque de produits alimentaires, La Marque du Consommateur. Portée par le collectif à l'origine des « Gueules Cassées », cette marque est présentée comme le second volet d'une action « qui vise à reconsidérer positivement nos modes de consommation par le consommateur lui-même ». La gamme de produits en préparation sera fabriquée selon un cahier des charges « durable et responsable », correspondant aux attentes et critères de choix des consommateurs. Sont notamment mis en avant une transparence sur les prix, qualité, origine des matières premières, ainsi que la volonté de soutenir les « petits producteurs », par exemple en payant plus cher le litre de lait. L'article rappelle enfin que cette approche présente des similitudes avec la marque « Ensemble, solidaires avec les producteurs » de Biocoop.

Source : mescoursespourlaplanete.com

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10/02/2016

Projet finlandais pour augmenter de 40 % la production locale de protéines d’ici 2030

Dans un article du 18 janvier, le site mescoursespourlaplanete.com présente le projet finlandais ScenoProt. Coordonné par le Natural Resources Institue Finland (Luke), l’objectif est de passer d’une production locale de protéines de moins de 20 % actuellement à 60 % en 2030, et donc de réduire la dépendance vis-à-vis des importations brésiliennes de soja. Doté d’un budget de 8 millions d’euros, ce projet doit permettre, en six ans, de développer des aliments utilisant des sources alternatives de protéines (insectes, champignons) ou d’autres matières premières végétales. Plusieurs disciplines et domaines vont être mobilisés, de la production végétale et de la nutrition animale aux process agroalimentaires, aux effets sur la santé et au marketing des produits. Sont impliqués des organismes de recherche et des entreprises, et des consommateurs seront associés à la conception des prototypes de produits.

Sources : mescoursespourlaplanete.com, Luke

08/02/2016

Le Centre d’information des viandes publie un rapport sur la valeur nutritionnelle des viandes cuites

Ce document, issu d’une étude menée par l’Institut de l’élevage, l'ADIV et l'INRA, fournit des données sur la valeur nutritionnelle de la viande cuite, et ce selon les différents modes de cuisson adoptés.

Cette étude a été conduite suite à des travaux de recherche ayant montré la dégradation de divers composés (protéines, certains micronutriments notamment) sous l’effet de la chaleur, ainsi que les pertes en eau et en nutriments dans le jus de cuisson. Il s’avère cependant que certains composés se maintiennent dans la viande cuite. C’est le cas des protéines, lipides intramusculaires, acides gras, zinc, sélénium, qui sont assez peu sensibles aux variations thermiques. En revanche, on note des déperditions plus conséquentes de nutriments sensibles à la dégradation thermique : c’est le cas notamment du fer héminique et de certaines vitamines B. Ce rapport fournit aux professionnels de la nutrition et de la restauration des éléments particulièrement intéressants pour adapter les apports nutritionnels en fonction des besoins des consommateurs.

Source : CIV

08:58 Publié dans Alimentation et consommation, IAA | Lien permanent | Tags : civ, nutrition, viande |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/01/2016

Vers un « Internet of food » ?

Un billet mis en ligne en décembre dernier sur le blog de l’University of the Highlands and Islands présente les résultats d’un article publié dans la revue Future Internet, sous le titre « Towards an “Internet of Food”: Food Ontologies for the Internet of Things ». Actuellement se multiplient les méthodes de reconnaissance automatisée des aliments (ex : lecture des codes barres, reconnaissance d’images), permettant d’identifier le produit et de donner des informations à son sujet au consommateur. Ces dispositifs s’appuient sur des bases de données en ligne et des ontologies sur l’alimentation.

Les auteurs ont étudié cinq ontologies (FoodWiki, AGROVOC, Open Food Facts, Food Product Ontology, FOODS: A Food-Oriented Ontology-Driven System-Diabetes Edition). Dans leur publication, ils identifient les modifications à y apporter et les liens à faire avec d’autres ontologies non-alimentaires afin d’améliorer l’identification automatique des aliments et les informations recueillies. L’objectif est de mieux accompagner les individus pour qu’ils fassent des choix alimentaires sains par rapport à leurs état de santé, âge, poids, mode de vie, préférences, etc.

Sources : University of the Highlands and Islands, Future Internet

16/12/2015

Enjeux et opportunités pour le système alimentaire britannique d’ici 2025

Le WRAP britannique (Waste and Resources Action Programme) vient de publier Food Futures : from business as usual to business unusual. Dix ans après un premier travail Grocery Futures, ce rapport analyse l’ensemble de la chaîne alimentaire du Royaume-Uni, au regard des enjeux pour les dix ans à venir qui impliquent des choix stratégiques. Ce document met en avant des solutions et émet des recommandations à destination des acteurs privés et publics. Une approche en trois étapes, s’appuyant notamment sur un groupe d’experts, a permis d’identifier 15 sujets prioritaires (représentés dans le schéma ci-dessous) et trois tendances clés transversales.

Food Futures topics et leurs inter-relations

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Source : WRAP

Les quinze sujets sont présentés de façon similaire : identification des enjeux pour les acteurs publics et privés ; aperçu de la situation actuelle ; trajectoire tendancielle, opportunités et risques pour les dix ans à venir ; exemples de bonnes pratiques et d’innovations. Ainsi, pour ce qui est des compétences adaptées aux futurs défis alimentaires, les auteurs rappellent que le secteur est le premier employeur privé du Royaume-Uni (200 000 entreprises et 3,7 millions d’emplois en agriculture, transformation, distribution et restauration). Ils indiquent aussi qu’il y a de fortes craintes d’une pénurie de travailleurs, en particulier ceux ayant les compétences adaptées aux évolutions à venir. En parallèle, 35 % des emplois britanniques seraient menacés par une plus grande automatisation du secteur. Les objectifs sont donc d’agir de manière concertée, pour améliorer l’image du secteur et attirer des jeunes, créer un point d’entrée unique pour les différentes formations et diversifier le recrutement.

Enfin, à partir des trois tendances clés transversales identifiées, le WRAP émet une série de recommandations à destination des acteurs privés et publics. Aux défis croissants de résilience du système alimentaire, répond la nécessité de créer des chaînes d’approvisionnement « FIT » (flexible, intelligent and transparent) ; à l’« explosion » des technologies basées sur les données, répond l’investissement dans ces potentiels de traitement offerts pour la chaîne alimentaire ; à l’alignement des « agendas » santé et environnement, répond la promotion de l’innovation et de l’engagement du consommateur dans ces deux domaines.

Julia Gassie, Centre d’études et de prospective

Source : WRAP

11:26 Publié dans Alimentation et consommation, IAA | Lien permanent | Tags : royaume-uni, système alimentaire, wrap |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/12/2015

Proposition de nouveaux scénarios sur la demande alimentaire mondiale pour le XXIe siècle

Dans un article publié début novembre dans la revue PLOS One, des chercheurs du Potsdam Institute for Climate Impact Research proposent une méthode statistique simple pour créer des scénarios de long terme, facilement personnalisables, sur la demande alimentaire (calories totales et calories animales). Seules sont nécessaires, en données d’entrée, les projections de population et de revenu. Cette méthode a été utilisée ici pour construire quatre scénarios de demande alimentaire à l’horizon 2100, basés sur les travaux de l’IPCC (Special Report on Emissions Scenarios - SRES) : les projections de population et de revenu ont été sélectionnées dans la base SRES et traduisent des orientations variables de l’économie (plus ou moins durable, globalisée), de l’attitude des individus vis-à-vis des enjeux environnementaux, des taux de natalité et de croissance de la population ou encore de consommation de produits animaux et de gaspillage.

Les résultats des quatre scénarios montrent une augmentation forte de la demande alimentaire globale d’ici 2050, liée à la croissance des revenus individuels dans les pays en développement et à celle du gaspillage alimentaire au domicile dans les autres pays. Dans la seconde partie du XXIe siècle, les résultats divergent selon les scénarios. La demande en calories animales croît de façon égale dans les quatre cas jusqu’en 2050, puis des différences apparaissent, en particulier pour les pays ayant une consommation de viande traditionnellement élevée et ceux ayant au contraire de très faibles demandes. Une présentation interactive en ligne propose d’explorer les résultats par régions, selon chaque scénario.

La méthode (code proposé en open source) permet de construire des scénarios en faisant varier l’horizon temporel et de fournir de l’information au niveau national. Une agrégation à un niveau régional, de taille variable, est ensuite possible. Selon les auteurs, cela peut servir à d’autres recherches nécessitant des scénarios sur la demande alimentaire, comme par exemple en matière de sécurité alimentaire, d’enjeux environnementaux ou de projections agricoles.

Julia Gassie, Centre d’études et de prospective

Sources : PLOS One, Potsdam Institute for Climate Impact Research

11:09 Publié dans 1. Prospective, Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : demande alimentaire mondiale, scénarios |  Imprimer | | | | |  Facebook

Alimentation et société dans l’Espagne du XXIe siècle

La Fundación MAPFRE a rendu public, début novembre, le rapport Alimentación y sociedad en la Espaňa del siglo XXI, réalisé par une équipe de l’Universidad CEU San Pablo de Madrid. En lien avec les changements, ces dernières décennies, des modèles de production et des styles de vie (apparition des grandes surfaces dans les années 1990, travail des femmes, crise économique, implantation des chaînes de restauration rapide, etc.), l’alimentation des Espagnols a évolué, avec un impact important sur le statut nutritionnel de la population. Ainsi, la diète méditerranéenne « perd[rait] du terrain » en particulier chez les plus jeunes. L’objectif de cette étude est, comme le dit le commanditaire, d’apporter un « grain de sable » supplémentaire pour inciter à recentrer les efforts politiques sur les aspects les plus importants et sur les populations les plus concernées.

À partir d’entretiens téléphoniques menés auprès d’un échantillon de 2 026 personnes représentatif de la population, les auteurs ont cherché à connaître l’impact des modes de vie sur les habitudes d’achat et de consommation : organisation alimentaire, préparation des aliments, habitudes d’achat, perception de ses propres connaissances en alimentation et nutrition, préférences et aversions alimentaires. Parmi les nombreux résultats obtenus, on peut par exemple retenir que la majorité des Espagnols fait trois repas par jour, principalement au domicile et en compagnie, mais que les moins de 30 ans déjeunent et dînent de plus en plus devant la télévision.

Distribution de la population en fonction du nombre de repas faits par jour travaillé ou de repos

espagne,fundacion mapfre

Source : Fundación MAPFRE

Les auteurs concluent ainsi à une routine alimentaire partagée par la majorité des Espagnols. Les femmes restent celles qui, en grande majorité, accomplissent les tâches domestiques d’achat et de préparation des aliments. Les achats se font principalement en supermarchés et commerces de proximité. Les Espagnols cherchent à acheter fréquemment des produits frais et allient plaisir et santé dans leurs choix. Les difficultés économiques ont entraîné une augmentation de la fréquentation de magasins moins chers et des achats de produits plus « basiques », ainsi qu’une réduction du nombre de repas hors domicile. Enfin, une relation apparaîtrait entre la tendance à contrôler son poids et certains aspects socioculturels entraînant des habitudes plus saines (faire cinq repas par jour, prendre un petit déjeuner tous les jours, manger assis et en prenant assez de temps, etc.).

Julia Gassie, Centre d’études et de prospective

Source : Fundación MAPFRE

11:05 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : espagne, fundacion mapfre |  Imprimer | | | | |  Facebook