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03/05/2018

Analyse des effets économiques et sociaux d'une alimentation plus durable

L'Ademe a publié récemment une étude sur les effets économiques et sociaux d'une alimentation plus durable, répondant à l'objectif initial d'« identifier les acquis et les pistes d'études et de recherche pour faire évoluer les pratiques des acteurs de la chaîne alimentaire et les comportements des consommateurs vers plus de durabilité ». S'appuyant sur les données et la littérature existantes, les auteurs ont travaillé sur la valeur sociale de l'alimentation pour les Français (représentations, comportements, etc.), puis se sont intéressés à sa valeur économique et à sa répartition. Enfin, ils ont envisagé l'impact d'une alimentation plus durable sur cette valeur économique, sa répartition, les emplois et les coûts cachés, choisissant pour se faire cinq démarches répondant à différentes dimensions de la durabilité : agriculture biologique, appellations d'origine protégée fromagères, circuits courts de proximité, commerce équitable origine France, projets alimentaires territorialisés (PAT).

Schéma récapitulatif des cinq systèmes étudiés et de leurs combinaisons possibles

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Source : BASIC

La question de la généralisation de ces démarches est posée et des facteurs de réussite et points de vigilance sont identifiés : maintien et développement d'une diversité de modèles intégrant une ou des composantes de la durabilité ; précision et évaluation de cette durabilité ; prise en compte des coûts cachés ; régulation. Les auteurs identifient enfin diverses recommandations à destination des acteurs économiques, des pouvoirs publics, des acteurs des territoires et des consommateurs.

Source : Ademe

13/03/2017

Colloque « L'étiquetage au service d'une alimentation durable : le point de vue des consommateurs »

Le 27 février, l'Inra et l'Association nationale de défense des consommateurs et usagers CLCV ont présenté les résultats de leur étude conjointe intitulée L'étiquetage au service d'une alimentation durable : le point de vue des consommateurs. Démarche participative mise en place par les deux structures, ce projet de recherche a « exploré le rôle que l'étiquetage joue aujourd'hui ou qu'il pourrait jouer à l'avenir dans les changements de comportements de consommation », en lien avec les enjeux de durabilité de l'alimentation. Alors que les publications disponibles sur ce sujet reposent fréquemment sur des données déclaratives, l'étude a cherché à « confronter les déclarations des consommateurs avec leurs comportements d'usage de l'information ».

Mobilisant chercheurs et bénévoles, plusieurs méthodes (expériences en ligne, enquête en face-à-face avec entretiens directifs et volet qualitatif, groupes de discussion) ont été mises en œuvre. Au total, l'étude a porté sur environ 2 000 personnes, des femmes à 68,6 %, vivant en milieu urbain, plutôt âgées et avec un niveau de vie inférieur à la moyenne française.

Parmi les résultats, ressortent notamment les points suivants :

- un usage limité des informations lors de l'achat : seul un quart de ces informations est consulté, le prix et l'origine sont des repères majeurs, et les niveaux d'étude et de revenu influencent l'usage qui en est fait ;

- pour la quasi-totalité des personnes, un souhait de plus d'informations, en priorité de clarification (ex : usage de produits chimiques, OGM, qualité nutritionnelle) et sur l'origine des ingrédients ; l'emballage est le support privilégié ;

- une méfiance généralisée vis-à-vis des acteurs ;

- une demande d'un étiquetage plus simple et pratique (avec séparation entre éléments obligatoires et relevant du marketing), et d'informations exhaustives sur tous les aspects de la durabilité (nutrition, origine, mode de production et procédé de fabrication, environnement, RSE).

On pourra retenir notamment que la proximité géographique peut être utilisée par les consommateurs comme indicateur synthétique de la qualité et de la durabilité d'un produit, avec une préférence pour la proximité. Par ailleurs, l'exigence d'information peut être « déléguée », à savoir utile non pour soi mais pour d'autres.

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Source : Inra

09:49 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : étiquetage, alimentation durable, inra, clcv, colloque |  Imprimer | | | | |  Facebook