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30/10/2014

Des innovations dans les boissons présentées au Sial

En octobre, le Sial a été l’occasion de présenter diverses innovations, en particulier dans le secteur des boissons. LSA a ainsi repéré plusieurs tendances : aromatiseurs d’eau ultraconcentrés (ex : Ouiz de Solinest et Mix & Go -deTeisseire), limonade à base de gingembre, energy drinks sans taurine, jus de baobab, jus de fruits-légumes, etc. A également été présentée Springwave, première boisson contenant de la spiruline et dont le lancement est prévu pour 2015.

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Sources : LSA, LSA

09:53 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, IAA | Lien permanent | Tags : sial, spiruline |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/10/2014

L’industrie de la restauration, pièce essentielle des réseaux de l’immigration chinoise aux États-Unis

Le New Yorker consacre un reportage aux réseaux d’immigration chinois aux États-Unis, en suivant Rain, un immigré originaire d’un village de la région de Fuzhou, arrivé à New York avec un faux passeport fourni par le réseau de passeurs des Snakeheads. Après des escales en France et au Mexique, Rain rejoint New York pour travailler comme employé dans les restaurants chinois de Chinatown. Des réseaux familiaux, mais surtout des réseaux d’intermédiaires (agences de travail, avocats spécialisés dans le droit d’asile) favorisent son entrée sur un marché du travail souterrain, où il fait l’expérience de formes brutales d’exploitation et d’isolement social.

Les employés de la restauration, immigrés illégaux ou couverts par le statut d’étudiant étranger, sont chargés rapidement de tâches importantes (accueil et prise de commande, souvent pour les femmes ; manutention et préparation des plats). Passant de restaurant en restaurant, ils changent de poste, montent en grade, vont travailler plus loin des centres urbains pour être mieux payés et mieux traités. Ils cherchent bien sûr à obtenir l’asile politique,puis la green card. Ils aspirent dès que possible à trouver un travail dans un secteur moins usant, et changent de logement, avec une montée en gamme au fur et à mesure qu’ils remboursent les prêts qui leur ont permis de payer le passage.

Ils découvrent aussi une cuisine chinoise réinventée aux États-Unis pour complaire au goût américain : mets frits, faciles à manger – les clients sont « trop fainéants » pour décortiquer les morceaux contenant des os, explique Rain.

L’article donne de nombreux chiffres. Ceux, connus, du nombre de restaurants chinois aux États-Unis (40 000, trois fois plus que le nombre de concessions McDonald’s). Mais aussi ceux, plus difficiles à trouver, des frais de passage (70 000 dollars pour Rain, mais moins dans les régions où la pression migratoire est moins forte), divers frais d’avocat, des loyers, confrontés au revenus possibles dans le secteur (2 000 dollars par mois) et à ceux possibles en Chine (4 700 dollars par an dans le secteur privé). Il rend aussi compte de mutations dans l’industrie de la restauration chinoise, par exemple le déclin des Cantonais au profit des restaurateurs originaires de la région de Fujian. Mais loin d’une success story communautaire univoque, l’accès au rêve américain est lourd de contradictions : l’immigration américaine, par les flux financiers vers les familles, enrichit les régions d’origine, mais « avoir un fils aux États-Unis, c’est comme ne pas avoir de fils du tout », explique le père de Rain.

Florent Bidaud, Centre d’études et de prospective

Source : New Yorker

11:20 Publié dans Alimentation et consommation, Société, Travail et emploi | Lien permanent | Tags : etats-unis, restauration |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/10/2014

La dépense alimentaire des ménages français « résiste à la crise »

FranceAgriMer consacre en septembre l’une de ses Synthèses à l’étude des données de consommation publiées par l’Insee dans les Comptes nationaux, et plus particulièrement à la consommation alimentaire (produits solides et liquides, alcoolisés ou non, consommés à domicile ou hors domicile). En 2013, cette dépense s’établit à 230 milliards d’euros. La part de l’alimentaire dans le budget des ménages peut toutefois être estimée de huit façons différentes : en 2013, elle varie de 9,3 % (produits alimentaires hors boissons consommés à domicile rapportés à la consommation effective totale, incluant les dépenses de consommation et les transferts sociaux) à 20,4 % (dépenses alimentaires rapportées aux dépenses de consommation excluant les transferts sociaux).

Entre 1960 et 2007, la part du budget consacré à l’alimentation a connu un recul constant. En revanche, depuis 2008, ce taux croît et s’établit en 2013 à un niveau quasi équivalent à celui de 2000, quelle que soit la définition retenue. Alors que la consommation totale des ménages est fortement affectée par la crise, selon FranceAgriMer, « l’alimentation peut apparaître comme une ''valeur refuge'' permettant de conjuguer à la fois la nécessité (de se nourrir), le plaisir (de la table) et le lien social (convivialité autour d’un repas partagé) ». Ainsi, les postes de première nécessité résistent à la crise économique (cf. graphe ci-dessous), ce qui n’est pas le cas notamment de l’habillement, des transports, de la restauration hors foyer ou encore des loisirs et de la culture.

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En analysant plus finement les données disponibles par familles de produits, des disparités dans les consommations sont mises en évidence. Ainsi, le pain et les céréales, le sucre et les produits sucrés connaissent une dynamique positive, alors que la baisse de la consommation de viande et de poisson s’amplifie depuis 2008. La consommation de lait, fromages et œufs n’est pas, quant à elle, affectée par les difficultés économiques, alors que celle des fruits et légumes est en baisse. Enfin, les boissons chaudes ne sont pas impactées, à l’inverse des boissons alcoolisées.

Julia Gassie, Centre d’études et de prospective

Source : FranceAgriMer

 

11:15 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : franceagrimer, dépense alimentaire |  Imprimer | | | | |  Facebook

De plus en plus d’Australiens consomment des plats préparés

Roy Morgan Research, organisme australien de recherche sur les marchés, a montré récemment que le nombre d’Australiens consommant des plats préparés (frais ou surgelés) a fortement augmenté en cinq ans : en 2010, 8,1 % de la population âgée de plus de quatorze ans avaient consommé l’un de ces plats au cours de la semaine écoulée ; 9,4 % sont concernés en 2014, soit une augmentation d’environ 370 000 personnes. Cette hausse est particulièrement marquée chez les Australiens estimant ne pas avoir suffisamment de temps pour cuisiner, et chez ceux surveillant en permanence leur poids. Les supermarchés accompagnent cette évolution en proposant un choix croissant de plats plus sains que les fast food, notamment des plats équilibrés et pauvres en calories.

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 Source : Australian Food News

En parallèle, on pourra noter ici les données publiées récemment par Food For Though, chiffrant le marché européen des plats préparés à 30,5 milliards d’euros en 2013 (26,7 milliards en 2008), la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni représentant 60 % de ce marché.

Julia Gassie, Centre d’études et de prospective

Sources : Australian Food News, Food For Though

 

11:11 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : australie, plats préparés |  Imprimer | | | | |  Facebook

Consommation durable : typologie des consommateurs de 2004 à 2014

Le 18 septembre dernier, Ethicity a publié son étude annuelle sur la consommation responsable, réalisée en partenariat avec l’ADEME. Menée depuis 2004, cette étude repose, pour l’édition 2014, sur une enquête par questionnaire postal auprès d’un panel de 3 700 personnes, représentatif de la population française (15-74 ans). Huit groupes de consommateurs sont identifiés, cette typologie permettant de préciser les leviers de changement et les attentes spécifiques à chaque groupe :

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Source : Ethicity

Depuis 2004, période marquée surtout par la recherche de bénéfices collectifs (préservation de la planète, souci d’éthique), l’engagement des personnes interrogées a évolué avec l’apparition d’enjeux sociaux et économiques (locatif, participatif, partage). Des préoccupations plus individuelles entrent également en compte, comme la recherche de qualité (ex : produit de meilleur goût) ou une envie de simplicité (objectif d’économies, choix d’authenticité).

En 2014, les individus engagés représentent la moitié de la population, contre 39 % en 2004 ; cet engagement s’est également féminisée (57 % de femmes en 2014 contre 51 % en 2004) et n’est plus « l’exclusivité des privilégiés et intellectuels parisiens ». Cette année, les cadres, professions intermédiaires et retraités de CSP supérieures représentent 36 % du panel, et les personnes vivant en région parisienne environ 18 %.

Julia Gassie, Centre d’études et de prospective

Source : Ethicity

 

11:09 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : consommation durable |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/10/2014

Régimes alimentaires, productions animales et eau

Dans son article « Water for animal: a blind spot in water policy », publié en septembre dans Environmental Research Letters, Arjen Y. Hoekstra, professeur à l'université de Twente (Pays-Bas), apporte un éclairage sur la relation entre la ressource en eau et notre alimentation. De son point de vue, l'approche qui optimiserait, pour les productions animales, la valeur nutritionnelle par volume d'eau utilisé (« more nutritional value per drop »), à l'image de ce qui est fait pour les cultures (« more crop per drop »), reste un sujet encore peu traité. Par son analyse reposant sur le concept « d'empreinte eau », il souhaite montrer que les politiques actuelles sur l'eau se focalisent plus sur une production soutenable (ex : efficience de l'utilisation d'eau, des intrants), que sur une consommation soutenable, ce qui reviendrait à avoir une approche plus holistique des systèmes alimentaires.

Source : Environmental Research Letters

10:43 Publié dans Alimentation et consommation, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent | Tags : empreinte eau |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/10/2014

Rythme des repas au Danemark, en Finlande, en Norvège et en Suède

Un article publié dans la revue Appetite analyse des données portant sur les rythmes journaliers de consommation alimentaire, en comparant les années 1997 et 2012. À l’échelle de chaque pays, des « pics » de consommation apparaissent nettement (petit déjeuner et déjeuner), et ont peu bougé sur la période étudiée. Au sein des populations nationales, un groupe identique ne suivant pas ces moments de consommation (ie sautant plus régulièrement le petit déjeuner et le déjeuner) est identifié. Toutefois, si son effectif a tendance à croître entre 1997 et 2012, cela ne signe pas une destructuration naissante du rythme alimentaire, puisque le fait de fonder une famille ou d’avancer en âge entraîne un retour au rythme commun.

Source : Appetite

10:40 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : danemark, finlande, suède, norvège, rythmes alimentaires |  Imprimer | | | | |  Facebook

L’USDA publie les données de consommation alimentaire des Américains, sur la période 2007-2010

L’United States Department of Agriculture (USDA) a publié, début octobre, une analyse des données de consommation alimentaire des Américains, portant sur la période 2007-2010 et comparant ces apports nutritionnels aux recommandations de l’USDA et du U.S. Department of Health and Human Services. Une distinction entre différents niveaux de revenus, âges et types de restauration est notamment effectuée. De manière générale, il apparaît que les Américains consomment trop de sucres ajoutés, de matières grasses solides et de sel, et insuffisamment de fruits, légumes (cf. graphe ci-dessous) et produits laitiers.

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Source : USDA

 

10:37 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : etats-unis, usda, consommation alimentaire |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/10/2014

E-delicious, le robot qui garantit les currys et les soupes thaïs

Fin septembre a été lancé, en Thaïlande, le robot e-delicious qui, à partir de l’analyse d’extraits de plats (curry, soupe), compare leur composition à celle de la version « authentique » (ie correspondant aux « préférences populaires thaïlandaises »), définie par les autorités thaïlandaises. Ce robot a été développé dans le cadre du Thaï Delicious Committee, agence de défense gastronomique lancée en 2012 par le gouvernement, et s’inscrit dans la politique de certification et de promotion à l’échelle mondiale de la cuisine Thaï authentique. Un label « thaï select »est ainsi attribué aux restaurants utilisant au moins 30 % d’ingrédients frais en provenance de Thaïlande et dont le chef a suivi une formation reconnue par le gouvernement.

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Sources : Slate, The New York Times

 

10:20 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : thaïlande, patrimoine |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/10/2014

Nielsen publie son Breakthrough Innovation Report - Europe

Fin septembre, Nielsen a rendu public son Breakthrough Innovation Report – Europe : basé sur l’analyse de près de 12 000 produits de grande consommation lancés en Europe de l’ouest entre 2011 et 2013, cette étude montre notamment que trois nouveaux produits sur quatre ne restent pas en rayon au-delà de la première année.

Parmi l’ensemble des produits étudiés, Nielsen en a identifié sept (dont six alimentaires - bière Foster’s Gold, glace Magnum Infinity, biscuits Milka Choco Supreme, yaourt à la Grecque Mullerlight, limonade Lucozade Energy Pink, salades composées Sodebo Salade et Compagnie) relevant de la catégorie des « European Breakthrough Innovation Winners », c’est-à-dire répondant à des critères de différenciation, de pertinence et d’endurance. Trois autres produits (dont deux alimentaires - chips Lay’s Xtra, chocolat au lait Cadbury Marvellous Creations) sont considérés comme prometteurs pour le palmarès de l’année prochaine.

Sources : Nielsen, LSA

10:16 Publié dans Alimentation et consommation, IAA | Lien permanent | Tags : innovation, pgc |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/09/2014

Campagnes de promotion de la consommation de fruits et légumes : quels résultats et quelles perspectives ?

Un article publié récemment dans la revue scientifique Appetite s'intéresse aux principales politiques menées, depuis plus d'une décennie, dans les pays développés et visant à augmenter de façon durable la consommation de fruits et légumes. La consommation journalière de fruits et légumes reste bien inférieure aux recommandations de l'OMS et l'impact de ces actions apparaît limité. Différents types de facteurs d'influence ont été identifiés (liés à la production, à la distribution et au consommateur), et les auteurs proposent de nouvelles approches qui seraient plus efficaces.

Ainsi, si l'impact de ces programmes est modeste chez les adultes, une campagne ciblée sur les enfants aura plus de succès. Par ailleurs, les approches holistiques sont plus à même de favoriser des changements de comportement durables. Enfin, une collaboration entre les différents acteurs concernés est un facteur facilitant la réussite de la campagne, tout comme cibler un groupe spécifique de consommateurs et favoriser une participation pro-active des familles.

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Sources : Appetite, EUFIC

10:10 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : fruits et légumes |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/09/2014

Quelle contribution des médias sociaux à l'information sur les risques alimentaires ?

Dans le cadre du projet européen de recherche FoodRisC, un sondage en ligne a été administré auprès de 1 264 consommateurs (de 18 à 75 ans et issus de huit États membres), afin d'étudier leur propension à utiliser différentes sources pour trouver des informations sur les risques sanitaires liés aux bactéries dans les légumes frais. Ce focus thématique fait suite à la crise liée à la présence d'E. coli dans des graines germées, survenue en 2011.

Quatre catégories de consommateurs ont été identifiées en fonction de leur appétence à utiliser l'ensemble ou certains des médias existants (« traditionnels » ou sociaux) et à rechercher de l'information supplémentaire. Les consommateurs utilisant les médias sociaux ont une moyenne d'âge plus basse que les autres catégories. Les représentants, dans l'échantillon, des pays du Sud (Italie, Portugal, Espagne) ont une plus forte propension à chercher de l'information sur les risques alimentaires via tous les médias, alors que la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont sous-représentés dans cette catégorie. Enfin, il apparaît que les médias sociaux ne peuvent pas être utilisés pour toucher, sur cette thématique, des personnes difficiles à atteindre par d'autres moyens de communication.

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Sources : EUFIC, Food Quality and Preference

L'insécurité alimentaire au Québec

L'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a publié, mi-août 2014, une mise à jour des données sur la prévalence, et son évolution depuis 2005, de l'insécurité alimentaire chez les ménages de la province. En 2011-2012, 8,1% des ménages québécois (soit un peu plus de 250 000) ont connu une situation d'insécurité alimentaire (modérée pour 5,8% des ménages, grave pour 2,3%). Cette proportion est similaire à celle du Canada (8,4%).

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La prévalence de l'insécurité alimentaire présente des variations significatives en fonction du lieu de résidence (8,6% en milieu urbain contre 5,9% en milieu rural), de la taille et du type de ménage (12% pour les personnes seules, 15% pour les familles monoparentales, 4% pour les couples avec ou sans enfant), du revenu (24% des ménages à très faible revenu par exemple), du logement (17% des locataires) ou encore du niveau d'étude. Si la prévalence de l'insécurité alimentaire est restée constante de 2005 à 2010 (7%), elle a crû en 2011-2012 (8,1%), du fait d'une plus grande proportion de ménages en insécurité alimentaire modérée.

S'appuyant sur des travaux montrant que la méthode usuelle employée sous-estimerait la prévalence de l'insécurité alimentaire (critères de classification des ménages trop stricts), l'INSPQ introduit une nouvelle catégorie, « l'insécurité alimentaire marginale ». Correspondant aux « ménages ayant indiqué qu'ils avaient des craintes ou des obstacles pour l'accès à des aliments en raison du revenu », elle concerne 4,9% de ménages en 2011-2012, portant ainsi l'insécurité alimentaire totale à 13% des ménages québécois. Enfin, l'INSPQ présente les résultats d'une nouvelle méthode distinguant parents et enfants au sein des ménages : 12% des adultes seraient en insécurité alimentaire au Québec et 16% des enfants.

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Source : Institut national de santé publique du Québec

 

10:05 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : insécurité alimentaire, canada |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/09/2014

Les Français veulent vivre plus intensément

Publié en juillet 2014 par le Crédoc, le numéro 268 de Consommation et modes de vie présente une synthèse du Cahier de recherche La société des loisirs dans l'ombre de la valeur travail (décembre 2013). À l'instar de nombreux pays, les Français veulent de plus en plus réussir toutes les facettes de leur vie (famille, travail, relations amicales, loisirs, etc.). La France se distingue toutefois par une place centrale accordée à la vie professionnelle et par un moindre investissement de la dimension « loisir et temps libre » par rapport aux habitants des pays nordiques et anglo-saxons.

La place symbolique accordée à la vie amicale, au temps libre et aux loisirs a progressé. Le temps libre a ainsi cru de 47 minutes par jour entre 1986 (7h19) et 2010 (8h06) ; les Français consacrent notamment neuf minutes supplémentaires aux repas. Par rapport aux autres pays, un intérêt plus important est constaté pour le repas, le bricolage et le jardinage, alors qu'il est par exemple moindre pour des pratiques artistiques amateurs ou les visites de monuments. Les Français passent ainsi, en moyenne et par jour, 2h15 à table, soit un peu plus que dans les pays latins et beaucoup plus qu'au Royaume-Uni (1h25) et qu'en Suède (1h34).

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Source : Crédoc

10:04 Publié dans Alimentation et consommation, Société | Lien permanent | Tags : crédoc |  Imprimer | | | | |  Facebook

Ingrédients et peurs alimentaires

Dans un article publié dans Food quality and preference en juin 2014, une équipe de recherche de la Cornell University (État de New-York) présente les résultats d'une étude sur les peurs alimentaires liées à des ingrédients. Sur la base d'une enquête téléphonique menée auprès d'un échantillon de 1 008 mères américaines, ces travaux s'appuient sur le cas du sirop de maïs riche en fructose, objet récemment d'une forte attention des médias généralistes ainsi que des blogs et réseaux sociaux.

Parmi les points mis en évidence, les consommatrices ayant peur d'un ingrédient spécifique peuvent exagérer les risques perçus et être partiellement influencées par leur groupe de référence. Les ingrédients associés à des aliments moins sains (snacking, desserts) nuisent, par leur présence, à l'évaluation d'aliments perçus en général comme relativement sains. Les peurs alimentaires peuvent être contrebalancées lorsque des informations sur l'ingrédient (histoire, mode de production, utilisation) sont données.

Les auteurs identifient plusieurs pistes de recherche : mesurer l'impact que les normes et la désirabilité sociales peuvent avoir sur l'évitement d'ingrédients, étudier le comportement d'autres catégories de population, évaluer l'influence des peurs alimentaires sur les comportements réels et les schémas de consommation. Ainsi, par exemple, les personnes craignant le sirop de maïs riche en fructose ne sont pas prêtes à payer plus pour des produits contenant plutôt du sucre de table.

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Source : Food Quality and Preference

09:57 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : ingrédients, peurs alimentaires |  Imprimer | | | | |  Facebook