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25/02/2014

Une nouvelle procédure européenne pour identifier les risques chimiques émergents en alimentation humaine et animale

L'autorité européenne de sécurité sanitaire (EFSA) prépare un nouveau dispositif visant à identifier les risques chroniques émergents dans la chaine alimentaire liés à des agents chimiques. L'objectif est d'identifier des risques chimiques non encore connus, ayant un impact potentiel, direct ou indirect, sur la santé humaine, animale ou végétale. Il s'agira de croiser différentes bases de données pour identifier les risques de façon plus précoce.

Seront étudiées les substances industrielles enregistrées dans le registre du règlement communautaire REACH (enregistrement, évaluation, autorisation et restriction des produits chimiques), ainsi que les substances présentes naturellement dans l'environnement et qui peuvent être transférées à l'alimentation humaine ou animale. La priorité sera donnée aux substances les plus préoccupantes, c'est-à-dire celles qui sont toxiques, celles fabriquées en gros volumes, celles ayant une forte persistance dans l'environnement, et celles ayant tendance à la dispersion ou à la bio-accumulation. Des substances nouvelles de type nanomateriaux pourront également être concernées.

Les travaux devraient commencer par une première étude pilote axée sur une vingtaine de produits, et qui permettra de tester la procédure. Dans un deuxième temps, ces travaux devraient conduire à la mise en place d'un système d'alerte relatif aux risques liés aux produits chimiques. Ce dispositif portera une attention particulière aux agents chimiques toxiques qui s'accumulent dans l'environnement.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : EFSA 

13:51 Publié dans Alimentation et consommation, Santé et risques sanitaires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/02/2014

Lancement de l'étude Bio Nutrinet

Dans le cadre de l'étude Nutrinet en cours depuis 5 ans, un nouveau volet spécifique a été lancé sur l'alimentation biologique. Il vise à mieux comprendre qui sont les consommateurs de produits bio et les liens entre la consommation d’aliments bio et santé. Cette étude devrait apporter un éclairage sur les différents types de consommateurs, les déterminants de ces modes de consommations, ainsi que sur les impacts nutritionnels, environnementaux et toxicologiques.

L'étude Bio Nutrinet, dirigée par le professeur Serge Hercberg, auteur d'un tout récent rapport sur la politique nutritionnelle en France, associe plusieurs équipes de recherche de l'Inserm, l'Inra et des universités, le CHU de Grenoble, l'ITAB et les associations Solagro et Bio Consom’acteurs. L'étude s'appuie sur Internet et sur une cohorte dite « prospective », c'est-à-dire portant sur un groupe de sujets qui sera suivi pendant plusieurs années.

Source : Nutrinet 

21/02/2014

Santé animale dans l'Union européenne : le projet PROHEALTH

PROHEALTH, projet européen sur la santé et la durabilité des systèmes d’élevages de monogastriques, vient de se mettre en place pour 5 ans, sous la coordination du professeur Steve Homans, de l'université de Newcastle (Royaume-Uni). Il réunit 22 partenaires, dont deux unités de recherche françaises (Inra), des laboratoires de recherche académique, des partenaires industriels et des PME. PROHEALTH s'intéressera aux maladies des porcs et des volailles (poulets de chair, poules pondeuses et dindes) et explorera de nouvelles voies pour améliorer la santé des animaux, la qualité de la production et limiter son impact sur l’environnement tout en préservant la rentabilité des élevages et des filières. À terme, l'objectif de cette initiative public/privé est de mettre au point des stratégies d’amélioration et de contrôle efficaces en santé animale, et de diminuer les pertes liées aux maladies pour améliorer la production européenne de protéines animales.

Source : Inra 

De nouvelles variétés de pomme et de tomate adaptées pour l'agriculture biologique

Après une dizaine d'années d'essais, Garance® Lespin cov, une nouvelle variété de pommes est proposée aux arboriculteurs en agriculture biologique. Elle a été obtenue par le GRAB, l’Inra, Invenio et Novadi, et sélectionnée pour sa faible sensibilité à différents bio-agresseurs (oïdium, anthracnose et puceron notamment) qui lui permettent de produire des fruits intéressants même en conditions de très faibles intrants. Cette nouvelle variété de pommes rouges bicolores est plutôt destinée aux arboriculteurs du Sud de la France.

L'Inra a par ailleurs sélectionné, par hybridation classique, Garance, une nouvelle variété de tomate. Cette dernière, destinée à l'agriculture biologique et aux jardiniers amateurs, aura nécessité près de 60 croisements et la mobilisation de diverses ressources génétiques (variétés anciennes, nouvelles et espèces apparentées). Garance est résistante à huit maladies et est riche en lycopène.

Sources : GRAB et Inra 

17/02/2014

Un risque de rage humaine lié à l'abattage et à la découpe de viande de chien au Nigeria

La viande de chien est consommée de manière courante dans certains pays dont le Nigeria, où la rage est endémique. La rage, principalement transmise par morsure de chien, tue dans le monde 60 000 personnes par an, essentiellement en Afrique et en Inde.

Une récente étude, publiée par des chercheurs nigérians dans la revue International Scholarly Research Notices Veterinary Science, alerte sur une autre voie de transmission de la rage. Les auteurs indiquent que les bouchers peuvent régulièrement être exposés à la rage lors de l'abattage et de la découpe de chiens locaux apparemment sains. En effet, les bouchers n'utilisent pas de protection corporelle particulière et le statut sanitaire des animaux n'est pas nécessairement connu lors de l'abattage et de la découpe, car il peut s'écouler jusqu'à 10 jours entre l'excrétion virale et l'apparition de symptômes. Les résultats de leur enquête montrent que 5% des chiens abattus étaient porteurs du virus, d'après les analyses réalisées dans des échantillons de salive et de cerveau.

Source : Alliance globale contre la rage 

18:43 Publié dans Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : nigeria, afrique |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/02/2014

Les agriculteurs, catégorie socioprofessionnelle la plus exposée au burn-out ?

Le cabinet Technologia vient de livrer les premiers résultats d'une étude, combinant entretiens approfondis et sondage quantitatif, qui souhaite préciser le statut nosologique du burn-out. Si l'ensemble de la population est concerné (« 12,6% des actifs occupés sont en risque élevé de burn out »), il en ressort que les exploitants agricoles sont la catégorie socioprofessionnelle la plus exposée, avec 23,5% de travail « excessif et compulsif », devant les cadres, les artisans et commerçants, et les chefs d'entreprise. Chiffres que l'on ne manquera pas de rapprocher des débats récurrents sur l'importance des suicides chez les agriculteurs.

À ce stade, aucun élément d'analyse n'est avancé. La réalité du burn-out fait cependant encore débat. Est-on face à une maladie qui mériterait d'être reconnue comme maladie professionnelle à part entière, ayant sa place dans les tableaux de prise en charge de l'assurance maladie ? S'agit-il au contraire d'une notion mal formée, qui obscurcit la réalité de pathologies spécifiques déjà répertoriées ?

La méthodologie retenue est essentielle pour juger des résultats de l'étude annoncée par Technologia. On suivra donc sa publication avec intérêt, d'autant que l'étude prétend « servir de base à un appel pour la reconnaissance de l'épuisement professionnel aux tableaux des maladies professionnelles ».

Florent Bidaud, Centre d'études et de prospective

Source : Technologia

10:27 Publié dans Agriculteurs, Santé et risques sanitaires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/02/2014

Un nouvel indice de situation alimentaire développé par Oxfam : les Pays-Bas en tête du classement mondial

Oxfam a élaboré un nouvel indice de la situation alimentaire, basé sur quatre grands critères : la quantité, la qualité, l'accessibilité financière de l'alimentation, et l'hygiène alimentaire. L'indice a été calculé pour chaque pays, au moyen de données statistiques internationales fournies par la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture), l'OMS (Organisation mondiale de la santé) et l'OIT (Organisation internationale du travail). La disponibilité des données a permis de calculer l'indice de situation alimentaire pour 125 pays. Les résultats sont présentés sous forme de cartographies et de classements interactifs.

 

Carte des résultats combinés pour 125 pays

carte-oxfam.PNG

L'indice final tient compte des taux de sous-alimentation, de l'insuffisance pondérale infantile, du niveau des prix alimentaires par rapport aux autres biens et services, de la volatilité des prix alimentaires, de la diversité alimentaire, de l'accès à l'eau potable, et des taux de diabète et obésité.

Lecture : les couleurs proches du vert indiquent les pays où la situation alimentaire est favorable, les couleurs proches du orange ceux où la situation alimentaire est défavorable.

Source : Oxfam

 

Les résultats de l'analyse révèlent que les Pays-Bas figurent en tête du classement « général », suivis par la France et la Suisse. Ces pays combinent une alimentation abondante, de qualité, accessible et caractérisée par une bonne hygiène. Les pays européens occupent les 20 premières places (sauf l'Australie à la huitième place). Les autres pays développés (États-Unis, Canada, Nouvelle-Zélande, etc.) sont pénalisés dans le classement en raison des taux de diabète et d'obésité dans leur population. Les situations globalement les plus difficiles concernent le Bangladesh, le Laos, le Yémen et une vingtaine de pays africains, parmi lesquels l'Éthiopie, l'Angola et le Tchad, qui occupent les dernières places du classement.

Concernant le coût de l'alimentation, les États-Unis bénéficient de l'alimentation la moins chère et aux prix les plus stables, tandis que le Royaume-Uni est le pays le plus cher d'Europe. Au niveau mondial, la Guinée, la Gambie, le Tchad et l'Iran sont les pays les plus chers, et l'Angola et le Zimbabwe sont les pays où la volatilité des prix alimentaires est la plus marquée. S'agissant du volet « quantité », les pays les plus touchés par la malnutrition et l'insuffisance pondérale infantile sont le Burundi, le Yémen, Madagascar et l'Inde. À l'inverse, les États-Unis, le Mexique, les Fidji, la Jordanie, le Koweït et l'Arabie Saoudite ont les plus mauvais taux d'obésité et de diabète.

Ce nouvel indice de situation alimentaire permet ainsi d'analyser, pays par pays, la capacité des populations à accéder à une alimentation globalement satisfaisante, ce qui n'est pas toujours le cas même si la production alimentaire est suffisante. Les résultats montrent également qu'un grand nombre de pays n'a toujours pas accès à une alimentation abordable et saine : Oxfam appelle donc à une réforme urgente des systèmes de production et de distribution alimentaires, à savoir « accroître l’investissement dans l’agriculture paysanne et à améliorer les infrastructures, afin de stimuler la production agricole, d’éviter les gaspillages et d’améliorer l’accès aux marchés ».

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Oxfam

 

31/01/2014

Un nouveau rapport sur la politique nutritionnelle en France

Le professeur de médecine Serge Hercberg a remis à la ministre de la Santé, le 28 janvier 2014, un rapport sur la politique de prévention nutritionnelle en France, qui répond à une saisine de juillet 2013. S'inscrivant dans la continuité du Plan National Nutrition Santé (PNNS) mis en place il y a 13 ans, ce rapport propose toutefois des mesures plus contraignantes, car les auteurs estiment que les premières recommandations étaient trop axées sur le volontariat.

Parmi les principales propositions figure la mise en place d'une information claire et rapide sur l'étiquetage, pour éclairer le consommateur sur la valeur nutritionnelle du produit. Il s'agirait d'indiquer un score nutritionnel, sous forme d'une variable chiffrée, calculée en fonction des critères de densité énergétique, teneur en sucres simples, teneur en graisses saturées et teneur en sel. Cette variable serait représentée par une lettre de notation, assortie d'une couleur, de manière à être très visible et à orienter l'achat du consommateur. Le rapport propose également, pour les produits ayant un score défavorable, d'interdire les promotions sur ces produits ainsi que la publicité télévisée entre 7 heures et 22 heures.

L'auteur justifie la prise de mesures strictes, qui pourraient être perçues par certains comme une atteinte à la liberté de choix, par le critère de la santé publique mondiale et par l'importance du coût des maladies d'origine nutritionnelle : le rapport souligne que 47 milliards de dollars sont perdus dans le monde du fait des principales maladies non transmissibles d'origine nutritionnelle, parmi lesquelles les maladies cardio-vasculaires et le diabète.

À noter qu'un autre rapport, celui du professeur Arnaud Basdevant, sur la prise en charge des maladies chroniques nutritionnelles, a été rendu public le même jour.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : La Documentation française 

27/01/2014

De nouvelles avancées pour la surveillance des zoonoses

La collaboration des organismes mondiaux, dans le cadre de la surveillance des maladies animales, a connu une nouvelle avancée avec une rencontre entre OIE et OMS le 20 janvier 2014, sur le thème de la surveillance des zoonoses, et principalement des grippes aviaires et de la rage. Par ailleurs, l'OIE vient de mettre en place une nouvelle plateforme de surveillance Wahis-Wild, pour la surveillance sanitaire des animaux sauvages, lesquels jouent un rôle croissant dans la transmission de zoonoses.

Source : OIE

Développement de la maladie de la petite cerise sur le continent Nord-Américain

La maladie de la petite cerise menace la filière de la cerise dans l'État de Washington. Cette atteinte virale se manifeste par des fruits de petite taille et au goût insipide voire amer, qui rendent les cerises non commercialisables. La maladie peut être liée à trois virus différents. Il n'y a pas de traitement possible pour l'instant, le seul recours est l'abattage des arbres. Le professeur Tim Smith, de l'université de l'État de Washington, prévoit une extension de la maladie et met en garde contre les conséquences économiques pour la filière cerise.

Cette maladie est connue depuis les années 1930 dans la province canadienne de Colombie Britannique, où elle avait donné lieu à l'abattage de 60 000 arbres. Au Canada, elle a même nécessité l'application de programmes d'éradication.

La maladie a beaucoup progressé en 2013 dans le Nord-Ouest des États-Unis. Elle vient également d'être remarquée pour la première fois en Australie. En Europe, la maladie a été signalée en Suisse et en Allemagne. La station fédérale de recherche en production végétale de Changin (Suisse) a procédé à des travaux sur cette maladie végétale, qui ne semble pas avoir été confirmée en France jusqu'à présent.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : Capital Press 

08/01/2014

La FAO dresse un panorama de l'évolution des maladies animales

Dans un rapport paru le 16 décembre 2013, la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) dresse un panorama complet sur le paysage actuel des maladies du bétail.

Cette étude confirme les évolutions observées, liées notamment à la croissance démographique et à l'essor de filières alimentaires mondialisées, et met l'accent sur le rôle phare des activités humaines depuis quelques décennies (échanges internationaux, agriculture intensive, déforestation). Le changement climatique est également désigné comme moteur de cette évolution. La dynamique des maladies qui, à des degrés divers, sont préoccupantes pour la santé humaine peut être considérée comme un indicateur clé de la vulnérabilité associée à l'interface entre Hommes, animaux domestiques, faune sauvage et écosystème. L'importance du concept de one health est à nouveau soulignée.

Ren Wang, sous-directeur général pour la consommation et la protection des consommateurs à la FAO, souligne que compte tenu de la progression inéluctable des contacts entre l'Homme et l'animal, tant domestique que sauvage, il conviendra de plus en plus de s'attaquer aux causes de l'émergence, de façon à tenter d'anticiper la survenue des pathologies. Les évolutions attendues d'ici 2030, en termes d'occupation des sols (urbanisation croissante dans les pays du Sud et transformation des territoires vierges en terres agricoles) sont également un des critères d'influence mis en avant par le rapport.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : FAO

Lutte contre les antibiorésistances en Nouvelle-Zélande

Depuis plusieurs années, les éleveurs et les vétérinaires néo-zélandais associent leurs efforts pour diminuer la consommation d'antibiotiques dans le cadre de la lutte contre les antibiorésistances.

Le président de l'association des vétérinaires néo-zélandais, le docteur Steve Merchant, a rappelé l'importance du lien entre santé animale et santé humaine, et le rôle joué par les propriétaires d'animaux, éleveurs ou particuliers, qui doivent comprendre l'importance de la recherche de ciblage de l'antibiotique approprié au traitement de la maladie de leur animal. De même, le respect de bonnes pratiques d'hygiène en élevage doit permettre de diminuer les traitements anti-infectieux des pathologies liées au tarissement dans l'espèce bovine.

Selon les autorités ministérielles compétentes, une baisse de 19% de l'utilisation des antibiotiques a été constatée ces dernières années. Les améliorations concernent plus spécialement la filière porcine, où la vaccination est de plus en plus largement utilisée pour la prévention de maladies, et la filière bovine laitière. Le rapport ministériel identifie cependant quelques points à améliorer, comme le recours encore trop fréquent à des antibiotiques récents, tels que les céphalosporines de troisième ou quatrième génération, qui devraient être réservés à des indications très précises.

Cet engagement dans la lutte contre les antibiorésistances de la Nouvelle-Zélande, pays dont 55% du territoire sont agricoles, et premier exportateur mondial de produits laitiers, confirme l'importance du concept de one health à l'échelle mondiale.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Sources : Global Meat News et Rural News Group

L'EFSA publie des avis scientifiques sur le contrôle du bien-être des animaux de boucherie lors de l'abattage

L'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié, en décembre 2013, quatre rapports relatifs aux avis scientifiques d'un panel d'experts sur la surveillance du bien-être des animaux de boucherie (bovins, porcs, volailles, ovins et caprins) lors du processus d’abattage.

Les avis proposent la mise en place d'outils de contrôle adaptés aux modes d'abattage des différentes filières. Ils différeront selon qu'il y a ou non étourdissement préalable. En cas d'abattage précédé d'étourdissement, l'EFSA propose de contrôler l'état d'inconscience aux moments clefs de la suspension, de l'incision et de la saignée. En cas d'abattage sans étourdissement, il est proposé de contrôler l'état d'inconscience au sortir du box de contention, et la mort effective, avant le début des opérations d'habillage. Parmi les indicateurs principaux pour vérifier l'absence de conscience figurent les mouvements toniques et les réflexes palpébraux. Pour vérifier l'état de mort, l'EFSA cite l'absence de respiration ou le contrôle du diamètre pupillaire. Un cinquième rapport fait des propositions de modèles mathématiques pour le protocole d'échantillonnage des animaux pour les contrôles.

Ces rapports ont été publiés en réponse à une demande de la Commission européenne qui souhaitait un avis scientifique sur les procédures de contrôle du bien-être à l'abattoir, prévues à l'article 16 du règlement 1099/2009 du 24 septembre 2009 sur la protection des animaux au moment de leur mise à mort.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : EFSA

15:37 Publié dans Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : bien-être animal |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/12/2013

Plaisir alimentaire : un axe de lutte contre la dénutrition chez les personnes âgées

Le vieillissement entraîne des changements dans les comportements alimentaires. Les apports peuvent alors ne plus être en cohérence avec les besoins de l'organisme, conduisant à une dénutrition. Entre 15 et 40 % des personnes âgées vivant en institution et 50 à 70 % dans les hôpitaux seraient touchés par cette pathologie.

Le CHU de Dijon, en partenariat avec l'INRA de Dijon et l'ESA d'Angers, a donc exploré les leviers pour prévenir et lutter contre la dénutrition via le programme Aupalesens. Manger ne se résume pas à la satisfaction de besoins physiologiques, c'est aussi un moment de plaisir qui fait appel à nos sens : cette distinction entre aspects nutritionnels et sensoriels constitue l'originalité d'Aupalesens.

Le colloque du 26 novembre « Quels leviers sensoriels pour prévenir et lutter contre la dénutrition chez les personnes âgées ? », visait à présenter des résultats issus de ce programme. Il a mis l'accent sur le risque accru de dénutrition lié à la perte d'autonomie alimentaire. Ce résultat est issu d'une enquête menée auprès de 559 personnes de plus de 65 ans, ayant différents degrés de dépendance. Les travaux ont aussi mis en évidence des leviers de lutte contre la dénutrition, à savoir l'amélioration de la qualité sensorielle des aliments proposés et le contexte du repas.

Ces travaux de recherche contribuent à un des neuf objectifs de santé publique du Plan National Nutrition Santé (« diminuer la dénutrition chez les personnes âgées ») et impliquent aussi les industriels via l'élaboration de produits alimentaires adaptés aux seniors.

Élise Delgoulet, Centre d'études et de prospective

Source : Inra

 

 

Une alimentation saine engendre un surcoût de 1,1 euro par jour et par personne

Une récente revue de la littérature scientifique évalue la différence de coût entre une alimentation « saine » et une alimentation « moins saine ». Après avoir analysé 27 études réalisées dans 10 pays et ramené les résultats en dollars de 2011, les chercheurs britanniques ont trouvé un surcoût global de 1,48 $ par jour et de 1,54 $ par portion de 2 000 kcal (soit environ 1,10 euro par jour) pour une alimentation saine.

L'étude précise également ces surcoûts par catégories d'aliments. Ce sont la viande et les aliments riches en protéines qui engendrent le surcoût le plus important entre un produit sain et un produit moins bénéfique pour la santé : +0,47 $ par portion de 200 kcal. Le surcoût le plus important est observé pour la volaille. Les différences sont moins marquées pour d'autres catégories d'aliments telles que les sucreries et les snacks (+0,12 $ par portion), les céréales (+0,03 $ par portion), et les huiles et graisses (+0,02 $ par portion). La différence est non significative pour les jus de fruits et les sodas, et elle est même très légèrement négative en ce qui concerne les produits laitiers (-0,004 $ par portion).

Bien que les conduites alimentaires ne soient pas guidées uniquement par des critères économiques (mais aussi par des considérations liées à l'éducation, au milieu social, aux représentations, etc.), cette étude pourrait contribuer à élaborer des recommandations pour faciliter l'accès à une alimentation saine en dépit de certaines barrières économiques.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : British Medical Journal