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21/05/2014

Le premier rapport de l'Organisation mondiale de la santé sur l'antibiorésistance

L'OMS a publié le 30 avril 2014 son premier rapport sur l'antibiorésistance, issu de données de 114 pays. À cette occasion, Keiji Fuguda, sous-directeur général pour la sécurité sanitaire, a rappelé l'importance de cet enjeu international : le monde pourrait être confronté à une « ère post-antibiotique », impliquant, comme à l'époque « pré-antibiotique », que des infections bénignes puissent être fatales, faute d'antibiotique efficace.

Si le rapport estime prioritaire le risque direct pour la santé humaine, il ne néglige pas pour autant le risque pour la santé animale : ce risque doit être perçu en tant que tel, mais aussi et surtout en tant que facteur aggravant de la problématique « santé humaine ». Le phénomène d'antibiorésistance de germes animaux entraîne des baisses de production alimentaire consécutives aux maladies animales difficilement traitées, mais il peut surtout donner lieu à des transferts de résistances à l'homme, via la chaîne alimentaire ou le contact homme-animal. Keiji Fuguda signale également les lacunes de connaissance existantes sur les mécanismes de transferts inter-espèces.

Par ailleurs, le rapport souligne l'importance de la surveillance organisée des antibiorésistances chez les principales bactéries en cause. Or, si cette surveillance est bien rodée en Union Européenne et dans la plupart des pays occidentaux, il est préoccupant de constater un manque de données en provenance des régions du monde où les risques liés à l'antibiorésistance sont majeurs.

Enfin, pour pallier l'absence d'antibiotiques nouveaux depuis le début des années 1990, le rapport propose qu'une collaboration entre gouvernements et laboratoires pharmaceutiques soit envisagée pour encourager la recherche.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : OMS

15/05/2014

Anses – Évaluation des risques liés aux nanomatériaux

Publié en mai 2014 par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), un rapport d'expertise collective présente une synthèse des connaissances sur les risques liés aux nanomatériaux et propose des pistes pour la gestion future de ces produits. Dans le domaine alimentaire, les nanoparticules peuvent être présentes sous forme d'additifs technologiques (ex : antimottants pour le sel de cuisine) ou dans certains matériaux en contact avec les aliments, de type « emballage intelligent ». Le rapport pointe des lacunes de connaissances (notamment pour les risques liés à l'ingestion ou au contact cutané), ainsi qu'un renforcement du cadre réglementaire (règlement (CE) n°258/97 dit Novel Food pour les nanoparticules à usage alimentaire, règlement (CE) n°10/2011 pour les matériaux en contact avec les aliments). Dans l'attente d'une réglementation communautaire complétée et harmonisée, l'Anses préconise l'utilisation d'une méthode pragmatique d'évaluation des niveaux de risques sanitaires et environnementaux. L'outil NanoRiskCat (Danish Environmental Protection Agency) est ici un exemple d'une démarche intéressante.

Source : Anses

14:44 Publié dans Alimentation et consommation, IAA, Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : anses, nanoparticules |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/05/2014

Séquençage du génome d’un trypanosome des palmiers

Les trypanosomes sont des organismes unicellulaires pouvant affecter les plantes, les animaux (ex : maladie de Chagas) ou les hommes (ex : maladie du sommeil). Les trypanosomes des plantes peuvent se développer dans la sève et générer d'importantes pertes économiques pour certaines plantes commerciales telles que caféiers, cocotiers et palmiers à huile. Ces pathogènes nécessitent donc souvent le recours massif à des insecticides pour détruire leurs vecteurs.
Des chercheurs, notamment du Cirad et du Génoscope, ont récemment séquencé le génome de deux trypanosomes : un pathogène du cocotier en Guyane et un autre trypanosome qui ne cause apparemment pas de dégâts, et que l'on trouve dans des euphorbes de la région de Montpellier. La comparaison de ces génomes entre eux et à ceux des trypanosomes affectant les hommes a permis de montrer que la plupart des gènes était commune aux deux trypanosomes étudiés. Les résultats ont été publiés dans la revue Plos Genetics. L'identification de gènes du métabolisme des trypanosomes ouvre la voie à la culture in vitro de ces pathogènes, et au développement de nouveaux outils de contrôle des maladies parasitaires des plantes.

Source : Cirad

12/05/2014

Lancement de l'appel à projets transnationaux pour la validation de biomarqueurs de la nutrition et de la santé, dans le cadre de la JPI HDHL

L'agence nationale pour la recherche (ANR) a lancé le 16 avril dernier un appel à projets dans le cadre de l'initiative de programmation conjointe « a healthy diet for a healthy life » (JPI HDHL). Ce premier appel vise de manière générale la validation de biomarqueurs d'effets ou d'exposition pour une analyse prédictive des effets de l'alimentation sur la nutrition et la santé.

13 pays participent à ce programme (États membres et pays tiers) et l'un des objectifs de cet appel à projets est de faire collaborer des équipes internationales, pour des approches interdisciplinaires et innovantes (un minimum de trois équipes issues de trois pays différents pour chaque projet). L'une des principales applications de ces biomarqueurs sera une utilisation comme mesure de référence pour apprécier la validation et la justesse des méthodes d'évaluation alimentaire (prise et état nutritionnels).

Sources : JPI HDHL et ANR

22/04/2014

Un retour possible de la maladie de Chagas

Suite à une étude menée en Bolivie avec des partenaires locaux, l'Institut de recherche pour le développement (IRD) a mis en évidence, en milieu rural ou semi-rural, une recrudescence de la colonisation de certaines habitations par la punaise Triatoma infestans, vecteur d'un parasite sanguin, Trypanosoma cruzi, agent de la maladie de Chagas. Cette zoonose, souvent mortelle, qui touche différentes espèces de rongeurs, ainsi que l'Homme, atteint essentiellement le continent américain. Elle est endémique dans le sud des États-Unis ainsi que dans plusieurs pays d'Amérique latine, dont l'Argentine et le Brésil. Les constatations du rapport de l'IRD, qui font craindre une augmentation de cas humains en Bolivie, confirment la difficulté à lutter en amont contre les vecteurs du parasite. L'élimination des punaises par épandage d'insecticide est l'une des méthodes privilégiées pour lutter contre cette maladie qui touche 7 à 8 millions de personnes dans le monde, principalement en zones rurales.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : IRD


14:48 Publié dans Santé et risques sanitaires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Une nouvelle maladie porcine sur le continent américain

Un article du 14 avril 2014 de l'Agence Reuters, à Chicago, fait état de la propagation très rapide du porcine epidemic diarrhea virus (PEDv) aux États-Unis. Apparue dans l'Ohio, la diarrhée épidémique porcine touche les porcs de tous âges, avec un taux de mortalité qui peut atteindre 100% pour les porcelets sous la mère. Ainsi, elle aurait causé à ce jour la mort de cinq millions de porcelets, les États à forte concentration porcine étant les plus impactés (Iowa, Minnesota, Oklahoma, Indiana et Caroline du Nord).

Face à la progression de la maladie, l'United State Departement of Agriculture (USDA) envisagerait de durcir les règles sanitaires dans les prochaines semaines. La déclaration des cas pourrait ainsi être rendue obligatoire, mesure généralement envisagée face à des maladies majeures (peste porcine africaine, fièvre aphteuse). Des travaux de recherche sont également engagés pour la mise au point d'un vaccin et les États les plus touchés pourraient être déclarés zones sinistrées. Par ailleurs, concerné par des cas récents, le Canada a diffusé des mesures protectrices préventives auprès des éleveurs de porcs québécois.

Le séquençage du virus montre une proximité forte avec le virus asiatique. Toutefois, le mode d'entrée de ce virus aux États-Unis, enzootique en Asie du Sud depuis plusieurs années, est pour l'instant inconnu. Même si cette maladie n'a jamais été identifiée en Europe, la plateforme d'épidémiosurveillance des maladies animales souligne l'importance de la vigilance vis-à-vis d'une possible introduction. En effet, l'impact économique du PEDv peut être très important : la baisse de la production de viande de porc a entraîné une forte hausse des cours aux États-Unis.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : Reuters

14:46 Publié dans Mondialisation et international, Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : production porcine |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/04/2014

Une entreprise d'alimentation animale innove pour l'alternative thérapeutique

La société Nor-Feed Sud, PME française anciennement filiale de la firme danoise Nor-Feed, commercialise des compléments alimentaires pour animaux de production. Ces compléments peuvent constituer des alternatives thérapeutiques, notamment aux antibiotiques, pour lesquels la réduction de l'usage en santé animale et la mise au point d'alternatives sont un enjeu fort des prochaines années. Parmi ses produits, Nor-Feed Sud propose ainsi le Citrozest (additif à base d'agrumes stabilisant la digestion) comme alternative aux antibiotiques. Cette société participe également à un projet de recherche labellisé par le pôle de compétitivité VEGEPOLIS, sur les substances pouvant réduire les émissions de méthane par les ruminants.

Source : Les Échos


Nestlé ouvre un institut sur la sécurité sanitaire en Chine

Nestlé a inauguré le 25 mars dernier, à Pékin, un centre de recherche dédié à la sécurité sanitaire (Nestlé Food Safety Institute, NFSI). Cet institut travaillera sur la gestion des risques sanitaires en collaboration avec les universités locales, les organismes de recherche et les agences gouvernementales. Ces travaux ont pour objectif de contribuer à améliorer les règles et standards sanitaires chinois dans le domaine alimentaire. Le NFSI s'impliquera également dans la promotion de la communication scientifique et la mise en place de programmes de formation sur la sécurité sanitaire.

Source : Nestlé

14:30 Publié dans Mondialisation et international, Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : chine |  Imprimer | | | | |  Facebook

17/04/2014

Inauguration d'une maternité porcine du futur dans le Finistère

Une maternité porcine du futur a été inaugurée le 4 avril 2014 dans la station expérimentale des Chambres d’agriculture de Bretagne de Guernévez, à Saint-Goazec dans le Finistère. Ce projet, qui a coûté 240 000 euros, a pour objectif d'améliorer à la fois le bien-être animal, les conditions de travail des éleveurs, et les performances énergétiques du bâtiment. Grâce à une isolation renforcée, une meilleure utilisation de la lumière naturelle, des panneaux solaires thermiques et des récupérateurs de chaleur, cette maternité devrait permettre entre 50 et 75% d'économies d'énergie par rapport à un dispositif classique. Le bâtiment de 250 m² a également été conçu pour améliorer le bien-être des truies et des porcelets : des « nids » à porcelets et des dalles chauffantes ont été installés pour garantir une température de 35°C aux porcelets et maintenir une température de 18-20°C pour les truies en lactation. Enfin, le pilotage de l'éclairage et de l'alimentation a été automatisé et peut être géré avec des outils numériques.
Sources :
L'Express et Chambres d'agriculture de Bretagne

14:26 Publié dans Exploitations agricoles, Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

Lancement d'Esteban : Étude de santé sur l'environnement, la biosurveillance, l'activité physique et la nutrition

L'Institut de veille sanitaire a lancé le 14 avril dernier une nouvelle étude nationale de santé publique. L'étude Esteban sera menée en France métropolitaine auprès d'un échantillon aléatoire de 4 000 adultes (18-74 ans) et 1 000 enfants (6-17 ans). L'objectif général est de mieux connaître l'état de santé de la population. Ainsi, l'exposition de la population à plus d'une centaine de substances chimiques présentes dans l'environnement va être mesurée. Esteban permettra également de décrire l'évolution des consommations alimentaires, de l'activité physique et de l'état nutritionnel de la population. Enfin, un état des lieux de certaines maladies chroniques majeures et de leurs facteurs de risque sera réalisé. Esteban est construite pour être répétée tous les sept ans, et les premiers résultats seront publiés en 2016.

Source : InVS

 

 

14:23 Publié dans Alimentation et consommation, Santé et risques sanitaires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/02/2014

Une nouvelle procédure européenne pour identifier les risques chimiques émergents en alimentation humaine et animale

L'autorité européenne de sécurité sanitaire (EFSA) prépare un nouveau dispositif visant à identifier les risques chroniques émergents dans la chaine alimentaire liés à des agents chimiques. L'objectif est d'identifier des risques chimiques non encore connus, ayant un impact potentiel, direct ou indirect, sur la santé humaine, animale ou végétale. Il s'agira de croiser différentes bases de données pour identifier les risques de façon plus précoce.

Seront étudiées les substances industrielles enregistrées dans le registre du règlement communautaire REACH (enregistrement, évaluation, autorisation et restriction des produits chimiques), ainsi que les substances présentes naturellement dans l'environnement et qui peuvent être transférées à l'alimentation humaine ou animale. La priorité sera donnée aux substances les plus préoccupantes, c'est-à-dire celles qui sont toxiques, celles fabriquées en gros volumes, celles ayant une forte persistance dans l'environnement, et celles ayant tendance à la dispersion ou à la bio-accumulation. Des substances nouvelles de type nanomateriaux pourront également être concernées.

Les travaux devraient commencer par une première étude pilote axée sur une vingtaine de produits, et qui permettra de tester la procédure. Dans un deuxième temps, ces travaux devraient conduire à la mise en place d'un système d'alerte relatif aux risques liés aux produits chimiques. Ce dispositif portera une attention particulière aux agents chimiques toxiques qui s'accumulent dans l'environnement.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : EFSA 

13:51 Publié dans Alimentation et consommation, Santé et risques sanitaires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/02/2014

Lancement de l'étude Bio Nutrinet

Dans le cadre de l'étude Nutrinet en cours depuis 5 ans, un nouveau volet spécifique a été lancé sur l'alimentation biologique. Il vise à mieux comprendre qui sont les consommateurs de produits bio et les liens entre la consommation d’aliments bio et santé. Cette étude devrait apporter un éclairage sur les différents types de consommateurs, les déterminants de ces modes de consommations, ainsi que sur les impacts nutritionnels, environnementaux et toxicologiques.

L'étude Bio Nutrinet, dirigée par le professeur Serge Hercberg, auteur d'un tout récent rapport sur la politique nutritionnelle en France, associe plusieurs équipes de recherche de l'Inserm, l'Inra et des universités, le CHU de Grenoble, l'ITAB et les associations Solagro et Bio Consom’acteurs. L'étude s'appuie sur Internet et sur une cohorte dite « prospective », c'est-à-dire portant sur un groupe de sujets qui sera suivi pendant plusieurs années.

Source : Nutrinet 

21/02/2014

Santé animale dans l'Union européenne : le projet PROHEALTH

PROHEALTH, projet européen sur la santé et la durabilité des systèmes d’élevages de monogastriques, vient de se mettre en place pour 5 ans, sous la coordination du professeur Steve Homans, de l'université de Newcastle (Royaume-Uni). Il réunit 22 partenaires, dont deux unités de recherche françaises (Inra), des laboratoires de recherche académique, des partenaires industriels et des PME. PROHEALTH s'intéressera aux maladies des porcs et des volailles (poulets de chair, poules pondeuses et dindes) et explorera de nouvelles voies pour améliorer la santé des animaux, la qualité de la production et limiter son impact sur l’environnement tout en préservant la rentabilité des élevages et des filières. À terme, l'objectif de cette initiative public/privé est de mettre au point des stratégies d’amélioration et de contrôle efficaces en santé animale, et de diminuer les pertes liées aux maladies pour améliorer la production européenne de protéines animales.

Source : Inra 

De nouvelles variétés de pomme et de tomate adaptées pour l'agriculture biologique

Après une dizaine d'années d'essais, Garance® Lespin cov, une nouvelle variété de pommes est proposée aux arboriculteurs en agriculture biologique. Elle a été obtenue par le GRAB, l’Inra, Invenio et Novadi, et sélectionnée pour sa faible sensibilité à différents bio-agresseurs (oïdium, anthracnose et puceron notamment) qui lui permettent de produire des fruits intéressants même en conditions de très faibles intrants. Cette nouvelle variété de pommes rouges bicolores est plutôt destinée aux arboriculteurs du Sud de la France.

L'Inra a par ailleurs sélectionné, par hybridation classique, Garance, une nouvelle variété de tomate. Cette dernière, destinée à l'agriculture biologique et aux jardiniers amateurs, aura nécessité près de 60 croisements et la mobilisation de diverses ressources génétiques (variétés anciennes, nouvelles et espèces apparentées). Garance est résistante à huit maladies et est riche en lycopène.

Sources : GRAB et Inra 

17/02/2014

Un risque de rage humaine lié à l'abattage et à la découpe de viande de chien au Nigeria

La viande de chien est consommée de manière courante dans certains pays dont le Nigeria, où la rage est endémique. La rage, principalement transmise par morsure de chien, tue dans le monde 60 000 personnes par an, essentiellement en Afrique et en Inde.

Une récente étude, publiée par des chercheurs nigérians dans la revue International Scholarly Research Notices Veterinary Science, alerte sur une autre voie de transmission de la rage. Les auteurs indiquent que les bouchers peuvent régulièrement être exposés à la rage lors de l'abattage et de la découpe de chiens locaux apparemment sains. En effet, les bouchers n'utilisent pas de protection corporelle particulière et le statut sanitaire des animaux n'est pas nécessairement connu lors de l'abattage et de la découpe, car il peut s'écouler jusqu'à 10 jours entre l'excrétion virale et l'apparition de symptômes. Les résultats de leur enquête montrent que 5% des chiens abattus étaient porteurs du virus, d'après les analyses réalisées dans des échantillons de salive et de cerveau.

Source : Alliance globale contre la rage 

18:43 Publié dans Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : nigeria, afrique |  Imprimer | | | | |  Facebook