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13/10/2015

Les liens entre changements environnementaux et transmission des maladies à vecteur

Publié récemment, l’ouvrage Impact of a decade (2004-2015) of research on vector-borne diseases présente les résultats de travaux conduits par 80 équipes scientifiques, issues de 23 pays européens et africains, sur les facteurs en lien avec les changements environnementaux et pouvant influer sur les maladies à contaminations vectorielles. Ces maladies sont transmises par des vecteurs (arthropodes hématophages) qui inoculent l’agent contaminant (virus, bactérie ou parasite) d’un individu (homme ou animal) à l’autre. Les facteurs étudiés sont d’ordres environnemental, climatique, social ou économique. Les données présentées sont issues de deux réseaux de recherche européens, animés par le Cirad : les réseaux EDEN (axés sur la santé humaine et animale) et EDENext (axé sur la biologie des vecteurs et réservoirs).

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Parmi les maladies identifiées dans cet ouvrage figurent les fièvres hémorragiques à hantavirus, pour lesquelles les rongeurs sylvicoles, hôtes intermédiaires asymptomatiques, font office de réservoirs. Le rôle clé des rongeurs dans de nombreux écosystèmes est souligné, notamment en cas d’hivers chauds.

Les maladies transmises par les tiques (par ex. maladie de Lyme) font l’objet d’un développement car il est avéré que le réchauffement climatique a un impact significatif sur la prolifération de ces vecteurs à travers le monde. Certaines de ces maladies sont préoccupantes pour le cheptel bovin, notamment la borreliose ou fièvre Q, qui provoque des baisses de production et des avortements.

Sont également étudiées les maladies transmises par les moustiques de type culicoïdes, les leishmanioses et la fièvre de West Nile, qui atteint les équidés et les humains. Ce document cite par ailleurs les travaux du projet VBORNET, notamment sur les pathologies liées au moustique aèdes albopictus, vecteur du chikungunya et de la dengue.

En conclusion de ce recueil, il est indiqué que ces réseaux sont un bon exemple d’intégration des travaux de recherche pour l’évaluation des risques et pour la mise en place de modèles de prédiction, ce qui est important pour la gestion future des maladies vectorielles.

Madeleine Lesage, Centre d’études et de prospective

Source : Cirad

 

12/10/2015

Impacts de la pollution de l’air à 2050

Une publication dans Nature mi-septembre explore les liens entre pollution de l’air extérieur et mortalité prématurée. S’appuyant sur des études épidémiologiques reliant risque de décès, ozone et microparticules (d’un diamètre inférieur à 2,5 micromètres – PM2,5), les chercheurs ont distingué 7 sources possibles comme les automobiles, les centrales électriques ou l’agriculture. De leurs calculs, ils déduisent un bilan pour l’année 2010 : 3,3 millions de décès (entre 1,61 et 4,81 millions pour un intervalle de confiance de 95 %) à l’échelle mondiale, soit une estimation proche de celle de l’OMS (3,5 millions).

Malgré plusieurs limites, du fait notamment du manque de données ou d’hypothèses sur la toxicité des molécules (ex : identique pour les PM2,5 quelle que soit la source), cette étude conclut que la première source de pollution est l’énergie résidentielle (31 % des décès prématurés en 2010) en lien avec le chauffage et la cuisine, en particulier en Inde et en Chine. La seconde source au niveau mondial est l’agriculture (environ 20 %), liée à l’ammoniac qui peut être converti en particules fines d’après les auteurs. Plus précisément, en Europe, à l’Est des États-Unis, en Russie et en Asie de l’Est, ces émissions agricoles sont la première source identifiée par les chercheurs. Enfin, dans les projections réalisées à l’horizon 2050, selon un scénario tendanciel (autrement dit sans mesures prises relatives à la qualité de l’air), les auteurs estiment que les décès liés à la pollution de l’air extérieur pourraient doubler.

Source : Nature

09:13 Publié dans Enseignement et recherche, Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : air, pollution |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/10/2015

Second état des lieux de l’Endocrine Society sur les perturbateurs endocriniens

Comme indiqué dans un article du journal Le Monde, l’Endocrine Society a publié, fin septembre, l’executive summary de son second état des lieux sur les perturbateurs endocriniens. Depuis la première publication en 2009, la progression des connaissances scientifiques a été forte et justifie, en 2015, qu’une nouvelle revue de littérature soit réalisée. Cette revue a été centrée sur plusieurs thématiques, dont l’obésité, le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires. Certains types de perturbateurs endocriniens ont été particulièrement étudiés (bisphenol A, phthalates, pesticides, PCB, etc.).

Les auteurs mettent en évidence une menace particulièrement forte pour les enfants exposés aux perturbateurs endocriniens pendant la grossesse. Les modèles cellulaires et animaux et les études épidémiologiques humaines montrent également un rôle de ces molécules dans l’étiologie de l’obésité et du diabète de type 2. Par exemple, une exposition de l’enfant pendant la grossesse peut induire une obésité au cours de la vie ; les perturbateurs endocriniens peuvent agir sur le tissu adipeux blanc ; le cerveau, le foie et le pancréas peuvent également être des cibles directes. Des recommandations pour la recherche concluent cet executive summary.

Source : Endocrine Society, Endocrine Society

09:04 Publié dans Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : endocrine society, perturbateurs endocriniens |  Imprimer | | | | |  Facebook

Aux États-Unis, régime alimentaire et activité physique n’expliquent pas à eux seuls l’augmentation de l’IMC

Mis en ligne récemment, un article publié dans la revue Obesity Research & Clinical Practice s’intéresse à l’évolution, aux États-Unis et sur une quarantaine d’années, de la relation entre consommations de calories et de macronutriments, activité physique de loisir et obésité. Utilisant les données nutritionnelles de plus de 36 000 adultes (National Health and Nutrition Survey), entre 1971 et 2008, et de fréquence d’activités physiques pour 14 400 d’entre eux, entre 1988 et 2006, les chercheurs se sont appuyés sur de la modélisation pour voir si la relation entre les éléments cités précédemment et l’Indice de Masse Corporelle (IMC) évoluait dans le temps.

De manière générale, il apparaît que l’IMC, les consommations d’énergie et de glucide et l’activité physique de loisir ont augmenté, alors que les consommations de lipides et protéines ont diminué. Toutefois, pour un niveau donné de consommation et d’activité physique, l’IMC prédit est supérieur de 2,3 kg/m² en 2006 par rapport à 1988. Les auteurs concluent sur l’existence d’autres facteurs à prendre en compte et sur la nécessité d’étudier plus avant la façon dont ils influencent le poids corporel indépendamment de déterminants de modes de vie.

Source : Obesity Research & Clinical Practice

 

05/10/2015

De nouvelles données sur l’épidémiologie de la grippe aviaire

En partenariat avec des universités des États-Unis, d’Afrique du Sud et du Zimbabwe, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) s’est penché depuis une dizaine d’années sur le rôle des oiseaux sauvages dans la transmission des virus grippaux de type H5N1. Un article publié sur le site de l’organisme en présente un bilan.

Ces travaux ont permis d’identifier les espèces sauvages responsables et les espèces aviaires « relais » (ie capables de relayer la transmission de virus entre les espèces sauvages porteuses et les espèces domestiques). Ainsi le risque de transmission a pu être évalué et les connaissances épidémiologiques sur ce type de maladie complétées. Ces éléments pourraient amener à parfaire le contrôle de cette maladie, qui connaît une recrudescence depuis fin 2014.

Source : Cirad

08:51 Publié dans Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : grippe aviaire, cirad |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/09/2015

Propositions du projet EURODISH pour structurer la recherche européenne en alimentation et santé

L’Union européenne a financé, de 2012 à 2015, le projet EuroDISH (Studying the need for food and health research infrastructures in Europe) piloté par l’université de Wageningen, avec pour objectif de cartographier et caractériser les infrastructures de recherche dans les domaines de l’alimentation, de la nutrition et de la santé. Un article de l’EUFIC en détaille les résultats présentés aux parties prenantes mi-mai dernier dans le cadre de l’exposition universelle de Milan.

Quatre domaines sont étudiés : determinants (D – déterminants), intake (I – consommation), status (S – statut nutritionnel) et health (H – santé). Pour chacun, le projet a identifié les besoins et lacunes en termes d’infrastructures de recherche (IR). Partant du constat qu’une « meilleure synchronisation » est nécessaire pour l’étude des relations entre alimentation, nutrition et santé, la mise en place d’une infrastructure, virtuelle et fonctionnant selon un réseau en étoile, est proposée pour relier les IR existantes et chapeauter les différents domaines.

Parmi les apports possibles de cette proposition (DISH-RI), dont l’achèvement est prévu en 2025 selon la feuille de route, on peut noter l’assistance à la communauté scientifique, la coordination des différents pays, la mise en place de liens entre les chercheurs qui travaillent sur des thématiques communes. Par ailleurs, l’industrie agroalimentaire pourra bénéficier de données actualisées dans le domaine de la nutrition et de la santé. En effet, les données provenant de différentes sources, publiques et privées, seront rassemblées et intégrées, avec un point d’accès central pour les chercheurs et les autres intervenants.

Représentation visuelle de la proposition Eurodish-DISH-RI : les données les outils et les services reliant les différents domaines dans le champ de l’alimentation et de la santé

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Source : EUFIC

Enfin, différents projets d’intérêt, en cours ou à venir, sont cités. Ainsi, des données importantes sont d’ores et déjà disponibles dans le domaine de la nutrition sur le site ENPADASI (European nutritionnal phenotype sharing initiative), développé dans le cadre de la Joint Programming Initiative « A healthy diet for healthy life » (JPI-HDHL). Le projet RICHFIELD, financé dans le cadre d’Horizon 2020 pour débuter en octobre 2015, enrichira quant à lui les données en matière d’effets nutritionnels sur la santé.

Il est prévu que l’infrastructure DISH-RI soit opérationnelle d’ici 10 ans, sachant que le succès de cette ambitieuse entreprise sera évidemment fonction de l’engagement des partenaires et des États membres.

Madeleine Lesage, Centre d’études et de prospective

Source : EUFIC

 

 

10/09/2015

L’association internationale pour la protection alimentaire se penche sur des risques sanitaires alimentaires

Fin juillet à Portland (Oregon), l’International Association for Food Protection (IAFP), organisation regroupant des industriels, universitaires et étudiants des États-Unis, du Canada et d’Australie, a fait un point sur certains risques alimentaires lors de son colloque annuel.

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Parmi les thèmes abordés figure le risque lié, dans la viande de bœuf, aux bactéries de type Escherichia coli productrices de shigatoxines, qui a fait l’objet de plusieurs interventions. Il a tout d’abord été rappelé que, bien que la présence possible de ce germe dans les produits laitiers, et même dans l’eau de boisson, soit connue, la prévalence dans la viande bovine apparaît plus élevée. L’importance de ce risque de santé publique (265 000 malades dont 3 600 hospitalisations et 30 décès chaque année aux USA) a conduit les autorités américaines à mettre en place un projet pour la réduction du risque lié aux 8 sérotypes connus de E. coli à shigatoxines dans la filière bœuf. Axé sur différents items (détection, biologie et interventions, analyse des risques, sensibilisation), le Coordinated Agricultural Project associe depuis trois ans une cinquantaine de scientifiques issus de onze universités américaines.

Parmi les constats récents établis, on peut citer la diminution, dans les échantillonnages, du sérotype O 157-H7, germe dangereux et bien connu, au profit de sérotypes plus nouveaux, mais tout aussi redoutables. Par ailleurs, des pistes d’interventions possibles visant à diminuer l’incidence des contaminations de la viande fraîche (recours à des vaporisations d’eau chaude ou d’acide lactique sur les carcasses notamment) ont été présentées, tout en précisant que transposer sur le terrain (abattoir, ateliers, usines) des techniques ayant fait leurs preuves en laboratoire peut se révéler délicat.

Le colloque de l'IAFP a également été l’occasion d’un débat sur trois sujets relatifs à l’alimentation : le rôle de l’épidémiologie dans la prévention des maladies d’origine alimentaire ; la question « la durabilité alimentaire va-t-elle dans le sens de la sécurité sanitaire ? » ; le sel, entre enjeu nutritionnel et intérêt sanitaire.

Madeleine Lesage, Centre d’études et de prospective

Source : IAFP

 

11:48 Publié dans Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : sécurité sanitaire, iafp |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/09/2015

Avancées dans la connaissance des mécanismes des effets cocktails

Dans un article publié le 3 septembre dernier dans la revue Nature Communications, des chercheurs français (Inserm, Cnrs)présentent les résultats de leurs travaux sur un mécanisme moléculaire pouvant contribuer à l’« effet cocktail ». Suspecté jusqu’à présent, ce phénomène correspond au fait que la combinaison, dans des mélanges complexes, de molécules exogènes auxquelles est exposé le corps humain (dont des perturbateurs endocriniens) « pourrait exacerber leur toxicité ».

Travaillant in vitro sur 40 substances (médicaments, pesticides, polluants environnementaux), ils ont montré qu’un œstrogène pharmaceutique et un pesticide organochloré (interdit dans les années 1990 mais persistant), bien que faiblement actifs quand ils sont étudiés séparément, ont « la capacité de se fixer simultanément à un récepteur situé dans le noyau des cellules et de l’activer de façon synergique ». La « coopérativité » entre ces deux molécules « induit un effet toxique à des concentrations largement plus faibles » que pour chacune prise séparément. Selon le communiqué diffusé à l’occasion de la publication de l’article, « si ces travaux sont confirmés in vivo, des retombées importantes sont attendues dans les domaines de la perturbation endocrinienne, la toxicologie et l’évaluation des risques liés à l’utilisation des produits chimiques ».

Sources : Nature communications, CNRS

07/09/2015

Les enjeux internationaux de la définition européenne des perturbateurs endocriniens

Les résultats de la consultation publique ouverte par la Commission européenne, de septembre 2014 à janvier 2015, sur les critères de définition des perturbateurs endocriniens ont été publiés fin juillet. Les contributions officielles des pays tiersÉtats-Unis, Norvège, Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Argentine et Kenya , témoignent d’une grande inquiétude de leur part quant à certains scenarios envisagés. Les perturbateurs endocriniens seraient définis comme dangereux, laissant moins de place à l’analyse de risque. Le ministère de l’agriculture américain va même jusqu’à chiffrer l’impact commercial de ces approches à la hauteur des échanges en produits végétaux avec l’UE (4,4 milliards de $US), supposant qu’ils ne seraient plus produits ou exportables. Les autres pays soulignent tous la prévalence de l’analyse de risque dans les méthodologies préconisées par l’OMC pour l’identification de certains attributs des produits impactant les échanges commerciaux.

Source : Commission européenne

 

Amérique du Nord : des cas plus nombreux d’infections à cyclospora

Le CDC (U.S. Centers for Disease Control and Prevention) a notifié en août 2015 un nombre de cas d’infections à cyclospora (parasite protozoaire présent dans certains aliments) nettement plus élevé que la moyenne à la même époque de l’année. L’importance de cette alerte sanitaire tient au fait qu’elle concerne un aliment qui n’est pas traditionnellement considéré comme à risque et que des cas pourraient survenir en-dehors du continent nord-américain. Les cas sont plus nombreux dans certains États du Sud (Texas et Géorgie). Le Canada est également confronté à une augmentation du nombre de cas et l’agence de la santé publique du Canada collabore avec le CDC pour identifier la source de l’infection.

Carte sur la fréquence des foyers d’infection à Cyclospora aux USA (août 2015)

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Source : CDC

Lors de précédentes alertes, des produits végétaux frais (salades, basilic, coriandre ou fruits en baies) importés de zones endémiques (Amérique latine, Asie) avaient été mis en cause, sachant quel’infection à cyclospora peut être préoccupante pour les personnes immunodéprimées.

Source : CDC

 

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22/06/2015

Bilan de l’activité en 2014 de l’Office européen de lutte antifraude

L’Office européen de lutte antifraude (OLAF) a publié le 2 juin son 15e rapport annuel d’activité. L’OLAF fait partie de la Commission européenne mais exerce sa fonction d’enquête de manière indépendante, avec pour principale mission de détecter les cas de fraude relatifs à l’utilisation des fonds de l’UE et de mettre fin aux infractions constatées. En 2014, il a conduit 250 enquêtes à terme et en a ouvertes 234 autres. Il a également émis son plus grand nombre de recommandations (397) depuis cinq ans, pour un montant record de recouvrements financiers en faveur du budget européen (901 millions d’euros). Ces résultats confirment le gain d’efficacité de l’OLAF et, pour la première fois dans le rapport, outre la répartition classique par domaine d’activité, les enquêtes sont ventilées par État membre (EM) et institution.

Concernant les secteurs d’activité, les enquêtes courant 2014 ont porté pour l’essentiel sur les fonds structurels (32 %), l’aide extérieure (17 %), les fonds agricoles (12 %) et, dans une moindre mesure, les nouveaux instruments financiers (3 %). Pour ces quatre domaines, les 156 enquêtes conclues ont concerné 56 pays dont 22 EM et 34 pays tiers. 36 enquêtes ont ainsi été menées en Roumanie, 13 en Hongrie et 11 en Bulgarie, contre seulement 3 en France, en Allemagne et en Lituanie, et une seule au Royaume-Uni.

Parmi les cas concrets présentés dans le rapport, notons une enquête de l’OLAF, en collaboration avec les douanes polonaises, sur l’importation de 21 tonnes de 16 pesticides contrefaits et illicites (matières actives non homologuées) en provenance de Chine et déchargés dans un port ukrainien pour être réexpédiés en Pologne par la route, avec ouverture d’une procédure criminelle à la clé. Autre illustration : la mise en œuvre d’une recommandation judiciaire de l’Office par plusieurs EM dans un cas d’utilisation frauduleuse du fonds agricole du Programme spécial d’adhésion pour l’agriculture et le développement rural (SAPARD), sur dénonciation des autorités bulgares et impliquant in fine des sociétés dans plusieurs États (irrégularités dans les procédures de marchés publics, pour une fraude constatée de 7,6 millions d’euros). Des procédures nationales contre les sociétés impliquées ont été lancées.

Christine Cardinet, Centre d’études et de prospective

Source : OLAF

09:12 Publié dans Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : olaf, fraudes |  Imprimer | | | | |  Facebook

19/06/2015

Santé publique vétérinaire : les métiers d’aujourd’hui et de demain

Le 9 juin dernier, lors d’une séance de la Société Vétérinaire Pratique de France, ont été présentés plusieurs métiers vétérinaires d’avenir. Si l’exercice en clientèle, rurale ou canine, est la première fonction des vétérinaires, d’autres types d’activités se développent, par exemple en matière de :

– médicament vétérinaire : par rapport au médicament humain, existence d’exigences plus élargies pour la prise en compte des effets sur la santé animale mais également sur la santé humaine (via notamment les résidus) et sur l’environnement ;

– industrie agroalimentaire : montée en puissance de la commercialisation de poulets élevés sans antibiotique, démarche initiée en 2010 en région Auvergne et ayant pris un réel essor ;

– conseil en hygiène alimentaire, dans le cadre de l’application de la réglementation européenne du « Paquet Hygiène » : activité de conseil en hygiène alimentaire auprès d’industriels et de collectivités, qui pourrait se développer dans les prochaines années suite à l’intérêt croissant, dans les cantines scolaires, pour les produits locaux cuisinés sur place, remplaçant des repas élaborés en cuisines centrales.

Cette liste, loin d’être exhaustive, pourrait être complétée par la fonction de vétérinaire comportementaliste et la mise en place de thérapies « par l’animal ».

Madeleine Lesage, Centre d’études et de prospective

Lien : CIV

26/05/2015

De l’usage de politiques de prix pour promouvoir des régimes alimentaires plus sains

Le Regional Office for Europe de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié récemment un rapport intitulé Using price policies to promote healthier diets. Parmi les six régions de l’OMS, la région Europe (53 pays) est la plus touchée par les maladies non transmissibles (maladies cardiovasculaires, diabètes, etc.) et, parmi les engagements pris par les États dans le European Food and Nutrition Action Plan 2015-2020 pour promouvoir une alimentation saine, figure la mise en place de politiques de prix.

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Dans un premier temps, est présentée une revue détaillée de la littérature sur les politiques de prix (taxes et subventions). Plusieurs points sont ainsi mis en avant, notamment l’influence de ces politiques sur les achats, les effets potentiels sur des produits et/ou nutriments non visés initialement, ou encore l’intérêt de recourir à des outils ciblés. Dans un second temps, des exemples d’actions dans la zone Europe sont détaillés. Sont ainsi présentés des cas de taxation suffisamment élevée pour avoir un impact sur les comportements : Danemark, Finlande, Hongrie et France. Le programme de l’Union européenne (fruits à l’école), les changements de TVA, les interventions dans la chaîne d’approvisionnement et l’exemple de Singapour (diminution des graisses saturées dans les huiles de cuisson) complètent cette partie.

Pour finir, plusieurs enseignements pour le développement de telles politiques sont tirés, notamment en termes d’objectifs à plus ou moins long terme, centrés sur les achats ou les comportements (plutôt que sur une évolution du poids corporel ou des maladies, nécessairement multi-factoriels), et de population visée. Le processus d’identification des produits et/ou nutriments objets de la taxe ou de la subvention doit faire l’objet d’une attention particulière, et la prise en compte des réponses des acteurs de la chaîne d’approvisionnement (taille des portions, reformulation des produits notamment) est également d’importance. Enfin, le rapport insiste sur la nécessaire évaluation de ces politiques.

Julia Gassie, Centre d’études et de prospective

Source : OMS

 

25/05/2015

Effets sanitaires possibles des dynamiques environnementales des microorganismes

Le 19 mai dernier, un colloque organisé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) dans le cadre du « programme national de recherche environnement santé travail » (PNR EST), en collaboration notamment avec l’Ademe et le ministère en charge de l’Écologie, a fait un point sur les interactions possibles entre les microorganismes pathogènes et le milieu extérieur. Ont notamment été présentés des travaux relatifs aux effets sanitaires des dynamiques environnementales liées à des microorganismes, et l’impact possible du changement climatique sur la survenue de maladies vectorielles a été abordé par plusieurs intervenants. En effet, un réchauffement de la température fait partie des facteurs de résistance des arthropodes vecteurs et facilite leur extension.

Cyril Caminade, chercheur à l’institut des maladies infectieuses de l’université de Liverpool (Royaume-Uni), a présenté une étude sur l’impact du réchauffement climatique sur certaines maladies vectorielles, parmi lesquelles la fièvre de la vallée du Rift, zoonose qui a un fort impact sur l’élevage en Afrique. Par ailleurs, parmi les autres zoonoses préoccupantes en lien avec l’environnement et le changement climatique figurent les maladies vectorielles transmises par les tiques. Sur ce point, une équipe de recherche associant l’Anses et l’École nationale vétérinaire d'Alfort développe un outil de dépistage des pathogènes pouvant être portés par différentes espèces de tiques : des essais menés en France, aux Pays-Bas et au Danemark ont permis la détection de portages de pathogènes inattendus sous les latitudes d’Europe du Nord concernées.

Ainsi, les travaux de recherche présentés mettent en évidence l’influence des écosystèmes sur les pathogènes et les hôtes (vecteurs et hôtes définitifs). Une meilleure compréhension de ces facteurs permettra de progresser dans la prévention de ces risques.

Madeleine Lesage, Centre d’études et de prospective

Lien : Anses

09:20 Publié dans Climat, Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : anses, microorganismes |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/05/2015

Une technologie simple pour promouvoir la sécurité sanitaire alimentaire et lutter contre le gaspillage alimentaire

Publié mi-avril 2015 sur le site du Massachussets Institute of Technology (MIT), un article décrit les travaux de plusieurs chercheurs ayant mis au point un dispositif qui permet de contrôler l’état de fraîcheur d’une denrée carnée en détectant les gaz de putréfaction. Ce capteur composé de nanotubes de carbone peut en effet être intégré dans l’emballage.

Son principe est basé sur une réaction chimique entre des molécules de métallo-porphyrine liées à du cobalt, incluses dans les nanotubes, et les composés azotés de type amines biogènes qui se forment lors de décomposition de la viande. Cette réaction conduit à une augmentation de la résistance électrique du nanotube et, détectée par le capteur, elle serait facilement utilisable par les consommateurs, la lecture pouvant se faire via un smartphone. Un brevet a été déposé pour cette technologie, qui, si elle débouche sur un développement commercial, sera une avancée notamment pour la gestion du gaspillage alimentaire en fin de chaîne (par exemple pour les réfrigérateurs familiaux).

Source : Massachusetts Institute of Technology

 

08:59 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : mit, capteur, viande |  Imprimer | | | | |  Facebook