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11/04/2019

« L'animal est l'avenir de l'homme » : série spéciale de l'émission Matières à penser sur France Culture

Début février 2019, dans son émission Matières à penser, la journaliste Dominique Rousset aborde, avec différents interlocuteurs, l'évolution du rapport à l'animal dans plusieurs domaines. Dans le premier épisode (04/02), « Humanité, animalité : où sont les frontières ? », l'éthologue YChristen évoque la frontière entre homme et animal, plus accentuée dans la pensée occidentale que dans la pensée orientale, et plus poreuse qu'on ne le pense ordinairement : certains animaux sont capables de conduites réfléchies, organisées, voire de sentiments de vengeance. La philosophe C. Pelluchon (épisode « Répondre à l’appel des animaux » du 5 février) soutient quant à elle que l'éthique de la considération implique de donner aux animaux le droit d'exister, sans les limiter à être des moyens au service des humains. Ceci n'efface pas la différence entre hommes et animaux, ni la responsabilité spécifique des premiers par rapport au monde environnant.

Pour le biologiste GBœuf (« Aimer la biodiversité ou partir avec elle », 06/02), préserver biodiversité et écosystèmes implique de respecter la symbiose bactéries-plantes-animaux et humains. La perte d’animaux emblématiques ne doit pas faire oublier l'importance des espèces plus « ordinaires » : tardigrades, rats-taupes nus, hérissons, libellules et surtout oiseaux « agricoles » qui ont diminué de 30 % en 12 ans. Enfin, le déséquilibre est croissant entre mammifères sauvages et domestiques, les seconds représentant aujourd'hui 90 % des individus.

Dans l'épisode « Contre l'animal, la guerre sans nom » (07/02), VMessage, auteur de Défaite des maîtres et possesseurs, évoque la dissonance cognitive du vocabulaire animalier, en particulier avec les termes commerciaux de découpe de viande. L’image d’Épinal de la « viande heureuse » est, selon lui, entretenue dans l'imaginaire des Français alors que ce type de production représenterait moins de 5% du total. Enfin, dans le dernier épisode du 8 février (« L'animal saisi par le droit »), l'universitaire CVial évoque le rôle précurseur de J.-P. Marguenaud en matière de droit animalier, avec notamment la création de la Revue semestrielle du droit animalier. Pour elle, la disparité persistante, en droit, entre animal domestique, approprié et protégé, et animal sauvage, sans protection individuelle, pourrait être atténuée : pour cela, il faudrait que l'animal sauvage passe de res nullus à res collectis, en tant que partie de la biodiversité, et donc du patrimoine commun.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : France Culture

10:23 Publié dans Société | Lien permanent | Tags : animal, matières à penser, france culture, rapport homme-animal |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/02/2019

Une analyse de l'animalisme radical en France

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En janvier 2019, la Fondation pour l'innovation politique a publié une analyse sur La contestation animaliste radicale. Ces dernières années, le paysage français de la protection animale s'est transformé : si ces mobilisations sont anciennes, notamment avec les associations traditionnelles de protection des animaux, de nouvelles formes apparaissent dans la seconde moitié des années 2000, un « moment végan » se développe à partir des années 2010 et, depuis 2018, l'animalisme radical monte. Ce mouvement est très disparate et traversé de clivages, mais trois constantes le caractérisent : la radicalité des propos et des images utilisées, celle des visions véhiculées et celle des modes opératoires. Plusieurs courants de pensée le traversent : le véganisme, l'antispécisme et l'activisme de la libération animale. Trois types de structures se dégagent, fortement influencées par les mouvements étrangers et internationaux : les organisations économiques véganes, des associations d'information et de sensibilisation, et des groupes de « libération animale » (avec des degrés variables de radicalité, d'illégalité, de clandestinité et de violence dans leurs actions). Enfin, les végans paraissent impopulaires d'après les résultats de plusieurs enquêtes, mais leur influence est loin d'être négligeable, notamment du fait de leur « part de voix » dans l'espace public, donnant une « illusion de majorité ». Toutefois, si le véganisme présente un attrait particulier pour les plus jeunes, il n'est pas sûr, pour l'auteur, qu'il s'étende rapidement dans les années à venir.

Source : Fondation pour l'innovation politique

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08/02/2019

Les batailles de la viande, une série d’émissions sur France Culture

L'émission Entendez-vous l’éco, sur France Culture, a consacré une série aux « batailles de la viande », ré-écoutable en podcast. La première émission donne la parole aux historiens. Pour B. Laurioux (université de Tours), l’industrialisation du secteur de la viande au XIXe siècle, conjointement avec l’urbanisation, occasionne une véritable « perte de contact avec l’animal et avec la manière de le préparer » et une « rupture de compétence » chez les consommateurs. Les évolutions du marché de la viande, et notamment l’intensification de l’élevage dans les années 1960, sont ensuite discutées avec deux économistes, J.-L. Rastoin (Montpellier Supagro) et J.-P. Simier (Bretagne Développement Innovation). La série explore aussi l’univers des abattoirs avec une journaliste, A. de Loisy, et une politiste, A. Gautier (université Lyon 2). Enfin, une dernière émission interroge l’avenir du rapport Homme-Animal, avec un échange entre D. Chauvet (association Droit des animaux) et G. Chapouthier (CNRS).

Source : France Culture

04/10/2018

L'animal est-il un homme comme les autres ? Les droits des animaux en question, Aurélien Barrau, Louis Schweitzer

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Sous forme de dialogue entre deux interlocuteurs engagés, cet ouvrage aborde différents thèmes relatifs à la condition animale : droits des animaux, hiérarchisation entre espèces, exploitation animale, végétarisme et véganisme, biodiversité, etc. Le droit à la vie animale est illustré par un principe édicté par Albert Schweitzer, illustre médecin missionnaire et grand oncle d'un des auteurs, qui jugeait légitime de tuer un moustique en Afrique – car potentiellement contaminant – mais pas en France. Malgré des divergences, notamment sur le bien-fondé de l'exploitation animale, la consommation de produits animaux ou la possession d'animaux de compagnie, le ton demeure serein et constructif. Enrichi de références juridiques, historiques, scientifiques et philosophiques, cet essai offre un ensemble de réflexions pertinentes sur cette question clivante. Pour les auteurs, l'avenir pourrait se situer entre un réformisme progressif (« droit souple à l'anglo-saxonne » compatible avec une société de consommation et d’économie libérale) et un révolutionnarisme assuré (les partis radicaux, aux procédés parfois contestables, participent à l'évolution du rapport Homme-Animal).

Source : Éditions Dunod

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03/04/2015

Vers un nouveau regard sur les relations entre hommes et animaux

Dans le cadre des Rencontres « La Ville, la Vie et la Santé », une table ronde s’est tenue le 2 avril 2015 à l’école nationale vétérinaire d'Alfort sur le thème « Des animaux et des hommes : de nouvelles frontières ». La récente modification du Code civil concernant le statut de l’animal y a été discutée. Pour plusieurs intervenants, il ne s’agit que d’une première étape vers un statut plus adapté. En effet, l’amendement ne prend en compte que les animaux dits « domestiques » et non les animaux sauvages vivant en liberté lesquels, à titre individuel, ne sont pas juridiquement couverts. L’incohérence avec le fait que l’animal est considéré comme un bien de consommation dans le Code de la consommation a également été soulignée. La multiplicité des relations possibles entre l’homme et les animaux rend impossible un regard unique et cette rencontre, si elle n’a pas abouti à un consensus, a toutefois permis des échanges originaux.

Lien : École nationale vétérinaire d’Alfort

09:29 Publié dans Société | Lien permanent | Tags : rapport homme-animal |  Imprimer | | | | |  Facebook