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06/02/2013

Poursuite de la progression du bio malgré la crise

L'Agence bio a publié son 10e baromètre réalisé avec CSA. Le contexte économique difficile ne semble pas détourner les Français des achats bio : 64% d'entre eux ont consommé bio en 2012, et la part des consommateurs réguliers (au moins une fois par mois) s’élève à 43%, alors qu’elle était de 37% en 2003. Parmi les consommateurs réguliers, 8% sont des « Bio quotidiens », 15% des « Bio hebdos » et 20% sont des « Bio mensuels ». Par ailleurs, 21% des Français sont des « Bio occasionnels », qui consomment bio seulement de temps en temps.

Le chiffre d'affaires des produits bio devrait atteindre 4,1 milliards d'euros en 2012, soit 2,4% de la consommation alimentaire française. Leur progression ralentit, passant de 10% par an à 5% en 2012. De 38% en 2009, la part (en valeur) des produits bio « importés » consommés en France est passée sous la barre des 30% en 2012. A présent, 80% des consommateur de bio achètent leurs produits en GMS (contre 65% en 2011).

Les Français sont majoritairement demandeurs de bio en restauration hors domicile (écoles, hôpitaux, maisons de retraite, restaurants). La santé et la sécurité, la qualité, le goût restent les principales motivations d'achat, devant la préservation de l'environnement. Si le différentiel de prix reste le principal obstacle à l'achat, 41% des Français estiment toutefois normal de payer plus cher un produit bio (contre 36% en 2011), et cette proportion atteint 56% parmi les acheteurs effectifs de produits bio.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : Agence bio

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29/01/2013

Lancement de projets d'études sur les exposomes

 Deux études importantes financées par l'UE (17,3 millions d'euros), viennent d'être lancées sur le contrôle des expositions environnementales aux contaminants physiques, chimiques et infectieux. Ce sont à ce jour les investissements les plus lourds de l'UE en matière de santé environnementale.

 Ces études sont axées sur l'étude des exposomes, qui sont définis comme les collections de facteurs environnementaux tels que eau, air, aliments auxquels les personnes sont exposées et qui peuvent avoir un impact sur la santé. La notion d'exposome prend une importance accrue avec le développement de l'épidémiologie moléculaire. Les expositions aux produits chimiques multiples (dont les pesticides) contenus dans l'air, l'eau et les aliments feront l'objet d'un suivi.

 Deux études sont programmées :

  • Le projet Exposomics, dirigé par le professeur Paolo Vineis de la School of Public Health de l'Imperial College London, implique 12 institutions. L'objectif est de préciser le lien entre les facteurs environnementaux et les maladies telles que les cancers, les maladies cardiaques et les maladies dégénératives.

  • Le projet HELIX, dirigé par le centre de recherches en épidémiologie environnementale (CREAL), basé à Barcelone, regroupe 13 institutions partenaires dont l'université de Berkeley. L'étude sera axée sur les femmes enceintes et les enfants en bas âge.

 Les personnes de la cohorte de l'étude seront en possession de smartphones équipés de capteurs permettent d'enregistrer les teneurs des contaminants. Des analyses biologiques (sang, urine) seront effectuées parallèlement. Les premiers résultats des projets Exposomics et HELIX sont attendus dans deux ans. Les études doivent durer quatre ans.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

 Source : Cordis

11:00 Publié dans Environnement, Santé et risques sanitaires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

28/01/2013

La maladie du nez blanc des chauve-souris poursuit sa progression en Amérique du Nord

 La maladie du nez blanc (white-nose-syndrom : WNS), qiu atteint depuis 2007 les chauve-souris sur le continent nord-américain, vient d'être signalée dans le parc national « Mammoth Cave » du Kentucky, d'après WFPL News.

 Cette maladie peut avoir des impacts importants sur la biodiversité et sur l'équilibre écologique. En effet les chauve-souris sont souvent comparées à des « pesticides naturels » par le rôle régulateur qu'elles assurent sur les populations d'insectes, dont les insectes ravageurs qui endommagent les récoltes. Dans les zones atteintes par le WNS, ce sont environ 1000 tonnes d'insectes par an qui ne sont plus consommées par les chauve-souris.

 Une étude publiée en 2011 dans la revue Science estimait les frais pour l'agriculture américaine liés à la mortalité massive des chauve-souris dans une fourchette de 3,7 à 53 milliards de dollars, du fait principalement d'un recours accru aux pesticides. Ces chiffres ne prennent pas en compte les impacts environnementaux négatifs.

 Des recherches ont permis d'identifier la présence de l'agent g.destructans dans plusieurs pays européens, dont la France, sans toutefois provoquer de mortalités massives chez les chauve-souris. Il est donc probable que le champignon soit natif de l'Europe, et que les chauve-souris européennes se soient immunisées. La contamination aurait été introduite accidentellement sur le continent américain, par l'intermédiaire de voyageurs d'origine européenne. Les chauve-souris américaines, non adaptées, n'auraient pas résisté à cette contamination. On sait maintenant que le champignon persiste longtemps dans les grottes, même en l'absence de chauve-souris.

 Les recherches sur la maladie se poursuivent et L'USDA prend des mesures visant à prévenir l'extension de la maladie dans les États non encore touchés comme le Colorado ou le Dakota du Sud, notamment en limitant l'accès des visiteurs aux grottes.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

 Sources : Science , WFPL

 USDA

 

10:59 Publié dans Environnement, Santé et risques sanitaires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/01/2013

Des poules pour réduire les déchets ménagers

 La communauté de communes de Podensac en Gironde offre aux habitants 300 poules afin d'économiser sur la collecte des déchets (une poule consomme en moyenne 150 kg de déchets végétaux par an). Dans le Val-de-Marne, c'est le syndicat intercommunal en charge de la collecte et du traitement des déchets qui va offrir à 30 familles témoins deux poules ainsi qu'un poulailler à monter et une balance pour peser les restes distribués aux animaux. L'objectif de l'opération, financée par l'ADEME, est de mesurer la quantité de déchets évités et de montrer l'exemple.

Source : Le Parisien, 14/01/2013

10:48 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

22/01/2013

Terrena lance sa marque Nouvelle Agriculture®

 La coopérative Terrena a présenté, le 19 février, sa marque « Nouvelle agriculture ». Le cahier des charges, contrôlé par un bureau indépendant, garantit une alimentation sans OGM, avec de la luzerne et des graines de lin (en partenariat avec la filière Bleu blanc cœur), et sans antibiotiques. L'offre concerne pour l'instant la viande de lapin, mais devrait s'étendre à d'autres viandes. Terrena vise l’engagement de 1000 agriculteurs d’ici à 2015.

 Source : Terrena

 


 

10:46 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/01/2013

Des eucalyptus OGM pour produire des biocarburants ?

La société israélienne FuturaGene développe des eucalyptus génétiquement modifiés et poussant 40% plus vite que la normale (27 mètres de haut au bout de cinq ans et demi; 104 mètres cubes de bois par hectare et par an), et dont le bois pourrait servir à fabriquer du papier, du carburant ou des granulés pour centrales électriques. La croissance rapide des arbres permettrait une réduction importante des prix. Plusieurs centaines de parcelles d'expérimentation existent aujourd'hui, surtout aux États-Unis, mais l'Europe et les États-Unis refusent d'autoriser l'exploitation commerciale de ces arbres. La société est actuellement en attente d'une autorisation d'exploitation commerciale au Brésil, à partir de 2015. La culture de ces arbres génétiquement modifiés comporte néanmoins des risques environnementaux, reconnus par la société FuturaGene et dénoncés par les associations de défense de l'environnement (diminution des ressources en eau, prolifération incontrôlée, baisse de la biodiversité, etc.).

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 

Source : Courrier International

16:01 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Biomasse/Biocarburants, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/11/2012

Le gaspillage, source de création de valeur pour les IAA

Les industries agroalimentaires peuvent découvrir de nouveaux leviers de création de valeur dans la réduction du gaspillage, d'après une étude de Rabobank. La croissance du prix des matières premières et de l'énergie, ainsi que les objectifs de durabilité, mettent en effet l'accent sur la nécessité d'économiser les ressources. Les nouvelles technologies le permettent plus facilement. Il s'agit donc de considérer le gaspillage non plus comme un coût, mais comme une source de revenus.

De nombreux entreprises illustrent les stratégies possibles pour accroître la rentabilité, en utilisant les déchets comme source d'énergie par exemple, ou en généralisant le compostage, le recyclage, etc. Nestlé produit ainsi 3,5% de son énergie grâce aux 800 000 tonnes de marc de café générées au cours de son processus de production. Cordes, producteur de whisky écossais, en fait de même avec les co-produits de sa distillation.

À peu près au même moment que la parution de cette étude, à l'occasion du Forum de la distribution qui s'est déroulé le 11 octobre 2012 à Bruxelles, des responsables de la grande distribution se sont engagés à prendre, sur une base volontaire, des mesures en matière de prévention des déchets, en vue notamment d'éviter le gaspillage des denrées alimentaires. 19 membres du Forum de la distribution ont présenté leurs propres initiatives dans le domaine des déchets, de la prévention et de la réduction du gaspillage alimentaire. L'Union européenne s'est fixée comme objectif de réduire de moitié ce gaspillage d'ici 2020. Les signataires de l’initiative rendront compte des résultats obtenus lors des prochaines réunions du Forum de la distribution.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Sources : Rabobank, Europa

16:49 Publié dans Environnement, IAA | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

12/11/2012

Les consommateurs français face à l'affichage environnemental

Dans la perspective des réflexions sur les suites à donner à l'expérimentation sur l’affichage des impacts environnementaux pour les produits de grande consommation, cette étude du CGDD (Commissariat général au développement durable) présente une revue de la littérature statistique et économique sur les attentes et les comportements des consommateurs face à une telle mesure. Il en ressort quelques enseignements majeurs :

  • les défaillances des marchés légitiment une action publique dans le sens d’un affichage généralisé, en complément des autres actions en faveur de modes de production et de consommation durables ;

  • les consommateurs français et européens sont demandeurs d'une information environnementale de meilleure qualité qu'aujourd'hui ;

  • l'information sur les impacts environnementaux des produits est susceptible d'influencer les comportements d'achat et de production dans un sens favorable à l’environnement ;

  • l'information environnementale doit être présentée sur le lieu d’achat dans un format de restitution synthétique, clair et comparable entre produits, pour être prise en compte par les consommateurs dans leurs achats courants ;

  • l’achat de produits éco-labellisés concerne actuellement surtout les catégories sociales supérieures, mais un affichage environnemental obligatoire favoriserait la démocratisation des démarches de consommation responsable dans le domaine environnemental, notamment par les économies d’échelle liées à la massification de la production pour répondre à la demande plus forte.

Source : CGDD

16:47 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

04/11/2012

Visions énergétiques 2030-2050

Dans le cadre du débat sur la transition énergétique, l'ADEME a publié sa Contribution à l’élaboration de visions énergétiques 2030-2050. Il s'agit de scénarios normatifs axés sur le levier de la consommation, le premier palier, à l’horizon 2030, étant basé sur des hypothèses d’actions volontaristes, tandis que le deuxième palier, à l’horizon 2050, a pour objectif d'atteindre le facteur 4 (division par 4 des émissions).

En ce qui concerne l'agriculture, l'ADEME mise notamment sur la baisse de consommation énergétique et d'engrais, ainsi que des progrès en matière d'autonomie protéique.

À l'horizon 2050, le régime alimentaire évolue vers un rééquilibrage entre protéines animales et protéines végétales, et une baisse de la consommation de laitages.

Les principaux déterminants du scénario sont les suivants :

  • une réduction significative de la consommation d’engrais minéraux azotés (-37%) par raisonnement des pratiques, allongement des rotations et développement des surfaces de légumineuses ;

  • une simplification du travail du sol (gains de carburant, préservation de la qualité des sols) ;

  • une nette réduction des consommations d’énergie pour le chauffage des bâtiments et des serres ;

  • une orientation des élevages bovins vers des systèmes herbagers favorisant le maintien des prairies permanentes et le stockage de carbone ;

  • un objectif d’autonomie protéique de 75% pour l’alimentation animale ;

  • une augmentation massive de la méthanisation (50% des déjections méthanisées) ;

  • un développement des cultures associées (gain en biodiversité, réduction des intrants) ;

  • la systématisation des cultures intermédiaires pour préserver la qualité des sols ;

  • 30% de la surface agricole utile convertis au bio en 2050 ;

  • un développement important des surfaces de haies et de l’agroforesterie (+ 1,7 Mha par rapport à 2010).

Alexandre Martin, Centre d'études et de prospective

Source : ADEME

16:41 Publié dans 1. Prospective, Energie, Environnement | Lien permanent | Tags : bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/10/2012

Verdissement du premier pilier : la question du double financement

Dans le cadre des négociations en cours sur le verdissement du premier pilier, l’Institut pour les politiques européennes environnementales (IEEP) a rédigé une note de synthèse sur une des notions clés de ces négociations, à l’interface entre premier et second pilier : la question du double financement.

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15:04 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement, PAC | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/10/2012

Vers une meilleure adaptation à la sécheresse du sorgho fourrager ?

Des chercheurs danois et australiens ont découvert une variété de sorgho incapable de produire de la dhurrine (à la base de composés cyanurés toxiques), même en période de sécheresse prolongée. L'étude, publiée dans la revue Plant Biotechnology Journal, a en effet permis de détecter des plants de sorgho portant une mutation inactivant l'enzyme permettant à la plante de synthétiser la dhurrine et donc de produire des composés à base de cyanure.

 Les chercheurs expliquent que cette découverte pourrait être très importante pour les éleveurs des régions arides et semi-arides, dans lesquelles les périodes de sécheresse prolongées accroissent le risque de production de dhurrine et empêchent les éleveurs de nourrir leurs troupeaux avec ce sorgho potentiellement toxique. Cette nouvelle variété de sorgho permettrait d'éviter des pertes de fourrages dans des régions où les éleveurs n'ont souvent pas les moyens d'en acheter à l'extérieur.

 Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 Source : Université de Copenhague

 

14:46 Publié dans Agronomie, Climat, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/10/2012

Stratégie agro-alimentaire de l'Irlande à l'horizon 2020

Le ministère de l'Agriculture irlandais a publié un bilan d'étape de son ambitieuse stratégie Food Harvest 2020 de développement du secteur agricole et agro-alimentaire. En matière de développement agricole, l'Irlande mise sur ses exportations. La stratégie fixe trois objectifs globaux à l'horizon 2020 : une hausse de 33% de la production agricole en valeur, une hausse de 31% des exportations et une hausse de 40% de la valeur ajoutée. Elle mise également sur la durabilité environnementale de la chaîne de production, dans un but de différentiation sur les marchés internationaux. Pour cela, les entreprises peuvent adhérer à un schéma volontaire, Origin Green.

 Cette stratégie avait été mise en place en 2010, au terme d'un processus transparent et participatif. Suite à une large consultation publique, dont l'ensemble des contributions sont en ligne, un Comité avait été mis en place pour élaborer des recommandations. Il était composé de représentants des organisations agricoles, de l'industrie, de la distribution, mais également des consommateurs, des organisations de défense de l'environnement, ainsi que d'économistes, banquiers et experts en finances publiques.

 Le document de stratégie se décline en plus de 200 recommandations issues de ce Comité. L'originalité du processus réside aussi dans l'importance accordée au suivi de la mise en œuvre. Afin de responsabiliser les acteurs, ce suivi est assuré par le même Comité, qui chaque année produit un document d'étape et définit les actions prioritaires de l'année. Le document d'étape de 2012 indique que parmi les 200 recommandations, 4% ont été réalisés, 39% sont en bonne voie, 49% ont fait l'objet de premières mesures et 7% n'ont pas encore été entamées.

Alexandre Martin, Centre d'études et de prospective

Source : Ministère de l'agriculture irlandais

15:07 Publié dans Environnement, IAA, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/10/2012

Information et affichage environnementaux dans le secteur alimentaire

Depuis une dizaine d’années, les initiatives d’information environnementale destinées à éclairer les décisions d’achats des consommateurs se développent. Si elles ont d'abord été initiées par des acteurs privés (en particulier les distributeurs), aujourd’hui les acteurs publics commencent à jouer un rôle plus actif et des processus expérimentaux sont actuellement en cours en France et au niveau de l’Union européenne. Le secteur agroalimentaire est particulièrement concerné par ces processus.

Afin de mettre en évidence les zones de convergence entre toutes les parties prenantes et d’identifier les points qui restent à débattre, l’Iddri et l’ambassade de la Nouvelle-Zélande à Paris ont organisé un atelier sur l’affichage environnemental dont un document synthétise les principaux points.

Il en ressort que, pour l'instant, l'affichage environnemental sert davantage à documenter les évolutions et améliorations des pratiques le long de la chaîne alimentaire qu'à modifier les comportements de consommation.

Les aspects méthodologiques (quels indicateurs retenir ?), l'accès aux données, la présentation la plus pertinente de cette information pour une meilleure compréhension du consommateur restent des questions très délicates. Elles renforcent la nécessité d’une expérimentation illustrant les écueils potentiels et les solutions possibles.

Source : IDDRI


14:52 Publié dans Environnement, IAA | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/09/2012

Changement climatique et prairies : le projet VALIDATE

Le 22 juin 2012 a eu lieu le colloque de restitution des résultats du projet VALIDATE à Clermont-Ferrand : Vulnérabilité des prairies et des élevages au changement climatique et aux événements extrêmes. Ce projet financé de 2008 à 2012 par l'Agence Nationale de la Recherche était coordonné par l'INRA et associait onze laboratoires (INRA, CEA et CNRS).  Il avait pour but d'étudier les impacts de la variabilité future du climat sur la production fourragère et les élevages herbagers, en combinant différentes approches : expérimentation, modélisation biotechnique et modélisation socio-économique.

Les chercheurs ont utilisé des scénarios climatiques régionalisés, comportant une augmentation de la fréquence et de l'intensité des vagues de chaleur et des épisodes de sécheresse, ainsi qu'une augmentation de la concentration atmosphérique en CO2. Les résultats indiquent une baisse de productivité de 20% à 30% pour les prairies permanentes de moyenne montagne sous climat 2070. En revanche, l'augmentation de la concentration atmosphérique en CO2 pourrait limiter les impacts négatifs des vagues de chaleur et sécheresse sur les prairies. En plaine, les variétés de prairies d'origine méditerranéenne apparaissent plus résilientes que les variétés d'origine tempérée.

Des pistes d'adaptation à l'échelle de la parcelle et de l'exploitation agricole ont pu être proposées. Ainsi, l'augmentation du potentiel de production herbagère au printemps et à l'automne pourrait être valorisée à l'avenir et permettre de pallier des risques accrus de déficits estivaux.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 Source : INRA 

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Le réchauffement climatique associé à un rétrécissement des feuilles d'arbres ?

Jusqu'à présent, les chercheurs ont surtout étudié l'impact du changement climatique sur la durée des cycles phénologiques (ex : avancée des dates de floraison), mais peu sur les changements morphologiques des végétaux. Une étude australienne, publiée dans Biology Letters, montre pour la première fois que le réchauffement climatique pourrait être associé à un rétrécissement des feuilles d'arbres.

Les auteurs de l'étude ont réalisé deux types de comparaison. Premièrement, ils ont mesuré la taille des feuilles du bois de reinette (arbuste de la famille des érables, Dodonaea viscosa) sur un gradient de 600 km de latitude et 1000 m d'altitude, associé à un climat plus ou moins chaud (274 mesures). Les résultats montrent que plus les climats sont chauds et secs, plus les feuilles sont réduites. Ensuite, ils ont comparé ces mesures actuelles avec la taille de 255 feuilles conservées dans des herbiers des années 1880. Les résultats indiquent un rétrécissement de 2 mm, soit une largeur réduite de 40 % en un peu plus d'un siècle.

Etant donné que dans le sud de l'Australie, la température a augmenté de 1,2°C entre 1950 et 2005, ces résultats suggèrent une bonne capacité adaptative de l'arbuste, sur une période relativement courte (de l'ordre du siècle). Il était connu que les plantes vivant en milieu aride avaient des feuilles réduites limitant l'évapotransipiration, mais une telle adaptation n'avait jamais été mesurée. Les chercheurs s'interrogent maintenant sur les facteurs explicatifs de cette adaptation (génétiques ou autres ?). Ils soulignent qu'il conviendrait de compléter ces travaux en étudiant d'autres caractéristiques anatomiques des feuilles et d'autres espèces d'arbres.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 Source : Biology Letters

 

 

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