Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/07/2011

Une étude d'impact pour la prochaine politique agricole commune

La Commission européenne travaille actuellement à la réalisation d'une étude d'impact (Impact Assessment) destinée à évaluer les effets escomptés de plusieurs orientations et scénarios distincts pour la PAC post-2013.

Cette étude d'impact fait suite à la communication originelle de la Commission européenne de novembre 2011 et s'inscrit dans le processus d'élaboration législatif en cours (les propositions législatives de la Commission étant attendues pour le second semestre de cette année).

Les principales projections se fondent sur un séminaire tenu en octobre dernier à Bruxelles, une conférence tenue en janvier 2011 et la mobilisation des données du réseau européen RICA (Réseau d'Information Comptable Agricole) ainsi que du modèle AGLINK de l'OCDE. Le document intègre également plus de 500 contributions soumises entre novembre 2010 et janvier 2011.

Les options de la communication du 18 novembre dernier sont actualisées et modélisées en trois scénarios distincts :

  • l'option « adaptation » qui insiste tout particulièrement sur la refonte des soutiens découplés, s'éloignant des bases historiques (modulation selon des critères économiques et environnementaux), ainsi que l'aménagement des mesures de marché (intervention et aide au stockage privé) ;
  • l'option « intégration » qui mise sur la régulation via le renforcement des pouvoirs de négociation des exploitants (contractualisation, soutien aux organisations de producteurs et aux actions collectives) et distingue une composante environnementale pour les soutiens directs composée d'un nombre limité de mesures (couverture des sols en hiver, diversification des assolements, maintien des prairies permanentes, surfaces non productives à caractère environnemental) ;
  • l'option « recentrage », qui voit les soutiens directs et les mesures de marchés disparaître progressivement au seul profit des mesures environnementales du second pilier (axe 2) laissant les productions européennes s'ajuster aux « signaux du marché » sans intervention à l'exception des situations de crises.

Certaines des conséquences économiques, sociales et environnementales de ces options sont détaillées. Le document mêle à ce titre quelques modélisations limitées aux impacts économiques (coûts, redistribution des soutiens, impacts sur la main-d'oeuvre familiale) et des affirmations plus qualitatives concernant les bénéfices attendus de chaque option, notamment du point de vue environnemental.

Dans sa communication budgétaire dévoilée le 29 juin 2011, la Commission semble privilégier les deux premiers scénarios (convergence des paiements directs et création d'une composante environnementale à hauteur de 30%).

Pierre Claquin, Centre d'études et de prospective

10:06 Publié dans 2. Evaluation, 3. Prévision, Environnement, PAC | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

27/06/2011

Un label bio pour la restauration

La restauration commerciale hors domicile pourrait bientôt obtenir son label bio. Le Comité national de l'agriculture biologique de l'INAO, l'Institut national de l'origine et de la qualité, a validé le 9 juin un projet de cahier des charges bio pour la restauration à caractère commercial, hors restauration collective.


Le label prévoit trois niveaux d'engagement :

- Le premier consiste à introduire un ou plusieurs ingrédients bio. Les restaurateurs devront veiller à ne pas présenter un aliment issu à la fois d'une production conventionnelle et d'une production biologique si aucune distinction ne peut être établie entre les deux produits.

- Le second niveau consiste à présenter un plat ou un menu composé dans sa totalité de produits issus de l'agriculture biologique.

- Le troisième niveau concerne des restaurants 100% bio où tous les produits présentés à la carte sont issus de l'agriculture biologique, y compris les vins.

Les restaurants devront afficher pour chaque ingrédient et/ou chaque plat les produits issus de l'agriculture biologique. Les contrôles seront effectués par des organismes certificateurs selon des fréquences adaptées à chaque niveau d'engagement et à la structure des restaurants. Ce cahier des charges entrera en vigueur après publication de son décret d'homologation au Journal Officiel.

10:48 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent | Tags : bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/06/2011

Changement climatique et ressources en eau

Le rapport de la FAO, Climate change, Water and Food Security, recommande d'approfondir la connaissance et les prédictions sur les enjeux concernant le climat et les ressources en eau aux échelles régionales dans les pays en développement. Il indique qu'il est utile de réaliser de meilleures prédictions sur les conditions agro-climatiques à venir, appuyer la modélisation et les mesures d'adaptation, et d'anticiper le coût des investissements qui seront nécessaires. Ainsi, les stratégies prônées dans ce rapport portent autant sur l'analyse des effets du changement climatique que sur la promotion des actions d'adaptation tout en tenant compte des besoins d'augmenter la production. 

Lire la suite

09:53 Publié dans Climat, Environnement, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/06/2011

Evaluation monétaire de l'écosystème britannique

 Caroline Spelman, Secrétaire d'Etat à l'environnement au Royaume-Uni, a présenté la première évaluation de l'écosystème national britannique (UK National Ecosystem Assessment).

Cette évaluation, dirigée par Bob Watson, ancien président du Giec, a impliqué plus de 500 scientifiques, économistes et autres « parties prenantes » provenant des pouvoirs publics, des universités, des ONG et du secteur privé.

L'objectif était de mesurer les avantages économiques, sociaux et sanitaires des « services » rendus par la nature dans ce pays. Ainsi, selon ce rapport, les abeilles et autres insectes pollinisateurs apportent 430 millions de livres (487 millions d'euros) par an à l'agriculture britannique. Les zones humides sont valorisées à hauteur de 1,5 milliard de livres (1,6 milliard d'euros) pour leur impact sur la qualité de l'eau. Avoir une maison avec vue sur un espace vert est estimé à 300 livres (340 euros) par an et par personne en termes de bénéfice pour la santé.

L'évaluation prend également en compte les services environmentaux couverts par les importations d'aliments, de bois et de fibres textiles. Celles-ci utilisent 14 millions d'hectares, à comparer aux 20 millions d'hectares nécessaires à la production domestique.

Le rapport dresse un bilan des changements intervenus ces 60 dernières années dans les différents aspects de l'écosystème, avec des progrès et des déteriorations selon les cas (cliquer pour agrandir) :

uk


Il propose enfin des scénarios à l'horizon 2060, dont les impacts sur les différents services environmentaux ont ensuite été estimés en termes monétaires.

uk

 

Cette évaluation a servi de base à la rédaction du Livre blanc sur l'environnement que le DEFRA a présenté le 7 juin.

Céline Laisney, CEP (Centre détudes et de prospective)

 

Voir aussi :

L'étude TEEB (The Economics of Ecosystems and Biodiversity)

Le rapport du CAS Biodiversité : L'approche économique de la biodiversité et des services liés aux éco systèmes


 

 

13:29 Publié dans 1. Prospective, 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent | Tags : uk |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/06/2011

Croissance du bio américain malgré la crise

 L'Organic Trade Association (OTA) a annoncé que le secteur de l'agriculture biologique américaine avait connu une croissance de presque 8% en 2010, atteignant 28,6 milliards de dollars (alors que les ventes de produits alimentaires dans leur ensemble ont stagné).

Les fruits et légumes bio ont bénéficié de la plus forte progression, près de 12% sur l'année. Ils représentent à présent 12% de l'ensemble des ventes de fruits et légumes aux États-Unis. Les produits laitiers bio totalisent, quant à eux, 6% de parts de marché.

Les ventes de textiles biologiques (notamment le lin) ont augmenté de 16% et atteignent 605 millions de dollars. Les compléments alimentaires bio sont également un marché porteur dans un pays qui en consomme beaucoup.

Le système de certification « organic » américain est différent du système européen, comme l'explique cette présentation de Lashonda McLeod, attachée agricole.

Céline Laisney, CEP (Centre détudes et de prospective)

16:58 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent | Tags : etats-unis, tendances, bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/06/2011

Chiffres de l'agriculture biologique

 A l'occasion de la douzième édition du Printemps BIO, du 1er au 15 juin, l'Agence Bio a sorti un dossier sur le développement de ce type de culture en France.

On y apprend que le nombre d’exploitations a augmenté de +55% de 2008 à 2010, que le marché des produits alimentaires bio a progressé de + 32% en 2 ans et que la restauration collective a triplé ses achats bio en 2 ans. Le nombre total d’opérateurs bio a progressé dans les mêmes proportions : +49% en 2 ans. A ce jour, la France compte au total de près de 31 000 opérateurs exerçant des activités en bio (producteurs, transformateurs, distributeurs).

Selon l'Agence Bio, fin 2010, la Bio représentait 3% de la surface agricole utile totale en France, 4% des exploitations et 2% du marché alimentaire, avec des différences fortes selon les secteurs de produits.

Les achats à l’étranger sont passés de 38% à 35% de 2009 à 2010, et parmi ceux-ci, seulement environ un tiers concerne des produits pour lesquels la France a une vocation naturelle mais a manqué conjoncturellement de volume (le reste concerne des produits exotiques, notamment le café, et des produits pour lesquelles la France n'a pas d’atout particulier comme les agrumes, le soja, etc).

Les deux tiers des exploitations bio sont concentrés dans 7 régions : Rhône-Alpes, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Pays de la Loire et Bretagne.

(cliquer pour agrandir)

producteurs bio régions.jpg

Céline Laisney, CEP (Centre détudes et de prospective)

16:33 Publié dans Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : tendances, bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

31/05/2011

Le monde entre dans une nouvelle époque géologique : l'Anthropocène

Caractérisée par l'impact de l'activité humaine à présent visible dans les couches géologiques, une nouvelle époque géologique, « l'Anthropocène », aurait commencé avec l'industrialisation de l'agriculture au début du XXe siècle.

Après le magazine National Geographic en mars 2011, The Economist du 28 mai 2011 fait sa "une" sur la reconnaissance d'une nouvelle époque géologique. Au-delà des discussions scientifiques commencées il y a dix ans sur l'opportunité d'introduire une nouvelle époque dans la période géologique du Quaternaire, la reconnaissance croissante par la communauté scientifique d'un Anthropocène est importante car cette nouvelle période géologique est définie par l'activité de l'Homme. Notre empreinte serait à présent visible dans les phénomènes géologiques, dont la portée est généralement de l'ordre du million d'années.

Les couches géologiques sont définies par leur contenu stratigraphique. L'Anthropocène serait caractérisé par les nombreux fossiles d'artéfacts humains que trouveront les géologues du futur :

  • des indices évidents comme les matériaux que l'Homme rejète dans son environnement (objets de la vie quotidienne, traces d'infrastructures humaines, etc.) ;

  • les restes fossiles des espèces domestiquées par l'Homme (animaux d'élevage, plantes alimentaires, d'ornement et forestières), mais également des espèces animales et végétales qui se sont adaptées aux milieux naturels de plus en plus anthropisés.  ;

  • les indicateurs plus subtils d'une modification par l'Homme des équilibres atmosphériques et géologiques (minéraux caractéristiques d'une plus forte concentration de dioxyde de carbone atmosphérique et océanique).

 D'après The Economist l'Anthropocène a commencé par un événement qui a marqué l'histoire du développement agricole mondial. En 1909, l'Allemand Fritz Haber découvre un procédé artificiel d'hydrogénation de l'azote atmosphérique pour le transformer en ammoniac, élément précurseur des engrais azotés synthétiques. Ces derniers ont permis de multiplier les rendements agricoles mais le procédé a également modifié la balance du cycle naturel de l'azote, dont on trouve déjà des indices dans les couches géologiques superficielles.

Source : The Economist et National Geographic Magazine

 

Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

 

10:09 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/05/2011

L'avenir de la PAC selon le CESE

 Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a adopté son rapport sur La future Pac après 2013. Parmi les principales préconisations, certaines visent à réduire la volatilité des prix agricoles, d'autres à prendre en compte l'emploi agricole comme critère d'attribution des aides, d'autres enfin à "verdir" la PAC.

Lire la suite

16:34 Publié dans Environnement, PAC, Travail et emploi | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Stratégie Nationale pour la Biodiversité 2011-2020

 

La Stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020 est la déclinaison française des engagements internationaux actés à Nagoya en 2010 pour enrayer la perte de biodiversité. Elle s’intègre à toutes les politiques publiques et à tous les secteurs d’activités – eau, sols, climat, énergie, agriculture, forêt, urbanisme, infrastructures…

Dans le cadre du Grenelle de l'environnement et du Grenelle de la mer, de nombreux engagements ont déjà été pris et contribuent à la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la biodiversité. En complément, l'Etat s'engage pour la mise en oeuvre de la SNB.

En mai 2011, une sélection d'indicateurs a été opérée pour accompagner la publication de la SNB. Le document d'étape "Stratégie nationale pour la biodiversité, quels indicateurs retenir?" présente la démarche développée pour doter la nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité d'indicateurs robustes, élaborés en concertation, compréhensibles par le plus grand nombre et utilisés pour orienter l'action en faveur de la biodiversité. Jusqu'à fin 2011, le jeu d'indicateurs sera mis en débat.

16:02 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent | Tags : biodiversité |  Imprimer | | | | |  Facebook

20/05/2011

Verdissement de la PAC : un rapport d'évaluation pour alimenter les débats

 

Alors que le débat européen bat son plein sur les contours et les modalités d'un éventuel verdissement de la prochaine Politique agricole commune, la Commission européenne publie un rapport de synthèse de différentes études conduites par le GEIE Alliance Environnement et consacrées à l'évaluation des effets et impacts sur l'environnement de différentes mesures de la PAC passée et actuelle (des années 1980 au bilan de santé de 2008 exclu). Après un bref rappel de la méthodologie employée, le rapport présente, secteur par secteur, les effets environnementaux des différents dispositifs de la PAC associés à une lecture transversale par typologie d'instruments (soutien des prix, des revenus, quotas et limitation de production, outils réglementaires, etc.).

Outre qu'il rappelle les effets jugés nettement défavorables pour l'environnement des premières politiques agricoles (celles d'avant 1992 n'avaient tout simplement pas de réelle finalité environnementale) et les améliorations globalement apportées par les réformes successives (1992, 2003), le rapport formule quelques recommandations, la plupart prolongeant les orientations passées (comme l'amélioration de la prise en compte de l'environnement dans les textes communautaires et leurs déclinaisons par les Etats membres, la nécessité d'un ciblage accru ou encore la prévention contre le recours à des éléments distorsifs).

Plus originale est la place accordée à la formation des agriculteurs sur ces sujets.

Plus novatrice également, la proposition de mise en place de "réserves de surfaces de compensation écologique", un dispositif qui viserait, selon les auteurs, à généraliser l'implantation ou le maintien de surfaces non productives ou dédiées à des productions extensives. Signalons toutefois que des dispositifs existent déjà qui organisent la mise en place de ces surfaces "écologiques", que ce soit de façon obligatoire (introduction dans le bilan de santé de surface équivalente topographique) ou volontaire (dans certaines mesures agro-environnementales).

Pierre Claquin, Centre d'études et de prospective

 
 

16:04 Publié dans 2. Evaluation, 4. Politiques publiques, Environnement, PAC | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Etat des lieux du gaspillage et des pertes, par la FAO

 Le tiers des aliments produits chaque année dans le monde pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes, est perdu ou gaspillé, selon une étude commandée par la FAO au Swedish Institute for Food and Biotechnology.

L'étude distingue entre pertes alimentaires et gaspillage de nourriture :

Les pertes alimentaires - aux stades de la production, de la récolte, de l'après-récolte et de la transformation - sont plus importantes dans les pays en développement. Cela est dû à la fois à des infrastructures défaillantes, à des technologies dépassées et à la faiblesse des investissements dans les systèmes de production alimentaire.

Le gaspillage de nourriture, lui, est plus problématique dans les pays développés. Il est trop souvent le fait des détaillants et consommateurs qui jettent à la poubelle des aliments parfaitement comestibles.(voir graphique, cliquer pour agrandir)

FAO gaspillage.jpg


L'étude de la FAO, qui recense les données disponibles (souvent lacunaires) et les travaux récents sur le sujet, présente quelques chiffres marquants:

- En Europe et en Amérique du Nord, chaque consommateur gaspille entre 95 et 115 kg par an, contre 6 à 11 kg seulement pour le consommateur d'Afrique subsaharienne et d'Asie du Sud et du Sud-Est.

- Chaque année, les consommateurs des pays riches gaspillent presque autant de nourriture (222 millions de tonnes) que l'entière production alimentaire nette de l'Afrique subsaharienne (230 millions de tonnes).

- Le volume total de nourriture perdue ou gaspillée chaque année est équivalent à plus de la moitié de la production céréalière mondiale (2,3 milliards de tonnes en 2009-2010).

Les pertes alimentaires se traduisent par des pertes de revenus pour les petits paysans et par des prix trop élevés pour les consommateurs pauvres. A l'inverse, la réduction des pertes aurait un impact «immédiat et significatif» sur leurs moyens d'existence et leur sécurité alimentaire.

Les pertes et le gaspillage alimentaires entraînent également la dilapidation des ressources environnementales et engendrent des émissions de gaz à effet de serre.

Le rapport présente un certain nombre de suggestions d'ordre pratique visant à la réduction des pertes et du gaspillage : renforcement de la chaîne d'approvisionnement alimentaire facilitant l'accès direct des petits paysans aux acheteurs; investissements dans les infrastructures, le transport, la transformation et l'emballage; actions sur les normes de qualité (notamment concernant l'aspect extérieur du produit); éducation des consommateurs; récupération des invendus par les associations, etc.

Cette étude a été préparée à l'occasion du congrès international Save Food! de Düsseldorf.

13/05/2011

3e rapport du SCAR

 Le SCAR (Standing Committee on Agricultural Research), chargé de conseiller la Commission européenne et les Etats-membres sur la recherche en agriculture, a publié son troisième rapport de prospective, “Sustainable food consumption and production in a resource-constrained world”.

Ce rapport focalise sur les pénuries de ressources et souligne leur interdépendance, et donc la nécessité de prendre en compte les rétro-actions.Il présente deux "récits" (scénarios), ainsi que les implications pour la recherche.

Lire la suite

11:00 Publié dans 1. Prospective, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/05/2011

Atelier de Réflexion Prospective « Changements environnementaux planétaires »

 Un Atelier de Réflexion Prospective (ARP) de l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) s'est intéressé aux problématiques liées aux Changements Environnementaux Planétaires (CEP) à travers quatre thèmes:

1- Aménagement du territoire et utilisation des sols,

2- Ecosystèmes, biodiversité et vulnérabilité du vivant (continental et marin),

3- Ressources en eau, en sol et alimentation globale,

4- Alternatives pour le développement économique et énergétique planétaire sous contraintes environnementales

Son objectif est de contribuer à l’élaboration et à la réalisation d'un programme de l'ANR et d'en définir les principales composantes en se fondant sur une synthèse de l'état de l'art sur ces thématiques à l'international, en Europe et en France et sur l'identification des besoins majeurs de recherches fondamentales dans ces domaines.

Le projet a été mené par un consortium d'experts pluridisciplinaires, issus de différents organismes publics et privés, menant des actions de recherche sur les thématiques du changement environnemental global. Ce consortium était piloté par Hervé Le Treut, de l’Académie des Sciences.

La première partie présente une synthèse des travaux existants pour chacun des thèmes, les situe dans le contexte européen et international et fournit des pistes de recherche nécessaires afin de lever les verrous existants

La seconde partie concerne la prospective. Elle identifie des questions centrales et fédératrices dans la problématique des Changements Environnementaux Planétaires. Elle propose des thématiques de recherche prioritaires pour chacune de ces questions, et émet des propositions en termes d’implémentation. Les questions identifiées par le consortium sont les suivantes :

1- Quelles sont les trajectoires démographiques, économiques, techniques et sociales, à faible impact environnemental, qui permettent d’assurer les besoins fondamentaux des sociétés ?

2- Quels sont les impacts globaux des différentes options régionales d’occupation du territoire (urbain, rural, naturel et marin) ?

3- Comment mieux connaître, comprendre et prévoir les interactions entre écosystèmes (continentaux, marins et côtiers) et les CEP ?

4- Comment évaluer les interactions alimentation de la population mondiale, ressources naturelles (eau, sol, vivant) et les CEP ?

5- Quelles relations entre expertise, gouvernance et société face aux CEP ?

Le rapport final

17:37 Publié dans Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/05/2011

Investir dans l'économie verte

 Le rapport du PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement), Vers une économie verte : Pour un développement durable et une éradication de la pauvreté, avance l'idée qu'investir seulement 2% du PIB mondial dans dix secteurs clés permettrait d’impulser la transition vers une économie à faible émission de carbone, tout en générant emplois et croissance.

 

TowardsGreenEconomy.png


Ainsi, selon les calculs des auteurs, dépenser 0,03 % du PIB mondial entre 2011 et 2050 pour encourager les propriétaires fonciers à conserver leurs forêts et à reboiser se traduirait par une hausse de la valeur ajoutée de l’industrie forestière de 20%, des créations d’emplois et une augmentation considérable de la capacité de stockage de carbone par les forêts.

De même, des investissements de l’ordre de 100 à 300 milliards de dollars US (fourchette assez large donc) entre 2010 et 2050 en faveur d’une agriculture durable permettraient d’accroître les rendements mondiaux de 10 % en moyenne.

Les auteurs admettent que le passage à une économie verte pourrait, dans un premier temps (jusqu’en 2030), entraîner des destructions d’emplois dans le monde, dans des secteurs comme la pêche. Mais, par la suite, des créations d’emplois au moins aussi importantes sont à attendre dans l’agriculture (+ 4%), ou le secteur forestier (+ 20 %).

Le contenu de ce rapport est extrait d’une étude macroéconomique plus large publiée en ligne. Il vise à accélérer le développement durable et fait partie de la contribution du PNUE à la préparation de la conférence Rio+20 qui aura lieu au Brésil en 2012.

15:43 Publié dans Environnement, Mondialisation et international, Travail et emploi | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

29/04/2011

Evaluation de l'azote en Europe

 Le programme de recherche sur l'azote en Europe (Nitrogen in Europe ou NinE, un programme appuyé entre autres par la Commission européenne via le PCRD 6, par la Fondation européenne pour la science (ESF), par le DEFRA  du Royaume-Uni, vient de rendre son rapport sur l'évaluation de l'azote en Europe (European Nitrogen Assessment ou ENA).

Ce travail mené par un groupe d'experts européens et internationaux (près de 200 chercheurs venant de 21 pays et 89 organisations différents) est une des premières évaluations de cette envergure à l'échelle de l'Europe, reliant les questions de santé humaine et d'environnement à la problématique de l'azote. Le rapport ENA établit les sources d'azote en Europe, les effets sur l'environnement et la santé, et les perspectives en termes de politiques publiques.

Le compte-rendu par Thuriane Mahé (CEP)

Lire la suite

14:53 Publié dans 2. Evaluation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook