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18/03/2011

10% du riz commercialisé en Chine seraient contaminés

Le magazine indépendant chinois New Century a publié mi-février une longue enquête sur la pollution des rizières. Selon Pan Genxing, un chercheur de l'université agricole de Nankin qui a relevé des échantillons dans six régions différentes, 10% du riz commercialisé dans le pays contiendraient un niveau élevé de métaux lourds dont le cadmium. Le problème serait plus grave dans la moitié sud du pays.  Li Tingqiang, chercheur à la faculté des sciences environnementales de l'université du Zhejiang, estime que le problème est «sévère» et rappelle les évaluations qui accompagnaient déjà le onzième plan quinquennal lors de son adoption, en 2006 : 20 millions d'hectares étaient pollués aux métaux lourds, soit près d'un sixième de l'ensemble des terres arables de la Chine, affectant 12 millions de tonnes de grains chaque année.

En réponse à ce défi, le ministère chinois de la protection de l'environnement a annoncé le 19 février 2011 un plan de réduction de 15% des pollutions au plomb à l'horizon 2015 par rapport aux niveaux  de 2007.  Le ministère estime que 900 tonnes de métaux lourds, dont du plomb du cadmium et de l'arsenic, auraient été déversées dans la nature depuis 2007 et que 75 milliards de yuans (8 milliards d'euros), seront nécessaires pour gérer le problème au cours des cinq prochaines années.

Source : China Daily

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17/03/2011

Une carte interactive sur l'occupation des sols

En combinant les données sur l'occupation des sols de 3 bases mondiales existantes (GLC-2000, MODIS et GlobCover), et grâce à un outil cartographique disponible en ligne, les chercheurs de l'IIASA souhaitent contribuer à l'amélioration de la qualité des cartes mondiales de couverture des sols.

La cartographie élaborée dans un premier temps, par l'harmonisation et la superposition des données a permis d'identifier les différences entre les trois bases utilisées. A l'aide d'un outil interactif, des volontaires sont ensuite appelés à trancher les points de désaccords en s'appuyant essentiellement sur les images satellites disponibles via Google Earth  et d'éventuelles autres sources géoréférencées comme Panoramio , par exemple (cliquer pour élagir :)

geo_wiki.JPG


Le recours à cette démarche illustre la difficulté de constituer des bases de données de qualité à très grande échelle. Face aux coûts prohibitifs que représenterait le recours à des services institutionnels, les fondateurs du Geo-wiki project prônent l'implication d'observateurs volontaires comme un nouveau mode de collecte de données efficace à bas coûts basé sur le crowdsourcing. Avec l'explosion de l'internet 2.0, ils estiment que des données de qualité peuvent être obtenues grâce à une participation « de masse » des citoyens, minimisant le risque de persistance d'éventuelles erreurs.

Malgré de nombreuses limites et le besoin d'améliorations, cette approche avant tout pragmatique pourrait permettre la création de bases de données qui ne verraient probablement pas le jour autrement. Elle serait particulièrement profitable dans des pays où l'absence d'institutions stables et indépendantes ne permet pas l'existence d'un appareil statistique de qualité.

Clément Villien, CEP

Source : Geo-Wiki.Org: The Use of Crowdsourcing to Improve GlobalLand Cover

 

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08/03/2011

Label bio Aquitaine

Face à la profusion de produits bio importés dans les rayons, la région Aquitaine a annoncé pour la fin de l'année la création d'un label bio régional.

Avec Midi-Pyrénées, l'Aquitaine est devenue la première région française de conversion des exploitations agricoles en agriculture biologique.

Un cahier des charges, encore à l'étude, établira les règles à respecter pour garantir aux consommateurs que les produits seront bien fabriqués à l'échelle locale. Il reste encore de nombreux points à définir, comme leur mode de distribution. Alain Rousset, président PS de la région Aquitaine, précise que les prix des produits labellisés ne devrait pas dépasser ceux des produits biologiques actuels.  

10:54 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/03/2011

Quel élevage demain ?

Selon les projections de la FAO, la production de viande pourrait doubler pour atteindre 470 millions de tonnes d'ici 2050, et celle de lait passer de 580 actuellement à 1.043 millions de tonnes. Parallèlement, le changement climatique pourrait affecter la production et la sécurité alimentaires (conditions climatiques extrêmes plus fréquentes, prolifération de pathogènes émergents, développement de nouvelles maladies). Etant donné que l’augmentation de la production de viande aura surtout lieu dans des pays en développement (pays africains par exemple) ou à économie de transition (comme le Brésil), il sera nécessaire de mettre en place des stratégies pour réduire les émissions de GES sans provoquer des dommages sur le plan économique, social et environnemental. L’élevage est responsable actuellement de 37% des émissions de méthane, de 65% des émissions de dioxyde d’azote et de 9% des émissions de dioxyde de carbone.

 C’est pourquoi l’Inra, en association avec 25 partenaires, lance le projet européen AnimalChange (AN Integration of Mitigation and Adaptation options for sustainable Livestock production under climate CHANGE).

L’ambition de ce projet est de déterminer, en fonction de paramètres climatiques, économiques, énergétiques et liés à l’agriculture, les caractéristiques des systèmes d’élevage du futur. Concrètement, les partenaires d’AnimalChange développeront une série de scénarios, de modèles biophysiques et socio-économiques, qu’ils associeront à l'expérimentation. Ils pourront ainsi explorer des scénarios futurs pour le secteur de l'élevage ainsi que pour l’évolution du CO2 atmosphérique. Ils proposeront notamment des systèmes de développement durable de l’élevage en Europe, Afrique du nord et sub-saharienne et en Amérique latine.

 Les partenaires d’AnimalChange informeront par la suite les politiques publiques de développement et proposeront des actions de coopération avec les petits éleveurs des pays en voie de développement sélectionnés.

 AnimalChange réunit 25 partenaires publics et privés issus de 12 pays européens, du Sénégal, de Turquie, d’Afrique du Sud, du Brésil, du Kenya et de Nouvelle-Zélande.

Son budget global est de 12,8 millions d’euros dont 9 millions sont financés par la Commission Européenne dans le cadre du 7ème PCRD sur une durée de 4 ans (2011-2015).

 source : INRA

09:45 Publié dans 1. Prospective, Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/03/2011

Changement climatique et agriculture : scénario noir

Un réchauffement d’au moins 2,4 degrés de la température du globe d’ici 2020 combiné à un important accroissement de la population risque de créer des pénuries mondiales dans la production des principales cultures, selon un rapport d’experts privés publié par l’Universal Ecological Fund, une organisation non gouvernementale argentine.

La production mondiale de blé subirait un déficit de 14% par rapport à la demande d’ici dix ans. Ce chiffre serait de 11% pour le riz et de 9% pour le maïs. Le soja est la seule culture majeure qui connaîtrait une augmentation de sa production, permettant un excédent de 5% sur la demande, selon cette projection.

L’Inde, second producteur mondial de riz et de blé, pourrait subir une diminution de jusqu’à 30% de ces deux récoltes. En revanche, la Chine, plus grand producteur de riz et de blé et second de maïs devrait accroître ces productions de 20%.

En Europe, les pays du Nord, comme la Suède ou la Norvège, bénéficieront du réchauffement pour voir leurs rendements de blé grimper de 3 à 4% d’ici 2020, selon ce rapport.

Mais les pays européens du bassin méditerranéen dont l’Italie, l’Espagne et la France subiraient une baisse de 10% de l’ensemble de leurs récoltes, surtout des raisins dont ils représentent ensemble aujourd’hui 30% de la production mondiale.

L’Amérique latine et les Caraïbes devraient voir leurs récoltes de blé, de riz, de maïs et de soja diminuer de 2,5 à 5% d’ici dix ans, mais le Brésil et l’Argentine devraient pouvoir accroître leur production de soja de 21 et 42% respectivement.

En Amérique du Nord, une baisse des précipitations va surtout toucher les Etats-Unis, notamment l’ouest, posant des problèmes d’irrigation et affectant diverses productions. Si les auteurs prévoient une certaine augmentation des rendements de blé dans les Grandes Plaines, ils prédisent une réduction des récoltes de maïs et de soja dans la « Corn belt ».

Enfin l’Afrique devrait voir les deux tiers de ses terres arables disparaître d’ici 2025 en raison de la sécheresse.

Cette étude a été jugée erronée et alarmiste par des experts du climat. Certains jugent en effet qu'il faudrait en effet non pas 9 ans mais « plusieurs décennies » pour que les moyennes augmentent de 2,4 degrés celsius, et que les rejets de CO2 ont une incidence non pas immédiate mais perceptible des dizaines d’années après. Les auteurs de l'étude ont rétorqué qu'ils s'étaient basés sur l’augmentation de l’ensemble des gaz à effet de serre calculée par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dans son bulletin de novembre 2009. 

10:52 Publié dans Alimentation et consommation, Climat, Environnement, Production et marchés | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/02/2011

Attitudes et comportements des Français en matière d’environnement

Dans une enquête réalisée à la demande de l’ADEME, le CREDOC fait le point sur les attitudes et comportements des Français en matière d’environnement. Cette enquête montre que le concept de développement durable fait son chemin dans l’opinion, les personnes en ont une idée de plus en plus précise et la notion s'élargit au-delà de l'environnement (33% des interviewés l’envisagent sous un jour économique et 18% y apposent une de ses implications sociales).

Les différentes facettes de la consommation durable pourraient être regroupées en deux grandes catégories : « consommer moins » qu’il s’agisse d’éviter le gaspillage, de consommer des produits plus robustes, de réduire sa consommation en général ou de louer et échanger des produits ; et « consommer mieux » des produits différents : plus respectueux de l’environnement, fabriqués localement, ou issus du commerce équitable. Il est intéressant de constater que ces deux visions de la consommation durable sont aussi présentes l’une que l’autre dans l’opinion (respectivement 77% et 76%).

Pour 46% des enquêtés, la consommation durable signifie avant tout d’éviter le gaspillage, 44% parlent de consommer des produits plus respectueux de l’environnement, et 38% évoquent la consommation de produits locaux (+10 points en un an).

Mais force est de constater que le grand public émet des doutes sur l’information délivrée sur les produits respectueux de l’environnement : seuls 31% pensent que l’information sur les produits respectueux de l’environnement est scientifiquement fondée et seuls 25% la jugent claire.

Les personnes interrogées semblent mitigées concernant la mise en place d’un affichage environnemental : 52% jugent cette information utile mais 46% pensent qu’il s’agira d’une étiquette de plus qu’ils ne regarderont pas. La principale attente d’étiquetage environnemental concerne les produits alimentaires, loin devant les produits d’entretien, d’hygiène et de beauté et les autres catégories de produits proposées.

L’alimentation fait ainsi office de porte d’entrée dans une consommation plus responsable, et cela d’autant plus que les actes d’achats alimentaires sont plus fréquents que les achats d’autres biens et services.

Voir aussi : scénarios du CAS sur la consommation durable à 2030.

11:16 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Equitable made in france

 

Ethiquable, entreprise coopérative du Gers, spécialiste du commerce équitable, lance ce printemps une gamme à la fois équitable, bio et locale en collaboration avec des producteurs français. Cette gamme, baptisée « Paysans d'Ici », propose 16 produits (piment d'Espelette, jus de tomate de Marmande, crème de châtaigne de l'Aveyron…) développés avec neuf groupements de producteurs.

De son côté, Alter Eco, le spécialiste du commerce équitable habituellement tourné vers les pays du sud, a engagé un partenariat avec une coopérative agricole biologique de Poitou-Charentes. Il garantit une rémunération minimale aux 120 producteurs de cette coopérative. Le prix payé par Alter Eco pour la tonne de lentilles, haricots blancs ou de blé figurera sur l'étiquette des produits.

 

Sources : Ethiquable, Alter Eco.

10:12 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/02/2011

Gaspillage et compétitivité

Le Value Chain Management Centre (VCMC) canadien envisage la lutte contre le gaspillage comme un moyen d'améliorer la compétitivité du secteur agro-alimentaire, tout en préservant l'environnement.

Dans une étude, les auteurs estiment qu'à cause du gaspillage (entendu comme la différence entre ce qui est produit et ce qui est consommé), le Canada perd 20 milliards d'euros par an soit 40% de la production agricole et 2% du PIB.

Selon cette étude, les consommateurs finaux sont responsables de plus de 50% du gaspillage (cliquer pour agrandir) :

gaspillage canada graph.jpg



Le VCMC cite des exemples d'entreprises ayant réussi à réduire leurs coûts de 20% et à augmenter leurs ventes de 10% en améliorant l'organisation de leur chaîne de valeur.

09:53 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement, IAA | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/02/2011

Le bio poursuit sa progression

D’après les premières estimations de l'Agence bio, la France compterait 20 600 producteurs bio fin 2010, soit une hausse de 50% par rapport à 2008. Les surfaces conduites en agriculture biologique ont augmenté de 23,5% en 2010 par rapport à 2009, soit 2,9% de la surface agricole française, contre 2,46% fin 2009. En termes de répartition géographique, la région Rhône-Alpes reste la première région bio de France, suivie du Languedoc-Roussillon et de la région Midi-Pyrénées.

(cliquer pour agrandir)

exploitation bio progression.jpg


Côté consommation, les ventes de produits bio ont de leur côté augmenté de 10% en 2010, pour atteindre 3,3 milliards d'euros environ. La part des consommateurs de produits bio est restée stable malgré la crise. En 2010, 39% des Français déclarent avoir acheté des produits bio dans les 4 semaines précédant l’enquête. Par ailleurs, 43% des Français affirment consommer des produits biologiques au moins une fois par mois, dont 23% au moins une fois par semaine et 7% tous les jours.

L’alimentaire n’est plus le seul domaine concerné  : effet, près de la moitié des Français a acheté au moins un produit biologique autre qu’alimentaire en 2010, qu’il s’agisse de produits d’entretien ménager, de produits cosmétiques et d’hygiène, de produits de jardinage utilisables en agriculture biologique ou de textile.

15:29 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/02/2011

Scénarios sur la consommation durable à 2030

Le CAS (Centre d'analyse stratégique) a publié un rapport sur la consommation durable, conçue non seulement comme un « verdissement » de l'économie mais comme un changement profond des habitudes nées de l’essor des sociétés modernes de consommation.

Ce rapport souligne l'écart entre les intentions affichées et les actes concrets et s'interroge sur ce que serait une politique publique en la matière. Des expérience étrangères (Royaume-Uni, Finlande et Suède) sont décrite dans une partie « état des lieux », tandis que la deuxième partie est consacrée aux 5 scénarios à l'horizon 2030, qui sont plus différentes « options » possibles, ou différents degrés d'engagement dans la consommation durable, sachant que les auteurs ont volontairement exclu l'option de la décroissance.

CAS scenarios.jpg


 

 

 

 

 

Compte-rendu du rapport par Céline Laisney, CEP (2 p.)

Synthèse (12 p.)

Rapport (186 p.)

12:03 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/01/2011

Scénarios de consommation et terres nécessaires

Les analystes de la Cranfield Business School britannique, à la demande du UK Committee on Climate Change, ont évalué l'impact en termes d'usages des sols et d'émissions de gaz à effet de serre de changements de modes de consommation alimentaire.

Trois alternatives ont été étudiées :

  • une réduction de 50% de la consommation de viande, compensée par une augmentation de celle de produits végétaux;
  • le remplacement de la viande rouge par la viande blanche et une diminution de 75% de la première;
  • une réduction de la consommation de viande blanche de 50%, compensée là encore par les produits végétaux.

Les chercheurs concluent que ces changements de consommation réduiraient, à des degrés variés, la quantité de terres nécessaires à la production, ainsi que les émissions.

 

uk conso terres.jpg

(cliquer pour agrandir)

 

Ils reconnaissent cependant que cette analyse doit être complétée des effets économiques, sociaux et environmentaux d'une réduction de l'élevage.

Céline Laisney, CEP (Centre d'études et de prospective)

L'étude (158 p. et 9 Mo)

10:39 Publié dans Alimentation et consommation, Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : royaume-uni, élevage, climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/01/2011

Le petit producteur crée un rayon "responsable"

La société le Petit Producteur lance un « rayon responsable » fruits et légumes dans la grande distribution. L'objectif est de mieux informer le consommateur et rémunérer davantage le producteur. Chaque produit comporte la photo du producteur, son nom et le lieu de culture. 

rayon.jpg


Quatre type de produits sont distingués par une couleur spécifique : le rouge pour les produits haut de gamme, le vert pour les produits de l'agriculture biologique, le jaune pour les producteurs en conversion à l'agriculture biologique, et le blanc pour les produits locaux, cultivés à moins de 100 kilomètres des points de vente. Tous ces produits sont rassemblés au sein du rayon « responsable », la société fournissant au magasin l'ensemble des outils de communication inhérents à la mise en place d'une telle démarche. Aux abords directs du rayon, les acheteurs ont en effet accès en libre service à des informations pratiques et des recettes données par les producteurs eux-mêmes afin de  mieux apprécier les qualités et les caractéristiques des produits proposés.

La société travaille actuellement avec 300 producteurs, quatre plateformes Leclerc, Monoprix et Systèmes U, et Carrefour. Elle ne commercialise encore que des fruits et légumes, mais est en train de mette en place une démarche comparable sur le lait.

Céline Laisney, CEP (Centre d'études et de prospective)

10:54 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement, Territoires | Lien permanent | Tags : bio, distribution |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/01/2011

Des innovations pour nourrir la planète

Il est possible de réduire la faim dans le monde, combattre la pauvreté et le changement climatique en se basant sur la petite agriculture durable, d'après une étude du Worldwatch Institute, State of the World 2011: Innovations that Nourish the Planet, publiée avec le soutien de la fondation Bill et Melinda Gates.

stateofworld.jpg


Les auteurs estiment qu'au lieu de produire davantage pour répondre aux besoins croissants de la population mondiale, la sécurité alimentaire serait atteinte de manière plus efficace en encourageant l'auto-suffisance ainsi que la réduction du gaspillage et des pertes, que ce soit dans les pays développés ou dans les pays en développement. L'agriculture biologique est décrite comme plus résiliente face au changement climatique.

Le livre se base sur de nombreuses études de cas et exemples d'innovations en la matière, qu'il s'agisse d'agriculture urbaine, de jardins scolaires ou encore d'irrigation.

On peut retrouver ces exemple sur le blog Nourishing the Planet.

Céline Laisney, CEP (Centre d'études et de prospective)

12:08 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/01/2011

Le Département de l'agriculture américain pourrait réglementer les semis de luzerne OGM

Un rapport de l'USDA daté du 16 décembre 2010 envisage la possibilité de réglementer la production de luzerne OGM aux États-Unis. Si la mesure est effectivement mise en œuvre, elle constituera une première dans ce pays où la production de plantes OGM fait l'objet d'un suivi et d'un contrôle faibles. Or, la luzerne OGM commercialisée par Monsanto n'est pas considérée comme dangereuse pour la santé humaine ou animale. En revanche, c'est le risque de pollinisation croisée avec des luzernes cultivées en agriculture biologique que certains acteurs craignent. Les cahiers des charges du mode de production biologique interdisent explicitement l'utilisation d'OGM. Et tiré par la demande du consommateur américain, l'agriculture biologique se développe de plus en plus aux États-Unis. C'est ainsi que l'USDA propose qu'une distance minimale de 8 km sépare toute parcelle sous luzerne OGM d'une parcelle sous luzerne conventionnelle ou en mode de production biologique. L'objectif de cette réglementation inédite de l'USDA est de mettre en place des règles de cohabitation entre systèmes de culture afin de prévenir une escalade de contentieux juridiques sur le sujet.

Jo Cadilhon, CEP (Centre d'études et de prospective)

Source : The Economist

14:05 Publié dans Environnement | Lien permanent | Tags : etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

Mesure du gaspillage aux Etats-Unis

Dans le cadre de la revue des consommations alimentaires et donc des besoins de production agricole, un travail d'ajustement des pertes et gaspillages alimentaires vient d'être effectué par l'USDA.
Il apparait que les chiffres de pertes et gaspillages couramment utilisés sont surestimés pour certains produits (produits à base de viande), et sous-estimés pour d'autres (produits laitiers, les graisses et sucres ajoutés). Le résultat est que les Américains ont une ration journalière moyenne "réelle" de 2614Kcal/j

En poids de produits jetés, la différence entre les anciennes estimations et les nouvelles correspond à 7,7kg de produits alimentaires jetés en plus par an (soit l'équivalent de la totalité de ce que les ménages francais jetent par an comme produits emballés non consommés selon l'ADEME).
Toutes les statistiques de consommation sur les séries longues vont être recalculées pour comparaison.

Annie Soyeux, CEP (Centre d'études et de prospective)

13:28 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent | Tags : etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook