Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/11/2010

Synthèse des prospectives sur l'eau

Une synthèse technique commandée par FARM à AgroParisTech- ENGREF dresse un état des lieux des connaissances disponibles en prospective sur les ressources  en eau et usages agricoles à l’échelle mondiale, vis-à-vis d’objectifs de satisfaction des besoins alimentaires.

Il en ressort que si l’eau est un paramètre clé de la détermination des équilibres entre production agricole et consommation alimentaire, elle est prise en compte à des niveaux de détail variables au sein des prospectives alimentaires réalisées à l’échelle mondiale.

La demande en eau agricole (irrigation) est en général évaluée, les demandes des autres secteurs le sont plus rarement. La pression sur la ressource peut être estimée via des indicateurs dédiés, et l’adéquation entre ressource et usages est parfois assurée par l’utilisation de règles d’allocation entre secteurs. L’utilisation de modèles dédiés facilite la prise en compte de l’eau dans les études.

Les problèmes connexes liés à l’eau (pollution, dégradation des sols, perte de biodiversité) et leurs effets restent malgré tout à la marge et ne sont pas quantifiés. Enfin des difficultés liées au manque de données, à la méthodologie ou à la prise en compte du changement climatique existent.

Certaines études actuelles indiquent qu’il y aura suffisamment d’eau en 2050 pour nourrir la planète. Cependant ces résultats ne peuvent être considérés comme totalement fiables. De nouvelles études prenant en compte le changement climatique, les problèmes connexes liés à l’eau, la résilience des socio-écosystèmes agricoles et accordant une attention particulière au niveau de consommation alimentaire et au maillage géographique seront plus précises.

17:06 Publié dans 1. Prospective, Climat, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

100 questions pour l'avenir de l'agriculture

Une équipe de 55 experts de l’agriculture et de l’alimentation du monde entier ont, à la demande du Foresight britannique, élaboré un travail en commun inédit. Ensemble, ils ont dressé le  panorama des questions les plus importantes auxquelles l’agriculture devra répondre. Elles ont été formulées pour obtenir des réponses concrètes, en termes de programme de recherche et de réponses politiques.

Pour l’heure, les questions sont classées en 4 sections : les ressources naturelles, les pratiques agronomiques, le développement agricole, marchés et consommation.

Un rapport sur les enjeux complets de ces questions devrait être diffusé dans le courant de l’année 2011.

19/11/2010

Défis et opportunités de la production porcine européenne

Robert Hoste, économiste de la production de porc du LEI Wageningen, fait le point dans ce papier sur les défis et opportunités de la production porcine européenne à l'avenir.
- Les opportunités : l'augmentation de la consommation de viande dans le monde, l'efficience croissante de la production avec des gains importants de productivité.
- Les défis : augmenter la production, poursuivre dans son efficacité, notamment dans le poste de coût lié aux achats d'aliments, et poursuivre dans l'éfficacité de l'ensemble de la filière.
La prise en compte des préoccupations des consommateurs concernant les problématiques environnementales et de bien-être animal est cruciale à l'avenir, ce qui passe dans des démarches proactives comme cela a déjà pu être engagé aux Pays-Bas.

On peut toutefois ajouter les enjeux lié à l'effet ciseau de prix pour les producteurs porcins, que la volatilité du prix de l'alimentation animale peut fragiliser ; et les problématiques liées à la restructuration et à la concentration géographique des élevages, bien que des progrès dans la gestion des conséquences environnementales aient été effectués.

Marie-Sophie Dedieu CEP, Centre d'études et de prospective

14:04 Publié dans Environnement, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

12/11/2010

Un triple accord international pour la biodiversité

Après dix jours de négociations, le Sommet international de Nagoya au Japon s’est conclu par un accord important pour la protection de la diversité biologique.

Trois textes ont été adoptés par les 193 Etats parties de la convention:

  • Le premier est le nouveau plan stratégique 2011-2020. Une vingtaine d’objectifs - non contraignants - sont listés, parmi lesquels la réduction de moitié de la perte d’habitats naturels, la restauration d’au moins 15 % des zones dégradées, et la protection de 17 % des zones terrestres et de 10 % des zones marines et côtières, contre respectivement 12,5 % et 1 % aujourd’hui.

 

  • Le deuxième accord concerne l’accès et le partage des avantages issus de l’utilisation des ressources génétiques de la planète. Ce texte crée un cadre international pour les échanges Nord-Sud afin de se prémunir contre les risques de «biopiraterie» de la part des activités industrielles.

 

  • Enfin, le troisième accord porte sur la stratégie de mobilisation des ressources financières, même si le montant et les modalités de financement n’ont pas fait l’objet d’un accord.

14:00 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/11/2010

Energie et climat : un scénario tendanciel

Dans ses dernières prévisions, l'AIE a estimé le coût du manque d'ambition des engagements climatiques  et les répercutions à prévoir sur le marché de l'énergie. L'agence  décrit un nouveau scénario « prudent », dans lequel les engagements de  réduction des émissions de GES et leur mise en œuvre se limitent à ceux  fixés à Copenhague. La demande de pétrole, tirée par les pays hors de  l'OCDE, croîtrait de 36% entre 2008 et 2035 pour atteindre 99 millions  de barils par jour. Le prix du pétrole doublerait pour atteindre 113$ le  baril d'ici 2035. La part des EnR atteindrait alors 14% alors que le  nucléaire augmenterait de 8%; mais le pétrole resterait l'énergie  dominante sur les marchés d'ici 2035, suivi du charbon.

La hausse de la demande de pétrole contribuerait à élever les  températures au-delà de 2°C, ce qui rendrait les réductions d'émissions  non seulement plus importantes mais aussi plus coûteuses dès 2020. Le  coût du manque d'ambition climatique est estimé à mille milliards de dollars US.

L'AIE appelle donc les gouvernements à une « poussée politique  phénoménale ». Ils devraient en particulier supprimer d'ici 2020 les soutiens octroyés aux énergies fossiles inefficaces, estimés à 312  milliards de $ en 2009, ce qui permettrait de réduire la demande de  pétrole de 4.7 mb/jour.

Fabienne Portet, CEP (Centre d'études et de prospective)

13:59 Publié dans Climat, Energie, Environnement | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

Le sans-labour progresse au Etats-Unis

La réduction du labour peut permettre au sol de mieux retenir la matière  organique qui permet de stocker du carbone et donc de réduire les  émissions de CO2 qui contribue au changement climatique. Théoriquement,  l'adoption de pratiques moins basées sur le labour pourrait contribuer à  l'effort des USA en faveur de la lutte contre le changement climatique.

 

sanslabour.jpg


L'USDA tente donc de mieux suivre les changements de pratiques sur le labour. En 2009, environ 35,5% de la surface agricole (pour 8 cultures couvrant  94% de la SAU) n'a pas fait l'objet de labour en 2009. Le soja est la  culture la plus concernée avec 50% de la surface non labourée en 2009,  tandis que le mais, le coton et le riz était non labourés sur  respectivement 30, 24 et 16% des surfaces concernées.

Marie-Aude Even, CEP (Centre d'études et de prospective)

11:55 Publié dans Climat, Environnement, Exploitations agricoles | Lien permanent | Tags : etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

Avantages des OGM Bt pour les cultures non OGM voisines

Une étude novatrice publiée dans la revue Science s'intéresse aux effets des cultures de maïs OGM de type Bt pour les cultures non OGM avoisinantes de la même espèce.  Elle montre que les effets de la culture OGM sont économiquement positifs pour les champs de maïs voisins non OGM qui bénéficient alors de la protection contre les insectes offerte par les cultures Bt. La propriété insecticide exprimée du transgène Bt permet de lutter contre la pyrale du maïs. Le bénéfice total de protection est estimé à 3,2 millions de dollars pour trois Etats américains et sur une rétrospective de 14 ans. De ce montant, 2,4 millions auraient bénéficié aux champs non OGM à proximité du fait que les semences correspondantes sont moins chères et que les pertes évitées ont permis d'améliorer les rendements.

Toutefois, cette étude est délicate à généraliser à toutes les cultures OGM, leurs potentiels bénéfices écologiques et économiques étant variables selon la maladie ou le ravageur visée (voir aussi cette note).

Thuriane Mahé, CEP (Centre d'études et de prospective)

 

11:22 Publié dans Environnement | Lien permanent | Tags : ogm |  Imprimer | | | | |  Facebook

Une pomme de terre OGM de seconde génération en Inde

"Protato", une nouvelle variété génétiquement modifiée de pomme de terre, pourrait bientôt être autorisée en Inde. Avec l'intégration d'un gène d'amaranthe, cette pomme de terre aurait une meilleure productivité, un contenu en protéine supérieur de 60% à celui d'une pomme de terre conventionnelle et des propriétés culinaires intéressantes. L'équipe de recherche qui a mis au point cette construction génétique est indienne. Une demande de commercialisation auprès des autorités du pays a été déposée.

Toutefois, le gouvernement indien reste prudent sur les OGM (voir cette note).

Source : ADIT.

Thuriane Mahé, CEP (Centre d'études et de prospective)

 

11:07 Publié dans Environnement | Lien permanent | Tags : ogm, inde |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/11/2010

Dynamique des zones humides

Une expérimentation américaine en Ohio montre qu'une zone humide artificiellement plantée peut avoir les mêmes propriétés qu'une zone humide naturelle. Les résultats de cette étude écologique de terrain indiquent que les deux types de zone humide contiennent à peu près le même nombre d'espèces, ont une capacité équivalente à retenir les phosphates et nitrates ainsi que de maintenir la teneur en carbone du sol. La zone humide naturelle a une dynamique et une richesse en biodiversité encore légèrement supérieure à la zone reconstituée. En revanche, les émissions de méthane et la production de biomasse végétale diffère dans les deux, pour une comparaison qui a eu lieu 15 ans après la plantation de la zone humide artificielle.

Cette expérience apporte de nombreux éléments sur la dynamique des zones humides, alors que l'importance des écosystèmes de zones humides n'est plus à démontrer. En effet, ces écosystèmes offrent de nombreux services environnementaux, de l'épuration de l'eau au stockage de carbone dans le sol. Ces résultats offrent des perspectives intéressantes pour la restauration des zones humides.

Thuriane Mahé, Centre d'études et de prospective

11:02 Publié dans Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

29/10/2010

Un prix pour la biodiversité

Publié dans sa version finale à l'occasion de la conférence internationale sur la biodiversité de Nagoya, le rapport Sukhdev ou TEEB (The Economics of Ecosystems and Biodiversity) se veut l'équivalent du rapport Stern sur le changement climatique.

Il détaille les outils d’évaluation et formule des recommandations pour « rémunérer le capital naturel », et cite plusieurs exemples de bonnes pratiques, notamment aux Etats-Unis, où le système de compensation de la perte de biodiversité est un des plus aboutis.

Il consacre également un chapitre au rôle des entreprises et préconise de comptabiliser leurs impacts et leur dépendance aux services rendus par les écosystèmes directs ou indirects.

Voir aussi : Scénarios pour la biodiversité à l'horizon 2030

12:02 Publié dans 2. Evaluation, Environnement | Lien permanent | Tags : biodiversité |  Imprimer | | | | |  Facebook

Logo "sans OGM"

Carrefour lance un logo « nourri sans OGM, garanti à 99,1% » sur près de 300 références (porc, veau, volailles, œufs, poissons d'élevage). Près de 3000 éleveurs et industriels ont été impliqués dans cette démarche, qui nécessité des contrôles à toutes les étapes de la production et engendre un surcoût de 8% en moyenne, dont 2% sont reportés sur le consommateur.

 

nourri sans ogm.jpg

 

Selon un sondage réalisé par l'IFOP en octobre 2010, 63% des personnes qui ne savent pas que la nourriture pour animaux destinés à la consommation humaine contient des OGM arrêteraient de consommer ce type de produit s'ils l'apprenaient, et 76% souhaitent que la présence ou l'absence d'OGM dans l'alimentation animale soit mentionnée sur les aliments concernés.

Pour Carrefour, si d'autres acteurs se lancent dans cette démarche, cela permettra de réaliser des économies d'échelles.

10:17 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent | Tags : ogm |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/10/2010

Scénarios pour préserver la biodiversité d’ici à 2030

Jamais, dans toute l’histoire humaine, l’érosion de la biodiversité n’a été en effet aussi rapide qu’au cours des cinquante dernières années, si bien qu’aujourd’hui les deux tiers des écosystèmes sont exploités au-delà de leur capacité.

Ce numéro d'Horizons 2030-2050, la lettre de veille de la Mission prospective du CGDD (Commissariat général au développement durable), constitue l'introduction de l'exercice de prospective lancé sur le sujet par le Ministère du Développement durable.

Il revient sur l'histoire de la notion de biodiversité, qui a à peine 25 ans, puis dégage les tendances lourdes communes aux nombreuses analyses historiques et prospectives faites sur l’évolution de la biodiversité à l’échelle mondiale.

Il dessine un scénario tendanciel de baisse de la biodiversité d’environ 7 à 10 % à l'horizon 2050, avec le risque de disparition d’un million d’espèces supplémentaires en conséquence du réchauffement climatique.

Il identifie ensuite des tendances et bifurcations qui pourraient avoir un impact majeur, positif ou négatif, à l'horizon 2030 (degré et vitesse d'anticipation des conséquences du changement climatique, option en matières de biocarburants, choix en matière de PAC, etc).

Enfin, 6 visions contrastées de l'action future ont été envisagées, selon le niveau d'action (territoriale ou planétaire) et le degré d’intégration sectorielle.

 

actions.jpg

Le programme Biodiversité et territoires durables 2030, lancé début 2010, devrait s’achever fin 2011 avec la publication d’un rapport proposant des recommandations d’actions à long terme.

 

15:44 Publié dans 1. Prospective, Environnement | Lien permanent | Tags : biodiversité |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/10/2010

Triplement prévu de la production brésilienne d'éthanol

Selon une étude réalisée pour le compte du Ministère des Mines et de l´Energie (MME) brésilien, la production brésilienne d´éthanol devrait presque tripler d’ici 2019, pour atteindre les 64 milliards de litres. Une seconde étude prospective jusqu’en 2030 devra permettre ensuite d´établir une stratégie d´expansion de l´offre en énergie durable par le gouvernement.

Le directeur du Département des biocarburants renouvelables du MME estime qu’environ 5 milliards de dollars USD devrait être investis dans le secteur éthanol au cours des cinq prochaines années, entre la production, la distribution etla recherche. Les pétroliers qui sont récemment entrés de plain-pied dans la production au Brésil (notamment Petrobras en partenariat avec Tereos, Shell en partenariat avec l’éthanolier brésilien Cosan et BP) seraient les principaux responsables de ces investissements.

Tout en annonçant ces grandes perspectives de production, le Brésil ne néglige pas son image sociale et environnementale. Deux usines productrices de sucre et d´éthanol viennent d’obtenir un label vert («selo verde»), décerné par le réseau brésilien de l´Agriculture Durable (affilié à l’ONG Rainforest Alliance), label qui atteste des bonnes pratiques environnementales et sociales sur les parcelles de canne-à-sucre exploitées par les entreprises.

Source : Le B de BRIC, Service économique Brésil, DG Trésor

16:47 Publié dans 3. Prévision, Biomasse/Biocarburants, Environnement, Exploitations agricoles | Lien permanent | Tags : brésil |  Imprimer | | | | |  Facebook

Pêche et aquaculture : ressources et politiques

Un rapport de l'OCDE sur les ressources marines et les pêcheries propose une vision des enjeux actuels. Il est rappelé que près de 40% de la ressource prélevée par les pêches ou produite par aquaculture est vendue à l'international, ce qui en fait un type de commodités alimentaires parmi les plus échangées.

Le rapport présente d'abord un historique des pêcheries nord atlantique et européennes en précisant les conditions qui en ont fait une industrie agro-alimentaire avec quelques autres débouchés. L'état des lieux des stocks, des volumes prélevés, des pêcheries et des volumes issus de l'aquaculture montre un essor de l'aquaculture. La part de l'aquaculture dans la production a progressé de 3% de la production en poids en 1970 à 36% en 2006, et se situe essentiellement dans les pays en développement ou émergeant (Chine notamment). La perche du Nil et les algues cultivées font partie des produits ayant connu un boom spectaculaire. Au final, les volumes produits en croissance sont surtout ceux de l'aquaculture.

fisheries.gif

Le document précise les enjeux environnementaux qui apparaissent de plus en plus brutaux. Diminution des stocks, pertes de fertilité, espèces invasives, changement climatique et pollutions marines sont autant de dangers sur la ressource naturelle. A cet enjeu s'ajoute celui des pêcheries non réglementées (pêches illégales, non rapportées ou tout simplement pirates) qui augmentent la pression déjà forte sur les ressources maritimes. Les prix de valorisation de certains produits sont suffisamment attractifs et les sanctions faibles.

Côté demande, les tendances de consommation, la globalisation et l'industrialisation agro-alimentaires ont également une influence sur le secteur de la pêche.

Le rapport conclut sur les principaux enjeux pour l'industrie. L'enjeu de repenser les subventions dans le secteur de la pêche sur des critères de coût-efficacité est rappelé, ainsi que les différentes réformes en cours (PCP etc.). La question de l'effet des subventions non durables est posée, et le rapport souligne finalement que toute crise dans la gestion internationale d'une ressource commune doit pouvoir aboutir à une réforme équitable et durable.

Thuriane Mahé (Centre d'études et de prospective)

 

Occupation et utilisation des sols en Europe

Pour la première fois, l'Union Européenne publie des données sur l'utilisation des sols dans ses pays membres. Les forêts et autres terres boisées couvrent près de 40% de la superficie totale de l'UE, les sols cultivés près d'un quart et les prairies un cinquième, tandis que les zones bâties ainsi que les autres zones non-bâties, telles que les routes et chemins de fer, représentent 4% de la superficie totale.

En ce qui concerne l'utilisation socio-économique des sols, plus de 40% de ceux-ci sont utilisés pour l'agriculture et près de 30% pour la sylviculture. L'utilisation des sols à des fins résidentielles, commerciales et industrielles concerne un peu plus de 10% de la surface totale de l'UE.

Les plus fortes proportions de sols cultivés sont observées au Danemark (48%), en Hongrie (47%), en Pologne (36%), en République tchèque (35%), en Allemagne et en Italie (33% chacun) ainsi qu'en Espagne et en France (30% chacun).

Si la France est connue pour sa couverture de sols partagée presque équitablement entre forêts, prairies et sols cultivés, l'utilisation des sols marque la prépondérance des activités agricoles. Plus de la moitié (54%) des sols est utilisée pour l'agriculture, 23 % pour la sylviculture et 12 % pour le commerce, les services, le logement, l'industrie et le transport.

Ces données publiées Eurostat sont basées sur les résultats d'une enquête à grande échelle réalisée en 2009, l'enquête aérolaire sur l'utilisation et la couverture des sols (dite LUCAS, Land Use/Cover Area frame Survey). La base de données qui en résulte est unique, les données étant entièrement harmonisées et comparables en raison de définitions et de méthodologies communes dans les États membres.

11:57 Publié dans Environnement, Filières agricoles, Forêts Bois | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook