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07/09/2013

Aqua 2030 : avenir de la ressource en eau dans les territoires

Lancé par la Mission prospective du MEDDE, avec l'IRSTEA et Futuribles, l'exercice intitulé Eaux, milieux aquatiques et territoires durables 2030 (dit Aqua 2030) se propose de mettre en regard l'évolution des dynamiques socio-économiques des territoires métropolitains et celle de la ressource en eau à l'horizon 2030.

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14:43 Publié dans 1. Prospective, Environnement | Lien permanent | Tags : eau |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/09/2013

Création d'une filière de soja non-OGM en Poitou-Charentes

Une filière de soja non-OGM a été inaugurée par la région Poitou-Charentes, afin de donner plus d'autonomie alimentaire aux éleveurs de la région.

La consommation de tourteaux de soja, même si elle a diminué (passant de 68% de la consommation de tourteaux en 2004 à 55% en 2012) reste majoritaire et dépend des importations, or le soja importé (du Brésil ou d'Argentine) est souvent OGM.

Avec le soutien du Conseil régional, des coopératives agricoles vont cultiver 15.000 ha d’ici trois ans avec un investissement de 50.000 euros par an (pour financer notamment la recherche-développement : teneur en huile du tourteau et qualité, extraction de l’huile et fabrication du tourteau, évaluation de la rentabilité économique, etc.).

 

Source : Conseil régional de Poitou-Charentes 

 

14:27 Publié dans 4. Politiques publiques, 5. Fait porteur d'avenir, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : ogm |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/06/2013

Normes volontaires de durabilité : l'ONU lance une plateforme internationale

Les standards volontaires de durabilité sur les produits agricoles, publics ou privés, connaissent une croissance exponentielle dans le monde et deviennent des conditions d'accès aux marchés. Face aux inquiétudes soulevées par ce phénomène, considéré comme un enjeu politique stratégique, cinq agences des Nations unies ont mis en place une plateforme commune de dialogue. Les conclusions de la conférence de lancement ont été publiées sur le site créé pour l'occasion.

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17:01 Publié dans Développement, Environnement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/06/2013

Des sites Internet pour lutter contre le gaspillage alimentaire

Le gaspillage alimentaire fait l'objet de nombreuses initiatives dont certaines, prenant en compte les contraintes des consommateurs en termes de budget ou d'organisation des repas, proposent des solutions à la fois simples et innovantes. Ainsi, le site iCuisto donne des idées de recettes en fonction des ingrédients et des restes dont on dispose, et génère automatiquement la liste de courses pour compléter en cas de besoin. Sa base de données, enrichie par des cuisiniers amateurs, propose près de 700 recettes, dont les moins chères ne reviennent qu'à 10 centimes d'euros par personne. Un moteur de recherche permet de composer son menu en fonction de critères comme le budget disponible, le temps de préparation ou encore le niveau de difficulté de la recette.

Le site Zéro gâchis permet quant à lui aux magasins de déclarer les denrées approchant de la date limite de consommation et qui sont vendues moins cher. Le consommateur peut repérer les produits en question sur le site et géolocaliser leurs points de vente. Quatre grandes surfaces de Brest testent le concept depuis avril 2012 : le nombre de produits achetés ainsi aurait permis de réduire le gaspillage par deux. Ces deux sites ont été créés par de jeunes entrepreneurs.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Sources : iCuisto , Zéro gâchis 

16:33 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/05/2013

La résistance des insectes ravageurs s'accroît face aux cultures OGM dites Bt

Des chercheurs de l'université d'Arizona et du CIRAD ont analysé 77 études internationales portant sur la résistance des insectes ravageurs aux plantes OGM dites Bt, c'est-à-dire qui sécrètent une ou plusieurs toxines insecticides Bt (Bacillus thurigensis). La surface cultivée en plantes Bt est passée de 1,1 million d'hectares en 1996 à 66 millions en 2011, dont la moitié aux États-Unis. Les scientifiques ont analysé l'évolution de la résistance des insectes à ces toxines au cours des dernières années, ainsi que les facteurs pouvant ralentir l'apparition de résistances.

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15:53 Publié dans Environnement | Lien permanent | Tags : ogm |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/05/2013

La nutrition animale s’engage dans une démarche d’approvisionnement durable

Coop de France Nutrition animale et le Syndicat national de la nutrition animale (SNIA) ont annoncé la création d’une plateforme commune de réflexion sur la durabilité des matières premières utilisées dans l’alimentation des animaux en France. Cette plateforme est constituée d’une quinzaine d’entreprises françaises d’aliments du bétail et se fixe pour objectif « d’identifier les critères de durabilité applicables aux approvisionnements de la filière française ».

Chaque année, les entreprises françaises de la nutrition animale transforment 21 millions de tonnes de matières premières en aliments pour animaux : 75% sont d’origine France, 19% d’origine de pays tiers et 6% de l’Union européenne. Les approvisionnements extérieurs concernent surtout les matières premières riches en protéines : d’après le SNIA, 40% sont importés et 78% des tourteaux importés proviennent du Brésil et d’Argentine.

Cette plateforme travaillera avec l’ensemble des parties prenantes de la filière (fournisseurs, éleveurs mais aussi ONG, consommateurs, pouvoirs publics, etc.) et devrait livrer ses premières conclusions d’ici la fin de l’année 2013.

Source : Coop de France / SNIA

15:49 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/05/2013

Coûts de production en élevage biologique

Après la parution, en juin 2012 des Résultats nationaux 2010 des exploitations bovins viande, publication annuelle de l'Institut de l'Elevage, les Réseaux d'élevage Pays-de-la-Loire et Deux-Sèvres viennent de publier une analyse détaillée des coûts de production en viande bovine en production biologique. Bilan : les éleveurs en agriculture biologique s'en sortent mieux, du fait d'une bonne valorisation du produit et d'aides supérieures, alors qu'ils supportent des coûts supérieurs.
En effet, les analyses montrent que le coût de production complet de la viande biologique, ramené au kilo produit (100 kg vif), est supérieur à celui de la viande en général. Bien que les postes de charges d'approvisionnement des surfaces, des animaux et les frais d'élevage soient moindre, les charges en mécanisation et en travail sont supérieures en production biologique (cliquer pour agrandir) : 

bio charges.JPG

Réseaux d'élevage, Institut de l'élevage, Chambres d'agriculture

 Au-delà de ce focus régional, les publications régulières de l'Institut de l'élevage quant aux résultats économiques bovins viande – et bovins lait – apportent des éclairages intéressants : les coûts sont distingués par systèmes de production, et il s'agit d'un coût de production complet, tenant compte de la main-d'œuvre familiale (forfait de 1,5 SMIC par UTA), souvent omise dans les calculs. En outre, la méthode utilisée pour affecter les charges fixes est robuste : comme les exploitations sont très rarement spécialisées sur un atelier, l'Institut de l'élevage a développé une méthode permettant d'affecter les coûts fixes des exploitations à leurs différents ateliers, à partir de clés physiques. Certaines méthodes font au contraire usage de clés économiques, en utilisant comme critère le poids relatif des différentes ventes de l'exploitation, ce qui a l'inconvénient d'être sensible aux variations de prix.

 Marie-Sophie Dedieu, Centre d'études et de prospective

 Sources : IDELE

http://idele.fr/recherche/publication/idelesolr/recommend...

http://idele.fr/linstitut-de-lelevage/publication/ideleso...

 

14:42 Publié dans Agronomie, Energie, Environnement | Lien permanent | Tags : bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/05/2013

Vignobles, changement climatique et écosystèmes

Une récente étude, publiée dans la revue américaine PNAS, révèle qu'à l'horizon 2050, le changement climatique pourrait fortement modifier la quantité et la répartition géographique des terres propices à la viticulture, ce qui pourrait poser d'importants problèmes de protection des écosystèmes à la fois terrestres et aquatiques.

Malgré les incertitudes scientifiques, les chercheurs américains et chiliens ont trouvé une très forte concordance dans les résultats des modèles : les régions au climat méditerranéen, aujourd'hui traditionnellement spécialisées en viticulture, risquent de voir leurs surfaces propices à la culture de la vigne diminuer fortement (-68% en moyenne en Europe méditerranéenne pour le scénario climatique RCP 8.5) ; à l'inverse, des régions situées à de plus hautes altitudes ou latitudes, aujourd'hui non propices à la viticulture, pourraient le devenir (Europe du Nord, Amérique du Nord, Nouvelle-Zélande entre autres). Ces changements « d'aptitude » des terres à la viticulture semblent devoir être plus importants dans les scénarios climatiques les plus pessimistes (hausse des températures et diminution des précipitations très marquées).

La modification de la quantité et de la répartition des terres propices à la culture de la vigne pourrait ainsi redistribuer les zones de production viticole dans les grandes régions du monde, et remettre en cause certaines appellations d'origine. Les auteurs estiment que ces modifications pourraient d'une part accroître les besoins en eau dans les bassins de production (Californie, Chili, Europe), et d'autre part accroître l'empreinte écologique de la viticulture à l'horizon 2050 : le développement de vignes sur les terres nouvellement propices pourrait avoir lieu dans des zones aujourd'hui riches en habitats naturels (ex : parc du Yellowstone aux États-Unis), ce qui soulèverait d'importants problèmes de conservation de la biodiversité. Les chercheurs préconisent donc de promouvoir les actions d'adaptation de la viticulture au changement climatique, et ils concluent que la réduction des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial reste un levier crucial pour atténuer les effets de ce changement.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : PNAS http://www.pnas.org/content/early/2013/04/03/1210127110.full.pdf+html

 

 

14:41 Publié dans Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : vin |  Imprimer | | | | |  Facebook

30/04/2013

Colloque au Sénat : « L'agroécologie : une pratique d'avenir. Comment réussir la transition ? »

Le sénateur Joël Labbé (EELV) a organisé le 8 avril dernier un colloque, animé par Marie-Monique Robin (journaliste, auteur des Moissons du futur. Comment l'agroécologie peut nourrir le monde, La Découverte et Arte Editions, 2012), qui fait écho à la démarche « Produisons autrement » du Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt. La journée avait pour ambition de baliser un champ de discussion très large, délimité en introduction par Stéphane Le Foll et Olivier de Schutter.

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14:36 Publié dans Agronomie, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/04/2013

Planification urbaine et dernier kilomètre alimentaire

De plus en plus de villes se préoccupent de l'impact environnemental de leur approvisionnement alimentaire. Une note du CIHEAM évoque l'Urban Food Planning comme un champ de recherche émergent et cite les villes comme San Francisco, New York, Londres ou encore Pise, où les décideurs publics ont pris diverses mesures pour mieux intégrer les questions alimentaires dans la planification urbaine.

Selon les travaux de l'auteur, le « dernier kilomètre alimentaire », à la fin de la chaîne qui va du producteur au consommateur, est celui sur lequel il y a les plus grands progrès à faire (inefficacités logistiques, véhicules très polluants, etc.). Les Food Hubs (plateformes qui mettent en relation les producteurs et les consommateurs en prenant en charge stockage et logistique) peuvent pallier ces inconvénients.

 Source : CIHEAM

14:31 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

19/04/2013

Changement climatique dans l'Ouest : l'ouvrage de synthèse du projet Climaster

L'ouvrage Changement climatique dans l'Ouest : évaluation, impacts, perceptions, publié aux Presses universitaires de Rennes, fait la synthèse des résultats du programme de recherche CLIMASTER, lequel faisait partie des programmes PSDR (Pour et sur le développement régional) du grand Ouest. Il a été coordonné par l'Inra, en partenariat avec plusieurs équipes de recherche, des acteurs du monde agricole et des acteurs de la gestion de l'eau.

climaster.jpg

 

CLIMASTER s'intéressait aux interactions entre le changement climatique et le développement régional, dans le but d'aider les responsables régionaux à anticiper les évolutions à venir en matière de pratiques agricoles et de gestion de l'eau. Il visait plus particulièrement à caractériser l'évolution du climat dans le grand Ouest (tendances, variabilité et répartition spatiale), à analyser les impacts du réchauffement sur les pratiques agricoles et sur les ressources naturelles, et à confronter les perceptions du changement climatique de différents types d'acteurs (chercheurs, agriculteurs, gestionnaires de l'eau), pour contribuer à construire une vision partagée des enjeux qui y sont liés.

Rassemblant les contributions de près de 80 spécialistes, l'ouvrage de plus de 460 pages propose « une vue globale de la connaissance accumulée sur le changement climatique dans le grand Ouest ». Organisé en cinq parties, il traite de l'évolution du climat, des effets du changement climatique sur le littoral et le milieu marin, ainsi que sur le sol, l'eau et les écosystèmes continentaux, puis sur les pratiques agricoles. Il propose enfin une vision prospective à partir des perceptions du changement climatique par les acteurs.

Notons que le responsable scientifique du projet CLIMASTER était membre du groupe de travail AFClim. Portée par le Centre d'études et de prospective, la prospective AFClim sur l'adaptation de l'agriculture et de la forêt au changement climatique, en France métropolitaine, a ainsi pu bénéficier des apports de CLIMASTER.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 

Source : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3096

 

Sites Internet du projet : http://www7.rennes.inra.fr/climaster/ et

http://www.psdrgo.org/psdrgo/Les-projets/CLIMASTER

 

Prospective AFClim http://agriculture.gouv.fr/AFClim-Agriculture-foret-climat

 

13:40 Publié dans Climat, Environnement, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/04/2013

Bilan carbone des biocarburants

Le Commissariat général au développement durable a publié récemment, dans sa collection Etudes et documents, une note sur le bilan carbone des biocarburants. Elle est dédiée à la question controversée des « changements indirects d’affectation des sols » (CASi).

Synthétisant les résultats de plusieurs études récentes commanditées par l’ADEME, le CGDD rappelle ce que recouvrent ces concepts de changements directs et indirects d’affectation des sols induits par le développement des biocarburants, les principales méthodes mobilisées pour estimer ce phénomène (ACV conséquencielles versus modèles économiques) et les principaux résultats de ces travaux.

Sur la base de ces études, et en dépit des difficultés méthodologiques qui conduisent à des résultats très variables dans la littérature, le CGDD souligne l’intérêt de prendre en compte ce phénomène qui conduit à affaiblir, de fait, le bilan carbone direct et indirect des filières biocarburants.

Dans une seconde partie, le CGDD rappelle les propositions de la Commission européenne en la matière (publiées en octobre dernier) et formule une analyse synthétique (forces / faiblesses) des quatre grandes options politiques envisagées par cette Commission pour tenir compte des CASi.

 

Pierre Claquin, Centre d'études et de prospective

 Sources : CGDD

ADEME

http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?sort=-1&cid=96&m=3&id=83115&ref=&nocache=yes&p1=111

 

 

 

11:40 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/04/2013

Gestion quantitative de l'eau en France : perspectives d'adaptation à l'horizon 2030

Le Centre d'analyse stratégique (CAS) a récemment publié plusieurs notes sur la gestion durable de l'eau en France à l'horizon 2030, à partir d'une étude menée par la société BRL Ingénierie. L'une de ces notes est focalisée sur le bilan quantitatif en eau (équilibre entre les besoins et les ressources disponibles). Elle formule plusieurs recommandations afin de maintenir cet équilibre.

À l'horizon 2030, l'étude prévoit une stabilité du niveau de prélèvement en eau pour les différents usages (eau potable, agriculture, énergie, industrie), ainsi qu'un bilan globalement positif à l'échelle nationale de la disponibilité de la ressource en eau. Toutefois, d'importantes disparités régionales et saisonnières devraient apparaître et se renforcer. Les territoires les plus à risque en termes de pénurie d'eau à l'horizon 2030 devraient être ceux qui sont d'ores et déjà déficitaires en période estivale : les bassins Adour-Garonne, Seine-Normandie et Rhône-Méditerranée risquent ainsi d'être les plus touchés par les sécheresses, d'autant que ces régions pourraient connaître une hausse des demandes en eau.

Le changement climatique devrait en outre accentuer ces effets, avec une baisse globale du débit moyen annuel des cours d'eau sur toute la métropole et une modification du régime des précipitations. Le secteur agricole (48% des volumes d'eau consommés et 12,4% des prélèvements bruts) devrait être particulièrement concerné par les pénuries, d'autant qu'il « pourrait servir de variable d'ajustement dans certains régions face aux usages plus prioritaires tels que l'eau potable ».

Pour s'adapter à la double évolution d'une baisse des ressources et de la possible augmentation des demandes, les auteurs de l'étude préconisent une « amélioration du conseil et de l'accompagnement des agriculteurs afin de favoriser le développement de systèmes de culture plus résistants aux sécheresses, s'appuyant sur des techniques agricoles économes en eau ».

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Sources : Note du Centre d'analyse stratégique

Le rapport de BRL Ingénierie

 

11:35 Publié dans Climat, Environnement | Lien permanent | Tags : eau |  Imprimer | | | | |  Facebook

Biodiversité et nouvelle PAC

Un récent article de l'Institut du Développement Durable et des Relations Internationales (IDDRI) ) propose un nouvel éclairage sur la prise en compte de la biodiversité dans la réforme en cours de la Politique agricole commune. Dans ce domaine, le débat est partagé entre les acteurs mettant en avant le rôle positif du découplage des aides et de la conditionnalité, et ceux invoquant la nécessité d'instruments biens plus ciblés pour atteindre des résultats tangibles. Cette analyse critique ne peut toutefois s'affranchir, selon les auteurs, d'un examen plus large du contexte socio-économique dans lequel un signal politique est donné aux acteurs du monde agricole, prenant en compte en particulier les prix agricoles, la structure du secteur, etc.

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11:33 Publié dans Environnement, PAC | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Avantages environnementaux des produits locaux

L’achat de produits agroalimentaires locaux est en partie motivé par la recherche de moindres impacts environnementaux, et en particulier d’un bilan carbone plus favorable. Or, comme le rappelle une nouvelle publication du CGDD du ministère de l'Ecologie, cette association n'a rien d'évident. En effet, c'est la phase de production qui pèse le plus sur les impacts environnementaux des produits agroalimentaires et notamment sur leur bilan carbone : 57% des émissions de gaz à effet de serre de la chaîne alimentaire sont liés à la phase de production et seulement 17% aux phases de transport.

Et si les distances parcourues par les produits locaux sont plus courtes, cela ne garantit pas pour autant des émissions de gaz à effet de serre réduites : tout dépend du mode de transport et de l’optimisation logistique. De plus, le choix du moyen de transport utilisé par le consommateur pour aller s'approvisionner est déterminant

Il reste, comme le rappelle l'étude, que la commercialisation « locale » est un facteur de liens sociaux, qu'elle permet souvent une meilleure valorisation des produits par le producteur et qu'elle contribue au rapprochement entre l’agriculteur et le consommateur.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : CGDD


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