Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

10/04/2011

Alimentation des vaches et crédit carbone

 La méthode d'alimentation des vaches laitières aux graines de lin de l'association Bleu Blanc Cœur, qui réduit les émissions de méthane entérite, vient d'être référencée par le ministère de l'Ecologie comme méthode ouvrant le droit à bénéficier de crédits de carbone. En effet, les omégas 3 contenus dans les graines de lin détruisent les parois cellulaires des bactéries méthanogènes.

Il reste à quantifier les émissions de méthane évitées grâce à la méthode ainsi qu'à recenser les porteurs de projets. Les éleveurs adhérents à l’association l’association Bleu Blanc Cœur utilisent 10 000 tonnes des 180 000 tonnes de graines de lin extrudé que produit Valorex.

11:11 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : élevage, climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/04/2011

Les chiffres de la consommation responsable

 Le guide en ligne de la consommation responsable mescoursespourlaplanete.com a lancé la 4ème édition de son rapport sur les chiffres de la Consommation Responsable en 2010. Le rapport mesure le passage à l'acte des consommateurs, compile les données et analyse les tendances et perspectives.

Il relève notamment, parmi les tendances récentes, l'engouement des consommateurs pour les produits locaux, ou encore l'émergence du commerce équitable français.

L'essor du bio se confirme : les produits alimentaires bios ont rapporté 3,3 milliards d'euros en 2010, soit 10% de plus qu'en 2009, et les produits cosmétiques bios 270 millions en 2009.

La collecte de lait biologique a augmenté de 5% en 2010, soit 232 millions de litres. Les fabrications de produits à base de lait bio connaissent une progression encore plus forte : + 22,7% pour les yaourts et laits fermentés et +15,3% pour les fromages.

Par ailleurs, en 2010, 50 000 foyers adhéraient à des AMAP (qui organisent des ventes directes du producteur au consommateur), et celles-ci ont réalisé 36 millions d'euros de chiffre d'affaires.

En dehors de l'alimentaire, on observe les mêmes tendances : 8,6 millions de roses équitables ont été vendues en France en 2009 (7,1 millions de plus qu’en 2006), le chiffre d’affaires des vêtements en coton équitable a atteint 45 millions d’euros en 2009.

Au total, entre 2008 et 2010, 1595 nouveaux produits alimentaires et boissons ont été lancés en France avec un argument environnemental et éthique, soit cinq fois plus que sur la période 2005-2007.

12:23 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/04/2011

Création d'une commission pour la sécurité alimentaire en lien avec le changement climatique

Dans le cadre de son programme de recherche sur le changement climatique, l'agriculture et la sécurité alimentaire (CCAFS en anglais), le CGIAR s'intéresse au lien entre la sécurité alimentaire et le changement climatique, en mettant en place une commission ad hoc. Les récentes catastrophes naturelles (inondations, sécheresses) et l'augmentation consécutive des prix de certaines commodités agricoles ont en partie motivé la création de cette commission. Le professeur Sir John Beddington a été nommé à la tête de cette commission.

La composition de l'équipe regroupera des chercheurs confirmés des sciences de l'agriculture, du climat, de l'alimentation et de la nutrition, de l'économie, et des ressources naturelles, venant de différents pays. Cette commission a pour but de faire la synthèse des recherches pour comprendre les impacts du changement climatique sur la sécurité alimentaire aux échelles globale et régionale. Elle produira par la suite des recommandations de politiques et d'actions publiques, en particulier dans le cadre des actions internationales.

Thuriane Mahé, CEP

voir aussi cette note

18:33 Publié dans Climat, Environnement, Sécurité alimentaire | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

Le paysage, fil conducteur du développement durable des territoires

Les actes du colloque « Le paysage, fil conducteur du développement durable des territoires » viennent d'être publiés. En plus des débats, ces actes présentent des démarches paysagères exemplaires en termes de développement durable des territoires. L'approche paysagère y est présentée comme une solution pour gérer des espaces ruraux sous pression urbaine. Les démarches paysagères vont d’une relecture spatiale de l’exploitation agricole à des projets d’aménagement à l’échelle d’un pays ou d’un département. Elles sont détaillées sous formes de fiches pour permettre une capitalisation des expériences. Elles explicitent en effet les conditions d’émergence des projets et donnent des idées pour sensibiliser les acteurs locaux à ces démarches. Elle montrent également les différentes échelles de territoires (comme les pays, communautés de communes) qui facilitent la réalisation de projets d'aménagement visant à éviter la banalisation des paysages et la consommation effrénée d’espaces agricoles et naturels par l’urbanisation.

Mélanie Gambino, CEP

18:19 Publié dans Environnement, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/03/2011

Les 2 Vaches veulent structurer la filière laitière bio normande

 La marque « Les 2 Vaches », appartenant à une filiale de Danone, veut faire de la Basse-Normandie une région pilote de la production et de la transformation laitière biologique.

Déjà en 2008, pendant la crise du lait, la marque s’était engagée à aider financièrement les producteurs de sa zone de collecte à se convertir au bio.

Le projet baptisé « Reine Mathilde », lancé en février 2011 pour une durée de cinq ans, est plus ambitueux : avec l'Institut de l'élevage, la Chambre d'agriculture de Normandie et le Groupement de recherche en agriculture biologique, la marque souhaite accompagner toute la filière régionale dans cette conversion, depuis l'enseignement en lycée agricole jusqu'à la revente des vaches de réforme en viande labellisée « AB », en passant par les vétérinaires et les partenaires économiques.

Ce projet, qui vise environ 150 conversions à l’agriculture biologique en Basse-Normandie d’ici à cinq ans, est financé par le Fonds Danone pour l'Ecosystème.

14:41 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Environnement, IAA | Lien permanent | Tags : bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

Empreinte écologique du gaspillage

En 2009, le WRAP (Waste & Resources Action Programme) britannique estimait que 8,3 millions de tonnes de nourriture et de boissons étaient gaspillés chaque année au Royaume-Uni, ce qui correspondait à 12 milliards de livres sterling. Mais le gaspillage alimentaire n'est pas qu'une source de perte économique. Une nouvelle étude du WRAP et du WWF présente cette fois une estimation de l’empreinte écologique de ces gaspillages alimentaires. En effet, la production et l'emballage des aliments non consommés génèrent des gaz à effet de serre qui auraient pu être évités (14 millions de tonnes de CO2, soit 3% des émissions de CO2).

L’empreinte «eau» du gaspillage alimentaire s’élève quant à elle à 280 litres par personne et par jour, soit près de deux fois la consommation moyenne d'eau des ménages anglais.

Le Royaume-Uni mène une campagne active pour réduire ces gaspillages.

10:03 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent | Tags : gaspillage |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/03/2011

Pac 2020 : les propositions du député Albert Dess

Albert Dess, député allemand du parlement européen (groupe du Parti Populaire européen, démocrates-chétiens) a déposé, le 15 février 2020, un projet de rapport sur la future Politique Agricole Commune : La Pac à l'horizon 2020 : alimentation, ressources naturelles et territoire – relever les défis de l'avenir.

Parmi les propositions du député, on peut retenir celle qui est de conditionner l'octroi des paiements directs à la souscription d'au moins deux mesures à la surface (type Mesure Agro Environnementales) relevant du 2nd pilier. Ces mesures seraient financées à 100 % par des fonds communautaires, et seraient à choisir dans un catalogue prioritaire de mesures défini par chaque État membre

Lire la suite

15:00 Publié dans Environnement, PAC | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10% du riz commercialisé en Chine seraient contaminés

Le magazine indépendant chinois New Century a publié mi-février une longue enquête sur la pollution des rizières. Selon Pan Genxing, un chercheur de l'université agricole de Nankin qui a relevé des échantillons dans six régions différentes, 10% du riz commercialisé dans le pays contiendraient un niveau élevé de métaux lourds dont le cadmium. Le problème serait plus grave dans la moitié sud du pays.  Li Tingqiang, chercheur à la faculté des sciences environnementales de l'université du Zhejiang, estime que le problème est «sévère» et rappelle les évaluations qui accompagnaient déjà le onzième plan quinquennal lors de son adoption, en 2006 : 20 millions d'hectares étaient pollués aux métaux lourds, soit près d'un sixième de l'ensemble des terres arables de la Chine, affectant 12 millions de tonnes de grains chaque année.

En réponse à ce défi, le ministère chinois de la protection de l'environnement a annoncé le 19 février 2011 un plan de réduction de 15% des pollutions au plomb à l'horizon 2015 par rapport aux niveaux  de 2007.  Le ministère estime que 900 tonnes de métaux lourds, dont du plomb du cadmium et de l'arsenic, auraient été déversées dans la nature depuis 2007 et que 75 milliards de yuans (8 milliards d'euros), seront nécessaires pour gérer le problème au cours des cinq prochaines années.

Source : China Daily

10:11 Publié dans Environnement, Mondialisation et international, Production et marchés | Lien permanent | Tags : chine |  Imprimer | | | | |  Facebook

17/03/2011

Une carte interactive sur l'occupation des sols

En combinant les données sur l'occupation des sols de 3 bases mondiales existantes (GLC-2000, MODIS et GlobCover), et grâce à un outil cartographique disponible en ligne, les chercheurs de l'IIASA souhaitent contribuer à l'amélioration de la qualité des cartes mondiales de couverture des sols.

La cartographie élaborée dans un premier temps, par l'harmonisation et la superposition des données a permis d'identifier les différences entre les trois bases utilisées. A l'aide d'un outil interactif, des volontaires sont ensuite appelés à trancher les points de désaccords en s'appuyant essentiellement sur les images satellites disponibles via Google Earth  et d'éventuelles autres sources géoréférencées comme Panoramio , par exemple (cliquer pour élagir :)

geo_wiki.JPG


Le recours à cette démarche illustre la difficulté de constituer des bases de données de qualité à très grande échelle. Face aux coûts prohibitifs que représenterait le recours à des services institutionnels, les fondateurs du Geo-wiki project prônent l'implication d'observateurs volontaires comme un nouveau mode de collecte de données efficace à bas coûts basé sur le crowdsourcing. Avec l'explosion de l'internet 2.0, ils estiment que des données de qualité peuvent être obtenues grâce à une participation « de masse » des citoyens, minimisant le risque de persistance d'éventuelles erreurs.

Malgré de nombreuses limites et le besoin d'améliorations, cette approche avant tout pragmatique pourrait permettre la création de bases de données qui ne verraient probablement pas le jour autrement. Elle serait particulièrement profitable dans des pays où l'absence d'institutions stables et indépendantes ne permet pas l'existence d'un appareil statistique de qualité.

Clément Villien, CEP

Source : Geo-Wiki.Org: The Use of Crowdsourcing to Improve GlobalLand Cover

 

15:33 Publié dans Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/03/2011

Label bio Aquitaine

Face à la profusion de produits bio importés dans les rayons, la région Aquitaine a annoncé pour la fin de l'année la création d'un label bio régional.

Avec Midi-Pyrénées, l'Aquitaine est devenue la première région française de conversion des exploitations agricoles en agriculture biologique.

Un cahier des charges, encore à l'étude, établira les règles à respecter pour garantir aux consommateurs que les produits seront bien fabriqués à l'échelle locale. Il reste encore de nombreux points à définir, comme leur mode de distribution. Alain Rousset, président PS de la région Aquitaine, précise que les prix des produits labellisés ne devrait pas dépasser ceux des produits biologiques actuels.  

10:54 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/03/2011

Quel élevage demain ?

Selon les projections de la FAO, la production de viande pourrait doubler pour atteindre 470 millions de tonnes d'ici 2050, et celle de lait passer de 580 actuellement à 1.043 millions de tonnes. Parallèlement, le changement climatique pourrait affecter la production et la sécurité alimentaires (conditions climatiques extrêmes plus fréquentes, prolifération de pathogènes émergents, développement de nouvelles maladies). Etant donné que l’augmentation de la production de viande aura surtout lieu dans des pays en développement (pays africains par exemple) ou à économie de transition (comme le Brésil), il sera nécessaire de mettre en place des stratégies pour réduire les émissions de GES sans provoquer des dommages sur le plan économique, social et environnemental. L’élevage est responsable actuellement de 37% des émissions de méthane, de 65% des émissions de dioxyde d’azote et de 9% des émissions de dioxyde de carbone.

 C’est pourquoi l’Inra, en association avec 25 partenaires, lance le projet européen AnimalChange (AN Integration of Mitigation and Adaptation options for sustainable Livestock production under climate CHANGE).

L’ambition de ce projet est de déterminer, en fonction de paramètres climatiques, économiques, énergétiques et liés à l’agriculture, les caractéristiques des systèmes d’élevage du futur. Concrètement, les partenaires d’AnimalChange développeront une série de scénarios, de modèles biophysiques et socio-économiques, qu’ils associeront à l'expérimentation. Ils pourront ainsi explorer des scénarios futurs pour le secteur de l'élevage ainsi que pour l’évolution du CO2 atmosphérique. Ils proposeront notamment des systèmes de développement durable de l’élevage en Europe, Afrique du nord et sub-saharienne et en Amérique latine.

 Les partenaires d’AnimalChange informeront par la suite les politiques publiques de développement et proposeront des actions de coopération avec les petits éleveurs des pays en voie de développement sélectionnés.

 AnimalChange réunit 25 partenaires publics et privés issus de 12 pays européens, du Sénégal, de Turquie, d’Afrique du Sud, du Brésil, du Kenya et de Nouvelle-Zélande.

Son budget global est de 12,8 millions d’euros dont 9 millions sont financés par la Commission Européenne dans le cadre du 7ème PCRD sur une durée de 4 ans (2011-2015).

 source : INRA

09:45 Publié dans 1. Prospective, Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/03/2011

Changement climatique et agriculture : scénario noir

Un réchauffement d’au moins 2,4 degrés de la température du globe d’ici 2020 combiné à un important accroissement de la population risque de créer des pénuries mondiales dans la production des principales cultures, selon un rapport d’experts privés publié par l’Universal Ecological Fund, une organisation non gouvernementale argentine.

La production mondiale de blé subirait un déficit de 14% par rapport à la demande d’ici dix ans. Ce chiffre serait de 11% pour le riz et de 9% pour le maïs. Le soja est la seule culture majeure qui connaîtrait une augmentation de sa production, permettant un excédent de 5% sur la demande, selon cette projection.

L’Inde, second producteur mondial de riz et de blé, pourrait subir une diminution de jusqu’à 30% de ces deux récoltes. En revanche, la Chine, plus grand producteur de riz et de blé et second de maïs devrait accroître ces productions de 20%.

En Europe, les pays du Nord, comme la Suède ou la Norvège, bénéficieront du réchauffement pour voir leurs rendements de blé grimper de 3 à 4% d’ici 2020, selon ce rapport.

Mais les pays européens du bassin méditerranéen dont l’Italie, l’Espagne et la France subiraient une baisse de 10% de l’ensemble de leurs récoltes, surtout des raisins dont ils représentent ensemble aujourd’hui 30% de la production mondiale.

L’Amérique latine et les Caraïbes devraient voir leurs récoltes de blé, de riz, de maïs et de soja diminuer de 2,5 à 5% d’ici dix ans, mais le Brésil et l’Argentine devraient pouvoir accroître leur production de soja de 21 et 42% respectivement.

En Amérique du Nord, une baisse des précipitations va surtout toucher les Etats-Unis, notamment l’ouest, posant des problèmes d’irrigation et affectant diverses productions. Si les auteurs prévoient une certaine augmentation des rendements de blé dans les Grandes Plaines, ils prédisent une réduction des récoltes de maïs et de soja dans la « Corn belt ».

Enfin l’Afrique devrait voir les deux tiers de ses terres arables disparaître d’ici 2025 en raison de la sécheresse.

Cette étude a été jugée erronée et alarmiste par des experts du climat. Certains jugent en effet qu'il faudrait en effet non pas 9 ans mais « plusieurs décennies » pour que les moyennes augmentent de 2,4 degrés celsius, et que les rejets de CO2 ont une incidence non pas immédiate mais perceptible des dizaines d’années après. Les auteurs de l'étude ont rétorqué qu'ils s'étaient basés sur l’augmentation de l’ensemble des gaz à effet de serre calculée par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dans son bulletin de novembre 2009. 

10:52 Publié dans Alimentation et consommation, Climat, Environnement, Production et marchés | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/02/2011

Attitudes et comportements des Français en matière d’environnement

Dans une enquête réalisée à la demande de l’ADEME, le CREDOC fait le point sur les attitudes et comportements des Français en matière d’environnement. Cette enquête montre que le concept de développement durable fait son chemin dans l’opinion, les personnes en ont une idée de plus en plus précise et la notion s'élargit au-delà de l'environnement (33% des interviewés l’envisagent sous un jour économique et 18% y apposent une de ses implications sociales).

Les différentes facettes de la consommation durable pourraient être regroupées en deux grandes catégories : « consommer moins » qu’il s’agisse d’éviter le gaspillage, de consommer des produits plus robustes, de réduire sa consommation en général ou de louer et échanger des produits ; et « consommer mieux » des produits différents : plus respectueux de l’environnement, fabriqués localement, ou issus du commerce équitable. Il est intéressant de constater que ces deux visions de la consommation durable sont aussi présentes l’une que l’autre dans l’opinion (respectivement 77% et 76%).

Pour 46% des enquêtés, la consommation durable signifie avant tout d’éviter le gaspillage, 44% parlent de consommer des produits plus respectueux de l’environnement, et 38% évoquent la consommation de produits locaux (+10 points en un an).

Mais force est de constater que le grand public émet des doutes sur l’information délivrée sur les produits respectueux de l’environnement : seuls 31% pensent que l’information sur les produits respectueux de l’environnement est scientifiquement fondée et seuls 25% la jugent claire.

Les personnes interrogées semblent mitigées concernant la mise en place d’un affichage environnemental : 52% jugent cette information utile mais 46% pensent qu’il s’agira d’une étiquette de plus qu’ils ne regarderont pas. La principale attente d’étiquetage environnemental concerne les produits alimentaires, loin devant les produits d’entretien, d’hygiène et de beauté et les autres catégories de produits proposées.

L’alimentation fait ainsi office de porte d’entrée dans une consommation plus responsable, et cela d’autant plus que les actes d’achats alimentaires sont plus fréquents que les achats d’autres biens et services.

Voir aussi : scénarios du CAS sur la consommation durable à 2030.

11:16 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Equitable made in france

 

Ethiquable, entreprise coopérative du Gers, spécialiste du commerce équitable, lance ce printemps une gamme à la fois équitable, bio et locale en collaboration avec des producteurs français. Cette gamme, baptisée « Paysans d'Ici », propose 16 produits (piment d'Espelette, jus de tomate de Marmande, crème de châtaigne de l'Aveyron…) développés avec neuf groupements de producteurs.

De son côté, Alter Eco, le spécialiste du commerce équitable habituellement tourné vers les pays du sud, a engagé un partenariat avec une coopérative agricole biologique de Poitou-Charentes. Il garantit une rémunération minimale aux 120 producteurs de cette coopérative. Le prix payé par Alter Eco pour la tonne de lentilles, haricots blancs ou de blé figurera sur l'étiquette des produits.

 

Sources : Ethiquable, Alter Eco.

10:12 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/02/2011

Gaspillage et compétitivité

Le Value Chain Management Centre (VCMC) canadien envisage la lutte contre le gaspillage comme un moyen d'améliorer la compétitivité du secteur agro-alimentaire, tout en préservant l'environnement.

Dans une étude, les auteurs estiment qu'à cause du gaspillage (entendu comme la différence entre ce qui est produit et ce qui est consommé), le Canada perd 20 milliards d'euros par an soit 40% de la production agricole et 2% du PIB.

Selon cette étude, les consommateurs finaux sont responsables de plus de 50% du gaspillage (cliquer pour agrandir) :

gaspillage canada graph.jpg



Le VCMC cite des exemples d'entreprises ayant réussi à réduire leurs coûts de 20% et à augmenter leurs ventes de 10% en améliorant l'organisation de leur chaîne de valeur.

09:53 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement, IAA | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook