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01/10/2012

Information et affichage environnementaux dans le secteur alimentaire

Depuis une dizaine d’années, les initiatives d’information environnementale destinées à éclairer les décisions d’achats des consommateurs se développent. Si elles ont d'abord été initiées par des acteurs privés (en particulier les distributeurs), aujourd’hui les acteurs publics commencent à jouer un rôle plus actif et des processus expérimentaux sont actuellement en cours en France et au niveau de l’Union européenne. Le secteur agroalimentaire est particulièrement concerné par ces processus.

Afin de mettre en évidence les zones de convergence entre toutes les parties prenantes et d’identifier les points qui restent à débattre, l’Iddri et l’ambassade de la Nouvelle-Zélande à Paris ont organisé un atelier sur l’affichage environnemental dont un document synthétise les principaux points.

Il en ressort que, pour l'instant, l'affichage environnemental sert davantage à documenter les évolutions et améliorations des pratiques le long de la chaîne alimentaire qu'à modifier les comportements de consommation.

Les aspects méthodologiques (quels indicateurs retenir ?), l'accès aux données, la présentation la plus pertinente de cette information pour une meilleure compréhension du consommateur restent des questions très délicates. Elles renforcent la nécessité d’une expérimentation illustrant les écueils potentiels et les solutions possibles.

Source : IDDRI


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10/09/2012

Changement climatique et prairies : le projet VALIDATE

Le 22 juin 2012 a eu lieu le colloque de restitution des résultats du projet VALIDATE à Clermont-Ferrand : Vulnérabilité des prairies et des élevages au changement climatique et aux événements extrêmes. Ce projet financé de 2008 à 2012 par l'Agence Nationale de la Recherche était coordonné par l'INRA et associait onze laboratoires (INRA, CEA et CNRS).  Il avait pour but d'étudier les impacts de la variabilité future du climat sur la production fourragère et les élevages herbagers, en combinant différentes approches : expérimentation, modélisation biotechnique et modélisation socio-économique.

Les chercheurs ont utilisé des scénarios climatiques régionalisés, comportant une augmentation de la fréquence et de l'intensité des vagues de chaleur et des épisodes de sécheresse, ainsi qu'une augmentation de la concentration atmosphérique en CO2. Les résultats indiquent une baisse de productivité de 20% à 30% pour les prairies permanentes de moyenne montagne sous climat 2070. En revanche, l'augmentation de la concentration atmosphérique en CO2 pourrait limiter les impacts négatifs des vagues de chaleur et sécheresse sur les prairies. En plaine, les variétés de prairies d'origine méditerranéenne apparaissent plus résilientes que les variétés d'origine tempérée.

Des pistes d'adaptation à l'échelle de la parcelle et de l'exploitation agricole ont pu être proposées. Ainsi, l'augmentation du potentiel de production herbagère au printemps et à l'automne pourrait être valorisée à l'avenir et permettre de pallier des risques accrus de déficits estivaux.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 Source : INRA 

16:25 Publié dans Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

Le réchauffement climatique associé à un rétrécissement des feuilles d'arbres ?

Jusqu'à présent, les chercheurs ont surtout étudié l'impact du changement climatique sur la durée des cycles phénologiques (ex : avancée des dates de floraison), mais peu sur les changements morphologiques des végétaux. Une étude australienne, publiée dans Biology Letters, montre pour la première fois que le réchauffement climatique pourrait être associé à un rétrécissement des feuilles d'arbres.

Les auteurs de l'étude ont réalisé deux types de comparaison. Premièrement, ils ont mesuré la taille des feuilles du bois de reinette (arbuste de la famille des érables, Dodonaea viscosa) sur un gradient de 600 km de latitude et 1000 m d'altitude, associé à un climat plus ou moins chaud (274 mesures). Les résultats montrent que plus les climats sont chauds et secs, plus les feuilles sont réduites. Ensuite, ils ont comparé ces mesures actuelles avec la taille de 255 feuilles conservées dans des herbiers des années 1880. Les résultats indiquent un rétrécissement de 2 mm, soit une largeur réduite de 40 % en un peu plus d'un siècle.

Etant donné que dans le sud de l'Australie, la température a augmenté de 1,2°C entre 1950 et 2005, ces résultats suggèrent une bonne capacité adaptative de l'arbuste, sur une période relativement courte (de l'ordre du siècle). Il était connu que les plantes vivant en milieu aride avaient des feuilles réduites limitant l'évapotransipiration, mais une telle adaptation n'avait jamais été mesurée. Les chercheurs s'interrogent maintenant sur les facteurs explicatifs de cette adaptation (génétiques ou autres ?). Ils soulignent qu'il conviendrait de compléter ces travaux en étudiant d'autres caractéristiques anatomiques des feuilles et d'autres espèces d'arbres.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 Source : Biology Letters

 

 

16:21 Publié dans Agronomie, Climat, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/09/2012

Biodiversité alimentaire pour une alimentation durable

La FAO et Biodiversity International ont récemment publié un ouvrage qui préconise d'agir pour promouvoir à la fois une alimentation soutenable et la biodiversité alimentaire. Aujourd'hui, en plus des 900 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde, un milliard et demi souffrent de surpoids ou d'obésité et environ deux milliards ont des carences en micronutriments. Alors que les besoins alimentaires d'une population mondiale croissante ont été jusqu'à présent abordés en termes de quantités suffisantes, la question de la qualité doit maintenant être traitée.

Selon les auteurs, le développement de l'agriculture industrielle et du transport à grande échelle a conduit à une simplification des régimes alimentaires et à une dépendance vis-à-vis d'un nombre limité d'aliments. Actuellement, trois cultures vivrières (maïs, blé et riz) couvrent 60% de l'énergie alimentaire d'origine végétale au niveau mondial. Et les méthodes de production modernes de ces denrées jouent un rôle important dans la régression de la diversité génétique végétale et animale.

Il existe pourtant des exemples de réintroductions réussies dans les régimes alimentaires, de plantes traditionnelles un temps délaissées, ayant bénéficié à la fois aux consommateurs et aux petits exploitants agricoles.

Les auteurs de ce rapport incitent donc à favoriser des régimes alimentaires soutenables, « qui font que la consommation d'aliments s'effectue avec moins d'eau et moins d'empreinte carbone et qui promeuvent l'utilisation de la biodiversité alimentaire, notamment les aliments traditionnels et locaux, avec leurs nombreuses espèces et variétés riches en nutriments ».

 

Clément Villien, Centre d'études et de prospective

Source : FAO 

16:19 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/09/2012

Qualité sanitaire des produits de l'agriculture urbaine

Plébiscitée pour ses bénéfices sociaux et en termes d'approvisionnement local en produits frais, l'agriculture urbaine connaît actuellement un véritable essor. Elle pose toutefois la question de la qualité sanitaire des produits puisque ces derniers sont davantage exposés à la pollution atmosphérique (trafic routier dense, activités industrielles) que ceux de l'agriculture en milieu rural.

Pour la première fois, une équipe de chercheurs allemands a étudié les liens entre niveau de trafic routier et contamination en métaux des légumes produits en ville. Ils ont mesuré la concentration en cadmium, chrome, plomb, zinc, nickel et cuivre des parties comestibles de différents fruits (tomate), tubercules (pomme de terre), légumes-feuilles (bette) et herbes (persil) produits dans Berlin, et les ont comparés aux concentrations de légumes de supermarchés. Ils ont également pris en compte la distance des sites de production à la route la plus proche, le nombre de véhicules et la présence de bâtiments entre la route et le site de production (effet barrière).

L'étude révèle que :

- les légumes produits en ville ont des concentrations en métaux plusieurs fois plus élevées que ceux des supermarchés, ce qui peut engendrer des risques importants pour la santé humaine, surtout en cas de consommation quotidienne ;

- contrairement à l'idée répandue selon laquelle les légumes-feuilles et les herbes accumulent plus de métaux que d'autres types de légumes, la contamination n'est pas significativement différente d'un type de légume à l'autre ;

- la présence d'un trafic routier très important entraîne une augmentation de la teneur en plomb de tous les types de légumes.

Les chercheurs soulignent l'importance de l'effet barrière des bâtiments entre les routes et les zones de production légumière en ville (réduction des flux de polluants dans l'atmosphère). Ils concluent que d'autres travaux seront toutefois nécessaires pour produire des recommandations fiables en termes d'aménagement urbain et pour concilier bénéfices sociaux et sécurité sanitaire de l'agriculture urbaine.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Revue Environmental Pollution, juin 2012


 

16:19 Publié dans Agronomie, Environnement | Lien permanent | Tags : agriculture urbaine |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/09/2012

Réduction des herbicides : 10 ans d'essai à l'INRA

Depuis 2000, l'Inra a mis en place sur le centre de Dijon Epoisses une expérimentation sur des systèmes de culture avec usage réduit en herbicides. Ces systèmes sont basés sur la protection intégrée des cultures, qui repose sur une combinaison de leviers techniques limitant le potentiel de développement des adventices et permettant de réduire l'usage des herbicides. Ces leviers sont les suivants :

- raisonnement du travail du sol pour gérer le stock de semences,

- adaptation des dates de semis pour esquiver les levées d'adventices,

- choix de variétés compétitives,

- désherbage mécanique au cours du cycle cultural pour détruire les plantules déjà levées,

- et le principal levier : diversification des successions de cultures, avec introduction de cultures de printemps (tournesol, sorgho, etc.) et de cultures étouffantes vis-à-vis des mauvaises herbes (triticale).

Les résultats de 10 ans d'essais montrent que la combinaison de ces différents leviers permet de maîtriser les adventices de façon satisfaisante, tout en ayant très peu recours aux herbicides. Certains leviers sont toutefois difficiles à mettre en œuvre dans les exploitations : les systèmes de culture sont en effet plus complexes et plus difficiles à gérer ; ils peuvent générer des problèmes d'organisation du travail. Ils engendrent une baisse de rentabilité économique estimée par l'Inra à 100 euros/ha en contexte de prix moyens, en grande partie due au manque de productivité et de débouchés des cultures de diversification.

Ainsi, la question de la rentabilité des cultures de diversification, ainsi que celle de l'accompagnement des agriculteurs et des acteurs du développement agricole seront déterminantes dans la réduction collective des usages d'herbicides.

L'expérimentation va se poursuivre afin de vérifier que la maîtrise des adventices peut être maintenue à plus long terme et afin d'étudier les impacts des systèmes de cultures à bas niveau d'herbicides sur d'autres critères (biodiversité, qualité de l'eau, etc.).

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 

Source : INRA


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04/09/2012

Impact de l'accumulation de nanoparticules dans le sol

Une équipe de recherche californienne a constaté que l'accumulation de certaines nanoparticules (oxyde de zinc et de cérium principalement) dans les sols cultivés pouvait avoir un impact non négligeable sur les productions végétales et en particulier sur le soja, particulièrement sensible. Une expérience de culture de soja en serre sur un sol contenant ces deux métaux a démontré que l'oxyde de zinc se concentrait dans les parties comestibles de la plante et que le cérium inhibait la croissance de la plante. L'accumulation de nanoparticules dans le sol peut avoir différentes origines, dont les moteurs diesel d'utilisation courante dans les campagnes.

L'étude des nanotechnologies est active au niveau national. L'Agence nationale de la recherche consacre son cahier de juillet 2012 à cette thématique et a financé 62 projets de recherche sur cette thématique depuis 2005.

 

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

 Sources : PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America)

 Les Cahiers de l'ANR n°5

11:37 Publié dans Agronomie, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/09/2012

Etude collective Inra : les cultures intermédiaires et leurs rôles dans les bilans d'eau, d'azote et autres services écosystémiques

Le 28 juin a eu lieu le colloque de restitution de l'étude Réduire les fuites de nitrates au moyen des cultures intermédiaires, commanditée par les ministères de l'Agriculture et de l'Ecologie, et réalisée par l'Inra. Cette étude vise à fournir aux pouvoirs publics un ensemble actualisé de connaissances et références agronomiques sur les conditions d'efficacité des cultures intermédiaires pour la réduction des fuites de nitrates et plus généralement sur le rôle des cultures intermédiaires dans les bilans d'eau, d'azote et autres services écosystémiques, et ce dans différents contextes pédoclimatiques. Elle doit en effet contribuer à préparer le 5e programme d'action de réduction des teneurs en nitrates des eaux (démarrage en 2013).

Après une analyse bibliographique de près de 800 références scientifiques, les chercheurs ont conclu que les cultures intermédiaires étaient efficaces, « dans la plupart des situations testées, pour réduire la lixiviation et la concentration nitrique de l'eau de drainage, avec un taux de réduction généralement supérieur à 50% », les effets étant toutefois variables en fonction du contexte pédoclimatique et du système de culture. L'impact de la culture intermédiaire sur la culture suivante (en termes de rendements) est généralement positif, avec là encore une importante variabilité des résultats, sauf pour les légumineuses qui ont toujours un effet favorable. L'implantation d'une culture intermédiaire représente toutefois un coût pour l'agriculteur (semence, main-d'oeuvre, etc.) estimé entre 54 et 110 euros/ha.

L'étude bibliographique a été complétée par une analyse par simulation dans différents contextes agronomiques et pédoclimatiques (types de sol, successions de cultures, modes de gestion de l'interculture, types de cultures intermédiaires, dates d'implantation de ces couverts, etc.) qui confirment les conclusions de la bibliographie.

Les auteurs précisent qu'il existe toutefois un besoin d'approfondissement de certaines connaissances (impacts des cultures intermédiaires sur les bioagresseurs, optimisation des itinéraires techniques et aide à la décision, etc.).

Les résultats de l'étude ont donné lieu à un résumé, une synthèse, un rapport et des présentations qui sont disponibles sur le site.


Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

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29/06/2012

Rapport de la Cour des comptes européenne sur le système de contrôle des produits bio

Alors que le marché des produits biologiques a pris de l'ampleur ces dernières années, la Cour des comptes européenne (CCE) vient de sortir un audit sur l'efficacité du système de contrôle de la production biologique : les organismes concernés par le contrôle et leur façon d'exercer leurs responsabilités. Le document conclut sur l'existence de certaines faiblesses dans le système de contrôle de la production sous certification biologique : certifications inadéquates, application inégale des sanctions vis-à-vis des non conformités de production, pas d'informations suffisantes sur la régularité annuelle des contrôles, traçabilité des produits qui pourrait être mieux assurée notamment lors des passages aux frontières et pour les importations de pays tiers, etc. Les auditeurs de la CCE ont ainsi procédé à un exercice pour remonter la chaîne de production de 85 produits de différentes origines (dont la France). En trois mois, 60% des producteurs ont pu être identifiés, le reste n'étant pas possible à cause d'informations incomplètes. Au bout de 6 mois, 32% des produits ne pouvaient toujours pas être tracés jusqu'au producteur.

La CCE recommande de renforcer la supervision par les autorités nationales des organismes de contrôle, d'améliorer des échanges d'information entre États membres, de s'assurer du respect des règles de traçabilité des produits et d'accroître la surveillance de la Commission européenne sur les systèmes de contrôle nationaux. Le rapport ajoute également que la Commission européenne doit s'assurer des modes de contrôle et de supervision de la production biologique dans les pays tiers où la production biologique est déjà reconnue comme équivalente.

 

Thuriane Mahé, Centre d'études et de prospective

Source : Communiqué de presse du 26/6/2012, « Rapport spécial de la Cour des comptes européenne: Le système de contrôle de la production biologique », CCE.

14:58 Publié dans 2. Evaluation, Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent | Tags : bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

Expertise scientifique collective sur les flux d'azote liés aux élevages

 

 

Les ministères en charge de l'Agriculture et de l'Écologie ont demandé en 2010 une expertise scientifique collective (ESCO) à l'INRA pour « faire un bilan de l'état des connaissances scientifiques sur les flux d'azote en élevage et leur devenir, afin de mieux comprendre le rôle de l'élevage dans les pollutions liées à l'azote et d'identifier les leviers permettant de réduire les pressions de l'azote sur l'environnement ». Cette expertise, appuyée sur un corpus bibliographique de 1330 références biotechniques, économiques et sociales, vient de faire l'objet d'un rapport final.

 

Il en ressort notamment que la contribution de l'élevage aux émissions d'azote est importante et que la concentration des élevages favorise fortement les excédents d'azote. Pour améliorer l'efficience de l'azote au niveau de l'exploitation, les chercheurs soulignent l'importance des modalités de gestion des effluents d'élevage (bâtiment, stockage, épandage), et l'importance des prairies, du pâturage, des légumineuses et des CIPAN (cultures intermédiaires pièges à nitrate) qui recyclent efficacement l'azote.

 

Le traitement technologique des effluents d'élevage pourrait faciliter l'exportation de l'azote vers des régions non excédentaires et donc une meilleure répartition spatiale des apports en azote organique. Cette piste est toutefois insuffisamment étudiée aujourd'hui. Une autre piste pourrait être une relocalisation partielle des activités d'élevage, une approche toutefois difficile à mettre en œuvre et qui ne pourrait s'envisager qu'au cas par cas.

 

Concernant la mise en œuvre d'outils économiques, une politique de quotas (i.e. fixer un niveau maximal de surplus d'azote) présente le double avantage d'être efficace au niveau environnemental (si les quotas sont respectés) et de pouvoir être différenciée en fonction de la sensibilité des territoires. Mais elle pose le problème des coûts de transaction et de contrôle qui peuvent être très élevés.

 

 

Les auteurs mettent également en évidence quatre priorités de recherche, à savoir : la dynamique de l'azote au sein des systèmes de production ; le développement d'outils d'aide à la décision pour les éleveurs et leurs conseillers ; l'insertion territoriale des élevages et de leurs filières ; l'efficacité des politiques environnementales.

 

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Inra

 

 

14:44 Publié dans Enseignement et recherche, Environnement, Exploitations agricoles | Lien permanent | Tags : élevage |  Imprimer | | | | |  Facebook

28/06/2012

Portail des zones agro-écologiques

Un nouveau portail en ligne de la FAO et de l'Institut international pour l'analyse des systèmes appliqués (IIASA), le portail des zones agro-écologiques (GAEZ), est un outil de planification servant à recenser les zones pouvant accroître leur production vivrière. Dans certaines régions, la FAO estime ainsi que la production actuelle est à 30-40 % de son potentiel, en particulier en Afrique subsaharienne.

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Le premier pas déterminant pour intensifier durablement la production sera de combler les écarts de rendement qui continuent à affecter le secteur agricole dans de nombreuses régions du monde. En effet, les rendements céréaliers du continent africain ont longtemps tourné autour de 1,2 tonne l'hectare, contre un rendement moyen d'environ 3 tonnes l'hectare dans le monde en développement.

Ce nouveau portail en ligne de la FAO et de l'IIASA entend renforcer la capacité des planificateurs et des décideurs d'estimer les potentiels et la variabilité de la production selon différents contextes environnementaux et scénarios de gestion, prenant en compte notamment les conditions climatiques, les régimes de gestion, les disponibilités d'eau et les niveaux d'intrants.

 

Sources : FAO 

Voir aussi la publication de Laurence Roudart


24/06/2012

Vers un retour du cheval de trait en viticulture ?

Depuis quelques années, de plus en plus de viticulteurs font le choix de réintroduire le cheval comme outil de travail dans leur exploitation. On ne peut pas quantifier précisément le phénomène mais il prend de l'ampleur et concerne des surfaces non négligeables. Certains lycées agricoles commencent même à proposer des formations en attelage de chevaux. En Bourgogne, plus d'une dizaine de prestataires en traction animale sont installés au service des viticulteurs et plus de 200 ha y sont labourés à cheval. Plusieurs vignobles prestigieux ont fait le choix du cheval, sans pour autant communiquer sur cette pratique.

Le cheval peut être utilisé pour une diversité d'opérations (labour, désherbage, binage, épandage du fumier) ou encore pour transporter le raisin lors des vendanges. D'après ses partisans, il évite le tassement des sols. Dans les exploitations en agriculture biologique en particulier, où les passages sont très nombreux, la traction animale améliore l'aération du sol et l'accès à l'eau par les racines de la vigne. Elle offre également la possibilité d'accéder à des parcelles très pentues ou plantées en rangs très serrées, où le passage du tracteur est difficile. Elle peut aussi réduire le bilan carbone de l'exploitation.

En termes de performances économiques, les coûts de production en traction animale semblent légèrement supérieurs, en raison du besoin accru en main-d'œuvre et d'une vitesse de travail inférieure. En Bourgogne, les viticulteurs ont estimé que le surcoût dû à la traction animale correspondait « au prix d'un bouchon supplémentaire par bouteille de vin ».

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Sources : Aujourd'hui en France, 13 juin 2012, La Nouvelle République, 20 janvier 2012

14:31 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Agronomie, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/06/2012

Les prélèvements d'eau liés aux activités humaines (dont l'irrigation) contribueraient à l'élévation du niveau des océans

Une étude japonaise, parue dans la revue Nature Geoscience, tend à démontrer que l'utilisation de l'eau par l'homme affecte le niveau global des océans et pourrait avoir contribué pour 42% à l'élévation observée dans la seconde moitié du XXe siècle.

Jusqu'à présent, les scientifiques expliquaient la hausse du niveau des océans par des facteurs climatiques (expansion thermique, fonte des glaciers et calottes glaciaires, etc.). Mais ces facteurs ne contribuaient que pour 1,1 mm/an au 1,8 mm/an de hausse observée. Cette étude, modélisant les variations des flux et stocks de ressources en eau dues aux activités humaines, montre que ces dernières sont responsables d'une élévation du niveau des océans de 0,77 mm/an entre 1961 et 2003.

Si les réservoirs artificiels et barrages causent une baisse du niveau des océans en retenant une quantité importante d'eau sur les continents, l'utilisation croissante des eaux souterraines, notamment pour l'irrigation des terres agricoles, entraîne à l'inverse une élévation notable du niveau des océans car une grande majorité de cette eau « terrestre » rejoint ensuite les rivières puis les océans.

Les auteurs de l'étude soulignent que des incertitudes demeurent et qu'il serait nécessaire d'améliorer les simulations en approfondissant la représentation dynamique des eaux souterraines. Ils concluent que les pompages d'eau dans les nappes phréatiques, réalisés localement, n'en ont pas moins des conséquences globales, dont il conviendrait de tenir compte pour une gestion durable des ressources en eau.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

16:19 Publié dans Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

30/05/2012

Effets du changement climatique sur les ravageurs

En Suisse, le centre de recherche Agroscope a étudié les effets du changement climatique sur le comportement d'un insecte ravageur des pommiers et poiriers, le carpocapse. En partenariat avec MétéoSuisse, les travaux ont consisté à coupler des projections climatiques régionalisées pour 10 sites en Suisse, avec un modèle permettant de prévoir le développement des ravageurs.

Les résultats montrent que ces insectes seront plus nombreux et présents plus longtemps dans les cultures fruitières : développement plus précoce, apparition de générations supplémentaires, meilleures conditions de reproduction.

D'après les chercheurs, il est crucial de développer des stratégies de lutte durables. En particulier, ils mettent en garde sur l'utilisation accrue de pesticides qui pourrait contribuer à l'émergence de populations résistantes. D'après Jörg Samietz, chef du groupe Zoologie d’Agroscope, «davantage d'exploitations fruitières devront se convertir à la confusion sexuelle et la lutte avec les auxiliaires, les adversaires naturels des ravageurs, va prendre de l’importance.»

Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

 Source : Agroscope

15:50 Publié dans 3. Prévision, Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/05/2012

Perspectives de l'environnement à l'horizon 2050

 Perspectives de l'environnement de l'OCDE à l'horizon 2050 est une exercice de projection sur les questions d'environnement au niveau mondial, réalisé par l'OCDE et l'Agence néerlandaise de l'environnement. Il offre un panorama large des principales tendances en cours et des conséquences de leur prolongement pour 4 grands enjeux environnementaux : changement climatique, biodiversité, ressource en eau et liens santé/environnement.

 

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15:00 Publié dans 1. Prospective, 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook