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28/06/2012

Portail des zones agro-écologiques

Un nouveau portail en ligne de la FAO et de l'Institut international pour l'analyse des systèmes appliqués (IIASA), le portail des zones agro-écologiques (GAEZ), est un outil de planification servant à recenser les zones pouvant accroître leur production vivrière. Dans certaines régions, la FAO estime ainsi que la production actuelle est à 30-40 % de son potentiel, en particulier en Afrique subsaharienne.

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Le premier pas déterminant pour intensifier durablement la production sera de combler les écarts de rendement qui continuent à affecter le secteur agricole dans de nombreuses régions du monde. En effet, les rendements céréaliers du continent africain ont longtemps tourné autour de 1,2 tonne l'hectare, contre un rendement moyen d'environ 3 tonnes l'hectare dans le monde en développement.

Ce nouveau portail en ligne de la FAO et de l'IIASA entend renforcer la capacité des planificateurs et des décideurs d'estimer les potentiels et la variabilité de la production selon différents contextes environnementaux et scénarios de gestion, prenant en compte notamment les conditions climatiques, les régimes de gestion, les disponibilités d'eau et les niveaux d'intrants.

 

Sources : FAO 

Voir aussi la publication de Laurence Roudart


24/06/2012

Vers un retour du cheval de trait en viticulture ?

Depuis quelques années, de plus en plus de viticulteurs font le choix de réintroduire le cheval comme outil de travail dans leur exploitation. On ne peut pas quantifier précisément le phénomène mais il prend de l'ampleur et concerne des surfaces non négligeables. Certains lycées agricoles commencent même à proposer des formations en attelage de chevaux. En Bourgogne, plus d'une dizaine de prestataires en traction animale sont installés au service des viticulteurs et plus de 200 ha y sont labourés à cheval. Plusieurs vignobles prestigieux ont fait le choix du cheval, sans pour autant communiquer sur cette pratique.

Le cheval peut être utilisé pour une diversité d'opérations (labour, désherbage, binage, épandage du fumier) ou encore pour transporter le raisin lors des vendanges. D'après ses partisans, il évite le tassement des sols. Dans les exploitations en agriculture biologique en particulier, où les passages sont très nombreux, la traction animale améliore l'aération du sol et l'accès à l'eau par les racines de la vigne. Elle offre également la possibilité d'accéder à des parcelles très pentues ou plantées en rangs très serrées, où le passage du tracteur est difficile. Elle peut aussi réduire le bilan carbone de l'exploitation.

En termes de performances économiques, les coûts de production en traction animale semblent légèrement supérieurs, en raison du besoin accru en main-d'œuvre et d'une vitesse de travail inférieure. En Bourgogne, les viticulteurs ont estimé que le surcoût dû à la traction animale correspondait « au prix d'un bouchon supplémentaire par bouteille de vin ».

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Sources : Aujourd'hui en France, 13 juin 2012, La Nouvelle République, 20 janvier 2012

14:31 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Agronomie, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/06/2012

Les prélèvements d'eau liés aux activités humaines (dont l'irrigation) contribueraient à l'élévation du niveau des océans

Une étude japonaise, parue dans la revue Nature Geoscience, tend à démontrer que l'utilisation de l'eau par l'homme affecte le niveau global des océans et pourrait avoir contribué pour 42% à l'élévation observée dans la seconde moitié du XXe siècle.

Jusqu'à présent, les scientifiques expliquaient la hausse du niveau des océans par des facteurs climatiques (expansion thermique, fonte des glaciers et calottes glaciaires, etc.). Mais ces facteurs ne contribuaient que pour 1,1 mm/an au 1,8 mm/an de hausse observée. Cette étude, modélisant les variations des flux et stocks de ressources en eau dues aux activités humaines, montre que ces dernières sont responsables d'une élévation du niveau des océans de 0,77 mm/an entre 1961 et 2003.

Si les réservoirs artificiels et barrages causent une baisse du niveau des océans en retenant une quantité importante d'eau sur les continents, l'utilisation croissante des eaux souterraines, notamment pour l'irrigation des terres agricoles, entraîne à l'inverse une élévation notable du niveau des océans car une grande majorité de cette eau « terrestre » rejoint ensuite les rivières puis les océans.

Les auteurs de l'étude soulignent que des incertitudes demeurent et qu'il serait nécessaire d'améliorer les simulations en approfondissant la représentation dynamique des eaux souterraines. Ils concluent que les pompages d'eau dans les nappes phréatiques, réalisés localement, n'en ont pas moins des conséquences globales, dont il conviendrait de tenir compte pour une gestion durable des ressources en eau.

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

16:19 Publié dans Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

30/05/2012

Effets du changement climatique sur les ravageurs

En Suisse, le centre de recherche Agroscope a étudié les effets du changement climatique sur le comportement d'un insecte ravageur des pommiers et poiriers, le carpocapse. En partenariat avec MétéoSuisse, les travaux ont consisté à coupler des projections climatiques régionalisées pour 10 sites en Suisse, avec un modèle permettant de prévoir le développement des ravageurs.

Les résultats montrent que ces insectes seront plus nombreux et présents plus longtemps dans les cultures fruitières : développement plus précoce, apparition de générations supplémentaires, meilleures conditions de reproduction.

D'après les chercheurs, il est crucial de développer des stratégies de lutte durables. En particulier, ils mettent en garde sur l'utilisation accrue de pesticides qui pourrait contribuer à l'émergence de populations résistantes. D'après Jörg Samietz, chef du groupe Zoologie d’Agroscope, «davantage d'exploitations fruitières devront se convertir à la confusion sexuelle et la lutte avec les auxiliaires, les adversaires naturels des ravageurs, va prendre de l’importance.»

Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

 Source : Agroscope

15:50 Publié dans 3. Prévision, Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/05/2012

Perspectives de l'environnement à l'horizon 2050

 Perspectives de l'environnement de l'OCDE à l'horizon 2050 est une exercice de projection sur les questions d'environnement au niveau mondial, réalisé par l'OCDE et l'Agence néerlandaise de l'environnement. Il offre un panorama large des principales tendances en cours et des conséquences de leur prolongement pour 4 grands enjeux environnementaux : changement climatique, biodiversité, ressource en eau et liens santé/environnement.

 

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15:00 Publié dans 1. Prospective, 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Territoire durable 2030

La mission prospective du MEDDTL (ministère de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement) pilote le programme « Territoire durable 2030 » visant à « co-construire des scénarios de développement durable des territoires à l'horizon 2030 ». Initié en 2010, ce programme de prospective territoriale aborde « toutes les dimensions économiques, sociales, écologiques, climatiques, énergétiques et institutionnelles ».

La combinaison de deux types de facteurs, (1) déterminants territoriaux (caractéristiques en termes de gouvernance, foncier, formes économiques et sociales, etc.) et (2) niveaux de richesse produits ou existants sur les territoires (richesses économiques, naturelles et humaines) a conduit à construire quatre scénarios.

Pages de CGDD Territoires 2030.jpg


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14:56 Publié dans 1. Prospective, Environnement, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

30/04/2012

Wal-Mart lance le suivi d'indicateurs de la durabilité des produits de ses fournisseurs

Après les indicateurs GlobalGAP de bonnes pratiques agricoles, de sécurité sanitaire et de bien-être des travailleurs dans l'agriculture, la grande distribution des pays anglo-saxons et leurs fournisseurs collaborent au sein du consortium privé The Sustainability Consortium pour mettre en place un système de suivi de l'impact sur la durabilité des produits de consommation de masse. Wal-Mart est la première entreprise du consortium à mettre en œuvre le suivi de ces indicateurs de durabilité dans sa chaîne d'approvisionnement.

 Le groupement The Sustainability Consortium (TSC) regroupe des grandes entreprises de production et de distribution de produits de grande consommation soucieuses de bâtir des filières d'approvisionnement durables : Wal-Mart, Tesco, Ahold, Delhaize, Marks & Spencer côté distributeurs ; BASF, PepsiCo, McDonald's, Cargill, Unilever parmi beaucoup d'autres côté industriels. Des ONG comme le Fonds mondial pour la nature WWF participent au consortium pour assurer la crédibilité sociétale des indicateurs ; le département de recherche socio-économique LEI de l'Université de Wageningen aux Pays-Bas appuie le consortium dans la mise en place d'indicateurs de durabilité robustes d'un point de vue scientifique.

 Après avoir construit ensemble des indicateurs, pour suivre l'impact sur la durabilité des opérations de production des entreprises qui fournissent les supermarchés partenaires du consortium, la phase pilote de mesure et de suivi des indicateurs vient d'être inaugurée par Wal-Mart. Cette initiative d'ordre privée se focalise sur les relations inter-entreprises (B2B) au sein de la filière et ne se traduit pas à l'heure actuelle par de la communication au consommateur final. Elle est à mettre au regard de l'initiative française, pilotée par les pouvoirs publics, d'affichage environnemental des produits de grande consommation visant au contraire à signaler au consommateur la valeur environnementale de leurs achats.

Source : LEI, Wageningen

Voir aussi : NESE, « Vers un affichage environnemental sur les produits alimentaires : contexte, enjeux et méthodes »

 

 Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

15:00 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

27/04/2012

Lancement officiel de la Plate-forme scientifique et politique intergouvernementale sur la biodiversité

Le secrétariat de l'IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services), qui rassemble plus de 90 pays pour étudier les questions scientifiques et politiques concernant la biodiversité et les services écosystémiques sur le modèle du GIEC, sera basé à Bonn.

Le budget (entre 5 et 13 millions de dollars US) reste à déterminer, un fonds doit être créé pour recevoir les contributions des Etats, des organisations internationales et du secteur privé.

Un panel interdisciplinaire de scientifiques doit être formé qui devra être indépendant.

Source : IPBES

15:01 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Environnement, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : biodiversité |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/04/2012

Regards sur la Terre 2012

Fruit d’une coopération entre l’AFD (Agence française de développement), l’IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales) et le TERI (The Energy and Resources Institute), Regards sur la Terre décrypte chaque année la complexité des processus qui composent le développement durable. Cette année, l’ouvrage a pour thème Développement, alimentation, environnement : changer l’agriculture ?

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La première partie dresse le bilan de l’année 2011 : retour sur les dates qui ont marqué l’avancée des connaissances et la construction de l’action dans les domaines du climat, de la biodiversité, des ressources naturelles, de la gouvernance, de l’énergie, de la santé ou du développement ; analyse des événements clés et des tendances émergentes, identification des acteurs majeurs, des enjeux et des perspectives.

Le Dossier 2012 analyse le retour de l'agriculture sur le devant de la scène internationale. Mais si l’évidence d’un besoin d’investissements massifs dans le secteur agricole est aujourd’hui reconnue, d’importantes controverses demeurent. L’agriculture peut-elle être un moteur du développement ? Peut-elle assurer la sécurité alimentaire d’une population mondiale qui vient de franchir le cap des 7 milliards d’individus ? Comment concilier la production agricole avec les exigences du développement durable ? Un nouveau modèle doit-il être inventé ? Entre intérêt récent des investisseurs, débat sur les modèles de productions inscrits dans des réalités physiques, climatiques, environnementales et sociales, et réflexion sur nos modes de consommation et d’alimentation, l’agriculture, qui cristallise tant les espoirs que les résistances à la mondialisation, est aujourd’hui plus que jamais un enjeu de gouvernance mondiale.

14:53 Publié dans Climat, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/03/2012

Scénarios de réduction des émissions agricoles aux horizons 2020 et 2050

Une conférence, organisée par la chaire économie du climat, s'est tenue le 1er mars à l'université Dauphine autour des travaux du comité Trajectoires 2020-2050. Vers une économie sobre en carbone, présidé par Christian de Perthuis. Ces travaux visent à « analyser les conditions pour « décarboner » l'économie à 2050 dans les meilleures conditions économiques et sociales ».

Le comité a étudié 3 scénarios cohérents avec les objectifs politiques français : deux scénarios de 20% de réduction de GES en 2020 (objectif Européen), et un scénario de 25% à 30% de réduction à 2020 (promu par les ONG).

Un sous-chapitre du rapport consacré à une trajectoire « vers une agriculture écologiquement intensive », explore les voies pour réduire les émissions agricoles tout en maintenant sa capacité de production, en valorisant les services environnementaux et en adaptant le secteur aux effets du changement climatique. Les trois scénarios, basés sur des projections de l'INRA et sur l'expertise des membres du comité, convergent à 2050 sur une réduction de 50% des émissions agricoles, mais divergent sur les efforts à fournir d'ici 2020 (-15% d'émissions si l'on prolonge les tendances passées, -20% en jouant sur des pratiques agricoles "bien connues" : diagnostics énergétiques, fertilisation raisonnée, diversification des assolements, introduction de légumineuses, techniques culturales sans labours, amélioration de l’efficience dans les consommations énergétiques et méthanisation à la ferme).

Le comité souligne également que la modification des régimes alimentaires, notamment la diminution des rations moyennes de viande et de produits laitiers (cf le scénario Afterres 2050 de Solagro), constitue un levier important.

En conclusion, la division par deux des émissions agricoles en 2050 « ne sera atteignable que si des incitations puissantes sont mises en place ». L'instauration à grande échelle de crédits carbone, telle que l'expérience des crédits légumineuses par Invivo, pourrait devenir « un élément décisif d’introduction du signal prix pour la réduction des émissions de gaz non CO2 d’origine agricole et lever simultanément un certain nombre de barrières financières ».

 

Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

15:08 Publié dans 1. Prospective, Environnement | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

Le marché des produits biologiques à l’horizon 2015

Le marché du bio en France a doublé de taille en 5 ans pour atteindre 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2011. Le cabinet Xerfi dresse le panorama du secteur et en dessine les perspectives à l'horizon 2015.

La hausse constante de la demande en produits bio transformés incite de plus en plus d'industriels agroalimentaires à se lancer sur le créneau. De son côté, la grande distribution alimentaire continue d’étendre son offre bio, notamment à travers ses MDD (marques de distributeurs) et communique massivement sur ses prix bas. Enfin, les sociétés de restauration collective ont intégré des offres bio plus spécifiquement à destination des écoles, en lien avec l'objectif public de 20% de produits bio dans les menus des établissements publics en 2012. Du côté de la restauration commerciale, les offres bio sont moins représentées, même si quelques chaînes de restauration rapide surfent sur la vague du «fast good ».

Dans un contexte de dégradation de la conjoncture économique et de dépenses alimentaires contraintes, la croissance du marché alimentaire bio en France devrait, selon Xerfi, ralentir, pour plafonner à une augmentation de 5% en 2015, avec un chiffre d'affaires de 4,5 milliards d'euros.

De plus, les opérateurs devront tenir compte d’autres aspirations de consommation qui se développent, notamment la notion de proximité devenue une valeur incontournable dans la filière alimentaire.Ce «locavorisme» montant est une opportunité pour les acteurs du bio «made in France», mais aussi une menace dans la mesure où il représente «une offre concurrente pour le consommateur souvent infidèle et zappeur».

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

15:04 Publié dans 3. Prévision, Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Résultats du programme Grandes cultures économes et publication d'un cahier des charges

Le 13 février 2012 étaient restitués à Paris les résultats du programme Grandes cultures économes, qui ont donné lieu également à la publication d'un cahier technique par le Réseau agriculture durable et les CIVAM.

Les performances économiques et environnementales des 56 fermes engagées dans le programme sont particulièrement intéressantes : réduction de 50% de l'usage des pesticides, réduction de 20% des consommations d'énergie et des émissions de gaz à effet de serre, respect de la bonne qualité chimique de l'eau tout en maintenant les marges et les revenus. Le programme se distingue également par l'investissement important sur les méthodes d'accompagnement du changement et la co-construction de nouveaux systèmes de production avec les agriculteurs, le conseil agricole et la recherche.

Le principal levier mobilisé dans les études de cas présentées est la rotation des cultures, qui permet de lutter contre les adventices et les ravageurs, d'introduire des légumineuses et des cultures économes ou nettoyantes, de mieux répartir les pointes de travail sur la campagne culturale et de diversifier les revenus pour être plus robuste face aux aléas.

 Ce travail a abouti à la rédaction d'un cahier des charges qui pourrait déboucher sur une mesure agri-environnementale permettant d'accompagner les agriculteurs qui souhaitent faire évoluer leur système de production.

 

Julien Vert, Centre d'études et de prospective

14:45 Publié dans Agronomie, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Lancement d'un projet européen sur les nouveaux systèmes agricoles

Le projet européen Cantogether (Crops and Animals Together), piloté par l'Inra et réunissant 27 partenaires, a été lancé le 29 février 2012 dans le but de concevoir de nouveaux systèmes agricoles qui associent productions animales et végétales, dans un contexte actuel « de changement climatique, de déclin de la biodiversité, d'épuisement des énergies fossiles et de pénuries d'eau ».

Ce projet s'appuie sur un réseau de 24 fermes expérimentales ou commerciales (réparties dans les différents pays partenaires) afin de prendre en compte la diversité socio-économique, la diversité des sols et des climats de l'Europe.

Dans ces situations sont déjà mis en œuvre de nouveaux systèmes agricoles associant cultures et productions animales avec un objectif d'efficience maximale grâce au recyclage total des effluents d'élevage, grâce à la recherche de l'autonomie alimentaire par le développement des cultures de légumineuses, grâce à la production d'énergie renouvelable par la méthanisation ou la culture de biomasse spécifique, grâce aussi à l'instauration d'échanges entre exploitations à l'échelle du territoire local. Ces études de cas seront ainsi sources d’inspiration pour concevoir des systèmes innovants et lieux de test de leur faisabilité.

Le projet Cantogether, dont le budget atteint 4,1 millions d'euros, est subventionné par le 7e programme-cadre de la Commission européenne à hauteur de 3 millions d'euros. 

14:42 Publié dans Agronomie, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

Croissance de l'irrigation non durable

Dans un article paru dans la revue Water Ressources Research, des chercheurs du Department of Physical Geography de l'Université d'Utrecht aux Pays-Bas ont réalisé une cartographie des pays et régions du monde où l'irrigation n'est pas durable.

 En utilisant des bases de données géographiques et hydrographiques ainsi que des observations par satellites, ils ont en effet réalisé une modélisation des besoins en eau agricole à l'échelle planétaire, afin d'estimer la part d'eau non renouvelable dans les usages agricoles :

 

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 NB : « eau verte » : eau de pluie temporairement stockée dans le sol ; eau « bleue » : eau des rivières, lacs, réservoirs, terres humides, etc. (cliquer pour agrandir)

 

Selon ces auteurs, l'usage d'eau non renouvelable a triplé depuis les années 1960 et les tendances futures (croissance de la population et de la demande alimentaire) risquent d'accroître encore la pression sur cette ressource, particulièrement en Inde, au Pakistan, en Chine, en Iran et au Mexique.

14:41 Publié dans Environnement | Lien permanent | Tags : eau |  Imprimer | | | | |  Facebook

Le manioc offre de fortes opportunités pour l'adaptation au changement climatique

Des chercheurs du Centre international d'agriculture tropicale, basé en Colombie, ont mis en évidence dans une publication scientifique que le manioc pouvait être le meilleur pari pour les agriculteurs africains menacés par le changement climatique, du fait de sa productivité à hautes températures et de sa capacité à croitre dans des sols pauvres et par manque d'eau. Sous différents modèles expérimentés par les chercheurs, le manioc a montré de meilleures performances que la pomme de terre, le maïs, le haricot, la banane, le millet et le sorgho. L'étude précise que le manioc est la deuxième source la plus importante d'hydrates de carbone en Afrique sub-saharienne après le maïs et qu'il est consommé par environ 500 millions de personnes chaque jour.

Les auteurs soulignent également qu'il est nécessaire de relancer la recherche sur le manioc, qui n'a pas bénéficié de la même attention que le maïs ou le riz, et notamment en ce qui concerne les moyens permettant de lutter contre les maladies et les ravageurs.

Source: Lettre Hebdo Afdi, 385

 

14:39 Publié dans Agronomie, Environnement, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook