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05/05/2010

Déchets alimentaires : la stratégie britannique

Le WRAP (Waste and Resources Action Programme) a publié les résultats d'une enquête sur les volumes de rejets et déchets issus de la chaîne alimentaire (aliments/boissons, emballages et autres) à 4 stades: fabrication, distribution, commerce de détail et ménages.

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Les coûts associés aux déchets alimentation/emballage sont estimés à 17 Mds£, dont 12 Mds£ pour les seuls ménages.

Le gaspillage alimentaire est un sujet récurrent dans la presse britannique et fait partie des priorités du gouvernement britannique dans les efforts de limitation des émissions des GES au Royaume-Uni, mais aussi de sécurité alimentaire au niveau international. En 2009, Hilary Benn annonçait le programme « War on waste ». Selon le WRAP, la campagne nationale lancée en 2007 « Love food, hate waste » aurait évité 137 000 tonnes de déchets en 2 ans, et épargné 300 M£.

Cyril Portalez

Conseiller agricole au Royaume-Uni

 

14:04 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

22/04/2010

Bilan économique et environnemental des OGM

Les progrès en matière de biologie cellulaire et moléculaire ont permis le développement de semences génétiquement modifiées pour des plantes résistantes aux herbicides et à certains insectes. Introduites en 1996 aux Etats-Unis, leur usage s'est développé largement pour les culture de maïs, soja et coton.

Ce rapport
de l'Académie des sciences américaine dresse un bilan économique et environnemental de l'usage de ces semences. Les bénéfices sont au départ nombreux mais pourraient fortement diminuer dans le temps à cause d'un usage dominant des semences. Certains risques liés au développement d'une résistance des plantes concurrentes augmentent en effet avec la part des cultures génétiquement modifiées. Du point de vue environnemental, la dépendance à un seul herbicide (le glyphosate) serait moins efficace sur le long terme. Les semences de maïs et de coton exprimant une toxine insecticide semblent plus efficaces pour limiter l'usage d'insecticides dans la durée .

Le bilan économique est plus positif avec une réduction des coûts de production ou une hausse de la productivité soit par des rendements, soit par un travail simplifié pour les agriculteurs. Néanmoins, les effets sur les productions conventionnelles n'ont pas été étudiés. Enfin, peu d'éléments sont connus sur le bilan social de l'introduction des cultures OGM.

Le rapport recommandent le développement de l'évaluation des OGM, une collaboration entre administration, universités et acteurs de terrain pour maîtriser et documenter l'apparition d'adventices résistantes, l'étude des effets sur la qualité de l'eau ainsi que le développement de semences OGM d'intérêt général, c'est-à-dire avec des caractéristiques d'adaptation au climat ou de meilleure qualité nutritionnelle.

Thuriane Mahé

10:09 Publié dans 2. Evaluation, Environnement | Lien permanent | Tags : ogm |  Imprimer | | | | |  Facebook

CCAT : un outil de simulation de l'impact des directives environnement et bien-être animal

Le 30 mars 2010 s'est tenu à la DG Recherche à Bruxelles une réunion de travail des usagers finaux de l'outil CCAT (Cross Compliance Assessment Tool).

L'outil CCAT parvient à simuler de façon satisfaisante l'impact de l'application des directives environnement et bien-être animal sur les coûts de production ainsi que l'évolution de l'offre agroalimentaire sur les marchés. Notamment, les résultats de l'impact sur la production agricole sont visualisés par des cartes à l'échelle régionale (NUTS2) générées automatiquement par le modèle. En revanche, les composantes bien-être animal et surtout le module d'impact environnemental, paysager et sur la biodiversité nécessitent d'être renforcés.

L'intérêt principal de CCAT est que le modèle et toutes ses bases de données seront disponibles aux usagers finaux tels que le MAAP, afin de simuler l'impact de modifications futures du paquet conditionnalité ou pour mettre à jour la base de données actuelles afin de mieux calibrer le modèle aux conditions nationales pour servir d'outil d'évaluation.

Pour plus d'information et pour une assistance technique : http://www.ccat.wur.nl/UK/

Le compte-rendu de Jo Cadilhon (CEP)

 

10:03 Publié dans 2. Evaluation, 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/04/2010

Gestion durable des ressources en eau dans le secteur agricole

L'agriculture est le principal utilisateur d'eau dans la plupart des pays. Ce secteur est également confronté à l'énorme défi d'augmenter considérablement la production de produits alimentaires d'ici 2050 en consommant moins d'eau, principalement en raison des pressions croissantes résultant de l'urbanisation, de l'industrialisation et du changement climatique. La part de l'agriculture dans la consommation totale d'eau est en effet, selon les prévisions, appelée à diminuer à l'avenir :


ocdeeau.jpgDans ce contexte, il est important qu'à l'avenir les agriculteurs reçoivent les bons signaux pour augmenter l'efficacité de l'utilisation de l'eau et améliorer sa gestion à usage agricole, tout en préservant les écosystèmes aquatiques.

Ce rapport de l'OCDE offre une profusion d'informations sur les tendances récentes et des perspectives sur l'utilisation des ressources en eau dans l'agriculture, en intégrant notamment les impacts du changement climatique.

Il examine les résultats obtenus par certains pays de l'OCDE en matière de gestion de leurs ressources en eau à usage agricole, en se concentrant sur l'ampleur des subventions accordées aux agriculteurs pour leur besoin en eau, les mesures de protection contre les inondations et les sécheresses et l'organisation et la gestion des institutions liées à l'eau et au secteur agricole.

Il propose enfin des recommandations politiques concrètes.

 

10:31 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent | Tags : eau |  Imprimer | | | | |  Facebook

Durabilité des biocarburants

En décembre 2008, les dirigeants européens ont conclu un accord sur une nouvelle Directive énergie renouvelable, qui requiert de chaque Etat membre que 10% de ses besoin en carburants de transports proviennent de sources d'énergie renouvelables, notamment les biocarburants, l'hydrogène et l'électricité verte, d'ici 2020.

La directive établit également des critères de durabilité pour les biocarburants. Elle oblige les Etats membres à s'assurer qu'ils offrent au moins 35 % d'économies d'émission de carbone par rapport aux énergies fossiles. Ce chiffre devrait se monter à 50 % en 2017 et 60 % en 2018

Toutefois, des inquiétudes sont apparues selon lesquelles accroître la production de biocarburants résulterait en une déforestation massive et aurait un impact grave sur la sécurité alimentaire, car les cultures énergétiques remplaceraient les autres utilisations des terres (ce qu'on appelle le « changement indirect d'utilisation des sols »).

Un rapport, élaboré pour la Commission européenne par l'IFPRI, a conclu que le changement indirect d'utilisation des sols a un effet important sur la durabilité environnementale des biocarburants. Néanmoins, il affirme que les objectifs d'énergie renouvelable de l'UE actuels sont assez faibles pour assurer la durabilité environnementale des biocarburants.

Ce rapport est le premier d'une série de quatre études que la Commission a commandé sur le sujet.

Le rapport de l'IFPRI (125 p.)

09:59 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/04/2010

Croissance des surfaces en bio en Europe

 Un rapport publié par Eurostat montre qu'entre 2005 et 2008 les superficies destinées à l'agriculture biologique dans les 27 pays de l'UE ont augmenté de 21%. Elles représentaient 7,8 millions d'hectares en 2008. Les cinq premiers pays sont l'Espagne (1,3 million d'hectares), l'Italie (un million), l'Allemagne (0,9 million), le Royaume- Uni (0,7 million) et la France (0,6 million).

En pourcentage de SAU consacrée à l'agriculture bio, l'Autriche reste en tête avec près de 16%, suivie par la Suède (10%) et l'Italie (9%).

 En ce qui concerne les types de cultures, 44% sont des pâturages et des prairies, 37% des cultures, et 10% des cultures permanentes. Les 9% restants correspondent à des terres en jachère ou non exploitées. Parmi les cultures arables, la part la plus importante revient aux céréales (44%), suivies des fourrages herbacés (42%). Les légumes frais ne représente que 4%.

Les plus fortes hausses de superficies consacrées au bio entre 2005 et 2008 se sont produites en Pologne, Lituanie, Espagne et Belgique.

10:48 Publié dans Environnement | Lien permanent | Tags : bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

Changement climatique et biodiversité

Les chercheurs de l'université de Bonn et de celle Yale ont publié une étude qui vise à quantifier et à modéliser, à l'échelle régionale, l'impact potentiel du changement climatique sur la diversité de la flore. Après avoir examiné plusieurs espèces de plantes que l'on peut trouver dans différentes régions dans les conditions climatiques actuelles, ils ont tout étudié les interdépendances, auxquelles ils ont ensuite appliqué 18 scénarios de changement climatique à l'horizon 2100.

Les conclusions de l'étude indiquent que les régions froides et humides de la planète pourraient servir de refuge à un nombre plus important d'espèces, mais aussi que les régions chaudes et sèches pourraient devenir des milieux hostiles à la diversité végétale.

Les chercheurs estiment qu'ils ne peuvent prédire la manière dont la biodiversité d'une région donnée s'adaptera à ces nouvelles conditions, mais, d'après eux, la redistribution massive des espèces végétales entraînera, dans le monde entier, une uniformisation de la végétation au niveau régional, au détriment d'espèces uniques qui se sont adaptées à des conditions d'habitat particulières.

En conclusion, les auteurs soulignent la nécessité d'une politique forte pour le climat, car « la biodiversité est le fondement même de l'existence humaine ».

Etude parue dans la revue Proceedings of the Royal Society London

 

10:30 Publié dans 3. Prévision, Climat, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/03/2010

Améliorer les légumineuses pour réduire l'empreinte carbone

Un nouveau projet d'un montant de 1,5 million de livres couvrant une période de 3 ans et demi, sous la coordination du John Innes Centre, un institut du Biotechnology and Biological Sciences Research Council (BBSRC) du Royaume-Uni, s'efforcera de trouver de nouveaux moyens pour mettre au point des variétés de pois améliorées et accroître l'absorption d'engrais azotés dans la culture de légumineuses.

Claire Domoney, de cet institut, déclare que « des pois de haute qualité atteindront un prix élevé sur le marché des produits alimentaires ». « Si nous pouvons encourager un plus grand nombre d'agriculteurs à les planter comme cultures de rotation, cela permettra de réduire l'empreinte carbone de l'agriculture britannique en réduisant les quantités d'engrais azotée requises ».

Le projet est cofinancé par le BBRSC et le DEFRA. Il a notamment pour partenaires la Food and Environment Research Agency, la Processors and Growers Research Organisation (PGRO) et Campden BRI, avec des contributions commerciales de Bird's Eye, The Co-operative, Limagrain, Thermo Fisher Scientific, Premier Foods, Pinguin Foods et Horticultural Development Company (HDC).

 

08:55 Publié dans 4. Politiques publiques, Energie, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/03/2010

Le marché de la biodiversité en plein essor

De même qu'il existe des bourses du carbone permettant de compenser les émissions de gaz à effet de serre en achetant des crédits de C02, des mécanismes ont été imaginés pour protéger la biodiversité. Ils visent à réparer l'impact laissé sur les écosystèmes par les grands ouvrages d'aménagement (routes, activité commerciale, industrielle.. ,) en finançant, via l'achat de crédits, des «actifs naturels» protégés.

A l'heure actuelle, 39 gouvernements nationaux ou régionaux ont mis en place des mécanismes de compensation de la biodiversité et 25 autres projets sont en cours d'expérimentation à travers le monde, selon une étude sur ces marchés de la biodiversité présenté début mars par Ecosystem Marketplace, une ONG américaine.

Si le phénomène est en plein boom, il reste pour l'instant limité : 86000 hectares sont ainsi sous protection et les transactions concernées seraient comprises entre 1,3 et 2,1 milliards d'euros, à comparer avec les transactions sur le marché du carbone (120 milliards d'euros en 2008).

En France, CDC-biodiversité, une filiale de la Caisse des dépôts, a lancé en mai 2009, un projet pilote sur la plaine de la Crau. Les premiers crédits devraient être vendus en avril.

L'étude (85 p).

 

12:05 Publié dans Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/02/2010

Progression des OGM dans le monde

L'International Service for the Acquisition of Agribiotech Applications (ISAAA), une organisation en partie financée par les grands semenciers, a publié en février 2010 son bilan annuel sur l'état des cultures biotechnologiques dans le monde.

Selon ses chiffres, 134 millions d'hectares d'OGM étaient cultivés dans le monde en 2009, soit une progression de 7% des surfaces par rapport à 2008. Quatorze ans après le démarrage commercial des OGM, le rythme de leur essor tend toutefois à ralentir : il y a trois ans, il était encore de 13% (cliquer pour voir le graphique en grand).

 

carte OGM.jpg

Les principaux utilisateurs d'OGM sont les États-Unis (64 millions d'hectares), le Brésil (21,4 millions) et l'Argentine (21,3 millions). Viennent ensuite l'Inde (8,4 millions), le Canada (8,2 millions), la Chine (3,7 millions), le Paraguay (2,2 millions) et l'Afrique du Sud (2,1 millions). Tous les autres pays restent en deçà de la barre du million d'hectares.

Les OGM représentent ainsi 9 % des cultures mondiales. Mais ce chiffre cache d'énormes disparités en fonction des cultures et des régions du monde : plus des trois quarts des superficies dédiées au soja sont OGM, le coton transgénique, qui perce en Inde et en Afrique, représente un plant sur deux, et pour le maïs, la proportion est de 26 %.

D'ici à 2015, l'ISAAA considère que la barre des 200 millions d'hectares d'OGM plantés dans le monde pourrait être franchie, grâce notamment à l'arrivée d'un « maïs anti-sécheresse » dans les campagnes des Etats-Unis dès 2012. L'intérêt de la Chine pour le riz et le maïs transgéniques laisse également présager une expansion des superficies dédiées aux cultures biotechnologiques.

Les Amis de la Terre critiquent ces chiffres et mettent l'accent sur la baisse des surfaces en Europe où, compte tenu de l'hostilité des opinions publiques, les surfaces cultivées en OGM ont reculé en moyenne de 12 % l'an dernier.

surface OGM UE 2008-2009.jpg

 

 

 

 

 

 

Sources : ISAAA, Global Status of Commercialized Biotech/GM Crops: 2009, Executive Summary (44 p.)

Les Amis de la Terre, Who benefits from GM crops? (43 p.)

11:27 Publié dans 3. Prévision, Environnement, Filières agricoles, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : ogm |  Imprimer | | | | |  Facebook

17/02/2010

Extension de la consommation bio

La consommation de produits biologiques s'étend, selon le Baromère de l'Agence Bio 2009 : elle convainc de nouveaux adeptes, gagne le terrain de la restauration hors-foyer et s'étend à de nouveau types de produits (poisson, vins..).

Cependant, elle ne représente encore que 1,7% de la consommation alimentaire totale, et reste socialement marquée. Le prix reste en effet le principal frein à l'achat.

Les principaux chiffres

Le baromètre



14:43 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/02/2010

L'Inde prudente sur les OGM

Le gouvernement indien a décidé de retarder le lancement d'une aubergine génétiquement modifié. Il souhaite attendre les résultats de nouveaux tests scientifiques sur l'impact des OGM sur la santé et l'environnement.

L'Inde est le premier producteur d'aubergines au monde et en cultive plus de 4 000 variétés différentes.

Cette décision intervient alors que le ministre indien de l'Agriculture, Sharad Pawar, soutient l'introduction de cette aubergine GM dans la production agricole du pays. Elle représente alors une victoire politique pour Jairam Ramesh, ministre de l'environnement,  qui  a sillonné toute l'Inde pour rencontrer la population et l'interroger sur ce projet de commercialisation d'aubergine GM. Dans sa grande majorité, la population était opposée à ce projet.  Si certains jugent que les cultures OGM pourraient permettre d'augmenter les ressources alimentaires des Indiens, Jairam Ramesh évoque "des craintes très sérieuses émises dans certaines régions sur la possibilité que Monsanto contrôle notre chaîne alimentaire si l'aubergine GM est approuvée".

Si l'aubergine transgénique BT Brinjal est la première culture comestible à laquelle la mise sur le marché a été, pour l'heure, interdite, l'Inde a déjà autorisé l'introduction de cultures OGM : en 2002, le BT Cotton a été mis sur le marché et a rencontré un vif succès. Selon certaines études, 85 % du coton indien est désormais issu de cette semence et la production nationale a doublé en sept ans.

 

16:03 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent | Tags : inde |  Imprimer | | | | |  Facebook

12/02/2010

Réduction des pesticides en France : quels impacts ?

Cette étude, menée à la demande des Ministres de l'agriculture et de l'environnement et coordonnée par l'INRA, propose un état des lieux sur l'utilisation des pesticides en France métropolitaine, et sur les connaissances disponibles concernant les effets agronomiques et économiques d'une réduction de leur usage en agriculture.

L'INRA a mobilisé à cet effet des données et connaissances d'origines variées. A cette fin, environ 80 chercheurs, ingénieurs, spécialistes de  terrain et techniciens agricoles ont travaillé en groupes. A partir des données agronomiques et économiques disponibles, des modèles ont permis de simuler les effets, en termes de production, marges et IFT (Indice de fréquence de traitement), d'une généralisation de certaines stratégies économes en pesticides ou d'une combinaison, en grandes cultures, de plusieurs types de stratégies.

Des scénarios ont été réalisés en appliquant aux régions, puis à l'ensemble du territoire métropolitain, un même niveau de rupture. Ces scénarios correspondent à des simulations technico-économiques à l'échelle nationale, qui ne prennent pas en compte les freins à l'adoption de certaines techniques, ni le comportement des acteurs face aux risques et aux changements.

Les résultats font apparaître que l'engagement du Grenelle de l'environnement de réduire les pesticides de moitié en moyenne par rapport au niveau actuel impliquerait le passage de la totalité de l'agriculture française en production intégrée, et engendrerait des baisses de production (en valeur) estimées à 12% en grandes cultures, 24% pour la viticulture et 19% pour les fruits.

Un objectif de réduction autour de 30% serait possible avec des changements de pratiques substantiels, mais sans bouleversement majeur des systèmes de production, et avec des effets sur les niveaux de production et les marges variables selon les secteurs de production et les niveaux de prix. En grandes cultures, qui représentent la majorité des surfaces et de l'utilisation des pesticides, les marges seraient peu ou pas touchées dans le contexte de prix de 2006, mais une baisse de production d'environ 6% serait observée.

L'étude propose en outre un schéma pour un réseau d'acquisition et de diffusion de références agronomiques allant d'expérimentations innovantes à l'adoption dans des fermes pilotes, et complété par un système d'information permettant de coordonner et consolider l'acquisition de connaissances, et d'en assurer la diffusion.

- les principaux résultats (8 pages)

- la synthèse de l'étude (92 pages)

 

14:05 Publié dans Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/02/2010

La Chine se tourne vers les OGM dans l'approvisionnement alimentaire

Avec plus d'1,3 milliard de personnes à nourrir, le gouvernement chinois a défini la sécurité alimentaire comme l'un de ses projets phares du plan de développement national. Il s'est fixé comme objectif d'accroître la production céréalière de 50 millions de tonnes entre 2009 et 2020.

Pour ce faire, le recours aux OGM n'est pas exclu : le gouvernement a publié, le 31 janvier 2010, un document visant à faire avancer l'industrialisation des cultures génétiquement modifiées sur la base d'une évaluation scientifique et de gestion conformément à la loi. Par précaution, les administrations de la santé mettront bientôt en place un système de surveillance, afin de signaler des effets indésirables.

Le gouvernement devrait approuver la plantation commerciale d'organismes génétiquement modifiés de riz dans les 3 ou 5 prochaines années. Le Ministère avait déjà octroyé des certificats de sécurité à d'autres cultures OGM comme le coton en 1998 et la tomate et le poivron en 1999, mais jusqu'ici, aucune souche de riz n'avait encore reçu l'approbation pour une utilisation généralisée. La Chine pourrait ainsi devenir le premier pays à cultiver commercialement du riz génétiquement modifié, adoptant ainsi une politique assez différente de la politique indienne.


Sources :

China Daily, 04/02/10

Académie Chinoise des Sciences, 08/02/10

12:04 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent | Tags : ogm |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/02/2010

Eau et biocarburants à l'horizon 2030

Dans cette étude, quatre scénarios contrastés de développement des biocarburants de première ou de deuxième génération à l'horizon 2030 servent à évaluer les pressions induites sur la ressource en eau. L'analyse se place à l'échelle de bassins hydrographiques dans deux bassins considérés, ceux des agences de l'eau Seine-Normandie et Adour-Garonne. Les scénarios sont définis par un niveau de production allant de 5 à 20 Mtep. Dans les paramètres des scénarios, les surfaces mobilisées, actuellement utilisées pour des productions à vocation non alimentaire pour l'Europe, s'étendent de 1,67 Mha à 6,9 Mha (soit ¼ de la SAU).

 

biocarb&eau.jpg

Plusieurs systèmes de cultures sont considérés : tendanciel, productif, priorité à l'environnement. Les impacts quantitatifs et qualitatifs sur l'état du milieu sont établis sur la base d'indicateurs de prélèvement, de nitrates et de pesticides, en comparaison à l'année de référence 2006. Par rapport à cette année, deux scénarios de tendanciel sur les biocarburants première génération ne permettent pas une amélioration du milieu ; deux scénarios sur les biocaburants deuxième génération premettent d'améliorer les pressions en particulier sur la qualité de l'eau en nitrates et pesticides. Un des scénarios deuxième génération est volontairement environnemental et améliorant pour le milieu.

Le compte-rendu par Thuriane Mahé (3 p.)

Le cahier du CLIP (102 p.)

 

15:05 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Energie, Environnement | Lien permanent | Tags : eau |  Imprimer | | | | |  Facebook