Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/10/2010

Triplement prévu de la production brésilienne d'éthanol

Selon une étude réalisée pour le compte du Ministère des Mines et de l´Energie (MME) brésilien, la production brésilienne d´éthanol devrait presque tripler d’ici 2019, pour atteindre les 64 milliards de litres. Une seconde étude prospective jusqu’en 2030 devra permettre ensuite d´établir une stratégie d´expansion de l´offre en énergie durable par le gouvernement.

Le directeur du Département des biocarburants renouvelables du MME estime qu’environ 5 milliards de dollars USD devrait être investis dans le secteur éthanol au cours des cinq prochaines années, entre la production, la distribution etla recherche. Les pétroliers qui sont récemment entrés de plain-pied dans la production au Brésil (notamment Petrobras en partenariat avec Tereos, Shell en partenariat avec l’éthanolier brésilien Cosan et BP) seraient les principaux responsables de ces investissements.

Tout en annonçant ces grandes perspectives de production, le Brésil ne néglige pas son image sociale et environnementale. Deux usines productrices de sucre et d´éthanol viennent d’obtenir un label vert («selo verde»), décerné par le réseau brésilien de l´Agriculture Durable (affilié à l’ONG Rainforest Alliance), label qui atteste des bonnes pratiques environnementales et sociales sur les parcelles de canne-à-sucre exploitées par les entreprises.

Source : Le B de BRIC, Service économique Brésil, DG Trésor

16:47 Publié dans 3. Prévision, Biomasse/Biocarburants, Environnement, Exploitations agricoles | Lien permanent | Tags : brésil |  Imprimer | | | | |  Facebook

Pêche et aquaculture : ressources et politiques

Un rapport de l'OCDE sur les ressources marines et les pêcheries propose une vision des enjeux actuels. Il est rappelé que près de 40% de la ressource prélevée par les pêches ou produite par aquaculture est vendue à l'international, ce qui en fait un type de commodités alimentaires parmi les plus échangées.

Le rapport présente d'abord un historique des pêcheries nord atlantique et européennes en précisant les conditions qui en ont fait une industrie agro-alimentaire avec quelques autres débouchés. L'état des lieux des stocks, des volumes prélevés, des pêcheries et des volumes issus de l'aquaculture montre un essor de l'aquaculture. La part de l'aquaculture dans la production a progressé de 3% de la production en poids en 1970 à 36% en 2006, et se situe essentiellement dans les pays en développement ou émergeant (Chine notamment). La perche du Nil et les algues cultivées font partie des produits ayant connu un boom spectaculaire. Au final, les volumes produits en croissance sont surtout ceux de l'aquaculture.

fisheries.gif

Le document précise les enjeux environnementaux qui apparaissent de plus en plus brutaux. Diminution des stocks, pertes de fertilité, espèces invasives, changement climatique et pollutions marines sont autant de dangers sur la ressource naturelle. A cet enjeu s'ajoute celui des pêcheries non réglementées (pêches illégales, non rapportées ou tout simplement pirates) qui augmentent la pression déjà forte sur les ressources maritimes. Les prix de valorisation de certains produits sont suffisamment attractifs et les sanctions faibles.

Côté demande, les tendances de consommation, la globalisation et l'industrialisation agro-alimentaires ont également une influence sur le secteur de la pêche.

Le rapport conclut sur les principaux enjeux pour l'industrie. L'enjeu de repenser les subventions dans le secteur de la pêche sur des critères de coût-efficacité est rappelé, ainsi que les différentes réformes en cours (PCP etc.). La question de l'effet des subventions non durables est posée, et le rapport souligne finalement que toute crise dans la gestion internationale d'une ressource commune doit pouvoir aboutir à une réforme équitable et durable.

Thuriane Mahé (Centre d'études et de prospective)

 

Occupation et utilisation des sols en Europe

Pour la première fois, l'Union Européenne publie des données sur l'utilisation des sols dans ses pays membres. Les forêts et autres terres boisées couvrent près de 40% de la superficie totale de l'UE, les sols cultivés près d'un quart et les prairies un cinquième, tandis que les zones bâties ainsi que les autres zones non-bâties, telles que les routes et chemins de fer, représentent 4% de la superficie totale.

En ce qui concerne l'utilisation socio-économique des sols, plus de 40% de ceux-ci sont utilisés pour l'agriculture et près de 30% pour la sylviculture. L'utilisation des sols à des fins résidentielles, commerciales et industrielles concerne un peu plus de 10% de la surface totale de l'UE.

Les plus fortes proportions de sols cultivés sont observées au Danemark (48%), en Hongrie (47%), en Pologne (36%), en République tchèque (35%), en Allemagne et en Italie (33% chacun) ainsi qu'en Espagne et en France (30% chacun).

Si la France est connue pour sa couverture de sols partagée presque équitablement entre forêts, prairies et sols cultivés, l'utilisation des sols marque la prépondérance des activités agricoles. Plus de la moitié (54%) des sols est utilisée pour l'agriculture, 23 % pour la sylviculture et 12 % pour le commerce, les services, le logement, l'industrie et le transport.

Ces données publiées Eurostat sont basées sur les résultats d'une enquête à grande échelle réalisée en 2009, l'enquête aérolaire sur l'utilisation et la couverture des sols (dite LUCAS, Land Use/Cover Area frame Survey). La base de données qui en résulte est unique, les données étant entièrement harmonisées et comparables en raison de définitions et de méthodologies communes dans les États membres.

11:57 Publié dans Environnement, Filières agricoles, Forêts Bois | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/10/2010

Changement climatique et risques d'incendies

Actuellement, environ un tiers de la surface forestière française, soit 5,5 millions d'hectares, présentent un risque important face aux feux de forêts. Selon un rapport de la mission interministérielle chargée d'évaluer les conséquences des changements climatiques sur l'aléa feux de forêts pour les décennies à venir, ces surfaces pourraient augmenter de 30% à l'échéance 2040 pour atteindre près de la moitié des surfaces forestières en 2050.

 L'extension des zones à risque concernerait principalement le massif aquitain et la Sologne. En effet, le quart Sud-ouest de la France souffrirait en 2040 d'un retour des conditions locales de l'été caniculaire de 2003, entre 1 année sur 2 et 3 années sur 4. La principale incertitude concernant cette zone est la capacité de rétention d'eau des sols qui est déterminante pour l'évolution du massif forestier.

 S'agissant de la forêt méditerranéenne, qui est actuellement la plus touchée par les feux de forêts, le rapport estime que ''le scénario d'altération durable de la végétation forestière résultant d'incendies répétés (plus de 4 en 50 ans) paraît tout à fait possible dès 2030''.

 Afin de réduire les risques, la mission préconise une série de mesures concernant notamment l'information du public, la lutte contre les incendies, la gestion forestière et l'aménagement du territoire. Actuellement estimé à plus de 500 millions d'euros par an, le coût de la prévention et de la lutte contre les feux de forêts devrait augmenter ''d'au moins 20% d'ici 2040'' afin de préserver le niveau actuel de protection.

16:30 Publié dans Climat, Environnement, Forêts Bois | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

17/09/2010

Adaptation au changement climatique en Afrique

Un document de discussion, produit par l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), s’est intéressé à l’adaptation au changement climatique dans le secteur agricole dans 10 pays d’Afrique subsaharienne : Burundi, Erythrée, Ethiopie, Kenya, Madagascar, République démocratique du Congo, Ouganda, Rwanda, Soudan et Tanzanie.

Il établit une liste de 26 stratégies d’adaptation – dont deux sont communes aux 10 pays, et cinq sont partagées par plus de cinq pays – et passe en revue les progrès enregistrés dans l’adaptation à des tendances climatiques imprévisibles.

Les sept principales stratégies :

1. Développer des variétés de cultures à croissance rapide et résistantes à la sécheresse

2. S’intéresser aux nouvelles sources d’énergies renouvelables telles que l’énergie solaire

3. Utiliser des petits barrages pour collecter les eaux de pluies

4. Procéder à des croisements pour produire des espèces plus résistantes ; réduire le nombre total de têtes de bétail par la vente ou l’abattage

5. Conserver le couvert végétal en instaurant des zones interdites au pâturage, et garder des animaux plus petits comme les moutons et les chèvres

6. Protéger et rétablir la végétation dans les zones dégradées

7. Développer des systèmes intégrés de réponse et de surveillance des maladies et de préparation aux urgences pour prévenir, atténuer et répondre aux épidémies agricoles.

10:04 Publié dans Climat, Environnement, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : afrique, adaptation |  Imprimer | | | | |  Facebook

Changement climatique en Chine

Le changement climatique pourrait entraîner une baisse de 13% des rendements agricoles d'ici à 2050 en Chine, selon une étude chinoise publiée jeudi 2 septembre dans la revue Nature.

Menés par Shilong Piao du Centre de recherche sur le climat de l'université de Pékin, les scientifiques prédisent que la hausse des températures prévue de 1 à 5°C d'ici à 2100 en Chine en raison du changement climatique, devrait entraîner une réduction supplémentaire des réserves en eau pour l'agriculture, réduisant les rendements agricoles les années suivantes. Ils prévoient une baisse de rendement de 4 à 14% pour le riz, de 2 à 20% pour le blé et de 0 à 23% pour le maïs d'ici au milieu du 21e siècle.

Le climat est déjà devenu plus sec dans le Nord de la Chine qui détient selon eux 18% des ressources totales en eau et 65% des terres arables. Les températures plus élevées ont également entraîné une multiplication des insectes et nuisibles.

Or, la Chine devra accroître ses récoltes annuelles d'au moins 4 millions de tonnes de grains, durant les prochaines décennies, pour nourrir sa population croissante.

09:45 Publié dans Climat, Environnement | Lien permanent | Tags : climat, chine |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/09/2010

L'agriculture biologique en Europe

Selon le rapport publié par la Commission européenne l'Autriche, avec 15,5% des terres converties à l'agriculture biologique, arrive en tête des pays européens producteurs de bio, suivie par la Suède et l'Estonie (10,9% chacun). En nombre d'hectares cultivés, les premiers sont les Espagnols (1,1 million), suivis des Italiens (1 million), les Allemands (910.000) et les Britanniques (720.000).

Les Français sont en cinquième position, loin derrière, avec 580.000 hectares cultivés selon les normes bio, soit 2 % de la surface agricole totale. Un chiffre qui monte à 6,9% dans la région PACA.

carte bio UE.jpg

Sur l'ensemble de l'Europe, la surface consacrée au bio est passée de 4,3 à 7,6 millions d'hectares entre 2000 et 2008, soit 4,3 % de la surface totale.

Côté commerce, la part de marché des produits bio n'était que de 2% en 2007, soit 14,4 milliards d'euros, selon le rapport. En Italie, les importations de produits bio ont été multipliées par trois entre 2006 et 2008 tandis qu'en France, un tiers des importations concerne des produits exotiques, précise le document.

Le rapport passe en revue également les politiques de soutien à ce secteur.

 

15:29 Publié dans Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

27/08/2010

Bonduelle réduit les pesticides

Depuis deux ans, Bonduelle, leader mondial du légume industriel, expérimente dans huit fermes picardes pilotes un programme de réduction de 50 % des produits phyto-sanitaires dans les cultures légumières. En partenariat avec les chambres d'agricultures de Picardie, l'INRA (Institut national de recherche agronomique) et AgroTransfert (organisme émanant du conseil régional), ce programme représente un investissement de 1,5 million d'euros.

Ce plan, mené notamment avec les Chambres d'agriculture et l'Inra est issu d'une volonté de mener des cultures légumières dans le respect de l'objectif de Grenelle Ecophyto, qui vise à réduire de moitié l'usage des produits phyto-sanitaires à l'horizon 2018.

A terme, la modification des pratiques concernera ses 1500 fournisseurs, qui représentent 20.000 hectares.

Source : Agra presse

11:07 Publié dans Environnement, Exploitations agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

17/08/2010

Pénuries d'eau en Asie

Selon le Strategic Foresight Group, think tank indien, les bassins versants de l’Himalaya en Chine, Inde, Bangladesh et Népal, qui abritent près de 20% de la population de la planète, connaîtront d’ici 20 ans une réduction drastique de leurs ressources en eau du fait du réchauffement climatique .

Le Fleuve Jaune en Chine et le Gange en Inde, seront les cours d’eau les plus touchés, avec une perte estimée de 15% à 30% de leur débit du fait de la fonte des glaciers himalayens. D’ici 20 ans, les quatre pays d’Asie auront perdu 275 millions de milliards de m3, soit plus que la quantité d’eau totale disponible au Népal aujourd’hui.

Dans le même temps, la pression sur l’eau, notamment pour l’agriculture qui consomme en Chine plus de 60% de la ressource, ira en augmentant. En cumulant les autres facteurs (érosion des sols, inondations, pollution...), le think-tank prévoit une baisse de 30% à 50% des rendements en blé et en riz, en Chine et en Inde. Cela entrainera logiquement une hausse des importations de ces denrées de l’ordre de 200 à 300 millions de tonnes, faisant grimper les prix mondiaux.

Le Strategic Foresight Group appelle à un partage renforcé des données et à une politique conjointe de la gestion des ressources en eau, clé d’une diplomatie de l’eau.

Le résumé de l'étude (8 p.)

16:22 Publié dans Climat, Environnement, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : eau |  Imprimer | | | | |  Facebook

12/08/2010

Dissémination de colza OGM aux Etats-Unis

Dans une présentation au congrès annuel de la Ecological Society of America, des scientifiques de l'université de l'Arkansas ont étudié l'étendue de la dissémination de colzas OGM résistants à différents herbicides (glyphosate, glufosinate ou les deux) hors champs dans l'Etat du Dakota du Nord. Sur les 604 localisations étudiées sur près de 5000 km de long et à distances régulières, 46% avaient du colza dont 80% au moins OGM. Ces plants de colza OGM dispersés ont été trouvés dans des endroits très variés (bords de route et autoroutes, décharges, parcs, de magasins, de stations essences etc.).
Cette dispersion était anticipée par les autorités américaines depuis l'autorisation des variétés de colza au début des années 1990, d'après une communication à la BBC. Cependant, le transfert des traits génétiquement modifiées aux plantes proches sauvages (comme la moutarde) pourrait compliquer le contrôle de ces plantes adventices par les herbicides.
L'étendue de cette dissémination n'a pas de précédent aux Etats-Unis, d'après la chef de l'équipe qui a mené ces recherches.

Thuriane Mahé, CEP

Sources : Nature, BBC

15:03 Publié dans Environnement | Lien permanent | Tags : ogm, etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/07/2010

Climator: impacts régionaux du changement climatique

Le colloque CLIMATOR (17-18 juin 2010) a permis de présenter les premiers résultats des travaux menés dans le cadre de ce projet, financé par l'ANR, qui cherche à mesurer les impacts du changement climatique sur différents types de systèmes cultivés en France: cultures annuelles et pérennes, différents systèmes de production plus ou moins intensifs en intrants, jusqu'à l'agriculture biologique.

La régionalisation des résultats issus des modèles climatologiques et agronomiques présente plusieurs intérêts. D'une part elle permet de révéler les impacts à l'échelle des grandes régions de production, d'autre part elle facilite l'appropriation par les acteurs locaux, notamment dans le cadre de la mise en place des Plans Climats territoriaux.

C'est en effet au niveau régional que les impacts du changement climatique sont les plus visibles : si, à l'échelle de la France, l'ensemble des cultures ne devrait pas être affecté, des difficultés apparaissent localement. Ceci n'est pas sans conséquence pour l'activité agricole dans certaines régions, et amène parfois à considérer des délocalisations/ dé-spécialisations de régions. Des pistes de solutions d'adaptation sont avancées par cultures, qui sont autant d'enjeux adressés aux filières.

Le compte-rendu du colloque par Fabienne Portet (CEP) (2 p.)

Actes du colloque (74 p.)

17:12 Publié dans Climat, Environnement, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/06/2010

La viabilité, une approche innovante du développement durable

Ce 4 pages de l'INRA explique et illustre une méthode novatrice pour articuler les trois piliers du développement durable dans le long terme et éviter les crises. Cette approche consiste en un modèle dynamique d'optimisation des caractéristiques d'un secteur face à différents critères. Ce modèle donne à la fois des configurations et trajectoires de développement durable voire de sortie de crise. Dans l'exemple utilisé des pêcheries, il s'agit d'optimiser stock, rentabilité des flotilles et tailles flotilles (emploi).


Ainsi, c'est dans l'optimisation de ces différents critères de durabilité, économique et sociale pour les pêcheries, et environnementale pour le stock de la ressource en poissons, que réside l'originalité de cette étude là où les approches plus classiques n'englobent pas toutes ces dimensions.

L'utilisation des données historiques dans ce modèle permet de comprendre la crise traversée dans les années 1990 et illustre différentes stratégies de sortie de crise et leurs coûts sociaux, économiques et environnementaux.

Ce type de modèle pourrait également être appliqué aux systèmes agricoles, par exemple pour réfléchir aux compromis à faire dans le cas des biocarburants (entre énergie, sécurité alimentaire, usage des sols et intensification...).

Marie-Aude Even, CEP

17:23 Publié dans Environnement, Pêche et aquaculture | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/06/2010

L'empreinte foncière de l'Europe

A l'image de l'empreinte carbone ou même de l'empreinte eau, la consommation alimentaire peut se traduire en « équivalent hectare ». L'Europe, en important des denrées alimentaires, importe en réalité des terres arables, indique une étude du cabinet italien Opera.

En important l'équivalent de 49 millions d'hectares contre 14 millions exportées, l'UE-27 importe en 2009 un solde net de 35 millions d'hectares, soit la superficie de l'Allemagne. De plus, l'empreinte foncière de l'Europe est croissante : elle a augmenté de 25 à 35 millions d'hectares en seulement huit ans.

Face à cette hausse tendancielle, le rapport analyse les conséquence de trois scénarios. Le premier émet l'hypothèse d'une augmentation des rendements de 50 % plus forte que ce qu'elle n'a été en huit ans. Le deuxième dresse la situation d'une agriculture biologique sur 20 % du territoire européen. Le troisième prévoit la consommation de 20 % d'énergies renouvelables en Europe.

Selon l'étude, les scénarios d'agriculture biologique et d'énergies renouvelables participent à l'augmentation des importations de terre, tandis que l'augmentation des rendements permet de réduire l'empreinte foncière de l'Europe.

L'étude (41 p).


 

11:17 Publié dans Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Le Conseil d'Etat préconise une taxe nitrate

Le Conseil d'Etat a présenté le 4 juin 2010 un rapport public consacré à L'eau et son droit, qui montre que l'État français doit repenser sa gestion de l'eau, en intégrant mieux les problématiques environnementales et notamment l'impact du changement climatique.

Le rapport se montre critique envers les collectivités locales, estimant qu'elle ne s'investissent pas suffisamment dans l'entretien des réseaux d'eau et méconnaissent le droit communautaire à ce sujet. D'après le Conseil d'Etat, il est en effet difficile d'imposer aux collectivités d'appliquer les nouvelles normes européennes pour la protection de la ressource et de la qualité de l'eau.

Par conséquent, il propose à la fois que le mécanisme des taxes générales sur les activités polluantes soit appliqué aux nitrates, et que la justice puisse introduire une action en coresponsabilité de l'Etat et des collectivités territoriales lorsque les directives européennes sur les eaux résiduaires urbaines auront été mal appliquées.

Concernant la pollution des eaux liée à l'activité agricole, le Conseil d'Etat recommande de renforcer le régime d'assurance récolte pour compenser les baisses de revenus des agriculteurs en cas d'aléas climatiques et ainsi, les dissuader de « surdoser » les pesticides pour se protéger contre ce risque.

Le rapport du Conseil d'Etat

 

 

11:06 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement, Exploitations agricoles, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Gestion des ressources naturelles : un accord innovant

Les 21 grands groupes forestiers et transformateurs de pulpe, qui détiennent les droits d'exploitation de 70% de la forêt boréale du Canada, ont signé un accord avec 9 associations écologistes reconnues (dont Greenpeace) dans le domaine de la conservation de la biodiversité. Ayant réussi à se libérer de leurs rôles stéréotypés, les parties prenantes ont trouvé un terrain d'entente via la responsabilité sociale des entreprises : répondre aux demandes de la société tout en continuant à faire des bénéfices.

 

CBFA-map-en.jpg


Cet accord montre que les environnementalistes ont intérêt à inclure dans leur stratégie les grands acheteurs industriels (ici de papier et de bois) qui peuvent amener les producteurs à des pratiques plus durables de gestion, tout en continuant à recevoir un produit qui convienne à leur propre activité.

De tels accords, mêlant stratégies commerciale et environnementale, ont déjà été mis en oeuvre au Brésil dans les secteurs du soja et de l'élevage bovin, ainsi que sur les conditions de travail dans le secteur de la canne à sucre.

Jo Cadilhon (CEP)

Source : The Economist