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05/07/2017

Analyse comparative des impacts environnementaux des systèmes de production agricole

Un article de la revue Environmental Research Letters propose une comparaison des analyses de cycle de vie (ACV) de 742 systèmes de production agricoles et de 90 produits alimentaires à travers le monde. Le périmètre des ACV considérées va de l'amont (par exemple la production d'engrais) jusqu'à l'exploitation agricole. La comparaison est basée sur 5 indicateurs environnementaux : émissions de gaz à effets de serre (GES), utilisation des terres, d'énergie, potentiels d'acidification et d'eutrophisation liés aux nutriments. Les résultats montrent notamment que l'agriculture biologique a, pour plusieurs indicateurs, une moindre efficience environnementale par unité de produit alimentaire que les autres systèmes : utilisation plus importante de terres, potentiels d'eutrophisation et d'acidification possiblement plus élevés, mais pas de différence pour les émissions de GES et une moindre consommation d'énergie. Les auteurs soulignent également que les différences de performance environnementale varient plus fortement selon les produits alimentaires considérés (céréales, viandes, etc.), qu'entre les systèmes de production.

Source : Environmental Research Letters

14:54 Publié dans Environnement, Production et marchés | Lien permanent | Tags : acv, impacts environnementaux |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/04/2009

Et si l’agriculture intensive était la plus écologique ?

Dans le numéro de février de la revue  Agricultural Systems, un groupe de chercheurs, dont Frits Van Evert, de l'université de Wageningen, montre que l'agriculture intensive est moins coûteuse pour l'environnement que l'agriculture extensive. L'argument principal repose sur la nécessité liée à l'agriculture extensive de toujours trouver de nouvelles surfaces cultivables, la plupart du temps au détriment des espaces naturels. Or, ces espaces ont aussi de la valeur.

L'étude a donc tenté de déterminer le prix de la surface de terres supplémentaires nécessaire à une agriculture plus extensive. Comme les chercheurs étudiaient la situation en Grande-Bretagne, ils sont partis du principe qu'il fallait pour cela déboiser, les forêts étant le type d'espaces naturels le plus fréquent dans ce pays. Les forêts se sont vu accorder une certaine valeur en euros par an pour la prévention des inondations, de la biodiversité...

Les chercheurs ont aussi calculé la productivité par hectare des terres agricoles pour différents produits, comme le blé, les pommes de terre et le bétail.

Il ressort de ces calculs que c'est avec à peu près la quantité d'engrais chimiques utilisée actuellement par les agriculteurs en Europe occidentale - une utilisation plutôt intensive - que les dégâts pour la nature sont le plus réduits.

Source : Courrier international, n°961, 1er avril 2009

L'article en PDF

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