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07/09/2016

L'assureur Generali lance en France la première assurance comportementale dans la santé

Le 6 septembre, Generali France a présenté son nouveau programme « d'accompagnement au bien-être » Vitality, dans le cadre des contrats d'assurance santé et/ou de prévoyance collectifs souscrits par les entreprises. Lancé en Allemagne début juillet, où il est également accessible aux clients individuels, ce programme est développé en partenariat avec une société sud-africaine et repose sur trois étapes. Dans un premier temps, le salarié renseigne un questionnaire en ligne (état civil, âge, poids, taille, alimentation, pratique d'activités physiques, situation par rapport au stress, etc., sachant que les données des objets connectés peuvent aussi être recueillies). Sur cette base, un score est déterminé et des objectifs personnalisés sont proposés. Ensuite, si la personne suit les recommandations et atteint les objectifs fixés, elle cumule des points et, dans un dernier temps, reçoit des réductions chez des partenaires de l'assureur en fonction du statut atteint.

Si le programme est accessible sur la base du volontariat, il soulève diverses interrogations. Un article du Monde en identifie plusieurs, liées à l'utilisation des données, au « rôle donné aux assurances, qui chercheraient à influer sur notre comportement selon leurs propres canons », ou encore au risque d'exclusion d'une partie de la population par une trop grande segmentation du marché.

Sources : Generali, Le Monde

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05/09/2016

Quelle représentation des aliments des repas populaires dans les tableaux ?

Un article publié le 19 juillet, sur le site de la revue SAGE Open, apporte des éléments de réponse à la question : « la fréquence avec laquelle un aliment est représenté dans des tableaux donne-t-elle une idée historique des repas familiaux à travers les années et les pays ? ». Les auteurs ont ainsi étudié 140 œuvres représentant des scènes de repas familiaux (excluant les banquets et natures mortes) de plusieurs pays occidentaux (Allemagne, États-Unis, France, Italie, Pays-Bas), du XVIe siècle à l'an 2000.

L'analyse quantitative des aliments peints met en évidence que les plus consommés (poulet, œufs, courge) ne sont pas les plus représentés. Par exemple, les fruits de mer apparaissent très fréquemment dans les tableaux de pays avec peu de littoral (ex : Allemagne), et plus de la moitié des peintures des Pays-Bas contient un fruit exotique, le citron. Les auteurs mettent en avant l'influence d'éléments autres que les habitudes alimentaires, des aspirations des commanditaires à la recherche esthétique ou à la difficulté technique pour l'artiste, ainsi qu'aux messages culturels, religieux ou politique à destination des spectateurs.

Source : SAGE Open

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06/07/2016

L'invisibilité sociale des jeunes ruraux et des néoruraux, Rapport de l'ONPES

L'Observatoire National de la Pauvreté et de l'Exclusion Sociale (ONPES) consacre son rapport 2016 à l'invisibilité sociale, définie comme « un ensemble de processus, où interviennent des acteurs multiples, par lesquels un déni de reconnaissance des personnes aux divers niveaux de leur existence sociale peut affecter la profondeur, la durée et l'évolution de situations de pauvreté et d'exclusion ». Trois catégories d'« invisibles » sont étudiées, emblématiques de mutations sociétales importantes (territoriales, socioprofessionnelles, familiales), dont les jeunes ruraux et les néoruraux, et les travailleurs non salariés pauvres.

La partie consacrée aux jeunes ruraux et aux néoruraux relève, dans son titre, une « frustration de ne pas être pris en compte au niveau local ». Elle apporte des éléments détaillés sur la mutation des territoires ruraux, les personnes étudiées et les processus d'invisibilisation les touchant (sur la base d'une vingtaine d'entretiens en Haut-Languedoc et dans l'Avesnois). Deux sources d'invisibilité sont mises en avant : une invisibilisation en réaction à une certaine exclusion sociale et une marginalisation ; une invisibilisation par les institutions publiques (scolarité et orientation, système administratif).

Source : ONPES

09:29 Publié dans Société | Lien permanent | Tags : onpes, invisibilité sociale, rural |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/06/2016

Mesurer la contribution des espaces verts au bien-être

Que la nature contribue au bien-être des populations est une évidence. Mais quelle valeur accordons nous à cette contribution ? Et quelle place occupe-t-elle dans les priorités que nous nous fixons ? S'agissant de biens communs dont l'usage est parfois indirect ou qui prennent toute leur valeur à ne pas être « consommés » (en vue d'en assurer la pérennité), la mesure de l'impact des forêts ou des parcs arborés en ville sur le bien-être des personnes, qu'elles fréquentent ou non ces espaces, est un sujet de recherche en soi.

Plusieurs travaux ont été récemment publiés, proposant des méthodes diverses pour évaluer cette contribution. Le Commissariat général au développement durable publie ainsi une étude réalisée sur les forêts publiques de métropole, s'appuyant sur une enquête auprès d'un échantillon représentatif de la population, auquel il était proposé divers choix de gestion forestière ayant un impact fort sur la biodiversité d'une part, et sur le paysage d'autre part. Il s'agit alors d'évaluer les préférences des Français en matière de gestion des forêts publiques. L'étude évalue également l'impact de l'information dont disposent les personnes interrogées dans la formation de leur jugement : les publics les plus avertis privilégient les choix de gestion favorisant la préservation de la biodiversité.

A l'inverse, l'U.S. Forest Service a tenté de quantifier la contribution des parcs publics en zone urbaine, en recherchant les corrélations pouvant exister entre la densité, l'accessibilité et la qualité des parcs publics et différents indicateurs du bien-être. Il ressort de cette analyse que c'est principalement la densité des espaces verts qui est importante pour le bien-être général des habitants, et pour leur santé en particulier.

A mi-chemin entre ces deux approches, un projet mené par l'université de Cambridge vise à recueillir directement auprès de volontaires, par le biais d'une application sur smartphone qui les interroge trois fois par jour, les conditions dans lesquelles ils se trouvent et leur état psychique, en les géolocalisant. En croisant les masses d'informations recueillies, les chercheurs espèrent mesurer l'impact des différents types d'espaces verts sur le bien-être et contribuer à l'évaluation des politiques publiques en matière de gestion de la biodiversité.

Muriel Mahé, Centre d’études et de prospective

Sources : CGDD, Université de Cambridge, U.S. Forest Service (USDA)

15:19 Publié dans Environnement, Forêts Bois, Société | Lien permanent | Tags : bien-être, espaces verts |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/06/2016

Étude prospective sur l'optimisation des usages alimentaires et la réduction du gaspillage dans les systèmes alimentaires urbains

Réalisée à la demande de la direction « Alimentation et bio-économie » de l'Inra, et rendue publique à l'occasion d'un colloque le 8 juin dernier, cette étude avait pour objectif « d'identifier les besoins de connaissances, de méthodes et d'outils soulevés par les évolutions à venir et ainsi anticiper, stimuler et accompagner les actions de recherche pour une alimentation plus durable dans un contexte d'urbanisation croissante ». Dans un premier temps, un état des lieux a recensé un grand nombre d'initiatives de prévention et de valorisation des pertes et gaspillages, aux différentes étapes des systèmes alimentaires. Neuf catégories d'actions clés ont ensuite été listées, parmi lesquelles les outils financiers de régulation des flux alimentaires et des bio-déchets, l'exploitation collaborative des flux de données, les pratiques urbaines et règles d'urbanisme, ou encore l'éducation de tous les publics.

Neuf scénarios prospectifs ont été établis, sur la base d'un croisement de trois scénarios d'évolution des villes (villes en concentration-tendanciel, en repli, en réseau) et trois scénarios d'évolution des systèmes alimentaires (vents globAlizés-tendanciel, brise alter, brise verte). Des nouvelles de science-fiction viennent illustrer ces neuf possibilités.

Représentation des scénarios des systèmes alimentaires, en fonction des modèles de société et des modèles technologiques et économiques

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Source : Inra

Identifiés à chaque étape de l'étude, les besoins de connaissances, d'outils, de méthodes et de questions à la recherche se répartissent selon cinq catégories : société (pratiques alimentaires, comportement du consommateur face au gaspillage, pertinence et effets des politiques) ; filières, cycles et systèmes alimentaires (modes d'organisation, stratégies des acteurs publics et privés, flux au sein des filières) ; santé et environnement ; procédés technologiques, bouclage des cycles et modèles économiques associés ; technologies de l'information et de la communication, traitement des données et mathématiques appliquées. In fine, pour les auteurs, « il apparaît que la seule façon de ne pas penser un monde en pénurie […], et donc d'éviter d'entrer dans une logique de rationnement des ressources alimentaires et énergétiques consiste à miser i) sur la cyclisation de l'économie, ii) sur l'émergence de nouvelles solidarités et iii) sur l'optimisation des flux de matière avec l'appui des TIC et en particulier des applications mobiles ».

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Source : Inra

03/06/2016

Les Comores. A qui la terre ? Sous les conflits de propriété, les réalités de la gestion en commun. Mahmadou Saïd

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Cet ouvrage questionne le régime de propriété privée aux Comores : à qui appartient la terre ? À celui ou celle qui l’occupe ou qui la met en valeur ? À ceux qui y ont des droits historiques ? A celui qui l’a faite immatriculée ? Mahamoudou Saïd invite à réfléchir sur une gestion en commun du foncier, justifiée par l’existence quasi systématique, sur une même parcelle, de « propriétés simultanées », produits de l’histoire comorienne. Il existe ainsi une pluralité de droits applicables (coutumier, musulman et français). Cette configuration de juxtaposition de droits n’est pas spécifique à ces îles puisque l’auteur fait le parallèle avec d’autres régions : nord-est de Madagascar, Los Angeles, massif des Alpilles et Cévennes, et d’autres régions en Suisse et en Espagne notamment. Le pluralisme juridique oblige à penser de nouveaux paradigmes pour une meilleure gestion du foncier, notamment en commun comme le propose cette publication.

Source : Éditions Karthala

14:30 Publié dans Exploitations agricoles, Société, Territoires | Lien permanent | Tags : foncier, comores |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/05/2016

L'éducation, au cœur des mutations de la société

L'OCDE vient de publier un exercice de prospective sur l'éducation confrontée aux grandes tendances de la société. Les grandes mutations qui transforment l'éducation 2016 permet ainsi de lire les évolutions actuelles au prisme des besoins en compétences et des contraintes du système éducatif.

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Les principales tendances économiques, politiques, sociales, démographiques, technologiques, etc., sont analysées et débouchent sur des questions auxquelles l'éducation, prise au sens large (enseignement, formation continue, transmission, etc.), devra répondre.

L'essor des biotechnologies est mis en avant pour questionner le défi, pour l'école, de la consommation de médicaments visant à améliorer les performances cognitives, ou encore l'enjeu pour l'enseignement supérieur des compétences nécessaires à cette industrie, et enfin l'impact de ces technologies sur la longévité humaine et donc sur la demande de formation tout au long de la vie.

Source : OCDE

09:14 Publié dans 1. Prospective, Société | Lien permanent | Tags : ocde, education |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/05/2016

Barcelone, ville « amie de la culture végétarienne et végane »

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Le 22 mars dernier, Barcelone s'est engagée à être une ville « amie de la culture végétarienne et végane ». Cette décision devrait se traduire entre autres par la publication d'un guide végétarien de la ville, comprenant des informations sur les commerces végétariens et végan. Il est prévu également que des repas végétariens soient servis chaque lundi dans tous les établissements publics de la ville.

Barcelone n'est pas la première ville à se positionner sur cette thématique : par exemple, la ville de Gand a également engagé des démarches en ce sens.

Sources : mescoursespourlaplaneteconsoGlobe

09:08 Publié dans Alimentation et consommation, Société | Lien permanent | Tags : barcelone, veganisme, végétarisme |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/04/2016

Retour en vidéos sur le colloque de l'Ocha « Des Animaux et des Hommes »

Le 23 mars, l'Observatoire des Habitudes Alimentaires (Ocha) a mis en ligne la première vidéo issue de son colloque « Des animaux et des Hommes. Héritages partagés, futurs à construire » organisé en novembre 2014. Est ainsi accessible dans son intégralité la conférence donnée par Francis Wolff, philosophe, intitulée « L'animal en L'Homme et l'animal hors de l'Homme. À propos de l'animalisme contemporain et du devenir de l'humanisme ». Le conférencier aborde tour à tour les conséquences équivoques du recours à la notion d'animal, les sources de l'animalisme et les moyens d'en tirer parti en évitant les conséquences néfastes. De cette intervention, toujours d'actualité, on peut notamment retenir la définition donnée de l'animalisme : « valeur attribuée à l'animal en tant que tel » ; « inflation de la question de l'animal dans les sciences humaines » (philosophie, droit, histoire notamment). F. Wolff conclut son propos en soulignant que les relations, les devoirs, que nous avons avec et envers les animaux sont à réapprendre car non épuisés par une définition réductrice ou un statut.

L'Ocha accompagne cette vidéo de références bibliographiques permettant de prolonger la réflexion. D'autres vidéos viennent s'ajouter au fur et à mesure sur la chaîne Youtube de l'Ocha.

Source : Ocha

10:07 Publié dans Société | Lien permanent | Tags : ocha, animal, animalisme |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/11/2015

Enseignements de l’enquête Emploi du temps sur la vie quotidienne en France depuis 1974

Le dernier numéro de la revue de l’Insee Économie et Statistique comporte un dossier sur l’enquête Emploi du temps 2010. Cette enquête, réalisée à cinq reprises depuis les années 1970, « décrit de façon précise l’usage que les individus font de leur temps, renseignant non seulement sur les activités effectuées, mais aussi leur durée, le moment et le contexte de leur déroulement ». Dans l’un des articles, Cécile Brousse compare quatre enquêtes (1974, 1986, 1998 et 2010) et « dresse un panorama historique des emplois du temps de la population des adultes vivant en zone urbaine ». Elle met notamment en évidence une diminution, de 10 heures par semaine, du temps de travail total (rémunéré ou non), chez les citadins : réduction des activités professionnelles chez les hommes, des activités domestiques chez les femmes.

Parmi les nombreux enseignements présentés, l’« offre de repas » est abordée. Le « temps moindre pour les femmes passé à faire la vaisselle (- 3 h par semaine) et à cuisiner (- 2 heures par semaine) » contribue à la baisse plus générale du temps domestique, sachant que celui que les hommes y consacre est en légère augmentation. Plusieurs facteurs expliquent cette baisse : « augmentation continue du taux de ménages équipés d’un lave-vaisselle » (de 5 à 45 % entre 1974 et 2010) et évolutions des ustensiles de cuisine (revêtement antiadhésif, silicone, robots ménagers) ; « augmentation du nombre de repas pris à l’extérieur », y compris dans les classes populaires et, pour la période récente, développement du portage des repas pour les personnes âgées ; « augmentation de la consommation de produits transformés », en lien avec l’évolution de l’équipement en congélateurs et fours à micro-ondes. Ainsi, « il semblerait que dans la période [...] récente, les pratiques alimentaires des Français se soient rapprochées de celles en vigueur dans les autres pays occidentaux (baisse de la durée de la confection des repas et du nombre de repas pris au domicile) ».

On retiendra également un encadré consacré à la vie quotidienne des ruraux, exclue de l’analyse générale car le champ de l’enquête de 1974 ne portait que sur des ménages urbains. Sur la période 1983-2010, C. Brousse montre que les modes de vie des ruraux et des urbains ont « connu les mêmes transformations », même si le rythme en a été différent.

Julia Gassie, Centre d’études et de prospective

Source : Insee

11:01 Publié dans Alimentation et consommation, Société | Lien permanent | Tags : insee, emploi du temps, modes de vie |  Imprimer | | | | |  Facebook

12/11/2015

L’abeille (et le) philosophe. Étonnant voyage dans la ruche des sages. Pierre-Henri et François Tavoillot

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Plus que n’importe quel autre animal, l’abeille a intrigué et captivé les hommes. À toutes les époques, les penseurs ont cherché à comprendre le fonctionnement de la ruche, ont développé des comparaisons avec l’organisation des sociétés humaines et, plus significatif encore, ont pris cette ruche comme modèle pour améliorer nos institutions sociales et politiques. Dans cet ouvrage érudit, alerte et plein d’humour, Pierre-Henri Tavoillot (philosophe à l’université Paris-Sorbonne) et son frère François (apiculteur professionnel) retracent les grandes étapes de cette “abeille philosophe”, source inépuisable d’inspiration et d’imitation.

L’insecte butineur fut présent dans les premiers mythes, avec Aristée, Mélissa, ou la mort de la nymphe Eurydice. « Prudent », « civique », « travailleur » et « agronome », il fut très utilisé, dans l’Antiquité, pour comprendre les origines du monde et l’ordonnancement de la nature, avec des auteurs comme Aristote, Virgile, Porphyre, Platon. L’abeille se fit théologique, à l’ère chrétienne, devenant une preuve animale de l’immaculée conception et un idéal de la vie monastique. Plus près de nous, elle servit la cause libérale avec Mandeville, fut le symbole de l’empire napoléonien, avant d’être tour à tour utilisée par les défenseurs de la monarchie, de l’aristocratie, de la République, de l’anarchie (Proudhon), du mutualisme, du communisme (Bachofen, Marx). La ruche apparut aussi comme un modèle d’humanisme, le butinage étant érigé en modèle d’acquisition de savoirs diversifiés (Pétrarque, Montaigne, Nietzsche), pendant que d’autres s’enthousiasmaient pour l’abeille géomètre et architecte (Voltaire, Réaumur, Buffon, Condillac, Huber). Aujourd’hui, si elle est mieux étudiée et comprise scientifiquement, elle n’est pas pour autant dégagée des voiles symboliques ou allégoriques dont toutes les époques l’ont affublée : elle fournit aux uns des marqueurs du développement durable (pollinisation, biodiversité, services écosystémiques) et aux autres des métaphores de la révolution numérique (swarm intelligence, essaimage, réseaux participatifs).

Au terme de cet étonnant voyage dans la “ruche des sages”, on ne peut qu’être frappé par l’omniprésence de l’abeille dans tous les moments clés de la pensée occidentale, et dans tous les grands débats qui ont structuré cette pensée : homme/animal, nature/culture, corps/esprit, société/organisme, inné/acquis, etc.

Bruno Hérault, Centre d’études et de prospective

Lien : Odile Jacob

 

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10/11/2015

Les coûts médicaux liés à une consommation excessive de sucre, sel et graisses saturés estimés à 16,8 milliards d’euros en Allemagne

Dans un article publié récemment dans PLOS One, des chercheurs allemands évaluent les coûts qui auraient pu être directement évités, pour le système de santé allemand, dûs à des régimes alimentaires non équilibrés (notamment du fait de consommations excessives de sucre, sel et graisses saturées) et examinent plusieurs scénarios de réduction de ces consommations. Ces coûts ont été évalués, pour l’année 2008, à 16,8 milliards d’euros, soit 7 % des coûts totaux de traitement en Allemagne. Plus précisément, 8,6 milliards d’euros seraient liés à une consommation excessive en sucre, 8,6 milliards à celle en sel et 2,9 milliards à celle en graisses saturées).

Source : PLOS One

10:32 Publié dans Alimentation et consommation, Société | Lien permanent | Tags : allemagne, sucre, sel, graisses |  Imprimer | | | | |  Facebook

La protection sociale, nécessaire pour combattre l’insécurité alimentaire

La protection sociale contribue à l’amélioration des revenus et de la sécurité alimentaire non seulement parce qu’elle permet une augmentation de la consommation, mais aussi parce qu’elle place les ménages dans de meilleures conditions pour produire des aliments et accroître leurs revenus. Telle est la conclusion du rapport annuel 2015 de la FAO sur la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture. L’articulation des mesures de développement agricole et rural avec des programmes de protection sociale permet de rompre le cercle vicieux de la pauvreté et de la vulnérabilité des habitants des zones rurales, notamment en relançant les investissements dans les activités économiques.

Source : FAO

14/10/2015

Représenter la nature devant le juge : approches comparatives et prospectives

En mai 2014 se tenait à Strasbourg un colloque international sur les techniques mises au point, dans différents ordres juridiques, pour répondre aux enjeux de protection de l’environnement et des entités naturelles (animaux, écosystèmes, etc.). La revue Vertigo présente aujourd’hui ces travaux, autour d’une question : « Comment est-il possible de porter les intérêts de la nature dans le procès afin de les juger ? ».

Les droits positifs empruntent principalement la voie d’une représentation « indirecte », à travers des actions menées au nom de l’intérêt général par l’État ou les collectivités territoriales, comme dans l’affaire Erika. Mais l’État est-il bien « le représentant naturel de l’intérêt environnemental ? », demande Ph. Billet. L’intérêt général « regroupe tout un ensemble d’intérêts et oblige l’État à des compromis et à des hiérarchisations, très souvent au détriment de la protection de l’environnement ». L’action d’associations de protection de l’environnement pour défendre un « intérêt collectif » devant le juge judiciaire, ou le mécanisme d’action de groupe (M. J. Azar-Baud), peuvent produire des effets plus ciblés.

Une autre voie reste moins frayée : celle de la « représentation directe de la nature ou de certains de ces éléments ». Il ne s’agit pas, ici, d’anthropomorphiser la nature. Le recours à la fiction de la personnalité juridique « n’a pas pour effet d’assimiler la nature à une personne physique, mais de lui permettre d’être titulaire de certains droits qui pourraient être défendus en justice par un représentant légal », explique M.-P. Camproux Duffrenne. Ainsi J-P. Beurier consacre-t-il un article aux prérogatives de l’Autorité internationale des fonds marins en matière de protection de la Zone internationale.

Dans une contribution plus normative, L. Boisseau-Sowinski appelle, pour sa part, à passer « d’une représentation de l’intérêt de l’animal à la représentation de l’animal lui-même ». Dans le même sens, on lira avec intérêt un récent article de J.-P. Marguénaud dans la Revue juridique de l’environnement, qui positionne ce type de proposition par rapport aux enjeux de sécurité juridique et de hiérarchie entre espèces, en se référant à René Demogue et à la grande tradition du solidarisme français.

Florent Bidaud, Centre d’études et de prospective

Sources : Vertigo, Revue juridique de l’environnement

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Fondements théoriques de l’économie collaborative

L’IDDRI a récemment publié un Working Paper intitulé Comprendre l’économie collaborative et ses promesses à travers ses fondements théoriques. Au-delà de certaines plateformes connaissant succès et croissance exponentielle, le concept d’économie collaborative recouvre « une réalité immergée et méconnue, mais dont les mouvements impliquent de profondes transformations pour nos économies traditionnelles ». Il est porté par une pluralité d’acteurs et accompagné de diverses promesses économiques, sociales et environnementales. L’objectif de la publication est d’« identifier les champs théoriques centraux mobilisés par cette communauté d’acteurs et mobilisables pour penser les pratiques que ce concept recouvre ».

Reflets de différentes clefs de lecture et influences théoriques, de « nombreuses tentatives de définition » de ce concept ont été faites. Différentes typologies sont également proposées, notamment celle de Botsman et Rogers (2011) qui segmente l’économie collaborative en quatre domaines : consommation collaborative (dont l’alimentation et l’agriculture font partie via l’autoproduction alimentaire, les circuits courts, les coopératives de consommateurs, etc.), réparation et fabrication des objets, financement de projets, éducation et savoir.

Trois principales influences théoriques sont identifiées par les auteurs :

- l’économie du libre et du « peer to peer », avec le passage d’un consommateur passif à un « consomm’acteur » (« accès distribué et universel aux connaissances, aux compétences et aux ressources matérielles ») ;

- l’économie du don, les biens échangés ayant une valeur de lien (« échange symbolique basé sur le donner, recevoir et rendre »), rompant avec l’hégémonie de l’échange marchand ;

- l’économie de la fonctionnalité et circulaire, avec le passage d’une logique de propriété à une logique d’usage.

Pour les auteurs, l’analyse des promesses liées à chacun de ces cadres est nécessaire, en particulier pour les pouvoirs publics, que ce soit pour la conception de mesures d’accompagnement et d’incitation ou pour l’appréhension des revendications émergentes liées à ces pratiques, notamment en matière réglementaire et fiscale.

Julia Gassie, Centre d’études et de prospective

Source : IDDRI

 

09:38 Publié dans Alimentation et consommation, Société | Lien permanent | Tags : économie collaborative, iddri |  Imprimer | | | | |  Facebook