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25/08/2011

Australie : crédits carbone pour l'agriculture

Après une consultation publique, le Sénat australien a voté le 23 août 2011 la Carbon Farming Initiative (CFI), qui prévoit que des pratiques agricoles limitant les émissions et les projets de reforestation donnent droit à des crédits. Cette mesure sera opérationnelle en décembre 2011.

Le gouvernement espère qu'elle permettra de réduire ou d'éviter l'émission de 460 millions de tonnes de carbone d'ici 2050.

11:02 Publié dans 4. Politiques publiques, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/08/2011

Objectifs 2020 pour les forêts d’Europe

La sixième Conférence ministérielle pour la protection des forêts en Europe (CMPFE-6), qui s'est tenue du 14 au 16 juin 2011, a marqué le lancement des négociations d’un accord juridiquement contraignant sur les forêts européennes.

A l'issue de cette rencontre, les ministres ont adopté à l’unanimité le mandat ministériel d’Oslo fixant les contours des "Cibles de 2020 pour les forêts d’Europe". Le mandat précise que l’accord-cadre pourra aborder plusieurs enjeux, dont  la gestion durable, la préservation des ressources forestières, la résistance des forêts aux menaces naturelles et anthropiques, le recul de la biodiversité, le développement des fonctions culturelles et sociales des forêts, et la contribution des forêts à l’atténuation, à l’économie verte et à la lutte contre la désertification. Le commerce du bois, la recherche et la coopération figurent également parmi les sujets identifiés par le mandat ministériel.
La décision fixe les objectifs suivants, d’ici à 2020, pour tous les pays européens :

  • mettre en œuvre des programmes forestiers nationaux ;
  •  inclure des stratégies d’adaptation et d’atténuation dans leurs programmes forestiers ;
  • mettre en place des mesures pour accroître les avantages socio-économiques et culturels tirés des forêts.

Les objectifs prévoient également que, d’ici à 2020, la valeur totale des services écosystémiques fournis par les forêts européennes ait fait l’objet d’une estimation et soit davantage prise en compte dans les politiques nationales pertinentes. Enfin, les objectifs stipulent que la perte de biodiversité des habitats forestiers doit être réduite au moins de moitié et que le rôle des forêts dans la lutte contre la désertification doit être pleinement reconnu.

Fabienne Portet
Centre d'études et de prospective

30/06/2011

Nouvelle politique du foncier

La terre agricole représente un patrimoine culturel et financier, soumis aujourd’hui à de nombreuses pressions tant environnementales, politiques, économiques, que sociales. Ces pressions contribuent au renchérissement du prix des terres et impliquent une évolution de la stratégie foncière des exploitations agricoles françaises. Partant de ce constat, la SAF a mené un cycle de réflexion associant chefs d'entreprises agricole set experts d'horizons variés entre septembre 2010 et mai 2011.

Son rapport Pour une nouvelle politique du foncier, qui en est issu, formule des propositions organisées en cinq axes :

  • recourir à de nouveaux capitaux pour la terre agricole;
  • développer la liquidité du marché foncier;
  • encourager les alternatives au fermage;
  • préserver les terres agricoles de l'artificialisation;
  • faire évoluer la gouvernance du foncier dans les territoires.

 

17:17 Publié dans 4. Politiques publiques | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

27/06/2011

Projet de loi sur la sécurité alimentaire en Inde

Un projet de loi sur la sécurité alimentaire (The National Food Security Bill, 2011-NFSB) doit être présenté au parlement indien lors de sa prochaine session (mi juillet - mi août). L’annonce de l’élaboration de cette loi a été l’un des principaux thèmes du programme de campagne du Parti du Congrès lors des élections nationales de 2009.

La base de ce projet de loi est de renforcer l’accès de tous à une alimentation suffisante au travers d’un droit universel (droit à l’alimentation) pouvant faire l’objet d’un recours devant les tribunaux.

Les points principaux sont la garantie de fournir des céréales à des prix subventionnés à au moins 90% des ménages ruraux et 50% des ménages urbains. 46% des ménages ruraux et 26% des ménages urbains « prioritaires » recevront 7kg par personne à des prix 7 à 8 fois moins cher que le prix de marché pour le blé, le riz et les millets. Les autres ménages concernés recevront 4 kg par tête à 50% du prix de soutien.

Le projet prévoit également des garanties universelles à des groupes spécifiques : femmes enceintes, enfants (support nutritionnel dans les écoles), sans abris. Il prévoit un système de recours et de compensation pour les ménages en cas de non application de ce droit à l’alimentation.

Les choix faits dans ce projet de loi, objet de débats intenses, sont un élargissement/universalisation du système de droits par rapport à l’existant et le maintien de sa mise en œuvre dans le cadre du dispositif public de distribution (Public Distribution System), objet de fortes critiques quant à son efficacité.

L’élargissement du dispositif va se traduire par une augmentation significative du coût budgétaire (subventions) pour le gouvernement. Par ailleurs, la disponibilité en céréales et leur stockage, compte tenu des quantités importantes qui devront être mobilisées (estimation allant entre 60 et 80 millions de tonnes), vont constituer des problèmes pratiques majeurs à régler par le ministre en charge de la distribution alimentaire. Ce dernier a commencé des consultations avec les ministères centraux et les Etats fédérés pour avoir leurs analyses et suggestions afin d’améliorer le système de distribution dans ses composantes achat, stockage et transport des céréales.

Philippe Beyries,

Conseiller agricole à New Delhi

13:49 Publié dans 4. Politiques publiques, Sécurité alimentaire | Lien permanent | Tags : inde |  Imprimer | | | | |  Facebook

L'USDA se dote d'un plan pour développer l'agro-foresterie

En lançant un Plan agro-foresterie (2011-2016), l'USDA reconnaît les bénéfices de ces pratiques, non seulement pour le secteur agricole mais aussi pour les milieux ruraux (amélioration des habitats naturels, qualité des paysages) et péri-urbains (contrôle des pollutions olfactives et sonores, maintien de la qualité des eaux). Le Plan vise trois objectifs : développer l'agro-foresterie auprès des propriétaires fonciers des communautés rurales, soutenir la recherche et intégrer ces pratiques dans les projets d'aménagement des territoires et de développement économique.

Il s'agit d'une première étape vers l'élaboration d'une politique spécifique outre-Atlantique (mise en place d'un comité de pilotage de l'agro-foresterie, proposition de loi visant à définir les pratiques, mise au point d'indicateurs de suivi, plan de mise en œuvre, etc.).

En France, une harmonisation réglementaire en 2010 clarifie le statut des parcelles agro-forestières, leur donnant accès aux aides agricoles et devrait faciliter le développement de ce mode de production. D'autre part, une mesure du second pilier de la PAC co-financée par l'Europe et les régions permet d'aider l'installation des premiers systèmes agro-forestiers depuis 2009.

Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

10:55 Publié dans 4. Politiques publiques, Forêts Bois | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/06/2011

L'USDA finance des projets de recherche sur l'atténuation des émissions agricoles

D'après un communiqué de presse de l'USDA, 7,4 millions de dollars ont été versés à des organismes de recherche appliquée aux États-Unis pour financer des projets d'atténuation des gaz à effet de serre agricoles mettant en œuvre des pratiques d'agriculture de conservation promues par le service des ressources naturelles du département (NRCS).

La plupart des projets sélectionnés visent à faciliter l'entrée sur les marchés carbone de mesures d'atténuation pour différentes productions (lait, riz, forêts) et pratiques agricoles (fertilisation, gestion des prairies), par la mise au point de méthodes et d'outils de calcul des émissions réduites ou évitées et leur conversion en crédits carbone.

Ce soutien confirme le choix des États-Unis d'orienter la maîtrise de leurs émissions agricoles par une approche de marché.

Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

11:00 Publié dans 4. Politiques publiques, Climat, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/06/2011

Evaluation monétaire de l'écosystème britannique

 Caroline Spelman, Secrétaire d'Etat à l'environnement au Royaume-Uni, a présenté la première évaluation de l'écosystème national britannique (UK National Ecosystem Assessment).

Cette évaluation, dirigée par Bob Watson, ancien président du Giec, a impliqué plus de 500 scientifiques, économistes et autres « parties prenantes » provenant des pouvoirs publics, des universités, des ONG et du secteur privé.

L'objectif était de mesurer les avantages économiques, sociaux et sanitaires des « services » rendus par la nature dans ce pays. Ainsi, selon ce rapport, les abeilles et autres insectes pollinisateurs apportent 430 millions de livres (487 millions d'euros) par an à l'agriculture britannique. Les zones humides sont valorisées à hauteur de 1,5 milliard de livres (1,6 milliard d'euros) pour leur impact sur la qualité de l'eau. Avoir une maison avec vue sur un espace vert est estimé à 300 livres (340 euros) par an et par personne en termes de bénéfice pour la santé.

L'évaluation prend également en compte les services environmentaux couverts par les importations d'aliments, de bois et de fibres textiles. Celles-ci utilisent 14 millions d'hectares, à comparer aux 20 millions d'hectares nécessaires à la production domestique.

Le rapport dresse un bilan des changements intervenus ces 60 dernières années dans les différents aspects de l'écosystème, avec des progrès et des déteriorations selon les cas (cliquer pour agrandir) :

uk


Il propose enfin des scénarios à l'horizon 2060, dont les impacts sur les différents services environmentaux ont ensuite été estimés en termes monétaires.

uk

 

Cette évaluation a servi de base à la rédaction du Livre blanc sur l'environnement que le DEFRA a présenté le 7 juin.

Céline Laisney, CEP (Centre détudes et de prospective)

 

Voir aussi :

L'étude TEEB (The Economics of Ecosystems and Biodiversity)

Le rapport du CAS Biodiversité : L'approche économique de la biodiversité et des services liés aux éco systèmes


 

 

13:29 Publié dans 1. Prospective, 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent | Tags : uk |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/06/2011

Nouvelle communication nutritionnelle aux Etats-Unis

 Madame Obama et Monsieur Vilsack, ministre américain de l’agriculture, ont présenté la nouvelle ligne de communication en faveur de bonnes habitudes alimentaires permettant de lutter contre l’obésité.

Il s’agit notamment de remplacer MyPyramid, jugé trop complexe :

mypyramid.jpg

 

par MyPlate, plus simple et censé être plus lisible :

usda choos plate.jpg

Parmi les conseils complémentaires, figurent « savourez votre nourriture et mangez moins » ; « buvez de l'eau plutôt que des sodas », « comparez la teneur en sodium des aliments comme les soupes et surgelés ».

 

 

15:41 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : us |  Imprimer | | | | |  Facebook

Biocarburants aux Etats-Unis : discussions autour de l'assouplissement des mandats d'incorporation

Le 26 mai dernier, une proposition législative visant à assouplir la politique américaine relative aux biocarburants a été déposée au Congrès. Il s'agirait de permettre à chaque État de choisir ou non d'incorporer la part d'éthanol de maïs dans les standards d'incorporation de "carburants renouvelables" (Renewable Fuel Standards), étant donné des conflits que cela entraîne avec les objectifs agricoles, économiques, énergétiques et environnementaux. Par ailleurs, le texte déposé prévoit également d'élargir les sources de carburants renouvelables pouvant être utilisés, en les étendant aux biocarburants de nouvelle génération pour permettre l'utilisation de nouvelles sources non-éthanol.

La proposition a été déposée au Sénat par un sénateur républicain de l'Oklahoma – James Inhofe (soutenu par un autre sénateur républicain). Elle a également été déposée à la Chambre des Représentants au travers du Fuel Feedstock Freedom Act par Brian Bilbray, républicain de Californie (soutenu par 4 autres représentants, dont 2 démocrates). Le texte va être débattu au sein des comités spécifiques concernés du Congrès.

La proposition bénéficie du soutien de représentants d'éleveurs, mettant en avant la nécessité d'avoir un marché libre. En revanche, les acteurs de la filière éthanol mettent en avant les lourds investissements de la filière ; et le secrétaire à l'agriculture Tom Vilsack aurait réaffirmé il y a quelque temps l'importance de l'éthanol de maïs et les risques que représenterait une réduction des mandats d'incorporation de ce biocarburant pour les avancées technologiques de la filière.

Marie-Sophie Dedieu, CEP

Source : Les articles de presse (Beef USA, Ethonal Producer Magazine).

Le texte des propositions au Sénat et à la Chambre des Représentants.

Pour rappel, chaque année sont définis aux États-Unis les volumes de biocarburants à utiliser dans le cadre du Renewable Fuel Standard programe introduit en 2005 avec l'Energy Policy Act. L'objectif est de parvenir en 2022 à un volume fixé à 36 milliards de gallons de biocarburants. En 2011, il s'agit de parvenir à un taux d'incorporation de biocarburants de 8% (US Environmental Protection Agency).

14:45 Publié dans 4. Politiques publiques, 5. Fait porteur d'avenir, Biomasse/Biocarburants | Lien permanent | Tags : etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

Investir dans la forêt : de multiples avantages

Selon un rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), en investissant 40 milliards de dollars supplémentaires par an dans le secteur forestier, on pourrait diminuer la déforestation de moitié d'ici 2030, augmenter les plantations d'arbres de près de 140% d'ici 2050 et créer des millions d'emplois.

Soutenus par des politiques adéquates, de tels investissements (en hausse de deux tiers par rapport à ceux actuellement consacrés aux forêts) permettraient de séquestrer ou supprimer 28% du carbone de l'atmosphère et donc joueraient un rôle important dans la lutte contre l'évolution climatique.

On observe déjà de nombreux signaux encourageants : la perte annuelle nette de forêts observée depuis 1990 a diminué, passant de huit millions à cinq millions d'hectares et, dans certaines régions, comme l'Asie, les Caraïbes et l'Europe, le couvert forestier a même augmenté au cours des vingt dernières années.

Le rapport montre aussi comment les régions boisées, notamment dans le cadre de projets d'agroforesterie dans les exploitations agricoles et les plantations ont augmenté de 3,6 millions d'hectares en 1990 contre près de cinq millions d'hectares en 2010.

Il présente enfin plusieurs exemples d'interventions politiques réussies qui illustrent les succès et les bénéfices d'une gestion durable des forêts, comme au Costa Rica.

Céline Laisney, CEP (Centre détudes et de prospective)

14:27 Publié dans 4. Politiques publiques, Climat, Forêts Bois | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Essor des bioénergies en Allemagne

 En Allemagne, un cinquième des terres arables est à présent destiné à des usages non alimentaires d'après un rapport du ministère allemand de l'agriculture.

La croissance de ces productions a été très forte ces dernières années puisque ces cultures sont passées de 450.000 ha en 1997 à 2.150.000 ha en 2010.

Si les cultures à usages industriels sont relativement stables (317.000 ha en 2010, principalement destinés à la production d'amidon et d'huile de colza à usages techniques), les cultures à usages énergétiques se sont considérablement développées. C'est en particulier le cas du colza destiné à la production de biodiésel (940.000 ha) et du maïs alimentant les unités de production de biogaz (650.000 ha).

Si une baisse des tarifs de rachat est envisagée pour l'électricité produite à partir de biogaz à partir de l'an prochain dans le cadre d'une proposition de loi qui vient d'être transmise au Parlement, elle ne concernera que les nouveaux projets. En effet, les installations existantes bénéficient de prix garantis pour une durée de 20 ans.


La situation allemande est très différente de celle de la France dans la mesure où  ce pays a une volonté affirmée depuis longtemps :

  •  de sortir du nucléaire (qui ne produit que 20% de son électricité contre 80% en France) ;
  •  de réduire ses émissions de CO2 qui sont 6 fois supérieures aux émissions françaises.

Dans ce contexte, le développement des énergies renouvelables fait consensus, même si le prix de l’électricité est le double de celui pratiqué en France pour les particuliers.

Philippe Vinçon, Conseiller agricole, Ambassade de France en Allemagne

10:03 Publié dans 4. Politiques publiques, Biomasse/Biocarburants, Energie | Lien permanent | Tags : allemagne |  Imprimer | | | | |  Facebook

31/05/2011

Agriculture de montagne et avenir de la PAC

Les montagnes représentent près d'un tiers du territoire européen. Pourtant, elles ne bénéficient pas de la part de l'Union européenne d'une politique dédiée et tenant compte de leurs spécificités naturelles, économiques et sociales. Néanmoins, elles occupent une place originale dans les programmes européens.

Ce rapport d'information du Sénat montre comment la montagne, zone à handicap permanent, est appréhendée par l'Union européenne et notamment la place particulière qu'occupe l'agriculture de montagne au sein du deuxième pilier de la PAC. Il analyse les résultats et les limites des mesures qui, bien que ne visant pas expressément la montagne, ont contribué à façonner nos massifs au fil des ans.

Après l'adoption du traité de Lisbonne qui a consacré l'objectif de cohésion territoriale, l'Europe des 27 vient d'engager un processus de négociations pour dessiner ses grandes orientations politiques pour la période 2014-2020. Ce rapport formule une série de propositions afin de permettre à la montagne de conserver sa place au sein des deux grandes politiques européennes que sont la politique agricole commune et la politique de cohésion à l'horizon 2020.

10:02 Publié dans 4. Politiques publiques, PAC, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/05/2011

Stratégie Nationale pour la Biodiversité 2011-2020

 

La Stratégie nationale pour la biodiversité 2011-2020 est la déclinaison française des engagements internationaux actés à Nagoya en 2010 pour enrayer la perte de biodiversité. Elle s’intègre à toutes les politiques publiques et à tous les secteurs d’activités – eau, sols, climat, énergie, agriculture, forêt, urbanisme, infrastructures…

Dans le cadre du Grenelle de l'environnement et du Grenelle de la mer, de nombreux engagements ont déjà été pris et contribuent à la mise en œuvre de la Stratégie nationale pour la biodiversité. En complément, l'Etat s'engage pour la mise en oeuvre de la SNB.

En mai 2011, une sélection d'indicateurs a été opérée pour accompagner la publication de la SNB. Le document d'étape "Stratégie nationale pour la biodiversité, quels indicateurs retenir?" présente la démarche développée pour doter la nouvelle stratégie nationale pour la biodiversité d'indicateurs robustes, élaborés en concertation, compréhensibles par le plus grand nombre et utilisés pour orienter l'action en faveur de la biodiversité. Jusqu'à fin 2011, le jeu d'indicateurs sera mis en débat.

16:02 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent | Tags : biodiversité |  Imprimer | | | | |  Facebook

Développement de la biomasse en Slovaquie

Afin de respecter l'objectif de 20% d'énergie renouvelable dans la consommation finale d'énergie de l'Union européenne, la Slovaquie s'est donnée un objectif de 14% au niveau national. Pour ce faire, le gouvernement a entre autres prévu de développer la filière de la biomasse. Une étude réalisée par la société LESY SR et remise au gouvernement récemment, fait le point sur les possibilités de mise en place de cultures énergétiques sur des terrains forestiers, en fonction de la nature des sols, des caractéristiques des espèces d'arbres, et de la réglementation concernant la protection de l'environnement.

Selon cette étude, il serait possible de créer 30.000 ha de culture énergétique sur les zones forestières d'ici à 2020. Selon la nature des sols disponibles, les auteurs du rapport estiment qu'il est possible de planter de 4.000 à 15.000 ha d'acacia avec une période de rotation comprise entre 20 et 50 ans, 6500 ha de peupliers domestiques et de saules avec une période de rotation de 20-40 ans, 4000 ha de peupliers avec une période de rotation de 15-25 ans, et 6.000 ha de peupliers trembles. En faisant l'hypothèse d'une période de rotation de 15 ans en moyenne, les rendements obtenus sur des terrains de fertilité moyenne seraient compris entre 150 t/ha et 225 t/ha suivant les espèces. Même si le rendement de la production dépend essentiellement de la préparation des sols et du climat, les auteurs du rapport évaluent la production annuelle à 250.000 m3 de biomasse, composée à 70% de copeaux de bois et à 30% de fibres. Une telle mise en oeuvre de plantation pourrait créer 350 emplois fixes et 250 emplois saisonniers pour chaque 1000 ha d'exploitation.

Avec une forêt et des terres agricoles recouvrant respectivement 40% et 50% de son territoire, l'énergie tirée de la biomasse (produit de l'agriculture et de l'exploitation forestière et de la transformation du bois) représente l'un des plus grands potentiels de développement des énergies renouvelables en Slovaquie. D'après les estimations du ministère, cette source d'énergie pourrait même représenter 50% de la consommation d'énergie globale en 2050.

Source : ADIT, BE Slovaquie 20, 24 mai 2011

24/05/2011

Food stamps et boissons sucrées

 Le nombre d'Américains qui bénéficient du programme de bons alimentaires (food stamps) SNAP (Supplemental Nutrition Assistance Program) a beaucoup augmenté avec la crise économique : la proportion est maintenant d'un américain sur 7, soit 44 millions de personnes. Or, l'USDA estime que 6% du montant des food stamps sont dépensés en "soft drinks" (boissons sucrées).

Ces bons ne permettent pas d'acheter certains produits comme l'alcool, les suppléments alimentaires et les plats préparés. Le maire de New York, Michael Bloomberg, et le gouverneur David Paterson, proposent d'ajouter en octobre prochain à la liste des articles interdits les boissons sucrées, afin d'enrayer l'augmentation de l'obésité et du diabète. Ils affirment que les boissons sucrées sont « le plus gros contributeur à l'épidémie d'obésité » et demandent une période d'essai de 2 ans pour tester cette mesure.

Cependant l'American Beverage Association, qui représente les intérêts de l'industrie des boissons, s'est élevée contre cette décision, estimant que les bénéficiaires du SNAP avaient le droit de choisir leurs aliments.

Source : New York Times