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08/02/2012

Changement climatique : risques pour l'agriculture

Le Defra vient de publier une évaluation des risques liés au changement climatique (Climate Change Risk Assessment, CCRA) déclinée pour 11 secteurs, dont l'objectif est d'informer la politique d'adaptation britannique pour 2012. Cette note résume le volet agricole de l'évaluation.

Les auteurs ont passé en revue une liste de risques potentiels et en ont sélectionné 35, qu'ils ont classé par ordre de priorité. Puis des chiffrages ont été réalisés pour les cultures (évolution des rendements, risque d'inondations, présence de ravageurs, sécheresse, prélèvements d'eau, érosion des sols) et l'élevage (morbidité, production de lait et stress thermique, productivité des prairies), en tenant compte de scénarios médians d'émissions de gaz à effet de serre et démographique, et sans anticiper de nouvelles actions ou politiques d'adaptation. Les résultats sont livrés avec un degré de confiance associé. En termes d'adaptation, le rapport fait apparaître le besoin d'investir dans de nouvelles technologies et techniques pour :

  • améliorer la gestion de l'eau (récupération et stockage de l'eau sur la ferme) et les techniques d'irrigation pendant les périodes sèches ;
  • changer la composition des prairies (variétés à racines profondes ou tolérantes à la sécheresse) ;
  • changer les cycles de production des élevages (introduire des agnelages et vêlages en automne) ;
  • afforester les parcelles agricoles pour fournir de l'ombre aux animaux et des pare-vents pour les cultures.

Le Defra conclut que, même si le changement climatique est davantage un catalyseur qu'un moteur de l'évolution de l'agriculture britannique, il pourrait avoir des effets significatifs à l'avenir. De plus, ses impacts sur l'offre alimentaire globale pourraient avoir des effets indirects sur l'industrie agro-alimentaire. Les agriculteurs, qui ont l'habitude de s'adapter au changement et à l'incertitude, pourraient être davantage perturbés par des effets croissants et en cascade du changement climatique, notamment concernant l'utilisation de l'eau. Certains secteurs comme l'horticulture, très innovants, auront les moyens de s'adapter rapidement aux changements, alors que d'autres auront une moindre capacité d'adaptation. L'information de l'ensemble des acteurs sur les risques potentiels qu'ils encourent est donc cruciale.

Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

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06/02/2012

Projet de taxe différenciée sur les pesticides au Danemark

La ministère de l’Environnement danois a annoncé vouloir mettre en place une taxe différenciée sur les pesticides, afin de réduire leur utilisation d’un tiers. Le coût de certains insecticides passerait de 60 couronnes (8 euros) à 400 couronnes par hectare, tandis que d’autres pesticides écologiques deviendraient moins chers. La taxation sur les pesticides existe dans ce pays depuis 1996, mais elle n'était pas différenciée selon la toxicité des produits.

Or, un rapport de l'Environmental Protection Agency danoise vient de montrer que la nocivité des pesticides utilisés dans l'agriculture danoise pour la nature s'était accrue de 30% en trois ans (de 2007 à 2010), et que durant cette même période, la fréquence de traitement avait augmenté de 11%. Les auteurs de ce rapport ont développé un nouvel indice pour classer les pesticides en fonction de leur nocivité. Cet indice servira de base pour déterminer la taxation des pesticides et mesurer l’efficacité de cette mesure.

11:31 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent | Tags : pesticides, danemark |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/02/2012

Nouvelle stratégie agricole nigériane

Dans l'objectif de renforcer sa sécurité alimentaire, le Nigeria a annoncé en août 2011 une nouvelle stratégie agricole baptisée « nouveau plan d'action de transformation agricole » (ATAP). Cette initiative, qui vise l'augmentation de la production des cinq principales cultures (riz, manioc, sorgho, cacao et coton), prévoit l'injection de 2 milliards de dollars US dans le secteur de la production et 2,2 milliards dans l'économie nigériane à travers l'autosuffisance en riz, selon son ministre de l'agriculture. L’objectif de cette politique consiste à diversifier l’économie en dehors du secteur dominant des oléagineux et à introduire une politique de substitution aux importations pour augmenter la production nationale de denrées alimentaires de base de 20 millions de tonnes d’ici 2015.

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01/02/2012

Le premier OGM résistant à la sécheresse autorisé aux Etats-Unis

L'USDA a annoncé la levée des restrictions applicables à la culture du Mon 87460, une variété de maïs génétiquement modifiée résistante à la sécheresse développée par Monsanto, en collaboration avec BASF. Le département américain déclare avoir pris sa décision après avoir examiné les évaluations environnementales et les risques liés à son implantation en milieu naturel, les observations du public et des données de recherche de Monsanto.

Les premières parcelles seront implantées chez les agriculteurs des grandes plaines de l'Ouest, régions qui connaissent des sécheresses annuelles, dès les semis de 2012.

Voir aussi :

http://veilleagri.hautetfort.com/archive/2012/01/24/basf-...

11:06 Publié dans 4. Politiques publiques, Agronomie | Lien permanent | Tags : ogm |  Imprimer | | | | |  Facebook

30/01/2012

Energies vertes, un revenu croissant pour les agriculteurs allemands

À la suite du vote du Bundestag, les tarifs de rachat de l’électricité produite à partir de biogaz vont être modifiés à partir du 1er janvier 2012. L’objectif affiché par le gouvernement est d’enclencher la baisse des soutiens, de limiter le développement des cultures de maïs destiné au biogaz mais aussi de rendre plus attractif le développement de grandes unités destinées à développer la production d’électricité pour accompagner la sortie du nucléaire. Enfin, un tarif attractif pour les très petites installations qui utilisent principalement du lisier sera mis en place.

Les agriculteurs bénéficient largement de ce dispositif. La presse agricole chiffre à 75% leurs retours sur investissement pour la biomasse et une estimation de 35% sur le photovoltaïque et de 20% sur l’éolien semble plausible. Sous ces hypothèses, les agriculteurs bénéficieraient donc de près de 4,5 milliards d'euros, soit un montant proche des aides du premier pilier de la PAC. À ce chiffre s’ajoutent les bénéfices en termes d’image pour les agriculteurs et la sécurité de cette recette, puisque les prix sont fixés sur 20 ans.

Source : DG Trésor, Sillons d'Europe, Nº 141 - 9 décembre 2011

10:51 Publié dans 4. Politiques publiques, Biomasse/Biocarburants, Energie | Lien permanent | Tags : allemagne |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/01/2012

L’Observatoire des agricultures du monde sur les rails

Le 20 octobre 2011 a été présenté, au siège de la FAO, l'Observatoire des agricultures du monde (OAM, WAW en anglais). L'objectif de cette initiative, issue d'une réflexion commune du Cirad et des ministères de l'Agriculture et des Affaires étrangères français, consiste à comprendre les changements majeurs concernant les régimes fonciers, le développement de l’utilisation de la main-d’oeuvre salariée, le recours aux activités non agricoles, les modes d’intégration aux marchés, les nouvelles formes d’entreprises, etc.  L'activité de l'observatoire consistera à « fournir des analyses comparatives à différentes échelles, en organisant un réseau d’observatoires nationaux prenant en compte les différents types d’agriculture, leurs dynamiques et leurs impacts en termes de développement durable ».

L’initiative internationale est en train de construire son site internet. En attendant, on peut consulter le site du CIRAD qui présente les activités de recherche mises en œuvre pour préparer la construction de l’initiative internationale. On peut ainsi y voir les activités et productions mises en œuvre ainsi que les terrains de recherche (pour le moment, le Costa Rica, Madagascar, le Mali, le Niger et la Thaïlande).

11:22 Publié dans 4. Politiques publiques, Développement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/01/2012

Classement des puissances agricoles mondiales

Bien que des pays comme le Brésil ou la Nouvelle-Zélande dominent le commerce international agricole pour des produits comme le bœuf ou le lait, le pouvoir agricole reste concentré aux États-Unis et en Europe, d'après une étude intitulée Power in Agriculture: A Vital Report on the Future of Farming commanditée à l'occasion de la Oxford Farming Conference.

Si cette situation devrait, selon les auteurs de l'étude, persister les 10 prochaines années, sur le long terme, l'Europe serait toutefois vulnérable du fait de ses faibles ressources en engrais, en énergie et en terres.

Le rapport met en évidence le rôle des multinationales : 4 d'entre elles représentent plus de 75% du commerce mondial de céréales, 10 groupes contrôlent 40% du commerce alimentaire mondial et 7 l'offre de fertilisants. Ces multinationales sont majoritairement basées aux États-Unis et en Europe.

Un chapitre s'intéresse au pouvoir politique en agriculture, défini par des indicateurs comme la part de la contribution financière dans le budget de l'OMC et de la Banque mondiale, ainsi que les dépenses annuelles de lobbying des principales multinationales agricoles.

L'étude propose un regional power index, indice composite qui note de 1 à 5 les pays en termes de puissance politique, commerciale, entreprenariale, ainsi que d'accès aux ressources naturelles et minières. Les États-Unis sont en tête du tableau, suivis par l'Europe puis la Russie et la Chine.

 

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Céline Laisney, Centre d'études et de prospective


14:28 Publié dans 4. Politiques publiques, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Projet pilote de réserve régionale alimentaire et humanitaire d'urgence en Afrique de l'Ouest

Lors de la conférence FARM sur le « G20 agricole : quelles suites ? » du 20 décembre 2011, Claude Jibidar, directeur adjoint du bureau Afrique de l'Ouest du Programme alimentaire mondial (PAM) a présenté les modalités pour un projet régional pilote du PAM de réserve régionale alimentaire et humanitaire d'urgence en Afrique de l'Ouest.

Ce projet en faveur de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), soutenu par le G20, propose de mettre en place des stocks physiques placés dans quatre villes de la région. Ces stocks seront constitués à 40% en stock physique et à 60% en stock virtuel (devises pour acheter des céréales sur les marchés). La réserve couvrira le mil, le maïs, le riz et le sorgho : les céréales les plus consommées par les populations locales. Les critères de déclenchement d'utilisation des réserves sont basés sur la volatilité des prix sur les marchés internationaux et sur un système d'alerte au niveau national. Les pays qui emprunteront de la nourriture pourront la remplacer plus tard en nature ou bien payer pour permettre de reconstituer les stocks virtuels de la réserve.

Ce système repose sur l'hypothèse qu'il ne sera pas utilisé par tous les pays en même temps car il n'a vocation à répondre qu'à l'insécurité alimentaire transitoire dans des zones géographiques limitées. En plus de la réserve, des filets de sécurité seront mis en place pour assurer l'alimentation des populations pauvres. Les acteurs privés des filières font partie d'un comité consultatif pour mieux gérer les stocks et prendre les décisions. Le coût initial est estimé à 44,3 millions de dollars et les coûts récurrents annuels à 16 millions de dollars seront à partager par les différents États membres. Le projet sera proposé aux chefs d' États de la CEDEAO en juin 2012.

Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

23/01/2012

Fin des subventions à l'éthanol aux États-Unis

Dans le souci de réduction de leur déficit budgétaire (s'élevant à 1 300 milliards de dollars, soit près de 9 % de leur PIB), les subventions à l'éthanol ont pris fin le premier janvier dernier aux États-Unis. La suppression du crédit d'impôt dont bénéficiaient les raffineurs pour ce biocarburant rapportera 6 milliards de dollars. Parallèlement, les droits de douanes sur les importations d'éthanol ont été levés.

Votées en juin 2011au Sénat, ces mesures ne remettent toutefois pas en cause le principal soutien des États-Unis au développement des biocarburants : les mandats d'incorporation. Le gouvernement fixe en effet annuellement les volumes minima devant être incorporés aux carburants traditionnels, soutenant ainsi une demande élevée pour les biocarburants. En 2012, le taux d'incorporation a été porté à 9,23 %. Ce taux est en croissance progressive jusqu'en 2022, avec des volumes à incorporer à multiplier par 4 entre 2008 et 2022.

Le tiers du maïs américain est aujourd'hui utilisé pour les biocarburants.

Marie-Sophie Dedieu, Centre d'études et de prospective

14:03 Publié dans 4. Politiques publiques, Biomasse/Biocarburants, Energie | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

22/01/2012

Vers le démantèlement de la Commission Canadienne du Blé ?

Le gouvernement canadien souhaite instaurer la libre commercialisation des céréales au Canada. Après son adoption à la Chambre des Communes le 28 novembre 2011, le projet de loi mettant fin à 70 ans de mise en marché collective des céréales via la Commission Canadienne du Blé (CCB) a été adopté le 15 décembre au Sénat.

Créé en 1935 par le Canadian Wheat Board Act, la CCB devient l'unique canal de commercialisation des grains en 1943. Les besoins d'approvisionnement du marché international, et en particulier de la Grande-Bretagne, rendaient en effet nécessaire pour plus d'efficacité une organisation centralisée des exportations canadiennes.

Jusqu'ici, la CCB exportait plus de 20 millions de tonnes de céréales de l'Ouest canadien, livrées par 25 000 producteurs, bénéficiant ainsi notamment d'un lissage des fluctuations intra-annuelles de prix grâce au pooling réalisé au sein de la CCB.

En dépit des avancées du projet de loi, les débats se poursuivent et des recours sont engagés afin d'éviter son entrée en vigueur en août 2012.

Marie-Sophie Dedieu, Centre d'études et de prospective

10/01/2012

Inde : une loi pour augmenter les subventions à l'alimentation des plus pauvres

La Food Security Bill ou loi pour la sécurité alimentaire, qui a reçu le feu vert du gouvernement indien en décembre 2011, devrait fournir des provisions mensuelles de blé, de millet et de riz bon marché à 64% des 1,2 milliard d’Indiens, soit environ 770 millions de personnes. Le projet de loi, qui doit encore être approuvé par le Parlement lors de sa session de mars 2012, va augmenter les subventions gouvernementales annuelles pour l’alimentation de près de 4,1 milliards d’euros pour les porter à 14 milliards d’euros, pesant ainsi sur les finances publiques. Des fonds supplémentaires seront également nécessaires pour augmenter la production de céréales.

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Coûts de l'adaptation au changement climatique dans les pays en développement

Une étude récente de l'Institut international pour l'environnement et le développement (IIED) a pour objectif d'estimer le coût de l'adaptation au changement climatique (CC) des agricultures des pays en développement (principalement les petits producteurs et l'agriculture de subsistance). Elle s'appuie sur 5 études de cas au Bangladesh, Malawi, Népal, Rwanda et Tanzanie, correspondant à divers systèmes de production et à différentes échelles (village, district, pays).

Ce choix se démarque des méthodes utilisées dans de précédentes études, dans lesquelles les coûts du CC ou de l'adaptation sont chiffrés au niveau global. La limite de cette approche bottom up est qu'elle ne permet pas de comparaison des 5 cas sur la base de critères communs, ni d'extrapolation. L'intérêt est de mettre en évidence la diversité des objectifs de l'adaptation en agriculture : en fonction des systèmes de production, des localités, etc. , les objectifs sont tantôt directement liés à la production agricole, tantôt orientés vers le lien aux marchés. Par conséquent les stratégies varient, ainsi que leurs coûts (voir le tableau, cliquer pour agrandir).

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Ces résultats permettent d'observer que les coûts de l'adaptation augmentent d'autant plus que l'échelle d'application des actions est large (du village au pays). D'autre part, ils permettent de faire le lien avec les montants disponibles via les fonds internationaux pour l'adaptation (50 milliards de dollars par an d'ici 2020, que l'agriculture devra partager avec les autres secteurs).

Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

10:38 Publié dans 4. Politiques publiques, Climat, Développement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/01/2012

Biocarburants : une nouvelle étude sur les changements d’affectation des sols

La Commission européenne a publié sur son site internet une nouvelle étude sur les conséquences en matière d’émissions de gaz à effet de serre des programmes européens de développement des biocarburants, tenant compte des changements dans l’affectation des sols. Si les objectifs que chaque pays européen s'est fixés étaient atteints, entre 1,7 et 1,9 million d’hectares supplémentaires seraient dédiés aux cultures, essentiellement hors du territoire européen. Exprimé en termes d’émissions de gaz à effet de serre, cela se traduit par l’émission de 38 grammes de CO2 par MJ (méga-joules) de biocarburants annulant, selon l’auteur, près des deux tiers des émissions directes économisées (du fait d’une technologie plus vertueuse que les carburants fossiles). Des tests de sensibilité témoignent tout de même du fort degré d’incertitude entourant ces résultats.

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10:47 Publié dans 2. Evaluation, 4. Politiques publiques, Biomasse/Biocarburants | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

04/01/2012

Commerce agricole et changement climatique

Cette note du Centre du commerce international (CCI, organe hybride entre l'OMC et l'ONU) aborde la question du changement climatique (CC) en agriculture sous un angle original : celui du commerce international des produits agricoles. En réponse aux enjeux posés dans les pays en développement (PED), le CCI prône la libéralisation des échanges : "déployer des efforts concertés pour libéraliser les échanges dans le cadre de règles contribuerait non seulement à réduire les émissions d’origine agricole, mais améliorerait aussi la sécurité alimentaire en lissant les disparités régionales en matière d’accès à l’alimentation".

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02/01/2012

Horizon 2020, nouveau programme de recherche de la Commission

La Commission européenne a adopté le projet de programme de recherche et innovation de l’UE pour la période 2014-2020, Horizon 2020, doté au total de 80 milliards d’euros.

Selon ce projet, 4,15 milliards d’euros seront consacrés au volet « Sécurité alimentaire, agriculture durable, recherche marine et maritime et bio-économie », 350 millions aux activités biotechnologies du programme LEIT (Leadership in Enabling and Industrial Technologies) et 130 millions au financement de l’Institut européen pour l’innovation et la technologie.

11:29 Publié dans 4. Politiques publiques, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook