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16/04/2010

Durabilité des biocarburants

En décembre 2008, les dirigeants européens ont conclu un accord sur une nouvelle Directive énergie renouvelable, qui requiert de chaque Etat membre que 10% de ses besoin en carburants de transports proviennent de sources d'énergie renouvelables, notamment les biocarburants, l'hydrogène et l'électricité verte, d'ici 2020.

La directive établit également des critères de durabilité pour les biocarburants. Elle oblige les Etats membres à s'assurer qu'ils offrent au moins 35 % d'économies d'émission de carbone par rapport aux énergies fossiles. Ce chiffre devrait se monter à 50 % en 2017 et 60 % en 2018

Toutefois, des inquiétudes sont apparues selon lesquelles accroître la production de biocarburants résulterait en une déforestation massive et aurait un impact grave sur la sécurité alimentaire, car les cultures énergétiques remplaceraient les autres utilisations des terres (ce qu'on appelle le « changement indirect d'utilisation des sols »).

Un rapport, élaboré pour la Commission européenne par l'IFPRI, a conclu que le changement indirect d'utilisation des sols a un effet important sur la durabilité environnementale des biocarburants. Néanmoins, il affirme que les objectifs d'énergie renouvelable de l'UE actuels sont assez faibles pour assurer la durabilité environnementale des biocarburants.

Ce rapport est le premier d'une série de quatre études que la Commission a commandé sur le sujet.

Le rapport de l'IFPRI (125 p.)

09:59 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/04/2010

Croissance des surfaces en bio en Europe

 Un rapport publié par Eurostat montre qu'entre 2005 et 2008 les superficies destinées à l'agriculture biologique dans les 27 pays de l'UE ont augmenté de 21%. Elles représentaient 7,8 millions d'hectares en 2008. Les cinq premiers pays sont l'Espagne (1,3 million d'hectares), l'Italie (un million), l'Allemagne (0,9 million), le Royaume- Uni (0,7 million) et la France (0,6 million).

En pourcentage de SAU consacrée à l'agriculture bio, l'Autriche reste en tête avec près de 16%, suivie par la Suède (10%) et l'Italie (9%).

 En ce qui concerne les types de cultures, 44% sont des pâturages et des prairies, 37% des cultures, et 10% des cultures permanentes. Les 9% restants correspondent à des terres en jachère ou non exploitées. Parmi les cultures arables, la part la plus importante revient aux céréales (44%), suivies des fourrages herbacés (42%). Les légumes frais ne représente que 4%.

Les plus fortes hausses de superficies consacrées au bio entre 2005 et 2008 se sont produites en Pologne, Lituanie, Espagne et Belgique.

10:48 Publié dans Environnement | Lien permanent | Tags : bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

Changement climatique et biodiversité

Les chercheurs de l'université de Bonn et de celle Yale ont publié une étude qui vise à quantifier et à modéliser, à l'échelle régionale, l'impact potentiel du changement climatique sur la diversité de la flore. Après avoir examiné plusieurs espèces de plantes que l'on peut trouver dans différentes régions dans les conditions climatiques actuelles, ils ont tout étudié les interdépendances, auxquelles ils ont ensuite appliqué 18 scénarios de changement climatique à l'horizon 2100.

Les conclusions de l'étude indiquent que les régions froides et humides de la planète pourraient servir de refuge à un nombre plus important d'espèces, mais aussi que les régions chaudes et sèches pourraient devenir des milieux hostiles à la diversité végétale.

Les chercheurs estiment qu'ils ne peuvent prédire la manière dont la biodiversité d'une région donnée s'adaptera à ces nouvelles conditions, mais, d'après eux, la redistribution massive des espèces végétales entraînera, dans le monde entier, une uniformisation de la végétation au niveau régional, au détriment d'espèces uniques qui se sont adaptées à des conditions d'habitat particulières.

En conclusion, les auteurs soulignent la nécessité d'une politique forte pour le climat, car « la biodiversité est le fondement même de l'existence humaine ».

Etude parue dans la revue Proceedings of the Royal Society London

 

10:30 Publié dans 3. Prévision, Climat, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/03/2010

Améliorer les légumineuses pour réduire l'empreinte carbone

Un nouveau projet d'un montant de 1,5 million de livres couvrant une période de 3 ans et demi, sous la coordination du John Innes Centre, un institut du Biotechnology and Biological Sciences Research Council (BBSRC) du Royaume-Uni, s'efforcera de trouver de nouveaux moyens pour mettre au point des variétés de pois améliorées et accroître l'absorption d'engrais azotés dans la culture de légumineuses.

Claire Domoney, de cet institut, déclare que « des pois de haute qualité atteindront un prix élevé sur le marché des produits alimentaires ». « Si nous pouvons encourager un plus grand nombre d'agriculteurs à les planter comme cultures de rotation, cela permettra de réduire l'empreinte carbone de l'agriculture britannique en réduisant les quantités d'engrais azotée requises ».

Le projet est cofinancé par le BBRSC et le DEFRA. Il a notamment pour partenaires la Food and Environment Research Agency, la Processors and Growers Research Organisation (PGRO) et Campden BRI, avec des contributions commerciales de Bird's Eye, The Co-operative, Limagrain, Thermo Fisher Scientific, Premier Foods, Pinguin Foods et Horticultural Development Company (HDC).

 

08:55 Publié dans 4. Politiques publiques, Energie, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/03/2010

Le marché de la biodiversité en plein essor

De même qu'il existe des bourses du carbone permettant de compenser les émissions de gaz à effet de serre en achetant des crédits de C02, des mécanismes ont été imaginés pour protéger la biodiversité. Ils visent à réparer l'impact laissé sur les écosystèmes par les grands ouvrages d'aménagement (routes, activité commerciale, industrielle.. ,) en finançant, via l'achat de crédits, des «actifs naturels» protégés.

A l'heure actuelle, 39 gouvernements nationaux ou régionaux ont mis en place des mécanismes de compensation de la biodiversité et 25 autres projets sont en cours d'expérimentation à travers le monde, selon une étude sur ces marchés de la biodiversité présenté début mars par Ecosystem Marketplace, une ONG américaine.

Si le phénomène est en plein boom, il reste pour l'instant limité : 86000 hectares sont ainsi sous protection et les transactions concernées seraient comprises entre 1,3 et 2,1 milliards d'euros, à comparer avec les transactions sur le marché du carbone (120 milliards d'euros en 2008).

En France, CDC-biodiversité, une filiale de la Caisse des dépôts, a lancé en mai 2009, un projet pilote sur la plaine de la Crau. Les premiers crédits devraient être vendus en avril.

L'étude (85 p).

 

12:05 Publié dans Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/02/2010

Progression des OGM dans le monde

L'International Service for the Acquisition of Agribiotech Applications (ISAAA), une organisation en partie financée par les grands semenciers, a publié en février 2010 son bilan annuel sur l'état des cultures biotechnologiques dans le monde.

Selon ses chiffres, 134 millions d'hectares d'OGM étaient cultivés dans le monde en 2009, soit une progression de 7% des surfaces par rapport à 2008. Quatorze ans après le démarrage commercial des OGM, le rythme de leur essor tend toutefois à ralentir : il y a trois ans, il était encore de 13% (cliquer pour voir le graphique en grand).

 

carte OGM.jpg

Les principaux utilisateurs d'OGM sont les États-Unis (64 millions d'hectares), le Brésil (21,4 millions) et l'Argentine (21,3 millions). Viennent ensuite l'Inde (8,4 millions), le Canada (8,2 millions), la Chine (3,7 millions), le Paraguay (2,2 millions) et l'Afrique du Sud (2,1 millions). Tous les autres pays restent en deçà de la barre du million d'hectares.

Les OGM représentent ainsi 9 % des cultures mondiales. Mais ce chiffre cache d'énormes disparités en fonction des cultures et des régions du monde : plus des trois quarts des superficies dédiées au soja sont OGM, le coton transgénique, qui perce en Inde et en Afrique, représente un plant sur deux, et pour le maïs, la proportion est de 26 %.

D'ici à 2015, l'ISAAA considère que la barre des 200 millions d'hectares d'OGM plantés dans le monde pourrait être franchie, grâce notamment à l'arrivée d'un « maïs anti-sécheresse » dans les campagnes des Etats-Unis dès 2012. L'intérêt de la Chine pour le riz et le maïs transgéniques laisse également présager une expansion des superficies dédiées aux cultures biotechnologiques.

Les Amis de la Terre critiquent ces chiffres et mettent l'accent sur la baisse des surfaces en Europe où, compte tenu de l'hostilité des opinions publiques, les surfaces cultivées en OGM ont reculé en moyenne de 12 % l'an dernier.

surface OGM UE 2008-2009.jpg

 

 

 

 

 

 

Sources : ISAAA, Global Status of Commercialized Biotech/GM Crops: 2009, Executive Summary (44 p.)

Les Amis de la Terre, Who benefits from GM crops? (43 p.)

11:27 Publié dans 3. Prévision, Environnement, Filières agricoles, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : ogm |  Imprimer | | | | |  Facebook

17/02/2010

Extension de la consommation bio

La consommation de produits biologiques s'étend, selon le Baromère de l'Agence Bio 2009 : elle convainc de nouveaux adeptes, gagne le terrain de la restauration hors-foyer et s'étend à de nouveau types de produits (poisson, vins..).

Cependant, elle ne représente encore que 1,7% de la consommation alimentaire totale, et reste socialement marquée. Le prix reste en effet le principal frein à l'achat.

Les principaux chiffres

Le baromètre



14:43 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/02/2010

L'Inde prudente sur les OGM

Le gouvernement indien a décidé de retarder le lancement d'une aubergine génétiquement modifié. Il souhaite attendre les résultats de nouveaux tests scientifiques sur l'impact des OGM sur la santé et l'environnement.

L'Inde est le premier producteur d'aubergines au monde et en cultive plus de 4 000 variétés différentes.

Cette décision intervient alors que le ministre indien de l'Agriculture, Sharad Pawar, soutient l'introduction de cette aubergine GM dans la production agricole du pays. Elle représente alors une victoire politique pour Jairam Ramesh, ministre de l'environnement,  qui  a sillonné toute l'Inde pour rencontrer la population et l'interroger sur ce projet de commercialisation d'aubergine GM. Dans sa grande majorité, la population était opposée à ce projet.  Si certains jugent que les cultures OGM pourraient permettre d'augmenter les ressources alimentaires des Indiens, Jairam Ramesh évoque "des craintes très sérieuses émises dans certaines régions sur la possibilité que Monsanto contrôle notre chaîne alimentaire si l'aubergine GM est approuvée".

Si l'aubergine transgénique BT Brinjal est la première culture comestible à laquelle la mise sur le marché a été, pour l'heure, interdite, l'Inde a déjà autorisé l'introduction de cultures OGM : en 2002, le BT Cotton a été mis sur le marché et a rencontré un vif succès. Selon certaines études, 85 % du coton indien est désormais issu de cette semence et la production nationale a doublé en sept ans.

 

16:03 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent | Tags : inde |  Imprimer | | | | |  Facebook

12/02/2010

Réduction des pesticides en France : quels impacts ?

Cette étude, menée à la demande des Ministres de l'agriculture et de l'environnement et coordonnée par l'INRA, propose un état des lieux sur l'utilisation des pesticides en France métropolitaine, et sur les connaissances disponibles concernant les effets agronomiques et économiques d'une réduction de leur usage en agriculture.

L'INRA a mobilisé à cet effet des données et connaissances d'origines variées. A cette fin, environ 80 chercheurs, ingénieurs, spécialistes de  terrain et techniciens agricoles ont travaillé en groupes. A partir des données agronomiques et économiques disponibles, des modèles ont permis de simuler les effets, en termes de production, marges et IFT (Indice de fréquence de traitement), d'une généralisation de certaines stratégies économes en pesticides ou d'une combinaison, en grandes cultures, de plusieurs types de stratégies.

Des scénarios ont été réalisés en appliquant aux régions, puis à l'ensemble du territoire métropolitain, un même niveau de rupture. Ces scénarios correspondent à des simulations technico-économiques à l'échelle nationale, qui ne prennent pas en compte les freins à l'adoption de certaines techniques, ni le comportement des acteurs face aux risques et aux changements.

Les résultats font apparaître que l'engagement du Grenelle de l'environnement de réduire les pesticides de moitié en moyenne par rapport au niveau actuel impliquerait le passage de la totalité de l'agriculture française en production intégrée, et engendrerait des baisses de production (en valeur) estimées à 12% en grandes cultures, 24% pour la viticulture et 19% pour les fruits.

Un objectif de réduction autour de 30% serait possible avec des changements de pratiques substantiels, mais sans bouleversement majeur des systèmes de production, et avec des effets sur les niveaux de production et les marges variables selon les secteurs de production et les niveaux de prix. En grandes cultures, qui représentent la majorité des surfaces et de l'utilisation des pesticides, les marges seraient peu ou pas touchées dans le contexte de prix de 2006, mais une baisse de production d'environ 6% serait observée.

L'étude propose en outre un schéma pour un réseau d'acquisition et de diffusion de références agronomiques allant d'expérimentations innovantes à l'adoption dans des fermes pilotes, et complété par un système d'information permettant de coordonner et consolider l'acquisition de connaissances, et d'en assurer la diffusion.

- les principaux résultats (8 pages)

- la synthèse de l'étude (92 pages)

 

14:05 Publié dans Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/02/2010

La Chine se tourne vers les OGM dans l'approvisionnement alimentaire

Avec plus d'1,3 milliard de personnes à nourrir, le gouvernement chinois a défini la sécurité alimentaire comme l'un de ses projets phares du plan de développement national. Il s'est fixé comme objectif d'accroître la production céréalière de 50 millions de tonnes entre 2009 et 2020.

Pour ce faire, le recours aux OGM n'est pas exclu : le gouvernement a publié, le 31 janvier 2010, un document visant à faire avancer l'industrialisation des cultures génétiquement modifiées sur la base d'une évaluation scientifique et de gestion conformément à la loi. Par précaution, les administrations de la santé mettront bientôt en place un système de surveillance, afin de signaler des effets indésirables.

Le gouvernement devrait approuver la plantation commerciale d'organismes génétiquement modifiés de riz dans les 3 ou 5 prochaines années. Le Ministère avait déjà octroyé des certificats de sécurité à d'autres cultures OGM comme le coton en 1998 et la tomate et le poivron en 1999, mais jusqu'ici, aucune souche de riz n'avait encore reçu l'approbation pour une utilisation généralisée. La Chine pourrait ainsi devenir le premier pays à cultiver commercialement du riz génétiquement modifié, adoptant ainsi une politique assez différente de la politique indienne.


Sources :

China Daily, 04/02/10

Académie Chinoise des Sciences, 08/02/10

12:04 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent | Tags : ogm |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/02/2010

Eau et biocarburants à l'horizon 2030

Dans cette étude, quatre scénarios contrastés de développement des biocarburants de première ou de deuxième génération à l'horizon 2030 servent à évaluer les pressions induites sur la ressource en eau. L'analyse se place à l'échelle de bassins hydrographiques dans deux bassins considérés, ceux des agences de l'eau Seine-Normandie et Adour-Garonne. Les scénarios sont définis par un niveau de production allant de 5 à 20 Mtep. Dans les paramètres des scénarios, les surfaces mobilisées, actuellement utilisées pour des productions à vocation non alimentaire pour l'Europe, s'étendent de 1,67 Mha à 6,9 Mha (soit ¼ de la SAU).

 

biocarb&eau.jpg

Plusieurs systèmes de cultures sont considérés : tendanciel, productif, priorité à l'environnement. Les impacts quantitatifs et qualitatifs sur l'état du milieu sont établis sur la base d'indicateurs de prélèvement, de nitrates et de pesticides, en comparaison à l'année de référence 2006. Par rapport à cette année, deux scénarios de tendanciel sur les biocarburants première génération ne permettent pas une amélioration du milieu ; deux scénarios sur les biocaburants deuxième génération premettent d'améliorer les pressions en particulier sur la qualité de l'eau en nitrates et pesticides. Un des scénarios deuxième génération est volontairement environnemental et améliorant pour le milieu.

Le compte-rendu par Thuriane Mahé (3 p.)

Le cahier du CLIP (102 p.)

 

15:05 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Energie, Environnement | Lien permanent | Tags : eau |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/02/2010

Changement climatique en Europe : impacts sur l'agriculture

Le projet PESETA (projection des impacts économiques du changement climatique dans des secteurs de l'Union européenne fondée sur une analyse  bottom-up) est une initiative du JRC (Joint Research Centre) de la Commission européenne, visant à appréhender les impacts économiques du changement climatique en Europe.

Cinq secteurs dont la sensibilité au réchauffement climatique a été considérée comme très élevée ont été analysés. L'agriculture fait l'objet d'un des cinq rapports. L'impact de cinq scénarios climatiques dérivés des modèles globaux sur l'agriculture européenne a été étudié : un seul scénario pour l'horizon 2020, et quatre pour l'horizon 2080, avec des hausse de températures allant de + 2,5 °C à + 5,4 °C (cliquer sur la carte pour la voir en grand) :

 

IPTScc.jpg

 

Selon ces simulations, le changement climatique pourrait accentuer les disparités entre les régions du point de vue des rendements agricoles agricoles : alors que la baisse pourrait s'élever à 25 % dans les pays du sud de l'Europe, les pays du nord, eux, verraient leurs productions augmenter quelle que soit l'ampleur du réchauffement climatique. En outre, des modifications du calendrier de récoltes, des besoins en irrigation et des types de cultures pourraient être observés.

En moyenne dans l'Union européenne, une hausse des températures de 5,4 °C (le pire scénario envisagé) se traduirait par une baisse des récoltes d'environ 10 %.

A noter, ces simulations ne prennent pas en compte d'éventuelles restrictions politiques imposées à l'irrigation, ni de restrictions concernant l'usage de fertilisants azotés.

Le rapport (59 p.)

 

15:54 Publié dans Climat, Environnement | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

Quel avenir pour la biodiversité dans l’UE?

Dans sa communication présentée le 19 janvier dernier, la Commission européenne rappelle qu'en 2001, l'Union européenne s'est fixé comme objectif d'enrayer la perte de biodiversité dans l'UE d'ici à 2010. Mais elle constate également qu'en dépit de ses efforts, "tout indique que cet objectif ne sera pas atteint". Or, les conséquences de la perte de biodiversité vont de microévolutions à l'effondrement d'écosystèmes entiers et la disparition des services qui y sont associés, comme la fourniture d'eau et de nourriture ou la régulation du climat.

C'est pourquoi la Commission européenne souhaite avoir une stratégie à long terme en matière de biodiversité, avec comme objectif 2050.

Après un état des lieux de la biodiversité en Europe et des tendances qui l'affectent, suivi d'un bilan des réalisations et des lacunes des politiques actuelles, elle propose une perspective pour 2050.

Il s'agit de quatre scénarios (ou plutôt options possibles) correspondant à quatre niveaux d'ambition :

- ralentir significativement le rythme de perte de biodiversité et de services écosystémiques dans l'UE d'ici à 2020.

- enrayer la perte de biodiversité et de services écosystémiques dans l'UE d'ici à 2020.

- enrayer la perte de biodiversité et de services écosystémiques dans l'UE d'ici à 2020 et assurer leur rétablissement dans la mesure du possible.

- enrayer la perte de biodiversité et de services écosystémiques dans l'UE d'ici à 2020 et assurer leur rétablissement dans la mesure du possible, et renforcer la contribution de l'UE à la prévention de la perte de biodiversité.

Ces options devraient faire l'objet d'échanges et de travaux nombreux entre les institutions européennes, les Etats membres et les organisations intéressées tout au long de l'année 2010.

La communication (12 p.)

 

11:45 Publié dans Environnement | Lien permanent | Tags : biodiversité |  Imprimer | | | | |  Facebook

28/01/2010

La PAC au secours des biens publics environnementaux

Dans ce rapport commandé à l'IEEP (Institute for European Environmental Policy) de Londres par la DG Agri, pour la première fois, des chercheurs se sont employés à dresser une liste exhaustive des biens publics environnementaux fournis par les agriculteurs européens et ont invoqué des arguments à l'appui d'une intervention publique en la matière.

L'étude répertorie un large éventail de biens publics environnementaux et sociaux fournis par des agriculteurs de toute l'Europe, au nombre desquels figurent la préservation des paysages culturels de valeur, la protection d'oiseaux des champs ou encore la sauvegarde des prairies riches en espèces, présentes sur l'ensemble du territoire européen. Les agriculteurs gèrent aussi les terres en vue du stockage du carbone et contribuent à la préservation de la qualité de l'eau et des sols.

Il ressort des conclusions du rapport que, pour nombre de ces biens, l'offre n'est pas suffisante, bien que les citoyens européens leur accordent une grande valeur, selon les enquêtes d'opinion.

Selon les auteurs, il conviendrait donc d'augmenter le degré d'intervention publique. La PAC dispose d'une palette de mesures pouvant aider les agriculteurs à offrir ce genre de biens. La fourniture des biens publics en Europe serait une justification valable et cohérente pour une future PAC, à leurs yeux.

Le dernier chapitre contient quatre scénarios sur l'avenir de la PAC à l'horizon 2020  : un scénario « de référence » dans lequel la politique européenne reste sensiblement la même, avec une réduction de 20% du budget toutefois, un scénario de libéralisation totale, présenté comme « hypothétique » et non réaliste, et deux scénarios (variantes) de réforme de la PAC basés sur des objectifs à atteindre (target support scenarios) et une conditionnalité renforcée. Chaque scénario est accompagné de ses implications sur les biens publics environnementaux ainsi que celles sur les politiques.

Le résumé (28 p.)

Le rapport (396 p.)

 

Voir aussi notre blog sur l'avenir de la PAC

 

18:10 Publié dans Environnement, PAC | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/01/2010

Relancer les légumineuses : coûts et bénéfices

Selon une étude du GGDD (Commissariat général au développement durable) du MEEDDM, relancer en France les légumineuses permettrait de réduire les émissions agricoles de gaz à effet de serre provoquées par la fabrication et l'épandage d'engrais. Les légumineuses sont en outre sources de protéines et leur plus grande production en France permettrait de diminuer les importations de tourteau de soja pour l'alimentation animale.

D'après un scénario prospectif, augmenter leur part de 3 à 7% dans les terres arables nécessiterait une modification de l'assolement français, et notamment de réduire les cultures céréalières et les exportations de ces dernières. Une telle décision remettrait en cause une orientation politique française et européenne en faveur des céréales depuis plus de 40 ans, et nécessiterait un accompagnement des filières et des systèmes de culture et d'élevage qui produisent et valorisent les légumineuses. Les avantages environnementaux liés à la relance des légumineuses compenseraient en partie la détérioration de la balance commerciale agricole qui en résulterait.

L’évaluation de la relance des légumineuses fait suite aux engagements pris dans le Grenelle de l’environnement. L’article 31 de la loi « Grenelle I » propose notamment cette solution pour réduire la dépendance des productions animales aux importations. Le refus du soja OGM par les consommateurs pourrait être l’élément déclencheur d’un tel plan.

4 pages sur l'étude

 

16:11 Publié dans Environnement, Filières agricoles, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook