Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/01/2011

Le Département de l'agriculture américain pourrait réglementer les semis de luzerne OGM

Un rapport de l'USDA daté du 16 décembre 2010 envisage la possibilité de réglementer la production de luzerne OGM aux États-Unis. Si la mesure est effectivement mise en œuvre, elle constituera une première dans ce pays où la production de plantes OGM fait l'objet d'un suivi et d'un contrôle faibles. Or, la luzerne OGM commercialisée par Monsanto n'est pas considérée comme dangereuse pour la santé humaine ou animale. En revanche, c'est le risque de pollinisation croisée avec des luzernes cultivées en agriculture biologique que certains acteurs craignent. Les cahiers des charges du mode de production biologique interdisent explicitement l'utilisation d'OGM. Et tiré par la demande du consommateur américain, l'agriculture biologique se développe de plus en plus aux États-Unis. C'est ainsi que l'USDA propose qu'une distance minimale de 8 km sépare toute parcelle sous luzerne OGM d'une parcelle sous luzerne conventionnelle ou en mode de production biologique. L'objectif de cette réglementation inédite de l'USDA est de mettre en place des règles de cohabitation entre systèmes de culture afin de prévenir une escalade de contentieux juridiques sur le sujet.

Jo Cadilhon, CEP (Centre d'études et de prospective)

Source : The Economist

14:05 Publié dans Environnement | Lien permanent | Tags : etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

Mesure du gaspillage aux Etats-Unis

Dans le cadre de la revue des consommations alimentaires et donc des besoins de production agricole, un travail d'ajustement des pertes et gaspillages alimentaires vient d'être effectué par l'USDA.
Il apparait que les chiffres de pertes et gaspillages couramment utilisés sont surestimés pour certains produits (produits à base de viande), et sous-estimés pour d'autres (produits laitiers, les graisses et sucres ajoutés). Le résultat est que les Américains ont une ration journalière moyenne "réelle" de 2614Kcal/j

En poids de produits jetés, la différence entre les anciennes estimations et les nouvelles correspond à 7,7kg de produits alimentaires jetés en plus par an (soit l'équivalent de la totalité de ce que les ménages francais jetent par an comme produits emballés non consommés selon l'ADEME).
Toutes les statistiques de consommation sur les séries longues vont être recalculées pour comparaison.

Annie Soyeux, CEP (Centre d'études et de prospective)

13:28 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent | Tags : etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/01/2011

Un outil pour calculer les émissions agricoles

L'USDA a annoncé le lancement d'un outil en ligne pour aider les agriculteurs à estimer leurs émissions de gaz à effet de serre ainsi que les capacités de séquestration de leurs exploitations.

Les informations nécessaires sont l'Etat dans lequel se situe l'exploitation, la taille des parcelles, l'historique des changements d'utilisation des sols, les pratiques en termes de fertilisation et de travail du sol, la consommation d'éléctricité, etc.

Cet outil, développé en collaboration avec l'Université du Colorado, se veut simple d'utilisation, accessible à tous les producteurs pour leur permettre de mesure leur empreinte carbone et les leviers dont ils disposent pour la réduire.

14:19 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent | Tags : climat, etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

Etiquette carbone pour le vin

Le premier vin certifié par l'agence britannique Carbon Trust, qui certifie les entreprises engagées dans une réduction de leur empreinte carbone, est néo-zélandais. Le Mobius Marlborough, un Sauvignon blanc de ce pays, affiche en effet sur ses bouteilles la quantité de CO2 par verre, selon une estimation qui prend en compte les processus de fabrication, de mise en bouteille, de réfrigération mais aussi de transport.

Ce chiffre varie donc en fonction de l'endroit où la bouteille est vendue : pour les bouteilles commercialisées dans le pays, l'étiquette mentionnera 140 grammes de CO2/verre, mais pour celles vendues en Australie 190 g et pour celles exportées en Europe encore davantage.

 

 

Carbon-Wine.jpg

Les ventes des produits labellisés par le Carbon Trust atteignent désormais près de 2,5 milliards d'euros par an. Outre le vin néo-zélandais, le Carbon Trust vient aussi de calculer l'empreinte carbone d'une huile d'olive australienne.

En France, le ministère de l’Écologie vient de lancer un appel à candidature pour l’expérimentation nationale de l’affichage des caractéristiques environnementales des produits.

11:01 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/01/2011

Agriculture et gaz à effet de serre : état des lieux et perspectives

Une publication du Réseau Action Climat-France (RAC) fait le bilan des émissions de gaz à effet de serre du secteur agricole à l’échelle européenne. Elle présente un état des lieux objectif des connaissances scientifiques et des différentes pistes techniques, politiques et économiques permettant d’atténuer l’impact de ce secteur sur les changements climatiques.

Les principaux défis à relever concernent l'évaluation et la mesure des émissions, ainsi que la mise en œuvre, dans la recherche et dans les politiques, de démarches systémiques pour prendre en compte la complexité des systèmes et des pratiques.
L'une des conclusions du rapport porte sur la nécessité de mettre en place des politiques de recherche.
En particulier, la mesure du stockage de carbone devrait être l'un des principaux points d'attention.

Fabienne Portet, CEP (Centre d'études et de prospective)

15:01 Publié dans Climat, Environnement | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

17/12/2010

Sécurité alimentaire mondiale et changement climatique : scénarios à 2050

L'IFPRI (International Food Policy Research Institute) publie de nouveaux scénarios sur la sécurité alimentaire mondiale à l'horizon 2050 face au défi du changement climatique.

IFPRI-foodsecurity.jpg

Dans la lignée de son rapport de 2009 Climate Change: Impact on Agriculture and Costs of Adaptation, cet exercice ne repose plus sur un scénario tendanciel mais sur trois combinaisons d'hypothèses concernant l'évolution des revenus et de la population par grandes régions du monde (un scénario « moyen », un scénario pessimiste et un scénario optimiste).

Chacun de ces trois scénarios peut être soumis à quatre scénarios climatiques plausibles, plus un scénario « d'atténuation » climatique (soit la continuation du climat actuel).

La combinaison des deux sets de scénarios débouche donc sur 15 scénarios d'ensemble, caractérisés par trois grands indicateurs : les prix des principales céréales, le nombre moyen de calories consommées par jour et par habitant, le nombre d'enfants souffrant de malnutrition.

Le rapport indique que d'ici à 2050, les prix du maïs pourraient augmenter de 42 à 131%, ceux du riz de 11 à 78%, ceux du blé de 17 à 67%, selon le scénario considéré.

 Des cartes interactives permettent de visualiser l'évolution de plusieurs indicateurs par pays

 La synthèse (8 p.)

 L'étude (140 p.)

16/12/2010

L’agriculture européenne en 2020: Défis à long terme, nouvelles politiques publiques et privées

Le GEM (Groupe d'économie mondiale) Sciences-po a organisé, avec le German Marshall Fund, en janvier 2009, une conférence sur l'agriculture européenne en 2020. La première journée portait sur l'agriculture face aux défis climatique, énergétique et de l'eau. La seconde abordait d'abord la question des politiques publiques concernant la sécurité alimentaire, la PAC, la multifonctionnalité, puis les politiques privées avec la question de la gestion des risques, l'agroalimentaire et la politique de concurrence.

Cette conférence a donné naissance à un ouvrage en anglais richement illustré, sous la direction de  Pierre Boulanger et Patrick Messerlin.

Les actes de la conférence (avec les débats) sont également disponibles en français.

03/12/2010

Agriculture intelligente vis-à-vis du climat

Au moment où démarre la conférence de Cancun, la FAO forge un concept nouveau : l'« agriculture intelligente vis-à-vis du climat » (climate-smart agriculture), qui doit être capable de relever le triple objectif de la sécurité alimentaire, de l'adaptation au changement climatique et de l'atténuation des émissions de GES.

climate-smart-agriculture1.jpg


Deux messages forts se dégagent du rapport :

- D'une part, les options techniques disponibles sont de natures multiples. L'agriculture devra doser de manière intelligente, c'est à dire en fonction des ressources et des contraintes locales et pour mieux gérer l'utilisation des ressources, différents types d'approches : pratiques agricoles basées sur les écosystèmes (agriculture de conservation, agro-foresterie), recherche de gains de productivité (améliorations variétales, sélection génétique), nouveaux modes d'organisation (diversification des productions et des activités incluant la production d'énergies renouvelables, agricultures urbaine et péri-urbaine).

- D'autre part, le manque de transfert entre les connaissances climatiques et leurs applications en agriculture freinent ce processus de transition vers une « agriculture intelligente ». Les institutions internationales devraient améliorer ces transferts dans le cadre de politiques climatiques et agricoles intégrées impulsées par les États. Mais surtout, cette transition nécessite des moyens financiers importants. Les États devraient orienter leurs investissements vers des modèles d' « agriculture intelligente », par exemple en utilisant les revenus de l'atténuation (30 milliards US$/an selon le GIEC) comme leviers dans les pays en développement. La finance carbone permettrait d'assurer la transition en compensant les coûts et le manque à gagner sur les revenus liés à un changement de pratique agricole. Concernant les modalités de mise en œuvre, la FAO ne tranche pas entre les mécanismes financiers existants ou la création d'un fonds climat, actuellement en discussion.

 La FAO met en outre à la disposition des acteurs une série d'outils permettant d'analyser les effets sur les productions (Crop monitoring and yield forecasting for early warning systems, climate impact assessement tollbox, Farm adaptative dynamic optimization, Local climate estimate, etc.)

 

Fabienne Portet, Centre d'études et de prospective

12:18 Publié dans Climat, Energie, Environnement, Sécurité alimentaire | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/12/2010

Première usine de "plastique vert" au Brésil

La première usine de plastique sans pétrole a été inaugurée à Triunfo au Brésil. Le polyéthylène «vert» est obtenu à partir d’un composant obtenu lors de la distillation de la canne à sucre pour produire de l’alcool-carburant. Ce plastique a les mêmes caractéristiques que celui obtenu à partir de dérivés de pétrole et peut être utilisé sans adaptation particulière.
Sa production, à partir de matières premières 100% renouvelables, est économe en émissions de CO2, puisque la canne à sucre, en poussant, absorbe ce qui est émis lors de la fabrication.  En revanche, il n'est pas biodégradable, sa destruction pouvant s'étaler sur des siècles.

braskem.jpg


Braskem a investi  500 millions de dollars dans sa fabrique de Triunfo pour implanter cette ligne de production. La capacité est de 200 000 tonnes par an. La première année de production a été commercialisée avant même l'achèvement de l'usine.

4 pays d’Europe, d’Asie et d’Amérique viennent de signer un accord avec cette entreprise afin d’utiliser cette technologie, ils vont de plus importer de l’éthanol brésilien pour produire leur propre plastique « vert ». Le président du groupe Braskem estime que dans 20 à 25 ans le "plastique vert" aura totalement remplacé le plastique traditionnel.

15:30 Publié dans Biomasse/Biocarburants, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Synthèse des projections sur la biodiversité

Afin d’envisager les évolutions de la biodiversité mondiale au cours du XXIe siècle, les auteurs d'une étude du Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique ont synthétisé et analysé les projections et les scénarios réalisés récemment dans le cadre de travaux internationaux sur la biodiversité terrestre, d’eau douce et marine.

La majorité de ces projections anticipent des pertes de biodiversité terrestre deux fois plus importantes au cours du XXIe siècle que lors du siècle précédent, qui s’était déjà caractérisé par des taux d’extinction deux fois plus élevés que ceux des ères préhistoriques.

Néanmoins, les experts ne s'accordent pas sur les espèces les plus menacées : alors que certains redoutent de nombreuses pertes dans les zones tropicales à cause de la déforestation, d’autres alertent sur les conséquences du réchauffement climatique dans les régions tempérées. Dans la plupart des travaux, les prairies, les savanes et les forêts tropicales africaines sont considérées comme les zones les plus vulnérables.

Les modèles de projections actuels indiquent également que l’abondance des espèces terrestres pourrait diminuer de 9% à 17% au cours de la première moitié du XXIe siècle.

Les exercices de prospective consacrés à la biodiversité d’eau douce sont beaucoup moins nombreux que ceux liés à la biodiversité terrestre. À l’horizon 2100, selon certaines estimations, elle pourrait diminuer de 15% par rapport à son niveau actuel.

Les prévisions concernant la biodiversité marine ne sont guère plus optimistes : depuis 40 ans, le nombre de « zones mortes » (sans aucune espèce vivante) enregistrées a été multiplié par deux tous les 10 ans, et elles seraient aujourd’hui plus de 400 (représentant environ 250 000 kilomètres carrés). Cependant, les modèles actuels permettent difficilement d’estimer précisément l’évolution des espèces marines.

12:03 Publié dans 1. Prospective, 3. Prévision, Environnement | Lien permanent | Tags : biodiversité |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/11/2010

Synthèse des prospectives sur l'eau

Une synthèse technique commandée par FARM à AgroParisTech- ENGREF dresse un état des lieux des connaissances disponibles en prospective sur les ressources  en eau et usages agricoles à l’échelle mondiale, vis-à-vis d’objectifs de satisfaction des besoins alimentaires.

Il en ressort que si l’eau est un paramètre clé de la détermination des équilibres entre production agricole et consommation alimentaire, elle est prise en compte à des niveaux de détail variables au sein des prospectives alimentaires réalisées à l’échelle mondiale.

La demande en eau agricole (irrigation) est en général évaluée, les demandes des autres secteurs le sont plus rarement. La pression sur la ressource peut être estimée via des indicateurs dédiés, et l’adéquation entre ressource et usages est parfois assurée par l’utilisation de règles d’allocation entre secteurs. L’utilisation de modèles dédiés facilite la prise en compte de l’eau dans les études.

Les problèmes connexes liés à l’eau (pollution, dégradation des sols, perte de biodiversité) et leurs effets restent malgré tout à la marge et ne sont pas quantifiés. Enfin des difficultés liées au manque de données, à la méthodologie ou à la prise en compte du changement climatique existent.

Certaines études actuelles indiquent qu’il y aura suffisamment d’eau en 2050 pour nourrir la planète. Cependant ces résultats ne peuvent être considérés comme totalement fiables. De nouvelles études prenant en compte le changement climatique, les problèmes connexes liés à l’eau, la résilience des socio-écosystèmes agricoles et accordant une attention particulière au niveau de consommation alimentaire et au maillage géographique seront plus précises.

17:06 Publié dans 1. Prospective, Climat, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

100 questions pour l'avenir de l'agriculture

Une équipe de 55 experts de l’agriculture et de l’alimentation du monde entier ont, à la demande du Foresight britannique, élaboré un travail en commun inédit. Ensemble, ils ont dressé le  panorama des questions les plus importantes auxquelles l’agriculture devra répondre. Elles ont été formulées pour obtenir des réponses concrètes, en termes de programme de recherche et de réponses politiques.

Pour l’heure, les questions sont classées en 4 sections : les ressources naturelles, les pratiques agronomiques, le développement agricole, marchés et consommation.

Un rapport sur les enjeux complets de ces questions devrait être diffusé dans le courant de l’année 2011.

19/11/2010

Défis et opportunités de la production porcine européenne

Robert Hoste, économiste de la production de porc du LEI Wageningen, fait le point dans ce papier sur les défis et opportunités de la production porcine européenne à l'avenir.
- Les opportunités : l'augmentation de la consommation de viande dans le monde, l'efficience croissante de la production avec des gains importants de productivité.
- Les défis : augmenter la production, poursuivre dans son efficacité, notamment dans le poste de coût lié aux achats d'aliments, et poursuivre dans l'éfficacité de l'ensemble de la filière.
La prise en compte des préoccupations des consommateurs concernant les problématiques environnementales et de bien-être animal est cruciale à l'avenir, ce qui passe dans des démarches proactives comme cela a déjà pu être engagé aux Pays-Bas.

On peut toutefois ajouter les enjeux lié à l'effet ciseau de prix pour les producteurs porcins, que la volatilité du prix de l'alimentation animale peut fragiliser ; et les problématiques liées à la restructuration et à la concentration géographique des élevages, bien que des progrès dans la gestion des conséquences environnementales aient été effectués.

Marie-Sophie Dedieu CEP, Centre d'études et de prospective

14:04 Publié dans Environnement, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

12/11/2010

Un triple accord international pour la biodiversité

Après dix jours de négociations, le Sommet international de Nagoya au Japon s’est conclu par un accord important pour la protection de la diversité biologique.

Trois textes ont été adoptés par les 193 Etats parties de la convention:

  • Le premier est le nouveau plan stratégique 2011-2020. Une vingtaine d’objectifs - non contraignants - sont listés, parmi lesquels la réduction de moitié de la perte d’habitats naturels, la restauration d’au moins 15 % des zones dégradées, et la protection de 17 % des zones terrestres et de 10 % des zones marines et côtières, contre respectivement 12,5 % et 1 % aujourd’hui.

 

  • Le deuxième accord concerne l’accès et le partage des avantages issus de l’utilisation des ressources génétiques de la planète. Ce texte crée un cadre international pour les échanges Nord-Sud afin de se prémunir contre les risques de «biopiraterie» de la part des activités industrielles.

 

  • Enfin, le troisième accord porte sur la stratégie de mobilisation des ressources financières, même si le montant et les modalités de financement n’ont pas fait l’objet d’un accord.

14:00 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/11/2010

Energie et climat : un scénario tendanciel

Dans ses dernières prévisions, l'AIE a estimé le coût du manque d'ambition des engagements climatiques  et les répercutions à prévoir sur le marché de l'énergie. L'agence  décrit un nouveau scénario « prudent », dans lequel les engagements de  réduction des émissions de GES et leur mise en œuvre se limitent à ceux  fixés à Copenhague. La demande de pétrole, tirée par les pays hors de  l'OCDE, croîtrait de 36% entre 2008 et 2035 pour atteindre 99 millions  de barils par jour. Le prix du pétrole doublerait pour atteindre 113$ le  baril d'ici 2035. La part des EnR atteindrait alors 14% alors que le  nucléaire augmenterait de 8%; mais le pétrole resterait l'énergie  dominante sur les marchés d'ici 2035, suivi du charbon.

La hausse de la demande de pétrole contribuerait à élever les  températures au-delà de 2°C, ce qui rendrait les réductions d'émissions  non seulement plus importantes mais aussi plus coûteuses dès 2020. Le  coût du manque d'ambition climatique est estimé à mille milliards de dollars US.

L'AIE appelle donc les gouvernements à une « poussée politique  phénoménale ». Ils devraient en particulier supprimer d'ici 2020 les soutiens octroyés aux énergies fossiles inefficaces, estimés à 312  milliards de $ en 2009, ce qui permettrait de réduire la demande de  pétrole de 4.7 mb/jour.

Fabienne Portet, CEP (Centre d'études et de prospective)

13:59 Publié dans Climat, Energie, Environnement | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook