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12/05/2013

La NASA finance un projet d'imprimante alimentaire

La NASA vient d'accorder une bourse de 125 000 dollars à l'entreprise texane Systems and Materials Research Corporation pour créer un prototype d'imprimante 3D permettant de créer des aliments du type pizzas ou biscuits au chocolat. Le projet consiste à utiliser diverses « cartouches » contenant sucres, protéines et autres particules gastronomiques élémentaires pour « imprimer » les plats.

L'objectif premier est de de nourrir les futurs astronautes des missions spatiales de longue durée. En effet, les « poudres » de l'imprimante à nourriture auront une durée de vie de trente ans, seront facile à doser pour apporter précisément les calories et nutriments nécessaires à l'organisme des astronautes et ne généreront aucun déchet. L'armée américaine pourrait également avoir recours à ce type d'imprimante pendant ses missions.

Source : NASA , Dossier de présentation du projet technique


 

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06/05/2013

Sortie du rapport du programme de recherches Nanogenotox

Les nanotechnologies représentent depuis plusieurs années un secteur industriel porteur d'atouts importants. Cependant le manque de connaissances scientifiques sur le mécanisme d'action et l'innocuité des produits a rendu jusqu'à présent difficile l'adoption, au niveau communautaire, de réglementations spécifiques sur les nanomatériaux.

C'est pourquoi en 2009, l'Agence exécutive pour la santé et les consommateurs (EAHC) a accordé une importante subvention pour mettre en place un programme de recherche ambitieux au sein de l'Union européenne.

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05/05/2013

Troubles de l'alimentation et nouvelles sociabilités numériques

Les sciences sociales ont suggéré, de longue date, que les décisions apparemment les plus individuelles et les plus intimes sont, en fait, inscrites dans des réseaux de « sociabilité » très forts (la famille en premier lieu, mais aussi le cadre du travail, les pratiques religieuses, etc.). Les technologies numériques permettent aujourd'hui à des liens plus faibles de s’établir, entre des individus qui ont peu de points communs, et tissent ainsi de nouvelles formes de sociabilité. En quoi la construction sociale des troubles des conduites alimentaires (TCA) est-elle transformée par le développement d'internet et des forums en ligne ?

Le projet de recherche ANAMIA apporte des réponses à cette question, par une étude comparative des réseaux personnels, en ligne et hors-ligne, d’usagers de sites web sur les TCA en France et au Royaume-Uni. Les recherches mettent en lumière un pan peu connu du web communautaire : la communauté « ana-mia » (un terme initialement péjoratif où « ana » vaut pour « pro-anorexie » et « mia » pour « pro-boulimie mentale »), qui valorise ces comportements et se montre très critique vis-à-vis des institutions médicales.

Faut-il interdire ces sites ? Leur développement menace-t-il la jeunesse ? Quels sont les effets pervers des efforts de régulation ? Des méthodologies renouvelées permettent de mieux saisir des réseaux en constante évolution, en combinant cartographies du Web, questionnaires en ligne, entretiens semi-directifs, analyse de réseaux sociaux et simulations informatiques multi-agents. Les réponses avancées sur cette base par les chercheurs ne peuvent manquer d'interpeller les décideurs publics et les administrateurs des réseaux et des plateformes internet.


Florent Bidaud, Centre d'études et de prospective


Source : ANAMIA http://www.anamia.fr/



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04/05/2013

Nouvelles habitudes alimentaires et déclin du petit déjeuner

Quelle place tient le petit déjeuner dans l’alimentation des Français aujourd’hui ? D'après les travaux du CRÉDOC à partir des enquêtes CCAF (Comportements et consommation alimentaires en France), après une progression entre 1999 et 2003, ce repas est en perte de vitesse, sauf le week-end. Il est peu à peu délaissé par les plus jeunes, notamment les adolescents. De 2003 à 2007, la part des 13-19 ans prenant sept petits-déjeuners par semaine a en effet chuté fortement, de 79% à 54%, avant de remonter un peu pour s'établir à 59% en 2010. Chez les enfants de 3 à 12 ans, la baisse est régulière mais plus lente : 91% en 2003, 87% en 2010. Chez les adultes de 20 ans et plus, elle passe de 91% à 86%.

Ainsi, de plus en plus d’écoliers et de collégiens ne s’alimentent pas après le repas du soir jusqu’au lendemain midi, or, de nombreux travaux scientifiques ont mis en évidence l’importance d’une prise énergétique conséquente sur les capacités intellectuelles en début de journée, notamment pour les enfants.

Cette baisse s’accompagne de repas pris de plus en plus souvent seuls. En sept ans, la proportion de petits déjeuners pris seuls en semaine s’est accrue dans toutes les catégories de population. Elle est ainsi passée de 20% à 24% chez les enfants, de 51% à 60% chez les adolescents et chez les adultes de 53% à 59%. L’augmentation de la proportion d’adultes vivant seuls n’est pas suffisante pour expliquer cette progression, qui est également nettement plus importante en milieu urbain qu'en milieu rural.

 Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 Source : Crédoc http://www.credoc.fr/publications/abstract.php?ref=CMV259

 

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01/05/2013

Agriculture et facteur 4 en 2050

L'ADEME a lancé plusieurs études prospectives sectorielles visant à identifier des trajectoires permettant de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) en France d'un facteur 4 à l'horizon 2050. Le secteur agricole, considéré comme responsable de 21 % des émissions nationales, a fait l'objet d'une étude en partenariat avec les ministères de l'Agriculture et du Développement durable, et réalisée par le groupement Solagro, Oréade-Brèche et ISL.

Cette étude propose trois scénarios contrastés, en rupture avec les systèmes agricoles actuels. Les principaux leviers utilisés dans ces scénarios pour réduire les émissions de GES sont les suivants : limitation du gaspillage alimentaire, évolution des régimes alimentaires, réduction de la dépendance énergétique de l'agriculture, développement d'énergies renouvelables et adaptation des pratiques agricoles. Le scénario alpha « intensification écologique » est surtout marqué par une rupture dans les modes de production, avec une généralisation de la production intégrée. Le scénario bêta « alimentation, autonomie et sobriété » repose sur une profonde évolution des régimes alimentaires et sur un fort développement de l'agriculture biologique et sous signe de qualité. Le scénario gamma « alimentation, efficacité et stockage » combine des modifications profondes des régimes alimentaires et des modes de production, ainsi qu'un accroissement du stockage de carbone.

Les émissions de GES associées à chaque scénario ont ensuite été modélisées : il ressort des résultats qu'aucun scénario ne permet d'atteindre le facteur 4. Néanmoins, les trois scénarios permettent de diviser les émissions par 1,7 (pour alpha) à 3,2 (pour gamma), ce qui est compatible avec la feuille de route européenne où l'objectif pour le secteur agricole est un facteur 2. Les auteurs de l'étude soulignent quatre principaux leviers d'action pour atteindre ces résultats : les changements de pratiques agricoles, les modifications de régime alimentaire, la diminution des exportations de produits agricoles (notamment blé et poudre de lait) et la réaffectation des terres ainsi libérées à la production d'énergies renouvelables. Ils précisent que cette transition environnementale nécessitera un important appui des pouvoirs publics, à la fois pour accompagner les changements auprès des agriculteurs et des consommateurs, et pour développer la filière biomasse-énergie en France.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : ADEME

Voir aussi sur ce blog : http://veilleagri.hautetfort.com/archive/2012/11/28/visions-energetiques-2030-2050.html#more

http://veilleagri.hautetfort.com/archive/2013/01/17/analyse-retrospective-et-prospective-de-la-dependance-econom.html

14:38 Publié dans Agronomie, Alimentation et consommation, Energie | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/04/2013

Planification urbaine et dernier kilomètre alimentaire

De plus en plus de villes se préoccupent de l'impact environnemental de leur approvisionnement alimentaire. Une note du CIHEAM évoque l'Urban Food Planning comme un champ de recherche émergent et cite les villes comme San Francisco, New York, Londres ou encore Pise, où les décideurs publics ont pris diverses mesures pour mieux intégrer les questions alimentaires dans la planification urbaine.

Selon les travaux de l'auteur, le « dernier kilomètre alimentaire », à la fin de la chaîne qui va du producteur au consommateur, est celui sur lequel il y a les plus grands progrès à faire (inefficacités logistiques, véhicules très polluants, etc.). Les Food Hubs (plateformes qui mettent en relation les producteurs et les consommateurs en prenant en charge stockage et logistique) peuvent pallier ces inconvénients.

 Source : CIHEAM

14:31 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

23/04/2013

Des innovations sociales pour réduire le gaspillage

Le projet européen FUSIONS (Food Use for Social Innovation by Optimising Waste Prevention Strategies) a lancé récemment un site internet afin de promouvoir l’échange d'informations sur la problématique du gaspillage. Ce projet rassemble 21 partenaires de 13 pays dont l'université de Wageningen (Pays-Bas), la FAO, le WRAP (Royaume-Uni), l'INRA, etc. L’ambition est d’évaluer les méthodes de suivi des mesures, et de développer des « guidelines » politiques pour les gouvernements nationaux et pour l’Union européenne.

Dans le cadre de ce projet, une consultation en ligne vient d'être lancée pour identifier des innovations sociales susceptibles de réduire le gaspillage et les pertes. Les idées retenues feront l'objet d'études de faisabilité.

 

Sources : Projet FUSIONS 

Social Innovations Survey

14:30 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

22/04/2013

Essor de l'e-commerce : le tour de l'alimentaire ?

Selon Forrester Research, qui a publié le rapport European Online Retail Forecast, 2012 to 2017, les achats en ligne s'élèveront en 2017 à 191 milliards d'euros en Europe, contre 112 milliards en 2012, soit 11% de taux de croissance annuel moyen sur les cinq prochaines années. En France, le marché du commerce électronique devrait passer de 18 milliards d'euros en 2012 à 30,6 milliards d'euros, soit une croissance de 11% par an également.

D'ici 2017, plus de la moitié des dépenses en matière de musique et de DVD se feront en ligne, ainsi que plus d'un quart des dépenses pour les livres, estime le rapport. Mais de nouvelles catégories de produits seront aussi de plus en plus concernées, comme l'alimentation. Ainsi, à l'horizon 2017, les acheteurs européens dépenseraient presque 10 milliards d'euros en ligne en produits alimentaires et boissons.

 

Source : Forrester Research

 

14:28 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/04/2013

Crise et consommation responsable

Mes courses pour la planète, qui se veut un « laboratoire de la consommation responsable », a publié la sixième édition de son rapport Les chiffres de la consommation responsable. L'impact de la crise économique est perceptible : ainsi, l’augmentation des ventes des produits bio et équitables est moins rapide que les années précédentes. Toutefois, quand on regarde dans le détail, on s'aperçoit que certains produits continuent de bénéficier d'une forte progression : c’est le cas des œufs biologiques, dont les ventes ont augmenté de plus de 11% en 2012, du coton équitable (+33% sur un an en volume) ou encore du secteur de la jardinerie biologique (+7% en volume et +15% en valeur en 2012). En 2012, le nombre de produits portant le label MSC (Marine Stewardship Council, label qui garantit la qualité écologique des poissons) a cru de 30% en France, pour atteindre les 1020 références.

Les achats de volaille sont tirés par la hausse des achats de poulet entier Label Rouge (+4,5 %), alors que les achats de poulet entier standard ont reculé (- 4,2 %). Par ailleurs, les produits végétariens gagnent du terrain (les ventes de boissons au soja et les laits végétaux ont augmenté de 6% en 2012), et le marché des produits pour les personnes souffrant d’allergies ou d’intolérances alimentaires se développe également rapidement : +30% entre 2009 et 2012.

Enfin, d'après l'étude, les acheteurs s’organisent pour réduire leurs dépenses et inventent de nouveaux modes de consommation plus collaborative : location, troc, don, produits d’occasion, circuits courts, etc.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : Mes courses pour la planète 

 

 

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04/04/2013

Aide alimentaire et équilibre nutritionnel

Le rapport de la deuxième étude sur l'alimentation et l'état nutritionnel des bénéficiaires de l'aide alimentaire (ABENA) a été publié. Cette étude, fondée sur des enquêtes effectuées en 2011-2012, permet de constater les évolutions depuis la première étude ABENA de 2005. Elle a été effectuée, dans ce dessein, sur les mêmes zones urbaines que la précédente : Paris, Marseille, le grand Dijon et la Seine-Saint-Denis, avec l'ajout par rapport à la première étude de deux départements très urbanisés : les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne.

S'il y a une amélioration pour certaines maladies carentielles comme l'anémie, il y a en revanche aggravation des cas d'obésité et d'hypertension artérielle chez un nombre non négligeable de bénéficiaires. Ainsi l'obésité a-t-elle été constatée chez 28% des bénéficiaires de l'aide alimentaire, ce taux atteignant 35% chez les femmes.

II apparaît que l'adéquation de l'aide alimentaire avec les recommandations du Programme national nutrition santé (PNNS) n'est pas encore optimale, bien que des efforts aient été faits depuis la précédente enquête, notamment pour ce qui concerne les apports en fruits et légumes.

Le taux d'hypertension artérielle, particulièrement élevé (48,5% des hommes et 39% des femmes), peut également être lié aux conditions sociales des bénéficiaires de l'aide alimentaire. C'est pourquoi le renforcement du suivi médical des populations concernées est une des recommandations de l'étude.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Sources : Etude ABENA

12:07 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Un budget alimentaire sous pression

D'après une enquête réalisée par Opinion Way pour Sofinco, les Français disposeraient chaque mois en moyenne d'un budget de 396 euros pour l’alimentation, avec d'importantes disparités selon le revenu : les plus aisés (plus de 3500 euros de revenus mensuels) dépensent 539 euros et les plus modestes (moins de 1000 euros) dépensent 222 euros.

Les différences sont aussi fonction de l’âge : les 18-34 ans déclarent un budget moyen nettement moins important (291 euros) que celui de leurs aînés de plus de 35 ans (437 euros). Mais dans l'ensemble, le budget alimentation est jugé trop élevé par 61% des personnes interrogées, et notamment par les plus jeunes et par les foyers avec enfants.

De fait, la quasi-totalité des Français (98%) disent tenter de réduire leur budget alimentation et pour cela adoptent différents comportements : 87% disent cuisiner toujours leurs restes, 85% affirment comparer systématiquement les prix des produits selon les marques, 84% privilégient les produits en promotion, 81% utiliseraient les coupons de réduction et 66% achèteraient autant que possible des produits de distributeurs plutôt que des marques. Par ailleurs, trois Français sur quatre déclarent limiter leurs sorties au restaurant du fait de la crise.

 

Source : Sofinscope, Baromètre Opinion Way pour Sofinco


12:06 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

L'alimentation communautaire en France

Un récent Cahier de Recherche du CRÉDOC fait le point sur la consommation alimentaire communautaire halal et câchère en France. Depuis environ une décennie, ces produits connaissent des taux de croissance annuels particulièrement élevés dans la grande distribution. Mais cette évolution traduit d'abord le fait que l'offre s'est développée et a rendu cette consommation, jusque-là réservée au petit commerce, plus visible. Cependant, d'après l'enquête Consommation du CRÉDOC de 2012, d'autres facteurs peuvent également l'expliquer. En effet, les taux de pénétration des produits halal et câchère sont supérieurs à la proportion de musulmans ou de juifs dans la population française, ce qui démontre que leur consommation va au-delà de la pratique religieuse.

En 2012, 25% des Français déclarent avoir mangé au moins une fois au cours de l’année précédente des produits alimentaires halal et 7% des produits câchères. En revanche, un peu plus de 4% seulement déclarent consommer halal plus d’une fois par semaine, bien que la population de culture musulmane soit évaluée entre 5% et 8% de la population totale (selon que l’on considère ceux qui se déclarent musulmans ou le nombre de musulmans d’origine). Voir graphique (cliquer pour agrandir :)

credoc halal.jpg

 À la question « Pour quelles raisons avez-vous mangé des produits halal ? », en ajoutant le premier et le deuxième choix des personnes interrogées, 45% des consommateurs répondent « par hasard ou par indifférence », et 21% « pour des raisons religieuses ».

De même, ce sont 7% des consommateurs qui déclarent avoir mangé câchère au moins une fois au cours de l’année, alors que la population de religion ou de culture juive est évaluée à 0,6% de la population totale. Et parmi eux, 41% disent l’avoir fait par hasard ou par indifférence, et 26% pour des raisons religieuses.

Des entretiens qualitatifs ont complété l'étude, qui font dire aux chercheurs que la recherche accrue de produits communautaires relève davantage, pour une partie des consommateurs, d'une logique identitaire que strictement religieuse. En ce sens, elle s'inscrit selon eux dans la recherche de sens observée dans l’ensemble de la société française depuis plusieurs années (par exemple à travers le bio, le commerce équitable, la consommation durable, etc.).

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : CRÉDOC

 

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03/04/2013

Pratiques culinaires des ménages franciliens

Le laboratoire Alimentation et Sciences Sociales de l’INRA vient de publier les résultats d'une enquête sur les pratiques culinaires de plus de 800 ménages franciliens, région où la préparation des repas est sujette à des contraintes spécifiques liées à la durée des transports et aux rythmes de travail.

En se focalisant sur les repas du soir dans les ménages d’âge actif, cette enquête aborde différents aspects : répartition des tâches (approvisionnement, cuisine) dans le couple, mise en pratique des recommandations (nutritionnelles, sanitaires, techniques, etc.), usage du temps domestique, acquisition et renouvellement des savoir-faire, articulation entre préparation domestique et recours aux produits transformés, gestion des budgets, etc.

Il apparaît que les femmes occupent toujours une place centrale en cuisine, plus des deux tiers (68%) en étant chargées au quotidien, même si les hommes ne délaissent pas totalement la préparation des repas. Les savoir-faire culinaires semblent se perdre : les plus jeunes sont plus nombreux à déclarer qu'ils ne savent pas bien cuisiner.

En fonction d'une grille croisant auto-appréciation des compétences culinaires et temps de préparation, les chercheurs ont identifié six profils, regroupés en trois types de cuisines :

  • La cuisine « nature » : les ménages de ce groupe achètent plus de produits labellisés Bio, plus de fruits et légumes et consacrent une part importante de leur budget à l’alimentation. Beaucoup habitent Paris même.

  • La cuisine « élaborée » : ce sont les personnes qui apprécient le plus de préparer les repas. Elles achètent aussi beaucoup de fruits et légumes ainsi que des produits biologiques, cuisinent plus de 45mn le soir, fréquentent les marchés et font beaucoup de produits maison.

  • La cuisine « vite fait » : ces personnes se distinguent par une plus forte consommation de plats préparés et de sodas. Moins investies en cuisine, se déclarant peu compétentes en la matière, elles choisissent des produits faciles et rapides à préparer. Elles font moins souvent les courses et avec un budget plus faible. Ce sont souvent des hommes seuls, jeunes et très diplômés, ainsi que des familles monoparentales.

Cette typologie montre également des résultats moins attendus : les produits biologiques peuvent ainsi être utilisés aussi bien par des ménages où le cuisinier se juge compétent et passe du temps en cuisine que par d’autres moins investis, cuisinant rapidement mais avec des produits portant des labels de qualité.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : INRA -ALISS

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02/04/2013

Le distributeur Whole Foods prévoit l’étiquetage obligatoire des produits OGM vendus d’ici à 2018 aux Etats-Unis et au Canada

La chaîne de distribution Whole Foods a annoncé qu’à l’horizon 2018, tous les produits contenant des OGM vendus dans ses magasins, aux États-Unis et au Canada, devraient être étiquetés comme tels. Il s’agit de la première chaîne de distribution américaine à poser ainsi une échéance pour la labellisation des produits contenant des OGM.

Le directeur de Whole Foods souhaiterait pouvoir exiger l’étiquetage de la viande ou des produits laitiers issus d’animaux qui auraient été nourris avec des aliments OGM. Grâce à cet étiquetage, la marque espère créer une filière alimentaire entièrement « sans OGM », dans laquelle le distributeur voit un avenir prometteur : les ventes de certains produits ayant reçu le label «sans OGM » auraient augmenté de 15% à 30% depuis leur étiquetage. Pionnier dans le secteur biologique aux États-Unis, Whole foods vend déjà 3300 produits labellisés « sans OGM », sous le sigle « Non-GMO Project Verified ».

L’Association des fabricants de produits alimentaires (The Grocery Manufacturers Association), représentant les principales entreprises d’agroalimentaire et de distribution, ainsi que la Biotechnology Industry Organization, représentant les fabricants de semences OGM, ont fait connaître leur opposition au projet.

Marjolaine Chatin, Alexandra Fournier, DG Trésor, Service économique de Washington

Source : Flash Agri Zone ALENA, mars 2013

11:13 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : ogm |  Imprimer | | | | |  Facebook

Avantages environnementaux des produits locaux

L’achat de produits agroalimentaires locaux est en partie motivé par la recherche de moindres impacts environnementaux, et en particulier d’un bilan carbone plus favorable. Or, comme le rappelle une nouvelle publication du CGDD du ministère de l'Ecologie, cette association n'a rien d'évident. En effet, c'est la phase de production qui pèse le plus sur les impacts environnementaux des produits agroalimentaires et notamment sur leur bilan carbone : 57% des émissions de gaz à effet de serre de la chaîne alimentaire sont liés à la phase de production et seulement 17% aux phases de transport.

Et si les distances parcourues par les produits locaux sont plus courtes, cela ne garantit pas pour autant des émissions de gaz à effet de serre réduites : tout dépend du mode de transport et de l’optimisation logistique. De plus, le choix du moyen de transport utilisé par le consommateur pour aller s'approvisionner est déterminant

Il reste, comme le rappelle l'étude, que la commercialisation « locale » est un facteur de liens sociaux, qu'elle permet souvent une meilleure valorisation des produits par le producteur et qu'elle contribue au rapprochement entre l’agriculteur et le consommateur.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : CGDD


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