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30/05/2014

Le développement des supermarchés en circuits courts

Dans un article du 24 avril dernier, La Voix du Nord annonce l'ouverture d'un nouveau supermarché O'Tera à proximité de Lille. Avec un développement jusqu'à présent limité (un premier magasin ouvert à Villeneuve-d'Ascq en 2006, un deuxième à Avelin en 2011), le concept d'O'Tera repose principalement sur des approvisionnements en produits alimentaires en circuits courts, privilégiant les filières locales.

Le magasin de Villeneuve-d'Ascq (O'Tera du Sart) est ainsi approvisionné par 120 fournisseurs, à 95% régionaux : 120 artisans (ex : boulanger, boucher, crémier, etc.) et 40 agriculteurs qui livrent directement leur production. Chaque produit référencé est fourni par un seul producteur et le magasin propose 500 références (10 000 en grande surface classique). Plus de 60% des produits vendus le sont en circuit court, pour un chiffre d'affaires de 14 millions d'euros.

Si les deux premiers magasins ont été développés en propre, le groupe souhaite accélérer ce mouvement par le biais de la franchise, et en capitalisant sur l'intérêt des Français pour les circuits courts. Cette volonté rejoint la démarche de Grand Frais, ainsi que l'annonce récente, par le groupe In Vivo, de l'ouverture prochaine d'un magasin pilote proposant des produits alimentaires de terroir, dans la banlieue de Toulouse. Un potentiel de développement de 250 magasins en France est évoqué dans ce dernier cas.

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Sources : O'Tera & LSA

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28/05/2014

Baisse de la consommation de fruits et légumes frais en Europe en 2012

Le 28 avril dernier, l'Association européenne des produits frais (Freshfel Europe) a rendu public son rapport annuel sur la production, le commerce et la consommation de fruits et légumes frais dans l'Union européenne à 28. Cette onzième édition porte sur la période 2007-2012 et intègre les dernières données disponibles, à savoir celles de 2012.

Cette année là, la consommation moyenne de fruits et légumes frais dans l'UE était d'environ 387 grammes par personne et par jour. Ceci représente une baisse de 8,2% par rapport à 2011, et de 8,7% par rapport à la moyenne des années 2007-2011. La consommation moyenne est ainsi inférieure aux 400 g/pers/jour recommandés par l'OMS ; 18 États membres sont dans ce cas de figure.

Plus précisément, la consommation moyenne de fruits frais en 2012 était d'environ 168 g/pers/jour, soit une baisse de 11,8% par rapport à 2011 et de 14,2% par rapport à la moyenne des années 2007-2011. La consommation de légumes frais présente une diminution moins importante : la valeur d'environ 220 g/pers/jour pour 2012 est inférieure de 5,3% à celle de 2011 et de 4% par rapport aux cinq années précédentes. Par ailleurs, en 2012, la production et les importations de fruits et légumes ont décru, alors que les exportations ont augmenté de 17% pour les fruits (+ 39% par rapport à 2007-2011) et de 8% pour les légumes (+ 20% par rapport à 2007-2011).

Comme causes de cette baisse de consommation, Freshfel identifie notamment le changement de style de vie, la concurrence des produits transformés (jus de fruits, soupes, etc.), les méfiances suscitées par les traitements chimiques et le fait que les fruits et légumes soient perçus comme coûteux.

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Source : Freshfel

15:59 Publié dans Alimentation et consommation, Production et marchés | Lien permanent | Tags : fruits et légumes |  Imprimer | | | | |  Facebook

4 scénarios pour les marchés du bio à l'horizon 2025

À l'occasion des troisièmes journées B.I.O. N'Days (Valence, 16 et 17 avril 2014), les résultats d'une étude prospective sur les marchés du bio à l'horizon 2025 ont été présentés. Initiée en mars 2013 par Organics Clusters et animée par Futuribles, cette démarche s'est appuyée notamment sur les travaux d'un groupe de quarante experts nationaux et a conduit à identifier quatre scénarios :

  • Le « bio partagé » : le bio se banalise, dans un contexte de fortes contraintes sur le pouvoir d'achat des ménages, de confusion pour le consommateur liée à la multiplicité des labels et de concurrence renforcée avec le conventionnel. Les stratégies gagnantes reposeraient alors sur plus de transparence et de traçabilité, et sur la garantie des qualités nutritives des produits bio.

  • Le « bio gagnant » : dans un contexte de crises sanitaires et environnementales à répétition, le bio est fortement soutenu par les pouvoirs publics, sur la base d'un cahier des charges intégrant également la RSE. Les acteurs s'engagent dans une contractualisation vertueuse et leurs stratégies impliquent davantage le consommateur (co-création de produits par exemple).

  • Le « bio business » : la réduction des aides publiques entraîne une concentration horizontale et verticale du marché, avec un poids fort des MDD et des produits venus des pays de l'Est et du Maghreb. Les petites entreprises sont alors incitées à se regrouper pour renforcer leur pouvoir de négociation et permettre des économies d'échelle.

  • Le « bio dilué » : dans un contexte d'amélioration du conventionnel en lien avec une réglementation européenne plus stricte (affichage environnemental et sanitaire détaillé), et de scandales frappant le bio (fraudes, problèmes sanitaires, etc.), le nombre d'agriculteurs et de surfaces cultivées en bio diminue. Le secteur doit alors innover et rassurer le consommateur, en mettant en avant les qualités intrinsèques du produit, en jouant la carte du local ou du régional, et en adoptant une communication renouvelée.

Au vu de ces scénarios, trois enjeux sont identifiés pour les marchés du bio : le ré-enchantement et l'attractivité (démocratisation), la compétitivité (accessibilité et qualité), et la différenciation et l'innovation (durabilité).

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Sources : Organics Cluster et B.I.O. N'Days

15:56 Publié dans 1. Prospective, Alimentation et consommation, Production et marchés | Lien permanent | Tags : bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

Consommation d'aliments transformés au Canada : évolution sur la période 1938-2011

Dans une publication récente, une équipe de chercheurs des universités de Montréal et de São Paulo étudie l'évolution de la consommation alimentaire des ménages canadiens. Ces travaux ont été conduits sur la base de six enquêtes menées par Statistique Canada au cours des 75 dernières années (1938-1939, 1953, 1969, 1984, 2001 et 2011) et portant sur la composition du panier d'épicerie des Canadiens. Les produits achetés ont été classés en trois catégories : les produits bruts ou peu transformés, les ingrédients nécessaires à la préparation des repas (ex : huile, sucre, farine) et les produits transformés et prêts à la consommation.

Sur la période étudiée, la part de produits transformés a augmenté de 136%, alors que celle des produits bruts et peu transformés a décru de 65%, passant de 34 à 25,6%. Les légumes de type « racines et tubercules », le lait et les fruits sont les plus concernés par cette baisse d'achat. La catégorie des ingrédients est celle qui a connu la plus forte diminution, de 12,6% en 1938 à 2,3% en 2011.

Par ailleurs, l'apport calorique lié aux produits prêts à consommer est passé de 28,7 à 61,7% sur la période étudiée, sachant que, en 1938, les aliments achetés étaient peu variés et que les carences en certains nutriments (vitamines C et D notamment) étaient fréquentes. L'offre alimentaire s'est élargie : 61 aliments étaient pris en compte dans l'enquête de 1938-1939, alors que celle de 1969 portait sur 187 aliments (valeur stable depuis).

Il est à noter que cette étude sous-estime la consommation d'aliments transformés, puisque la consommation hors foyer n'est pas prise en compte. Enfin, il est rappelé que le taux d'obésité dans la population canadienne est passé de 9,7% en 1970 à 25,4% en 2008.

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Source : Université de Montréal

15:55 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : canada, alimentation |  Imprimer | | | | |  Facebook

Le marketing alimentaire à l'heure du DIY et des geeks

« Do it yourself » (DIY) : ce mot d'ordre a un sens fort dans certains domaines où des « communautés de pairs » bricolent des découvertes « dans leur garage » (garage biology), mettent au point des applications, des langages informatiques open source, etc. Le marketing alimentaire tente aujourd'hui de décliner cette approche (ou de la récupérer) dans le domaine des plats préparés.

La plupart du temps, le DIY alimentaire renvoie simplement à une mise au travail du consommateur. C’est par exemple le cas avec les services de livraison à domicile d’ingrédients de base pour des recettes à préparer soi-même.

Dans certains cas, cependant, le phénomène semble avoir plus de consistance. Le New Yorker consacre ainsi un long article, significativement intitulé « The end of food », à une start-up et à son produit, le Soylent, une crème alimentaire de type Slim fast. Trois informaticiens geeks de San Francisco, cherchant à simplifier leurs repas au maximum pour pouvoir continuer à travailler sur leurs programmes, ont mis au point, à partir des conseils en ligne de nutritionnistes, un aliment complet sous forme de crème. Dans un premier temps, ils ont commandé les composés sur Internet, à savoir des poudres (protéines, acides aminés, etc.), et testé le produit pour eux-mêmes. Ils ont ensuite mis la recette en libre accès et, enfin, s’avisant du succès de leur formule sur des forums de discussion, où les « fans » s’échangeaient des propositions d’amélioration, ont réorienté leur start-up vers la commercialisation du produit, avec un succès certain.

Pour les amateurs de science-fiction, le nom Soylent évoquera immédiatement Soleil vert, un film de 1973 avec Charlton Heston, qui sonne comme une provocation. Pour le monde agricole, le business model de la start-up rappellera celui des fabricants d'aliments pour animaux : à partir d'une formule, ceux-ci optimisent l'approvisionnement en nutriments en fonction des diverses sources possibles et de leurs coûts. Ainsi, dans la filière porcine, c'est le développement des acides aminés de synthèse qui a permis de limiter le coût de l'alimentation et de réduire les effets de la hausse des prix du soja.

Le Soylent lifestyle, mis en perspective dans cet article du New Yorker, se confirmera-t-il comme une tendance de société ? Les éléments donnés permettent en tout cas de se faire une bonne idée de l’environnement où se diffuse ce produit, de l’univers mental des geeks et des enjeux de marketing associés. Est concernée une catégorie de consommateurs (ici plutôt des étudiants, plutôt dans la Silicon Valley), qui considèrent la plupart des repas comme une contrainte, un gaspillage de temps et d'argent.

Florent Bidaud, Centre d'études et de prospective

Source : New Yorker

15:52 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Société | Lien permanent | Tags : do it yourself, etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

27/05/2014

Toshiba ouvre sa première usine à légumes

Toshiba a annoncé, le jeudi 15 mai, avoir développé une activité de production de légumes en usine. Si, à première vue, cette activité peut paraître éloignée de son cœur de métier (appareils électroniques et réacteurs nucléaires), elle s'avère dans les faits proche de sa production de semi-conducteurs. Il s'agit en effet de produire des légumes sans pesticides ni autres substances chimiques, dans une usine totalement close et aseptisée, et grâce à un important dispositif électronique.

Située dans la banlieue de Tokyo, l'usine sera dotée d'éclairages fluorescents optimisés pour la croissance des végétaux, d'un air conditionné maintenant une température et un degré d'humidité constants, d'un dispositif de surveillance de l'état physique des plantes et d'équipements de stérilisation pour l'emballage des produits. Sur une surface de près de 2 000 m2, le groupe va produire l'équivalent de 3 millions de salades par an. Au second semestre 2014, il pourra approvisionner en laitues, épinards et autres légumes des supermarchés, supérettes et restaurants, avec un chiffre d'affaires prévu de 300 millions de yens (soit environ 2,16 millions d'euros). Toshiba prévoit également de cultiver, en fonction de la demande, des légumes ayant des particularités précises, par exemple une plus forte teneur en vitamine C. En outre, le groupe envisage la construction d'une installation similaire hors du Japon, ainsi que la vente d'équipements dédiés courant 2014.

Toshiba n'est pas le premier groupe d'électronique japonais à s'intéresser aux « usines à légumes ». Panasonic et Fujitsu ont ainsi lancé récemment des « exploitations agricoles » de ce type dans la préfecture de Fukushima. Ce type de production répond aux attentes d'une partie de la population qui préfère des légumes cultivés en milieu clos de crainte que ceux produits dans les champs ne soient radioactifs.

Anne-Sophie Wepierre, Centre d'études et de prospective

Source : Toshiba

19/05/2014

Une ferme miniature dans les cuisines

Lancé par deux étudiants du MIT, le projet Grove OS vise à développer une ferme miniature destinée aux cuisines des particuliers et aux restaurants. De la taille d'une armoire, ce système repose sur la culture hydroponique et est relié à une application smartphone permettant de régler la quantité d'eau, la température de l'air ou encore la luminosité, et également de commander les graines. D'après ses concepteurs, les consommateurs pourraient faire pousser les légumes de leur choix, en quantités adaptées, et auraient alors plus confiance dans ces produits. S'inscrivant dans l'engouement pour une « alimentation locale et responsable », le prototype est en phase de test et devrait être commercialisé, aux États-Unis, en novembre 2014.

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  Source : Grovelabs

 Source : YOUPHIL

 

 

14:54 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : aquaponie |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/05/2014

Une bouteille comestible

Un nouveau contenant qui pourrait remplacer les bouteilles en plastique, telle est l'innovation proposée par trois designers et cofondateurs de Skipping Rocks Lab. De petite contenance pour l'instant, cette version comestible à la forme sphérique est nommée Ooho. Elle est à base d'alginate de sodium (extrait des algues) et de chlorure de calcium ; une composition qui permettrait aux ménages de fabriquer leur bouteille chez eux dans un objectif de réduction des déchets.

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 Source : Water Canada

 Source : Water Canada

 

 

Anses – Évaluation des risques liés aux nanomatériaux

Publié en mai 2014 par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses), un rapport d'expertise collective présente une synthèse des connaissances sur les risques liés aux nanomatériaux et propose des pistes pour la gestion future de ces produits. Dans le domaine alimentaire, les nanoparticules peuvent être présentes sous forme d'additifs technologiques (ex : antimottants pour le sel de cuisine) ou dans certains matériaux en contact avec les aliments, de type « emballage intelligent ». Le rapport pointe des lacunes de connaissances (notamment pour les risques liés à l'ingestion ou au contact cutané), ainsi qu'un renforcement du cadre réglementaire (règlement (CE) n°258/97 dit Novel Food pour les nanoparticules à usage alimentaire, règlement (CE) n°10/2011 pour les matériaux en contact avec les aliments). Dans l'attente d'une réglementation communautaire complétée et harmonisée, l'Anses préconise l'utilisation d'une méthode pragmatique d'évaluation des niveaux de risques sanitaires et environnementaux. L'outil NanoRiskCat (Danish Environmental Protection Agency) est ici un exemple d'une démarche intéressante.

Source : Anses

14:44 Publié dans Alimentation et consommation, IAA, Santé et risques sanitaires | Lien permanent | Tags : anses, nanoparticules |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/05/2014

L'État du Vermont rend obligatoire l'étiquetage des aliments contenant des OGM

Le 8 mai 2014, le gouverneur du Vermont a signé une loi rendant obligatoire l'étiquetage des aliments contenant des OGM. À partir du 1er juillet 2016, la mention « produced with genetic engineering » devra être apposée de manière claire et visible sur les produits concernés. Le Vermont est le premier État fédéré à rendre cet étiquetage obligatoire sans condition : le Connecticut et le Maine ont en effet adopté précédemment des lois similaires mais dont l'application est conditionnée à l'adhésion d'autres États.

 Sources : État du Vermont et The Washington Post

14:42 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation, OGM | Lien permanent | Tags : etats-unis, ogm, étiquetage |  Imprimer | | | | |  Facebook

12/05/2014

Lancement de l'appel à projets transnationaux pour la validation de biomarqueurs de la nutrition et de la santé, dans le cadre de la JPI HDHL

L'agence nationale pour la recherche (ANR) a lancé le 16 avril dernier un appel à projets dans le cadre de l'initiative de programmation conjointe « a healthy diet for a healthy life » (JPI HDHL). Ce premier appel vise de manière générale la validation de biomarqueurs d'effets ou d'exposition pour une analyse prédictive des effets de l'alimentation sur la nutrition et la santé.

13 pays participent à ce programme (États membres et pays tiers) et l'un des objectifs de cet appel à projets est de faire collaborer des équipes internationales, pour des approches interdisciplinaires et innovantes (un minimum de trois équipes issues de trois pays différents pour chaque projet). L'une des principales applications de ces biomarqueurs sera une utilisation comme mesure de référence pour apprécier la validation et la justesse des méthodes d'évaluation alimentaire (prise et état nutritionnels).

Sources : JPI HDHL et ANR

29/04/2014

Rapport de la FAO sur le commerce international et les risques de contaminations entre produits GM et non GM

À partir d'une enquête à laquelle 75 pays ont répondu, la FAO a réalisé une étude sur les incidents liés à la présence d'organismes génétiquement modifiés (OGM) en faible quantité dans les denrées alimentaires et aliments pour animaux faisant l'objet d'échanges internationaux. Partant du constat que la production de denrées GM s'accroît aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement, et que les réglementations liées au commerce des OGM sont très diverses d'un pays à l'autre, l'enquête visait à faire un état des lieux des risques de contaminations entre produits GM et non GM en lien avec le commerce international. Elle était composée de 21 questions portant sur la production d'OGM, la réglementation, les procédures de détection des OGM, les incidents de contamination entre lots et les risques associés en matière de commerce international. Une étude économétrique a également été conduite.

L'enquête révèle d'abord que presque la moitié des pays répondants déclare produire des OGM à des fins commerciales ou de recherche. Seulement 47% des pays répondants indiquent qu'ils ont les capacités techniques pour détecter des denrées GM dans les matières premières importées. Les incidents liés à la faible présence d'OGM dans les lots importés se sont toutefois multipliés au cours des dix dernières années (198 incidents recensés, dont 138 depuis 2009), avec 35% de pays répondants concernés par ces incidents. À noter que la notion de faible quantité est toutefois variable d'un pays à l'autre. Les principaux produits faisant l'objet de mélanges entre lots GM et non GM sont le lin, le riz, les galettes et nouilles de riz, le maïs et le soja. Les trois pays les plus exportateurs de lots contaminés sont les États-Unis, la Chine et le Canada. Concernant la France, elle a indiqué avoir identifié onze lots de denrées contaminées aux OGM, sur les dix dernières années, dont cinq de riz en provenance des États-Unis et d'Asie, et quatre de maïs des États-Unis.

Alors, la présence d'OGM dans des lots censés ne pas en contenir menace-t-elle le commerce alimentaire mondial ? Du point de vue des États, le facteur le plus important en matière de risque pour le commerce est la multitude de législations en matière d'OGM (42% des pays répondants estiment ce facteur très important), la contamination involontaire des cultures (39%) et les différences de dates d'autorisation des OGM entre pays (35%). Le rapport de la FAO pointe également la politique de tolérance zéro comme ayant un effet dissuasif sur le commerce de maïs. Les stratégies d'interdiction des produits contaminés, sur la base de seuils, semblent en revanche avoir des impacts plus limités sur le commerce international. D'après la FAO, ces résultats plaident donc pour des politiques réglementaires excluant la tolérance zéro.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : FAO

15:52 Publié dans Alimentation et consommation, Mondialisation et international, OGM | Lien permanent | Tags : fao, ogm |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/04/2014

Les comportements du consommateur dans ses achats de fruits et légumes : lieux d'achat et modes de vente – Baromètre 2013

Depuis 1989, le baromètre sur la perception des lieux d'achat et des modes de vente dresse un panorama des attitudes des consommateurs dans leurs achats de fruits et légumes. Publiée par le Ctifl avec le concours financier de FranceAgriMer, l'édition 2013 se base sur une enquête réalisée en septembre de la même année, auprès d'un échantillon représentatif de la population de 1 000 acheteurs de fruits et légumes. Elle montre une évolution assez sensible des comportements depuis l'édition de 2007.

Le baromètre est construit sur des questions récurrentes (fréquences, comportements et priorités d'achat, sensibilité aux composantes du rayon, modes de vente pratiqués et préférés, etc.) et intègre, en 2013, de nouvelles thématiques. Celles-ci portent sur la connaissance des différents types de vendeurs sur les marchés (« producteurs-vendeurs » et « commerçants revendeurs »), ainsi que sur l'intérêt des consommateurs pour des signes distinctifs de ces vendeurs et des produits vendus (production propre ou revente). À partir des éléments collectés, le Ctifl identifie un ensemble d'évolutions dont découle une typologie de consommateurs.

Trois catégories de consommateurs de fruits et légumes sont ainsi identifiées et associées à des stratégies commerciales : les « réceptifs » (14%, à fidéliser), les « traditionnels experts » (18% - part stable depuis sept ans, noyau dur de la clientèle) et les « routiniers » (près des deux tiers des consommateurs, devant être en priorité (re)-mobilisés).

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Source : Ctifl

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Comment le numérique s’immisce dans les courses alimentaires

Une étude Ifop/Bonial de décembre 2013, basée sur une enquête auprès d'un échantillon de 1 010 personnes, dresse un état des lieux des différents usages du digital (moteurs de recherche, comparateurs de prix, applications mobiles de listes de courses, drive), dans la préparation des courses alimentaires. Ainsi, pour composer ses achats, un tiers des Français a pour premier réflexe de consulter Internet, alors que 34% se rendent directement en magasin, 31% consultent les prospectus ou catalogues et 5% demandent conseil à des proches.

Par ailleurs, 69% des possesseurs de smartphones ou de tablettes, soit 62% de l'échantillon, utilisent une source digitale pour préparer leurs achats alimentaires. Leur premier réflexe est, pour les deux tiers, d'utiliser des applications et, pour un tiers, de consulter des moteurs de recherche. Des traits dominants se dégagent parmi ces utilisateurs : sont ainsi concernés, parmi les possesseurs de smartphones ou de tablettes, 75% des femmes (contre 63% des hommes), 77% des moins de 35 ans (contre 65% des plus de 35 ans) et 77% de CSP+ (contre notamment 59% des ouvriers).

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Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Sources : Bonial et LSA

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En marge de la crise économique : émergence d'une frugalité choisie

Dans sa lettre Consommation et modes de vie d'avril 2014, le CRÉDOC présente des éléments de synthèse du rapport Va-t-on vers une frugalité choisie ?, publié en 2013 sur la base des données de l'enquête « Consommation » 2013. Ces dernières ont été analysées en fonction des critères de choix de produits ainsi que des termes définissant la frugalité : « moins de viande », « mobilité douce », « cuisine ''fait maison'' », « moins de superflu dans l'alimentation ».

Dans le contexte de crise économique actuel, le CRÉDOC constate une évolution des modes de consommation vers une frugalité, que celle-ci soit contrainte ou volontaire. Ainsi, 48% des Français se disent contraints dans leur consommation et le CRÉDOC identifie trois catégories de consommateurs dans ce cas :

  • les « stratèges » (12% de la population totale) : jeunes consommateurs le plus souvent (18-35 ans), ils multiplient les astuces pour trouver les bonnes affaires ;

  • les « contraints » (14% de la population) : ils réduisent certaines dépenses de base, recherchant les produits les moins chers et comparant les prix ; les personnes à bas revenu sont davantage représentées ici ;

  • les « économes » (22% de la population) : ils cherchent à acheter à moindre coût et comparent les prix, attendent les soldes et profitent « souvent » d'offres promotionnelles pour les achats alimentaires ; ils sont plus nombreux chez les 35-44 ans.

Par ailleurs, le CRÉDOC constate l'émergence d'une frugalité choisie : environ 14% des Français sont concernés, ceux-ci s'engageant dans cette démarche alors qu'ils n'éprouvent pas de difficultés financières particulières. Cela se traduit dans leurs comportements de consommation par l'achat de produits locaux, le fait de faire la cuisine et de recycler les produits usagés, mais également par la recherche de naturalité et de mobilité douce.

Le choix de la frugalité pourrait se développer du fait de l'émergence d'une conception différente de la consommation. Celle-ci serait liée à une nouvelle représentation du bien-être axée sur le partage, le lien social et le développement durable. Différents phénomènes conduisent ainsi à l'émergence de modèles de consommation alternatifs, sachant que reste posée la question de l'ampleur qu'ils prendront à l'avenir.

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Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Source : CRÉDOC

 

 

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