Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

31/05/2012

L'OCDE revoit ses prévisions sur l'obésité

D'après une nouvelle publication de l'OCDE, au cours des trois dernières années, l’obésité chez les adultes a ralenti ou cessé de croître en Angleterre, Hongrie, Italie, Corée et Suisse, et n’a augmenté que de 2 à 3% en France et en Espagne. Cependant, au Canada, en Irlande et aux États-Unis,  la prévalence a augmenté de 4 à 5%.

 Par ailleurs, les taux d’obésité infantile se sont stabilisés en France, en Angleterre, en Corée et aux États-Unis. Les données montrent aussi que dans la plupart des pays, les femmes ayant un faible niveau de scolarité et/ou un faible revenu sont plus susceptibles d’être en surpoids. Cette disparité est aussi observée chez les enfants mais pas chez les hommes.

 (cliquer pour agrandir)

obésité


En France, où les taux d’obésité sont parmi les plus bas de l’OCDE, ils augmentent tout de même de façon régulière. Environ une personne sur 10 est obèse, et presque 40% de la population sont en surpoids (y compris obèse). Les données les plus récentes montrent que la proportion d’adultes en surpoids est plus ou moins en accord avec les anciennes projections de l’OCDE : celles-ci avaient prédit une croissance du taux de surpoids de 1,3% par an jusqu’en 2020, supposant la poursuite des tendances passées. En considérant les donnés les plus récentes, les nouvelles projections pour 2010-2020 indiquent une croissance de 5% pour le surpoids et de 2% pour l'obésité :

 

obésité


 Les taux d'obésité infantile français, qui n'ont pas augmenté durant les 20 dernières années, devraient, selon l'OCDE, rester faibles. Cependant ces projections montrent un risque d'augmentation du nombre d'enfants en surpoids.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : OCDE

Chapitre sur la France

15:42 Publié dans 3. Prévision, Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : obésité |  Imprimer | | | | |  Facebook

28/05/2012

Nouvelles prévisions sur l'obésité en 2030 aux États-Unis

Aujourd'hui, aux États-Unis, 35,7% des adultes et 16,9% des enfants et adolescents sont considérés comme obèses (indice de masse corporelle supérieur à 30). Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) a réalisé une actualisation de ses projections de progression de l'obésité dans le pays à l'horizon 2030.

Selon ces nouvelles projections, le taux de progression de la pathologie ralentirait et ne serait plus « que » de 33%, contre 51% dans les précédentes prévisions. Cela signifie tout de même que 42% de la population seraient obèse en 2030. De plus, le nombre de personnes considérées comme « sévèrement obèses » connaîtrait une croissance de 130% sur la période.

Les prévisions prennent en compte des facteurs comme le chômage, les habitudes alimentaires et sportives, et même le prix de l'essence et la densité de restaurants. Le facteur le plus important reste le vieillissement de la population. Le taux d'obésité des femmes ne progresserait pas en revanche.

 

  Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 

Source : CDC 

15:39 Publié dans 3. Prévision, Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/05/2012

Bilan environnemental des circuits courts alimentaires de proximité

L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (Ademe) a publié un avis sur les circuits courts alimentaires de proximité. Ces derniers se caractérisent par de la vente directe ou avec un intermédiaire, et par une distance limitée entre le lieu de production et celui de consommation.

 L'Ademe souligne que si l'on considère l'ensemble du cycle de vie du produit, la diversité des circuits courts de proximité ne permet pas « d'affirmer que les circuits courts présentent systématiquement un meilleur bilan environnemental que les circuits longs, notamment en matière de consommation d'énergie et d'émissions de gaz à effet de serre (GES) ». Plusieurs facteurs expliquent ces différences :

  • Saisonnalité des produits

Les aliments importés de régions ou pays où ils sont cultivés en plein air peuvent consommer moins d'énergie et rejeter moins de GES que des produits cultivés localement mais hors-saison et dans des serres chauffées (y compris en incluant le transport).

  • Logistique du transport

Même si les produits commercialisés en circuits courts parcourent moins de distance, l'énergie consommée et les émissions de GES, ramenées à la tonne produite, peuvent être plus importantes pour les circuits courts. En effet, les poids lourds et cargos transocéaniques peuvent transporter les produits sur des distances plus longues que des camionnettes individuelles, pour un impact GES équivalent. Cet effet est amplifié lorsque la logistique n'est pas optimisée (camionnettes peu remplies et revenant à vide), ou lorsque les consommateurs doivent se déplacer davantage en cas de dispersion des points de vente.

 En revanche, les circuits courts permettent de réduire les déchets et de recycler/consigner les emballages des produits. En outre, ils recourent moins aux procédés de conservation (stockage au froid, fortement émetteur de GES).

 Ainsi, il apparaît indispensable d'accompagner les acteurs vers de bonnes pratiques : favoriser la production/consommation de produits de saison, et optimiser la logistique (adéquation moyen de transport/volume transporté, optimisation du circuit de livraison, remplissage du camion, etc.).

 

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

 

Source : ADEME

15:07 Publié dans Alimentation et consommation, Climat, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/05/2012

Expérimentation de l’affichage environnemental sur les produits agro-alimentaires : premier retour d’expériences

Le principe de la mise à disposition auprès des consommateurs des caractéristiques environnementales des produits de consommation courante a été acté lors du Grenelle de l’Environnement. Cette nouvelle information devrait permettre aux consommateurs d’intégrer une composante environnementale au moment de l’acte d’achat, tout en permettant à l’ensemble de la chaîne de production et de distribution de disposer de nouveaux indicateurs de pilotage spécifiques, et ainsi d’inciter à l’éco-conception des produits.

Depuis le 1er juillet 2011, et pour un an minimum, plus de 160 entreprises de tous secteurs et dont les produits sont vendus en France, participent à une expérimentation nationale d’un tel affichage environnemental. Unique au monde, cette expérimentation vise notamment à évaluer les conditions d’une éventuelle généralisation d’un tel affichage sur une large gamme de produits de grande consommation. Conduite le dernier trimestre 2011 par trois étudiants de l’AgroParisTech, une enquête permet un premier retour d’expériences dans le secteur agro-alimentaire. La synthèse a été publiée par le Commissariat général au développement durable (CGDD).

Les principaux enseignements de cette enquête illustrent la grande variété des indicateurs, supports et formats d’affichage possibles, et témoignent de la forte mobilisation engendrée au sein des entreprises mais également de la relative facilité à obtenir des données environnementales ou à assurer leur traçabilité. Ce premier retour d’expérience indique également de nouvelles collaborations, nées grâce à l’opération, avec des fournisseurs, des distributeurs, voire des entreprises concurrentes. Il rend compte du souhait de la majorité des entreprises participantes de poursuivre dans la voie de l’affichage environnemental, au-delà de la seule période d’expérimentation.

Source : CGDD

Voir aussi : NESE

14:56 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/05/2012

Les freins au commerce équitable

Selon un sondage BVA pour Max Havelaar France, 91% des Français ont une image plutôt positive ou très positive de la démarche du commerce équitable, les femmes, les jeunes et les CSP+ étant encore plus convaincus que le reste de la population.

Mais cet engouement ne se traduit pas en termes d'achat, puisque seulement 8% des Français achètent des produits issus du commerce équitable toutes les semaines et 21% tous les mois. Presque 20% de la population déclarent ne jamais en acheter.

Le principal frein à l’achat est le prix : 48% des répondants déclarent trouver trop chers ces produits, surtout les jeunes de 25 à 34 ans (70%), alors qu’ils sont plus sensibles à la démarche que les générations précédentes.

De plus, un Français sur trois est sceptique sur la mission sociale et économique portée par le commerce équitable. La volonté de privilégier des produits français lui est parfois opposée (les produits équitables étant souvent des produits « exotiques » importés).

Le chiffre d’affaires des produits labellisés « commerce équitable » en 2011 s'élevait à 350 millions d’euros en 2011 (dont 75% de produits alimentaires) en France, contre 1 milliard au Royaume-Uni.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Sources : Sondage BVA, La Croix.

14:56 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/05/2012

Contenu carbone du panier de la ménagère

Le Commissariat général au développement durable (CGDD) a publié une synthèse d'une étude co-financée par l'ADEME sur le contenu carbone du panier de consommation courante des Français. Les données proviennent d'un échantillon de 20 000 ménages.

En 2009, chaque Français a acheté en moyenne 700 kg d’aliments, de boissons et de produits de droguerie, parfumerie et hygiène. Ce panier d’achats moyen contenait 1,4 tonne équivalent carbone (eq.CO2). Le contenu eq.CO2 par kg d’achats varie dans un rapport de 1 à 25 environ selon la catégorie de produits. Ainsi, les fruits et légumes constituent 20% du poids du panier et induisent 7% du contenu carbone des achats.

CGDD contenu carbone panier menagere.jpg


Par ailleurs, pour une même catégorie de produits, l'impact carbone peut différer selon le degré de préparation, la provenance ou l'emballage des produits. Ainsi, la moyenne du contenu carbone des légumes frais est inférieure de 35% à celle des légumes en conserves. L'emballage représente 30% du contenu carbone des produits liquides (eaux minérales, boissons gazeuses ou alcoolisées). Des différences existent également entre les catégories socioprofessionnelles.

Source : CGDD

14:52 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Climat | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/05/2012

Un distributeur s'inspire des AMAP pour promouvoir les produits locaux

Le distributeur américain Dorothy Lane propose depuis le mois de juin à ses clients d’adhérer à un club d’achat très proche du fonctionnement des AMAP en France, destiné à soutenir l’agriculture locale. Il est baptisé « Honesty Local ». Ses membres s’abonnent pour 8 ou 16 semaines et, tous les huit jours, peuvent récupérer dans leur magasin un panier de légumes produits localement. Le prix du panier, selon sa taille, est de 15 ou 25 dollars, vendu à un prix inférieur que si les produits étaient vendus individuellement. Ils peuvent être complétés par la livraison de produits supplémentaires : pain, pâtisseries, vins, bières, viande, œufs, produits laitiers ou encore fleurs, produits localement. Cette offre a été proposée, dans un premier temps, pendant les trois mois de l’été.

Source : Minute Marketing, TNS Sofres

15:01 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

30/04/2012

Wal-Mart lance le suivi d'indicateurs de la durabilité des produits de ses fournisseurs

Après les indicateurs GlobalGAP de bonnes pratiques agricoles, de sécurité sanitaire et de bien-être des travailleurs dans l'agriculture, la grande distribution des pays anglo-saxons et leurs fournisseurs collaborent au sein du consortium privé The Sustainability Consortium pour mettre en place un système de suivi de l'impact sur la durabilité des produits de consommation de masse. Wal-Mart est la première entreprise du consortium à mettre en œuvre le suivi de ces indicateurs de durabilité dans sa chaîne d'approvisionnement.

 Le groupement The Sustainability Consortium (TSC) regroupe des grandes entreprises de production et de distribution de produits de grande consommation soucieuses de bâtir des filières d'approvisionnement durables : Wal-Mart, Tesco, Ahold, Delhaize, Marks & Spencer côté distributeurs ; BASF, PepsiCo, McDonald's, Cargill, Unilever parmi beaucoup d'autres côté industriels. Des ONG comme le Fonds mondial pour la nature WWF participent au consortium pour assurer la crédibilité sociétale des indicateurs ; le département de recherche socio-économique LEI de l'Université de Wageningen aux Pays-Bas appuie le consortium dans la mise en place d'indicateurs de durabilité robustes d'un point de vue scientifique.

 Après avoir construit ensemble des indicateurs, pour suivre l'impact sur la durabilité des opérations de production des entreprises qui fournissent les supermarchés partenaires du consortium, la phase pilote de mesure et de suivi des indicateurs vient d'être inaugurée par Wal-Mart. Cette initiative d'ordre privée se focalise sur les relations inter-entreprises (B2B) au sein de la filière et ne se traduit pas à l'heure actuelle par de la communication au consommateur final. Elle est à mettre au regard de l'initiative française, pilotée par les pouvoirs publics, d'affichage environnemental des produits de grande consommation visant au contraire à signaler au consommateur la valeur environnementale de leurs achats.

Source : LEI, Wageningen

Voir aussi : NESE, « Vers un affichage environnemental sur les produits alimentaires : contexte, enjeux et méthodes »

 

 Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

15:00 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/04/2012

Scénarios pour la restauration commerciale en France

La filière de la restauration commerciale en France représente un chiffre d’affaires de 50 milliards d’euros, et constitue le cinquième secteur pourvoyeur d’emplois. Une étude d'Eurogroup Consulting dresse un état des lieux de ce secteur, incluant ses forces, faiblesses et ses enjeux.

Lire la suite

15:29 Publié dans 1. Prospective, 3. Prévision, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Nanotechnologies en agriculture et alimentation

Un article de la revue Food Policy analyse l'impact de la croissance du recours aux nanotechnologies dans le domaine agro-alimentaire dans les pays de l'OCDE.

 Selon l'auteur, de l'IFPRI (International Food Policy Research Institute), l'usage des nano-particules est en constante augmentation dans les secteurs de l'agriculture et de l'alimentation depuis 2006. Elles peuvent être un élément soit de l’aliment (complexe vitaminés avec système d'encapsulation des substances actives), soit de l’emballage alimentaire (par exemple nano-traceur qui permet de détecter la présence de germes pathogènes). En agriculture, le recours aux nano-pesticides permet de réduire les intrants.

Les investissements en matière de recherche atteindraient, à l’échelon mondial, plusieurs milliards de dollars. Le nombre de firmes agroalimentaires impliquées est passé de 200 à 400 entre 2006 et 2010, et ce chiffre atteindrait 1000 en 2020.

Face à la montée de l'utilisation de ces produits, l'auteur identifie trois défis principaux : continuer l'investissement en recherche (principalement sur l'évaluation des risques), maîtriser la gestion du risque et prendre en compte l'acceptation du public.

 Il n'y a pas d'obligation d'étiquetage de ces produits et il n'y a donc pas de registre officiel des produits alimentaires contenant des nano-particules. Toutefois, deux registres officieux sont répertoriés :

  • le registre Project of Emerging Nanotechnologies (PEN) sur le territoire des États-Unis, qui répertoriait 89 produits en 2010,

  • Le registre établi par le BEUC (Organisation des consommateurs européens) sur le territoire communautaire, qui répertoriait 27 produits en 2010 (et 10 en 2009).

 

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : Guillaume P. Gruère, « Implication of nanotechnology growth in food and agriculture in OECD countries », Food Policy, avril 2012.


Des plats cuisinés surgelés destinés aux seniors

En Grande-Bretagne, la société On the Menu vient de lancer une gamme de plats cuisinés et de desserts dédiés aux « grands seniors » (personnes âgées de plus de 75 ans), vendus en grandes surfaces. Ils sont conçus avec une forte densité nutritionnelle (les grands seniors manquent d’appétit et sont souvent mal nourris), avec plus de protéines et moins de matières grasses. Les packagings et le mode d’emploi sont également étudiés pour en faciliter l’usage.

Source : The Food & Drink Innovation Network , On the menu

(par Minutes Marketing, TNS Sofres)

14:57 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

29/03/2012

Farm to Baby

Appliquer le concept d’abonnement à des paniers fermier aux bébés, c’est le concept de Farm to Baby, lancé dans le quartier de Brooklyn à New York. Tous les produits sont frais, issus de fermes locales, bio, cuisinés à la vapeur ou à très faible température et livrés à domicile ou récupérés dans une boutique. Une expérience qui rappelle celle, lancée en 2009, de Pomme Bébé, un « bar » californien réservé aux bébés, proposant le même type de produits.

Source : Springwise (par TNS Sofres)

15:16 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/03/2012

Le marché des produits biologiques à l’horizon 2015

Le marché du bio en France a doublé de taille en 5 ans pour atteindre 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2011. Le cabinet Xerfi dresse le panorama du secteur et en dessine les perspectives à l'horizon 2015.

La hausse constante de la demande en produits bio transformés incite de plus en plus d'industriels agroalimentaires à se lancer sur le créneau. De son côté, la grande distribution alimentaire continue d’étendre son offre bio, notamment à travers ses MDD (marques de distributeurs) et communique massivement sur ses prix bas. Enfin, les sociétés de restauration collective ont intégré des offres bio plus spécifiquement à destination des écoles, en lien avec l'objectif public de 20% de produits bio dans les menus des établissements publics en 2012. Du côté de la restauration commerciale, les offres bio sont moins représentées, même si quelques chaînes de restauration rapide surfent sur la vague du «fast good ».

Dans un contexte de dégradation de la conjoncture économique et de dépenses alimentaires contraintes, la croissance du marché alimentaire bio en France devrait, selon Xerfi, ralentir, pour plafonner à une augmentation de 5% en 2015, avec un chiffre d'affaires de 4,5 milliards d'euros.

De plus, les opérateurs devront tenir compte d’autres aspirations de consommation qui se développent, notamment la notion de proximité devenue une valeur incontournable dans la filière alimentaire.Ce «locavorisme» montant est une opportunité pour les acteurs du bio «made in France», mais aussi une menace dans la mesure où il représente «une offre concurrente pour le consommateur souvent infidèle et zappeur».

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

15:04 Publié dans 3. Prévision, Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Les politiques agricoles et obésité

Le rapport soumis par le Rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation au Conseil des droits de l'homme pointe dans les pays de l'OCDE des subventions agricoles préjudiciables à la santé humaine. Les systèmes alimentaires actuels seraient responsables des régimes qui favorisent la surcharge pondérale et l'obésité, lesquelles causent plus de décès dans le monde que l'insuffisance pondérale. Si dans les pays en développement, les principaux problèmes restent la sous-nutrition et les carences en micro-nutriments, « ces pays sont eux aussi victimes de ces politiques qui ont échoué » selon le même rapport. Parmi les recommandations pour lutter contre les différents aspects de la malnutrition, le Rapporteur préconise de revoir les politiques agricoles et alimentaires, notamment en matière de fiscalité, la réforme des subventions agricoles et le soutien aux systèmes alimentaires locaux.

 Cependant, selon une récente étude américaine How Have Agricultural Policies Influenced Caloric Consumption in the United States?, ce lien entre politiques agricoles et obésité reste très faible, voire inexistant, étant donné la part relativement faible du coût des matières premières agricoles dans le marché des produits alimentaires. Contrairement aux idées reçues, les subventions agricoles aux États-Unis auraient orienté les consommateurs vers des choix alimentaires plus sains et moins caloriques: « l'élimination de toutes les subventions agricoles conduirait à une baisse dans la consommation de certains produits alimentaires mais encouragerait également la consommation d'autres produits, ce qui probablement se traduirait par un accroissement de la consommation calorique globale ».

Hiba El Dahr, Centre d'études et de prospective

14:50 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Nestlé supprime les arômes artificiels en Grande-Bretagne

En Grande-Bretagne, Nestlé a décidé de supprimer tout ingrédient artificiel de ses 79 produits de confiserie, comme il l’avait déjà fait pour ses boissons chaudes. Le groupe a utilisé, pour remplacer ces arômes artificiels, des produits à base de carotte, d'hibiscus et de citron notamment, ce qui a nécessité sept années de recherche et développement.

Ces changements ont été faits afin de répondre à la demande des consommateurs, une étude montrant que trois quarts des consommateurs britanniques recherchent des produits sans ingrédient artificiel.

Des initiatives similaires sont prévues au Canada et dans plusieurs pays européens.

14:21 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook