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15/01/2013

Global Trends 2030

Le NIC (National Intelligence Council) américain a publié, comme tous les quatre ans, son rapport de prospective géopolitique. Dans cette nouvelle édition, Global Trends 2030: Alternative Worlds, l'accent est mis sur 4 megatrends (tendances lourdes) : le pouvoir croissant des individus, la diminution concomitante du pouvoir des États, les tendances démographiques (vieillissement, urbanisation, migrations) et les pressions sur les ressources.

La demande alimentaire devrait en effet, selon le rapport, augmenter de 35% d'ici 2035, alors que les gains de productivité agricole ralentissent. Les besoins annuels en eau atteindraient 6900 milliards de mètres cubes en 2030, soit 40 % de plus que les ressources durables actuelles. En outre, les experts américains reconnaissent que le changement climatique risque d'impacter la sécurité alimentaire mondiale. Les prix des produits alimentaires seront probablement plus élevés, fragilisant les plus vulnérables.

Le rapport envisage la croissance des conflits liés à la compétition pour les ressources, et notamment les ressources en eau. Il est plus optimiste concernant les progrès technologiques, prévoyant un essor des OGM, de l'agriculture de précision, de la micro-irrigation, qui entraînerait une nouvelle croissance des rendements et une meilleure utilisation des ressources.

Parmi les surprises envisagées, la diffusion de la rouille du blé pourrait avoir des conséquences catastrophiques sur la production mondiale.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 

Source : NIC (National Intelligence Council) 

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04/01/2013

Le Sénat recommande une investigation dans la région portuaire de Maastricht

Un rapport d'information du Sénat, publié en décembre 2012, dresse un bilan complet et clair de la gestion de la maladie de Schmallenberg pendant un peu plus d'un an et souligne la collaboration entre les différents services qui a prévalu, et le pilotage de la Commission européenne.

Il cite certaines similarités entre l'apparition du virus de la maladie de Schmallenberg et celle du virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO) dans la même zone d'Europe du Nord à la frontière de l'Allemagne, de la Belgique et des Pays-Bas en 2006. Cette région proche de Maastricht est une zone commerciale importante, notamment pour l'importation de fleurs. Cette coïncidence a été observée par plusieurs scientifiques, dont le docteur Mettenleiter, du Fiedrich Loffe Institute, laboratoire de santé animale allemand, qui a identifié le virus en novembre 2011.

Au-delà du cas de l'apparition de la maladie de Schmallenberg, se profile les risques de survenue d'autres maladies émergentes, dont certaines pourraient comporter des risques pour la santé humaine.

C'est pourquoi la Commission des affaires européennes du Sénat conclut à l'importance d'une analyse de risques spécifique dans cette zone sensible, et demande à la Commission européenne de saisir en ce sens l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

 

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

 

Source : Sénat 

16:05 Publié dans Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/01/2013

Lancement d'un « Food tank »

 Ellen Gustafson et Danielle Nierenberg, chercheuses en agriculture durable, ont lancé le 10 Janvier 2013 FoodTank, un Think Tank sur le système alimentaire mondial.

 L'objectif est d'informer et de relayer les innovations mises en œuvre avec succès sur le terrain (comme celles recensées dans le rapport 2011 du Worldwatch Institute, publié en français aux éditions de La Martinière), de rédiger rapports et études sur la sécurité alimentaire, et de préparer un sommet mondial.

 

Source : Food Tank

 

16:00 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/10/2012

Recrudescence de la maladie de West Nile chez les chevaux aux États-Unis

Un article paru le 10 octobre 2012 dans le revue américaine Horse Com révèle que le service de l'inspection de santé animale et végétale (APHIS) de l'USDA (United States Department Agriculture) a recensé en 2012 plus de 400 cas de maladie de West Nile chez les chevaux sur le territoire des États-Unis. À titre indicatif, le nombre de cas en 2011 était de 87, ce qui représente une augmentation 372 %.

De plus, selon la vétérinaire d'État du Nord Dakota, ce chiffre est probablement sous-estimé car de nombreux chevaux sont soignés de manière symptomatique, sans faire l'objet d'un test. Il y a également de nombreux chevaux porteurs de la maladie et dont les symptômes sont inexistants et passent inaperçus.

La maladie de West Nile est une maladie vectorielle transmise par piqûre de moustique et qui peut atteindre en bout de chaîne l'homme ou le cheval, les oiseaux jouant le rôle de réservoir. En Floride, selon une professeure du collège de médecine vétérinaire, le nombre de cas humains semble avoir été supérieur au nombre de cas équins.

Cette augmentation du nombre de cas aux États-Unis peut s'expliquer, d'une part, par une résistance accrue de la population aviaire qui peut provoquer une mutation virale, et d'autre part par les conditions météorologiques. On peut s'attendre à ce que la maladie de West Nile se manifeste par des épidémies cycliques, liées au réchauffement climatique.

La maladie de West Nile, auparavant localisée en Afrique et dans certains pays du pourtour méditerranéen, gagne ainsi de plus en plus les pays tempérés. La première apparition sur le continent américain date de 1999, dans l'État de New York. En France, le virus est signalé au cours des années 1990 après une apparition unique en Camargue au début des années 1960. La maladie fait l'objet d'un suivi chez les populations équine, aviaire et humaine, suivi renforcé pendant la saison chaude et dans les départements méditerranéens.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : The Horse.com 

14:43 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/10/2012

Global Food Security Index

L'Economist Intelligence Unit, en partenariat avec l'entreprise DuPont, a construit un Index de sécurité alimentaire (Global Food Security Index) entendue au sens large, recouvrant les notions d'accessibilité (en termes de prix) et de disponibilité des produits, ainsi que de qualité sanitaire et nutritionnelle.

L'accessibilité comprend ainsi, entre autres, la part de budget consacrée à l'alimentation et les prix des produits alimentaires importés. La disponibilité est mesurée par la dépense publique en recherche et développement dans l'agriculture, l'état des stocks ou encore des infrastructures. Quant à la qualité, elle est reflétée notamment par l'existence de normes nutritionnelles, la disponibilité en micronutriments et le degré de diversification des régimes alimentaires.

Au total, 25 indicateurs ont été documentés et 105 pays classés selon cet Index. La France se situe à la 4e place de l'index global et à la 2e place pour la qualité sanitaire et nutritionnelle.

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Le rapport met en évidence des corrélations telles celle entre l'accès au financement pour les agriculteurs et la sécurité alimentaire globale. Cet index sera actualisé tous les trois mois pour prendre en compte les fluctuations de prix.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 Source : Global Food Security Index

24/09/2012

Changement climatique et prix des produits alimentaires

L'ONG Oxfam a publié une étude sur les conséquences du changement climatique, et notamment des « événements extrêmes » (sécheresses, inondations et vagues de chaleur), sur les prix de l'alimentation à l'horizon 2030. En effet, les recherches se sont focalisées jusqu'ici sur l'impact d'un changement climatique graduel, or, comme l'a montré la sécheresse dans l'Ouest américain cette année, un seul événement climatique extrême peut entraîner une envolée des cours très forte et très rapide.

 L'étude, réalisée par l'Institute of Development Studies, se base sur le modèle d'équilibre général GLOBE. L'impact sur les rendements a été modélisé à partir des événements climatiques passés sur la période 1979-2009. Les projections centrales montrent que le prix moyen des produits de base pourrait doubler entre 2010 et 2030, et que les prix à l'export de plusieurs céréales connaîtraient de fortes hausses : + 177% pour le maïs, + 120% pour le blé, + 107% pour le riz raffiné.

 Un scénario plus pessimiste est également envisagé, en cumulant d'autres facteurs de volatilité comme des politiques "inadaptées" (restrictions à l'exportation).

 Selon cette étude, le monde deviendrait encore plus dépendant des exportations américaines de blé et de maïs, et certaines régions, comme l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient, risquent d'être encore plus vulnérables aux hausses de prix.

 Pour accroître la résistance du système alimentaire mondial, l'ONG préconise une augmentation de l'investissement public dans l'agriculture, la capitalisation par les pays développés du Fonds vert pour le climat, et plus généralement des efforts d'adaptation mais également d'atténuation du changement climatique.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 Source : Oxfam


17:00 Publié dans Climat, Mondialisation et international, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/09/2012

Biodiversité alimentaire pour une alimentation durable

La FAO et Biodiversity International ont récemment publié un ouvrage qui préconise d'agir pour promouvoir à la fois une alimentation soutenable et la biodiversité alimentaire. Aujourd'hui, en plus des 900 millions de personnes qui souffrent de la faim dans le monde, un milliard et demi souffrent de surpoids ou d'obésité et environ deux milliards ont des carences en micronutriments. Alors que les besoins alimentaires d'une population mondiale croissante ont été jusqu'à présent abordés en termes de quantités suffisantes, la question de la qualité doit maintenant être traitée.

Selon les auteurs, le développement de l'agriculture industrielle et du transport à grande échelle a conduit à une simplification des régimes alimentaires et à une dépendance vis-à-vis d'un nombre limité d'aliments. Actuellement, trois cultures vivrières (maïs, blé et riz) couvrent 60% de l'énergie alimentaire d'origine végétale au niveau mondial. Et les méthodes de production modernes de ces denrées jouent un rôle important dans la régression de la diversité génétique végétale et animale.

Il existe pourtant des exemples de réintroductions réussies dans les régimes alimentaires, de plantes traditionnelles un temps délaissées, ayant bénéficié à la fois aux consommateurs et aux petits exploitants agricoles.

Les auteurs de ce rapport incitent donc à favoriser des régimes alimentaires soutenables, « qui font que la consommation d'aliments s'effectue avec moins d'eau et moins d'empreinte carbone et qui promeuvent l'utilisation de la biodiversité alimentaire, notamment les aliments traditionnels et locaux, avec leurs nombreuses espèces et variétés riches en nutriments ».

 

Clément Villien, Centre d'études et de prospective

Source : FAO 

16:19 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/07/2012

Volatilité et flamblée des cours : causes et solutions

Dans le numéro n°15 de Perspective du CIRAD, Benoit Daviron revient sur l'évolution récente des prix alimentaires, marquée par deux flambées, celle de 2008 et celle commencée en 2010 et toujours en cours. Pour lui, il convient d'analyser cette évolution dans une perspective plus large que la seule volatilité. Il passe en revue les facteurs pouvant expliquer ces flambées : l’absence de stockage coordonné ; un investissement agricole insuffisant et inadapté ; la raréfaction des ressources ; la demande croissante du secteur des agrocarburants et des pays émergents.

Selon le chercheur, pour y faire face, il conviendrait de fonder les règles du commerce international sur la sécurité alimentaire, de coordonner les politiques de stockage à l’échelle mondiale, d'investir dans une agriculture écologique et de limiter la croissance de la demande de produits agricoles.

 Source : Perspective du CIRAD

 

15:30 Publié dans Production et marchés, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

28/06/2012

Portail des zones agro-écologiques

Un nouveau portail en ligne de la FAO et de l'Institut international pour l'analyse des systèmes appliqués (IIASA), le portail des zones agro-écologiques (GAEZ), est un outil de planification servant à recenser les zones pouvant accroître leur production vivrière. Dans certaines régions, la FAO estime ainsi que la production actuelle est à 30-40 % de son potentiel, en particulier en Afrique subsaharienne.

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Le premier pas déterminant pour intensifier durablement la production sera de combler les écarts de rendement qui continuent à affecter le secteur agricole dans de nombreuses régions du monde. En effet, les rendements céréaliers du continent africain ont longtemps tourné autour de 1,2 tonne l'hectare, contre un rendement moyen d'environ 3 tonnes l'hectare dans le monde en développement.

Ce nouveau portail en ligne de la FAO et de l'IIASA entend renforcer la capacité des planificateurs et des décideurs d'estimer les potentiels et la variabilité de la production selon différents contextes environnementaux et scénarios de gestion, prenant en compte notamment les conditions climatiques, les régimes de gestion, les disponibilités d'eau et les niveaux d'intrants.

 

Sources : FAO 

Voir aussi la publication de Laurence Roudart


20/06/2012

Le défi alimentaire à l'horizon 2050

La délégation à la prospective du Sénat a publié, dans un rapport d'information dont le rapporteur est le sénateur Yvon Collin, le résultat de ses travaux et auditions sur la sécurité alimentaire mondiale à l'horizon 2050.

La première partie, basée notamment sur les travaux du CEP, insiste sur les incertitudes touchant à l’ampleur de l’augmentation de la demande alimentaire future, liées à celles concernant la démographie ainsi qu'à l'évolution des régimes alimentaires. La deuxième examine le potentiel agricole mondial, en faisant le point sur les terres disponibles et sur les rendements. La troisième partie est consacrée à la montée des tensions dues à l’intensification de différents conflits d’usage et à la perspective d’une modification du régime des prix alimentaires. Enfin, après avoir examiné les besoins d’investissement, le rapport, inspiré des travaux de Michel Griffon, esquisse une géo-alimentation de demain.

Selon le Sénat, une institutionnalisation nationale et internationale plus aboutie devra être entreprise pour piloter un système alimentaire dont la complexité déjà très élevée se renforcera certainement dans le futur dans un contexte où les interdépendances iront grandissantes.

L’organisation mondiale en charge de la politique agricole devra être pensée sur un mode qui ne soit pas étroitement intergouvernemental. Par ailleurs, elle devra disposer de moyens financiers nécessaires à sa mission. Un prélèvement mondial pour financer le droit à l’alimentation dans le monde devra être défini.

 

Céline Laisney, centre d'études et de prospective

16:42 Publié dans 1. Prospective, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

28/05/2012

Des scientifiques internationaux définissent un approche unifiée de lutte contre l'insécurité alimentaire

Composée de douze éminents scientifiques internationaux, la Commission sur l'agriculture durable et le changement climatique propose, dans un récent rapport, une feuille de route pour guider l'action des dirigeants mondiaux en faveur de la création d'un système alimentaire durable. Face aux défis posés par une situation alimentaire mondiale décrite comme alarmante (sous-alimentation, gaspillage des ressources, pertes de terres agricoles, etc.), les auteurs avancent des réponses politiques pour atteindre la sécurité alimentaire dans le cadre du changement climatique.

 Pour « préserver la capacité de la planète à produire suffisamment de nourriture à l'avenir », sept recommandations principales sont formulées :

  • Intégrer la sécurité alimentaire et l’agriculture durable dans les politiques mondiales et nationales ;

  • Accroître sensiblement le niveau de l’investissement mondial dans l’agriculture durable et les systèmes alimentaires ;

  • Intensifier de façon durable la production agricole tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et les autres impacts de l’agriculture nocifs pour l’environnement ;

  • Cibler les populations et les secteurs les plus vulnérables au changement climatique et à l’insécurité alimentaire ;

  • Restructurer l’accès à l’alimentation et les tendances de consommation pour garantir que les besoins nutritionnels de base soient couverts et pour promouvoir des habitudes alimentaires saines et durables ;

  • Réduire les pertes et les gaspillages dues à l’infrastructure, aux pratiques agricoles, au traitement, à la distribution et aux habitudes des ménages ;

  • Créer des systèmes d’information complets, partagés et intégrés qui englobent les dimensions humaines et écologiques.

 

Ce travail, basé sur la compilation des meilleures connaissances scientifiques et des solutions pratiques accumulées encourage finalement la poursuite des progrès déjà accomplis au niveau international, notamment lors des accords du G20 en 2009.

Clément Villien, Centre d'études et de prospective

Source : CCAFS 

10/05/2012

Horizons stratégiques, l'avenir géopolitique à 30 ans

Le rapport de prospective Horizons stratégiques, élaboré par la Délégation aux affaires stratégiques du ministère de la Défense, a pour vocation d'éclairer la préparation des programmes d'armement. Cette réflexion s'adosse à une analyse prospective de l'environnement stratégique international réalisée à partir des tendances globales d'évolution du contexte stratégique, des équilibres géopolitiques mondiaux, de la nature et de l'intensité des risques et des menaces pour en identifier les conséquences sur le positionnement de la France dans le système international au cours des trois prochaines décennies.

Dans l'introduction générale, trois tendances sont mises en avant :

  • la fin de la domination occidentale, le risque de « déclassement » de l'Europe et l'émergence de nouvelles puissances à vocation mondiale (Chine, Inde, brésil) ou à dimension régionale (Afrique du Sud, Indonésie, Turquie) ;

  • l'accélération de la mondialisation et les interdépendances croissantes ;

  • une instabilité et une volatilité de plus en plus marquées.

 Avec des thèmes comme l'économie, la démographie, la santé et les évolutions technologiques, sociétales et culturelles, les ressources naturelles font ensuite l'objet d'un chapitre dédié. En effet, selon le rapport, sous l'effet combiné de l'accroissement de la demande et de la dégradation de l'environnement, l'accès aux ressources constituera l'un des principaux défis auxquels sera confrontée l'humanité.

Les problèmes alimentaires et hydriques, notamment, pourraient devenir des facteurs de conflictualité croissants en contribuant à exacerber des tensions déjà existantes, alimenter les crises économiques et sociales internes et devenir un facteur déterminant de déstabilisation, voire de conflits intra- ou interétatiques.

La deuxième partie du rapport est constituée d'approches régionales, avec des « focus » sur les Etats-Unis, l'Europe, l'Afrique, le Moyen-Orient, la Russie, l'Asie et l'Amérique latine.

Source : DAS

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

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03/05/2012

La réponse des pays d'Amérique latine et des Caraïbes à la volatilité des prix alimentaires

La FAO, l'Institut inter-amériques pour la coopération agricole (IICA) et la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) viennent de publier un rapport sur la réponse de l'Amérique latine et des Caraïbes à la plus grande volatilité des prix alimentaires et sur les opportunités de coopération régionale. Le rapport propose des recommandations de politiques publiques aux pays des trois grandes régions (Cône Sud, Amérique centrale et Caraïbes).

Constituant les actes de quatre séminaires régionaux organisés pour améliorer le dialogue entre institutions de la société civile, du secteur privé et des pouvoirs publics des différents pays de la zone, ce rapport décrit les réponses en matière de politiques publiques pour faire face à la plus grande volatilité des prix alimentaires. La conclusion recommande plus de coopérer plus afin d'améliorer la transparence et la compétition sur les marchés alimentaires, de permettre aux pays de mieux tirer partie des zones de libre échange régionales, et de mettre en place des politiques de limitation des risques pour les consommateurs les plus vulnérables à travers des actions de protection sociale. Le rapport recommande de porter une attention toute particulière au développement de l'agriculture familiale dans les pays de la région au sein de stratégies nationales plus larges de développement agro-alimentaire.

Source : CEPAL

 Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

05/04/2012

Le système public de stockage et de distribution du riz indonésien

L'Indonésie a mis en place un système de stockage et de distribution du riz afin de préserver la sécurité alimentaire du pays. L'Association pour la commercialisation de produits agricoles et alimentaires pour l'Asie et le Pacifique (AFMA) relate, dans sa dernière lettre d'information en ligne, la visite de délégations d'autres pays asiatiques intéressés par ce modèle.

Trois composantes institutionnelles caractérisent ce système public :

  1. l'Agence de sécurité alimentaire planifie la constitution de réserves publiques et la distribution d'aide alimentaire dans cet immense pays ;

  2. l'entreprise publique Bulog met en œuvre la logistique des réserves et de la distribution ;

  3. le marché de gros en riz de Cipinang, près de Jakarta, où s'échangent 3 000 tonnes de riz par jour et dont les prix servent de prix de référence pour l'ensemble du pays.

L'Indonésie compte préserver sa sécurité alimentaire en riz par une meilleure connaissance de la situation sur les marchés mondiaux, une meilleure évaluation des capacités de production du pays, et l'adaptation des politiques publiques en fonction du contexte de marché.

 

Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

06/03/2012

Scénarios pour la Méditerranée en 2030

L'IPEMED (Institut de prospective économique du monde méditerranéen), a publié une étude intitulée Demain la Méditerranée, Scénarios et projections à 2030 : croissance, emploi, migration, énergie, agriculture. Elle dessine trois grands scénarios de développement de la région :

- un scénario de « crise de la Méditerranée » avec une montée durable des prix des produits agricoles de base et des produits alimentaires à cause de la spéculation et de l’absence d'une régulation minimale des prix et des stocks de sécurité alimentaire ;

- un deuxième scénario de « divergences méditerranéennes », basé sur un statu quo du processus euro-méditerranéen, dans une économie libérale ouverte sur le monde. Les accords de libre-échange que chaque pays négocie individuellement avec l’Europe se développent de façon asymétrique et, selon l'IPEMED, poussent les pays du Maghreb à se tourner vers d'autres pays émergents (Brésil, Chine ou Inde) pour écouler leurs productions ou assurer leur sécurité alimentaire.

- le scénario de la « convergence méditerranéenne », lui, voit se mettre en place une convergence progressive pour un pacte de codéveloppement qui améliore la sécurité alimentaire régionale. Ce scénario se construit avec des pays du pourtour méditerranéen qui prennent en charge collectivement leur sécurité alimentaire grâce à des politiques agricoles régionales concertées et complémentaires.

Ces scénarios rappellent ceux du Mediterra publié par le CIHEAM en 2008.

 Parmi ses recommandations, l'Ipemed soutient la création d'une politique commune de sécurité alimentaire et de développement rural, ainsi que l'élaboration d'un « label méditerranéen garantissant une qualité sanitaire et environnementale en matière agricole », ou encore la fluidité des échanges commerciaux Sud-Sud.