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09/10/2013

L'impact environnemental et économique du gaspillage

Après un premier rapport, en 2011, sur l'ampleur des pertes et du gaspillage à l'échelle mondiale, la FAO publie une nouvelle étude : Food Wastage Footprint: Impacts on Natural ressources, qui analyse les impacts écologiques du phénomène, en se penchant sur ses conséquences pour le climat, les utilisations de sols et d'eau, ainsi que sur la biodiversité.

Les pertes et le gaspillage s'élèveraient à 1,3 milliard de tonnes de nourriture par an, soit un tiers de la production mondiale. Cela représente 250 km3 d'eau (un volume équivalant au débit annuel du fleuve Volga), et l'émission de3,3 gigatonnes de gaz à effet de serre. L'analyse par l'empreinte carbone fait apparaître que le gaspillage au stade de la consommation a un impact plus élevé que ce qui est perdu dans les étapes précédentes de la chaîne alimentaire : en effet, alors que ce stade ne représente, au niveau mondial, que 22% des quantités perdues ou gaspillées, en termes d'empreinte carbone cette proportion monte à 37%.

Des analyses croisées, par produits et par régions du monde, font apparaître un certain nombre de hot spots : les pertes de céréales en Asie ont ainsi de lourds impacts en termes d'émissions de carbone et d'utilisation de la ressource en eau. Le secteur de la viande a une empreinte carbone relativement élevée, en particulier dans les pays à forts revenus et en Amérique latine, qui, ensemble, représentent 80% de tous les gaspillages et pertes de viande. Le gaspillage des fruits est quant à lui responsable de gaspillages d'eau en Asie, en Amérique latine, et en Europe.

L'évaluation des impacts économiques du gaspillage est basée sur les statistiques FAO de prix à la production 2009 d'environ 180 produits (sauf poissons et fruits de mer), dans une centaine de pays. Le coût économique total s'élève à 750 milliards de dollars par an, l'équivalent du PIB de la Suisse.

En complément de cette étude, la FAO a également publié un guide contenant des pistes d'action pour toutes les étapes de la filière : producteurs, distributeurs, restaurateurs, consommateurs, etc.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Sources : étude FAOGuide

 

30/09/2013

Première banque de semences locales en Indonésie

Après 12 années de recensement des meilleures variétés des principales cultures paysannes (riz, maïs, soja, légumes et fruits), la première banque de semences locales a été créée en Indonésie : Asosiasi Bank Benih Tani Indonesia (AB2TI). 139 variétés ont été inscrites au catalogue ; leur aire de présence et leur mode de culture ont été renseignés. Les semences sont vendues à prix coûtant aux paysans, afin de favoriser le renouveau des semences paysannes. En Indonésie, de nombreux paysans ont été emprisonnés au cours des années 2000 pour avoir croisé des variétés en vue de les améliorer ; c'est pourquoi AB2TI craint une offensive des firmes semencières et souhaite un soutien des pouvoirs publics.

Source : Politis n°1258, juin 2013

 

05/07/2013

Investissements et petits producteurs : un panel d'experts alimente la controverse internationale

Alors que la place des petits producteurs dans les stratégies de sécurité alimentaire est au cœur de controverses internationales, un rapport publié par le Comité de la sécurité alimentaire mondiale recommande non seulement d'investir dans la petite agriculture, mais aussi de donner la priorité à l'investissement par les petits producteurs eux-mêmes.

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13:58 Publié dans Développement, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

29/06/2013

Lutte contre les mouches tsé- tsé en Afrique

Trois chercheurs de l'université éthiopienne Haramaya présentent dans le Journal of Veterinary Medicine and Animal Health une étude menée entre novembre 2009 et 2010, dans des régions de l'Ouest du pays, qui précise les types de mouches tsé-tsé (glossines) rencontrées en fonction de différents facteurs tels que la saison, l'altitude et le type de végétation.

Les catégories les plus particulièrement agressives comme glossina morsitans et glossina palipides sont le plus souvent rencontrées dans les zones végétales riveraines de cours d'eau. Les zones les plus touchées sont ensuite la savane, la forêt et enfin les zones cultivées. L'étude propose, afin d'en réduire le coût, un ciblage du plan de contrôle sur les vecteurs les plus redoutables.

Ces insectes, vecteurs des trypanosomes animales, sont considérés comme un des freins au développement de l'élevage en Afrique, du fait des pertes de production induites par ces maladies. Des mesures de contrôle des populations de mouches ont été mises en place dans les pays concernés.

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

Source : Journal of Veterinary Medicine and Animal Health

13:41 Publié dans Filières agricoles, Sécurité alimentaire | Lien permanent | Tags : afrique |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/06/2013

Gérer l'instabilité des prix alimentaires dans les pays en développement

Ce livre propose une nouvelle version d'un rapport commandité suite aux crises alimentaires de 2007/08 par l'Agence française de développement (AFD) et le ministère des Affaires étrangères et européennes (MAEE).

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10/06/2013

Contribution des insectes à la sécurité alimentaire mondiale

Selon une nouvelle étude de la FAO présentée lors de la Conférence internationale sur les forêts pour la sécurité alimentaire et la nutrition, les insectes constituent une source majeure et facilement accessible de protéines. D'après les recherches de la FAO, menées en partenariat avec l'université de Wageningen aux Pays-Bas, l'entomophagie s'inscrit déjà dans les régimes alimentaires d'environ 2,5 milliards de personnes, principalement en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Plus de 1900 espèces d'insectes sont consommées à l'échelle mondiale, les principales étant les scolythes (31%), les chenilles (18%), les abeilles, les guêpes et les fourmis (14%), les sauterelles et les criquets (13%).

Les insectes présentent des avantages nutritionnels : nombreux sont riches en protéines et en lipides mais aussi en calcium, en fer et en zinc. Le bœuf contient en moyenne 6 mg de fer pour 100 g de poids sec, alors que ce chiffre varie entre 8 et 20 mg pour 100 g de poids sec chez la sauterelle, selon l'espèce et le type d'aliments que cette espèce elle-même consomme. Ils présentent également des avantages environnementaux : il faut en moyenne 2 kg d'aliments pour produire 1 kilo de viande d'insecte, contre 8 kg d'aliments pour produire 1 kg de viande de bœuf.

Actuellement, l'élevage d'insectes a lieu à petite échelle, dans des exploitations familiales et s'adresse principalement aux marchés de niche. Le passage à une production à plus grande échelle reste contraint par les coûts de production, qui peuvent être plus élevés que ceux de la production d'aliments traditionnels. Une mécanisation accrue est, selon les auteurs du rapport, nécessaire à la croissance de cette industrie. En outre, une législation appropriée régissant la production et le commerce des insectes en tant que denrées alimentaires animales et humaines est encore à développer.

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

Source : FAO

 

L'ANIA communique avec les consommateurs

L'ANIA vient de lancer deux outils internet pour s'adresser directement au grand public :

  • Alimexepert est une plateforme interactive permettant à l'internaute de poser des questions sur les aliments et d'obtenir des réponses pédagogiques, basées sur des articles scientifiques. Les questions sont classées par produit (charcuterie, chocolat, etc) et par thèmes transversaux (sécurité des aliments, traçabilité).

  • Alimevolution est une fresque sur l'histoire des procédés de fabrication, et la réglementation concernant la sécurité sanitaire, mise en regard avec les évolutions de la société, fresque réalisée avec le concours d'historiens et sociologue.

 Avec ces deux sites, l'ANIA entent nouer un dialogue avec les consommateurs à la recherche d'informations objectives et fiables.

 

15:50 Publié dans Alimentation et consommation, IAA, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/05/2013

Le projet AvalFonio pour la valorisation du fonio en Afrique

Le fonio est une céréale minoritaire, jouant néanmoins un rôle important dans la sécurité alimentaire de la population d'Afrique de l'Ouest. Ses grains sont de taille particulièrement réduite, ce qui complique les étapes de transformation (surcroît de travail) et limite sa valorisation. Le projet AvalFonio, « amélioration de l'après-récolte et valorisation du fonio en Afrique » est coordonné par le CIRAD en partenariat avec cinq pays africains (Guinée, Burkina Faso, Mali, Sénégal et Burundi). Il a pour objectif de « mieux valoriser cette ressource par la mécanisation des techniques post-récolte et par l’accompagnement des processus d’innovation dans les petites entreprises de transformation ».

Faisant suite à deux autres projets, le projet AvalFonio (2013-2015) sera centré sur la mécanisation des étapes de récolte, le battage (pour séparer le grain de la tige), lavage et dessablage du fonio décortiqué, en associant les différents acteurs de la filière. Un autre axe de travail concerne l'amélioration de la qualité du fonio commercialisé, ce qui permettrait d'accroître la valeur ajoutée du produit transformé et de répondre au regain d'intérêt qu'il connaît actuellement dans les métropoles africaines, en raison de ses qualités nutritionnelles et gustatives. Cette céréale sans gluten pourrait également intéresser les marchés occidentaux. Les résultats de ce projet pourraient être transposés à d'autres « petites céréales » telles que l'éleusine.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : CIRAD

07/05/2013

Biofortification des céréales en Inde et lutte contre la malnutrition

Le gouvernement indien s'engage dans la lutte contre la malnutrition, et notamment les carences en nutriments, en investissant plusieurs dizaines de millions d'euros dans la biofortification. Dans ce pays où les deux tiers des enfants souffrent d'anémie et de déficience en vitamine A, il s'agit de promouvoir la culture de céréales enrichies en vitamines et minéraux, afin de mieux satisfaire les besoins nutritionnels des populations qui n'ont accès qu'aux céréales.

Pour cela, il est nécessaire de sélectionner des variétés naturellement riches en micronutriments (variétés anciennes mais aujourd'hui délaissées) ou d'en mettre au point de nouvelles (variétés hybrides). Plusieurs dizaines de milliers d'agriculteurs ont déjà adopté une variété de mil à forte teneur en zinc et en fer en 2012 et la tendance devrait se renforcer en 2013.

L'Inde réfléchit à l'intégration de céréales biofortifiées dans le système existant de distribution alimentaire publique, à la subvention des semences pour encourager leur mise en culture, et à l'accompagnement pédagogique à mettre en place au sein des villages.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Le Monde, « Révolution verte en Inde contre la malnutrition », 16 avril 2013

Communiqué de presse du Ministère des finances indien :

http://pib.nic.in/newsite/erelease.aspx?relid=92714

 

 

15:06 Publié dans Mondialisation et international, Sécurité alimentaire | Lien permanent | Tags : inde |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/05/2013

Sortie du rapport du programme de recherches Nanogenotox

Les nanotechnologies représentent depuis plusieurs années un secteur industriel porteur d'atouts importants. Cependant le manque de connaissances scientifiques sur le mécanisme d'action et l'innocuité des produits a rendu jusqu'à présent difficile l'adoption, au niveau communautaire, de réglementations spécifiques sur les nanomatériaux.

C'est pourquoi en 2009, l'Agence exécutive pour la santé et les consommateurs (EAHC) a accordé une importante subvention pour mettre en place un programme de recherche ambitieux au sein de l'Union européenne.

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25/04/2013

Nouvelles sources d'intoxications alimentaires aux États-Unis

Le docteur Rob Tauxe, directeur de la division des maladies alimentaires et environnementales au Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américain présente, dans la revue Global Dispatch, le rapport annuel du réseau de surveillance des intoxications alimentaires (Foodnet). Ce rapport résulte d'une collaboration entre trois institutions majeures aux États-Unis dans le domaine de la santé publique : le CDC basé à Atlanta, le service d'inspection alimentaire du département de l'agriculture (USDA) et la Food and Drug administration (FDA).

Selon ces données, le nombre de personnes ayant souffert d'une intoxication alimentaire aux États-Unis en 2012 est estimé à 48 millions sur une population totale de 314 millions, donc presque une personne sur 6.

Le docteur Tauxe constate que l'agent le plus souvent incriminé est toujours salmonella, et ce malgré une diminution du sérotype le plus courant, salmonella typhimurium. Cependant il faut souligner une augmentation assez franche de campylobacter (+14% par rapport à l'année précédente), cette bactérie, le deuxième agent contaminant en termes de fréquence, étant retrouvé dans de multiples produits de grande consommation, dont la viande de volaille et le lait cru.

Mais l'augmentation la plus spectaculaire concerne les contaminations par les germes de type vibrio, et principalement vibrio parahemolyticus qui sont liées le plus souvent à des consommations de denrées crues, et principalement des huitres et autres coquillages.

Le directeur du CDC, Tom Frieden rappelle que même si certains types de contaminations constituent encore un défi, l'approvisionnement alimentaire des États-Unis est, selon lui, l'un des plus sécurisés. La mise en application de réseaux d'information performants permet en effet une gestion précoce des intoxications alimentaires sitôt la survenue des premiers cas.

 Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

 Source : CDC

14:33 Publié dans Sécurité alimentaire | Lien permanent | Tags : etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

12/03/2013

Recherche pour lutter contre le feu bactérien dans les vergers

Le feu bactérien provoqué par la bactérie erwinia amylarova est une menace pour la production de pommes et de poires aux États-Unis, d'après un article publié dans la revue scientifique The New Phytologist. Un traitement préventif à base d'antibiotique streptomycine est effectué dans ce pays, par pulvérisation sur les arbres en fleur au printemps (période de croissance rapide), de manière à inhiber la croissance du pathogène avant l'infection qui, elle, est irréversible.

Des études sont actuellement en cours au Julius Kuhn Institute (institut allemand de recherche sur les plantes cultivées), en collaboration avec l'université du Michigan, sur les bases génétiques de la résistance innée d'une variété de pomme sauvage à la bactérie erwinia amylarova. L'objectif de ces recherches est la mise en marché de pommes cultivées résistantes à la maladie.

En Europe, la Suisse, particulièrement touchée par cette contamination, a également recours aux antibiotiques pour contrôler cette maladie végétale et a mis en place un projet de recherche axé sur la sélection de variétés fruitières tolérant le feu bactérien.

Le feu bactérien a également été constaté en France, notamment dans le nord, en Aquitaine et dans les régions de la moitié ouest du pays. Il affecte davantage les poiriers. Le traitement antibiotique n'est pas autorisé mais d'autres mesures, essentiellement sanitaires, ont été mises en place afin de réduire les foyers et d'éviter leur extension.

La diminution progressive du recours aux antibiotiques pour traiter cette maladie végétale, qui n'a aucun impact sur la santé du consommateur, irait dans le sens de la lutte contre le risque mondial d'antibiorésistances.

 

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

 Source : The New Phytologist


11:41 Publié dans Enseignement et recherche, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/01/2013

Vers un pic des terres cultivées ?

Dans une étude publiée dans la revue Population and Development, des chercheurs de l’université Rockefeller de New York estiment que nous devrions atteindre, d'ici 2060, un « pic des terres cultivées » (peak farmland), soit une stabilisation des superficies nécessaires pour nourrir l'humanité. Une croissance démographique plus lente, une augmentation modérée de la consommation de viande, des progrès technologiques permettant d'améliorer les rendements à l'hectare seraient à l'origine de cette stabilisation, qui permettrait même à 10% des terres actuellement cultivées de retrouver leur état naturel.

Les auteurs se basent sur une analyse rétrospective de la consommation et de la production en Inde et en Chine, remontant aux années 1960 pour montrer que la croissance démographique et des revenus dans ces pays ne s'est pas accompagnée d'une expansion proportionnelle des terres cultivées (grâce notamment à la « révolution verte »). En combinant ensuite des projections de différents facteurs, ils aboutissent à ce résultat de baisse des terres nécessaires :

 

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Les auteurs n'excluent cependant pas des « surprises stratégiques » qui viendraient contrarier leurs projections : forte croissance des biocarburants, impact du changement climatique, comportements alimentaires qui iraient au contraire vers plus de consommation de viande, etc.

Leurs conclusions sont très différentes de celles de la FAO qui, dans un rapport publié en juin 2012, estimait pour sa part que 70 millions d’hectares de terres nets supplémentaires devraient être cultivés en 2050 par rapport au niveau actuel.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 

Sources : Population and Development , FAO

 

Voir aussi : CEP, 4 pages Analyse n°28

16:44 Publié dans 3. Prévision, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/01/2013

Global Trends 2030

Le NIC (National Intelligence Council) américain a publié, comme tous les quatre ans, son rapport de prospective géopolitique. Dans cette nouvelle édition, Global Trends 2030: Alternative Worlds, l'accent est mis sur 4 megatrends (tendances lourdes) : le pouvoir croissant des individus, la diminution concomitante du pouvoir des États, les tendances démographiques (vieillissement, urbanisation, migrations) et les pressions sur les ressources.

La demande alimentaire devrait en effet, selon le rapport, augmenter de 35% d'ici 2035, alors que les gains de productivité agricole ralentissent. Les besoins annuels en eau atteindraient 6900 milliards de mètres cubes en 2030, soit 40 % de plus que les ressources durables actuelles. En outre, les experts américains reconnaissent que le changement climatique risque d'impacter la sécurité alimentaire mondiale. Les prix des produits alimentaires seront probablement plus élevés, fragilisant les plus vulnérables.

Le rapport envisage la croissance des conflits liés à la compétition pour les ressources, et notamment les ressources en eau. Il est plus optimiste concernant les progrès technologiques, prévoyant un essor des OGM, de l'agriculture de précision, de la micro-irrigation, qui entraînerait une nouvelle croissance des rendements et une meilleure utilisation des ressources.

Parmi les surprises envisagées, la diffusion de la rouille du blé pourrait avoir des conséquences catastrophiques sur la production mondiale.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

 

Source : NIC (National Intelligence Council) 

16:38 Publié dans Climat, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

04/01/2013

Le Sénat recommande une investigation dans la région portuaire de Maastricht

Un rapport d'information du Sénat, publié en décembre 2012, dresse un bilan complet et clair de la gestion de la maladie de Schmallenberg pendant un peu plus d'un an et souligne la collaboration entre les différents services qui a prévalu, et le pilotage de la Commission européenne.

Il cite certaines similarités entre l'apparition du virus de la maladie de Schmallenberg et celle du virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO) dans la même zone d'Europe du Nord à la frontière de l'Allemagne, de la Belgique et des Pays-Bas en 2006. Cette région proche de Maastricht est une zone commerciale importante, notamment pour l'importation de fleurs. Cette coïncidence a été observée par plusieurs scientifiques, dont le docteur Mettenleiter, du Fiedrich Loffe Institute, laboratoire de santé animale allemand, qui a identifié le virus en novembre 2011.

Au-delà du cas de l'apparition de la maladie de Schmallenberg, se profile les risques de survenue d'autres maladies émergentes, dont certaines pourraient comporter des risques pour la santé humaine.

C'est pourquoi la Commission des affaires européennes du Sénat conclut à l'importance d'une analyse de risques spécifique dans cette zone sensible, et demande à la Commission européenne de saisir en ce sens l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

 

Madeleine Lesage, Centre d'études et de prospective

 

Source : Sénat 

16:05 Publié dans Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook