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05/05/2010

Eau virtuelle et sécurité alimentaire

Selon une étude de la UK Royal Academy of Engineering, la dépendance du Royaume-Uni à ''l'eau virtuelle'' accroît la pénurie d'eau dans d'autres pays. Près de deux tiers de la consommation d'eau du pays sont importés sous forme de nourriture, d'énergie ou d'autres marchandises. Or, la croissance démographique, l'urbanisation, la pollution des ressources en eau et le changement climatique accroissent les pressions sur cette ressource.

Selon le président du groupe de travail Peter Guthrie, ''si la crise de l'eau devient critique, elle constituera une menace sérieuse au développement futur du Royaume-Uni, du fait de l'impact qu'elle aurait sur notre accès aux ressources essentielles. Les prix des denrées alimentaires monteraient en flèche et la croissance économique souffrirait. Pour l'empêcher nous devons prendre conscience que notre empreinte eau impacte sur la disponibilité mondiale d'eau''.

Le rapport préconise quelques solutions pour réduire dès aujourd'hui l'empreinte eau du Royaume-Uni : développer l'efficacité d'eau dans l'agriculture, qui compose 70 % d'utilisation actuelle d'eau, ainsi que le dessalement d'eau, le recyclage, la réutilisation et la récupération d'eau de pluie.

L'étude de la UK Royal Academy of Engineering (42 p.)

 

14:36 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent | Tags : royaume-uni, eau |  Imprimer | | | | |  Facebook

Déchets alimentaires : la stratégie britannique

Le WRAP (Waste and Resources Action Programme) a publié les résultats d'une enquête sur les volumes de rejets et déchets issus de la chaîne alimentaire (aliments/boissons, emballages et autres) à 4 stades: fabrication, distribution, commerce de détail et ménages.

wrap.jpg


Les coûts associés aux déchets alimentation/emballage sont estimés à 17 Mds£, dont 12 Mds£ pour les seuls ménages.

Le gaspillage alimentaire est un sujet récurrent dans la presse britannique et fait partie des priorités du gouvernement britannique dans les efforts de limitation des émissions des GES au Royaume-Uni, mais aussi de sécurité alimentaire au niveau international. En 2009, Hilary Benn annonçait le programme « War on waste ». Selon le WRAP, la campagne nationale lancée en 2007 « Love food, hate waste » aurait évité 137 000 tonnes de déchets en 2 ans, et épargné 300 M£.

Cyril Portalez

Conseiller agricole au Royaume-Uni

 

14:04 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Crise de 2008, les facteurs d'explication

Entre 2003 et 2008, les prix nominaux du maïs et du blé ont doublé, tandis que ceux du riz ont été multipliés par trois en l'espace de quelques mois. De nombreux facteurs ont été avancés pour expliquer cette envolée, dont la spéculation, la dépréciation du dollar, la réduction des stocks...

En reprenant l'évolution des prix produit par produit, l'IFPRI montre l'influence des décisions de restrictions d'exportations ou d'importations massives, en particulier pour le marché du riz ; et souligne l'insuffisance de nombreuses études dans l'explication de la crise alimentaire (ne prenant généralement pas en compte les réponses psychologiques des traders et les stratégies politiques).

Le prix du pétrole, la demande en biocarburants, la faiblesse du dollar ont créé des premières tensions sur les hausses de prix mais qui ont causé ensuite des stratégies commerciales engendrant les forts mouvements de prix (succession de restrictions massives d'exportations, importations dans des mouvements de panique, et l'IFPRI évoque le "Dilemne du prisonnier" pour expliquer ces comportements).

Suite à son analyse, l'IFPRI recommande dans sa conclusion d'établir des accords commerciaux multilatéraux prohibant les interdictions d'exportations, mais suffisamment flexibles pour laisser des marges de manœuvres, notamment pour des politiques commerciales (barrières tarifaires...) garantissant une certaine stabilité des prix sur les marchés intérieurs. L'IFPRI critique les accords OMC qui accordent une place centrale à l'ouverture aux importations mais qui considèrent peu le maintien des marchés exports ouverts.

Marie-Sophie Dedieu

L'étude de l'IFPRI Rethinking the global food crisis. The role of trade shocks (36 p.)

 

03/05/2010

Stratégie britannique pour développer les compétences

Au Royaume-Uni, une nouvelle stratégie nationale, AgriSkills Forum 2010, élaborée par les acteurs majeurs du secteur agroalimentaire, et réalisée à la demande du Department for Environment, Food and Rural Affairs (DEFRA), vise à faire reconnaître l'agriculture comme un secteur industriel à la fois prioritaire et innovant, et à développer les compétences des agriculteurs en conséquence.

Partant du constat que les agriculteurs ne sont plus uniquement des exploitants mais aussi des producteurs, des aménageurs ou encore des fournisseurs d'énergie, le rapport souligne que Ieur niveau de qualifications s'élève rapidement et nettement. Pourtant, n'étant pas reconnue comme une industrie de pointe ou comme un domaine stratégique, l'agriculture continue à véhiculer l'image d'un monde nécessitant peu de compétences.

AgriSkills Forum 2010 suggère des pistes d'action pour doter le Royaume-Uni en compétences techniques et professionnelles adaptées aux enjeux d'avenir. Privilégiant l'industrie agroalimentaire, elles visent à faire reconnaître comme essentiel le développement des business skills : compétences économiques et financières, qualités managériales et entrepreneuriales.

10:01 Publié dans 4. Politiques publiques, Enseignement et recherche, IAA, Travail et emploi | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

22/04/2010

CCAT : un outil de simulation de l'impact des directives environnement et bien-être animal

Le 30 mars 2010 s'est tenu à la DG Recherche à Bruxelles une réunion de travail des usagers finaux de l'outil CCAT (Cross Compliance Assessment Tool).

L'outil CCAT parvient à simuler de façon satisfaisante l'impact de l'application des directives environnement et bien-être animal sur les coûts de production ainsi que l'évolution de l'offre agroalimentaire sur les marchés. Notamment, les résultats de l'impact sur la production agricole sont visualisés par des cartes à l'échelle régionale (NUTS2) générées automatiquement par le modèle. En revanche, les composantes bien-être animal et surtout le module d'impact environnemental, paysager et sur la biodiversité nécessitent d'être renforcés.

L'intérêt principal de CCAT est que le modèle et toutes ses bases de données seront disponibles aux usagers finaux tels que le MAAP, afin de simuler l'impact de modifications futures du paquet conditionnalité ou pour mettre à jour la base de données actuelles afin de mieux calibrer le modèle aux conditions nationales pour servir d'outil d'évaluation.

Pour plus d'information et pour une assistance technique : http://www.ccat.wur.nl/UK/

Le compte-rendu de Jo Cadilhon (CEP)

 

10:03 Publié dans 2. Evaluation, 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/04/2010

Gestion durable des ressources en eau dans le secteur agricole

L'agriculture est le principal utilisateur d'eau dans la plupart des pays. Ce secteur est également confronté à l'énorme défi d'augmenter considérablement la production de produits alimentaires d'ici 2050 en consommant moins d'eau, principalement en raison des pressions croissantes résultant de l'urbanisation, de l'industrialisation et du changement climatique. La part de l'agriculture dans la consommation totale d'eau est en effet, selon les prévisions, appelée à diminuer à l'avenir :


ocdeeau.jpgDans ce contexte, il est important qu'à l'avenir les agriculteurs reçoivent les bons signaux pour augmenter l'efficacité de l'utilisation de l'eau et améliorer sa gestion à usage agricole, tout en préservant les écosystèmes aquatiques.

Ce rapport de l'OCDE offre une profusion d'informations sur les tendances récentes et des perspectives sur l'utilisation des ressources en eau dans l'agriculture, en intégrant notamment les impacts du changement climatique.

Il examine les résultats obtenus par certains pays de l'OCDE en matière de gestion de leurs ressources en eau à usage agricole, en se concentrant sur l'ampleur des subventions accordées aux agriculteurs pour leur besoin en eau, les mesures de protection contre les inondations et les sécheresses et l'organisation et la gestion des institutions liées à l'eau et au secteur agricole.

Il propose enfin des recommandations politiques concrètes.

 

10:31 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent | Tags : eau |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/04/2010

Le Brésil prévoit une forte croissance de sa production agricole

Près de 50 millions de tonnes de céréales et d'oléagineux, plus de 8 millions de tonnes de viande et 300 millions de tonnes de canne à sucre supplémentaires seraient produites au Brésil d'ici 2020, selon une récente étude publiée par le Ministère de l'agriculture brésilien. La croissance de la production de viande (boeuf, porc et poulet) serait de 37% sur toute la période. Pour le bœuf, la consommation interne étant supposée augmenter de près de 2% par an, les exportations pourraient quant à elles croître de près de 4% par an.

Depuis 1990, la croissance de la production brésilienne de céréales et d'oléagineux est de 5% par an en moyenne. Les prévisions intègrent un ralentissement des rendements en soja. Les chercheurs devraient se focaliser sur les plantes comme le riz, le maïs, le blé, le coton, sur lesquels des progrès sont encore à faire en termes de rendement. Il sera possible de produire plus sans étendre les surfaces cultivées pour ces productions (sauf le maïs, qui devrait s'étendre d'un million d'hectares). Les nouvelles terres mises en culture seront surtout consacrées au soja et à la canne. Au total, les surfaces cultivées devraient, selon le ministère brésilien, s'accroître de 15% de 2010 à 2020.

La question se pose de savoir si ces prévisions sont compatibles avec l'objectif que le Brésil s'est fixé de réduire la déforestation de 80 % d'ici à 2020 également.

10:58 Publié dans 3. Prévision, 4. Politiques publiques, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : brésil |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/04/2010

Le Japon vise 50% d'autosuffisance en 2020

Un groupe consultatif a présenté au ministère japonais de l'agriculture un nouveau plan agricole visant à atteindre une autosuffisance alimentaire de 50% en termes caloriques d'ici 10 ans.

Le gouvernement révise sa politique agricole tous les cinq ans. Le plan actuel a pour objectif une autosuffisance de 45% en 2015, contre 41% en 2008. Pour aller plus loin, le nouveau plan propose d'augmenter la production de blé par le biais de la double récolte, afin de réduire la forte dépendance aux importations du pays.

Il appelle également à une augmentation de la production de riz pour l'alimentation du bétail, comme alternative à l'importation de maïs. Le nouveau plan vise donc une production de blé de 1,8 millions de tonnes à l'horizon 2020, soit le double de celle de 2008, et de 700 000 tonnes de riz pour l'alimentation animale, soit 78 fois plus.

Reflétant les promesses politiques du Parti démocratique du Japon, telles que le soutien à l'installation, le plan appelle également à étudier la mise en place d'un nouvel organisme gouvernemental pour gérer de manière centralisée la sécurité sanitaire des aliments.

Source : Japan Today

 

11:30 Publié dans 4. Politiques publiques, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

31/03/2010

Global Food and Farming Futures

Le programme intergouvernemental de prospective britannique, Foresight, a lancé en novembre 2008 le projet Global Food and Farming Futures, avec pour but d'analyser l'avenir du système alimentaire mondial, les évolutions de la demande et de l'offre à l'horizon 2050, et de voir comment les avancées scientifiques et les politiques peuvent répondre aux défis de demain.

Sous le patronage de Jim Fitzpatrick, ministre de l'agriculture et de l'environnement au DEFRA et de Michael Foster, sous-secrétaire d'Etat au ministère du développement international, un groupe composé d'experts de haut niveau mené par Charles Godfray, président de la British Ecological Society, est actuellement dans la phase de conclusion de ses travaux.

Un article publié dans Science, « Food Security : the Challenge of Feeding 9 Billion People », en présente les premières conclusions.

Le compte-rendu (1 p)

L'article (7 p.)

 

26/03/2010

Initiative pour le développement de l'agribusiness et des agro-industries en Afrique

Abuja, capitale du Nigeria, a accueilli du 8 au 10 mars la Conférence de haut niveau pour le développement de l'agribusiness et des agro-industries en Afrique. Cette rencontre a réuni les chefs de gouvernement de près de 40 pays africains, les représentants de nombreuses institutions internationales, rassemblant finalement près de 500 participants.

La conférence a adopté l'Initiative pour le développement de l'agribusiness et des agro-industries en Afrique (ID3A). Son objectif est d'attirer des capitaux privés, de l'agribusiness et des agro-industries, vers le secteur agricole africain, en aidant les Etats à créer des conditions favorables pour ces investissements. L'ID3A précise qu'une telle dynamique devrait contribuer à la mise en place de "chaines de valeurs agricoles hautement productives et rentables, qui établiront un lien efficace entre les petits et moyens producteurs et les marchés". La FAO estime en effet qu'il sera nécessaire de mobiliser 940 milliards de dollars d'ici 2050 dans le secteur agricole africain et les services en aval, pour parvenir à mettre en place un marché où plus de 50% des produits alimentaires vendus soient transformés.

L'ID3A prévoit de financer des initiatives de développement de l'agribusiness et de l'agro-industrie grâce à la création de deux guichets de financement. Le premier sera destiné au secteur public et consistera pour l'essentiel en des prêts et un financement de l'assistance technique et le second, pour le secteur privé nécessitera un fonds d'investissement commercial et l'octroi de garantie partielle de crédit permettant de mobiliser des ressources auprès des institutions financières.

Dans sa déclaration finale, l'Union africaine a également demandé à ses pays membres de respecter l'engagement de la déclaration de Maputo d'allouer 10% de leur budget national à l'agriculture d'ici 2015.

 

15:07 Publié dans 4. Politiques publiques, Développement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Améliorer les légumineuses pour réduire l'empreinte carbone

Un nouveau projet d'un montant de 1,5 million de livres couvrant une période de 3 ans et demi, sous la coordination du John Innes Centre, un institut du Biotechnology and Biological Sciences Research Council (BBSRC) du Royaume-Uni, s'efforcera de trouver de nouveaux moyens pour mettre au point des variétés de pois améliorées et accroître l'absorption d'engrais azotés dans la culture de légumineuses.

Claire Domoney, de cet institut, déclare que « des pois de haute qualité atteindront un prix élevé sur le marché des produits alimentaires ». « Si nous pouvons encourager un plus grand nombre d'agriculteurs à les planter comme cultures de rotation, cela permettra de réduire l'empreinte carbone de l'agriculture britannique en réduisant les quantités d'engrais azotée requises ».

Le projet est cofinancé par le BBRSC et le DEFRA. Il a notamment pour partenaires la Food and Environment Research Agency, la Processors and Growers Research Organisation (PGRO) et Campden BRI, avec des contributions commerciales de Bird's Eye, The Co-operative, Limagrain, Thermo Fisher Scientific, Premier Foods, Pinguin Foods et Horticultural Development Company (HDC).

 

08:55 Publié dans 4. Politiques publiques, Energie, Enseignement et recherche, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

19/03/2010

L'Indonésie veut devenir un géant agricole

 

L'Indonésie peut devenir autosuffisante dans les 5 ans, puis commencer à nourrir le monde, selon le gouvernement indonésien. Le pays entend en effet devenir, d'ici à 2030, un grand producteur de riz, de maïs, de sucre, de café, de crevettes, de viande et d'huile de palme.

Le quatrième pays le plus peuplé au monde, avec 235 millions d'habitants, il est déjà bien placé pour le riz, pour lequel il est auto-suffisant depuis 2008, et surtout pour l'huile de palme, dont il est le premier producteur mondial. En revanche, il n'assure pas encore ses besoins en maïs, sucre ou soja. « Si tout se passe bien, l'Indonésie pourra être auto-suffisante dans cinq an, et commencer alors à alimenter les marchés étrangers selon un expert agricole de l'université Satya Wacana.

Pour ce faire, Jakarta veut attirer les investisseurs dans l'extrême-est de la Papouasie, afin d'y développer un immense domaine agricole qui pourrait atteindre 1,6 million d'hectares et créer des centaines de milliers d'emplois, selon les estimations officielles. Cette région faiblement peuplée bénéficie de conditions propices à la culture du riz, de la canne à sucre ou du soja ainsi qu'à l'élevage.

En revanche, l'absence quasi-totale d'infrastructures (routes, électricité...) nécessitera d'énormes investissements, estimés à plus de cinq milliards de dollars, notamment pour construire un grand port. Le syndicat des Fermiers indonésiens s'inquiète d'un contrôle de la production alimentaire par des grands groupes. A cela s'ajoute des craintes pour l'environnement, la Papouasie étant jusqu'à présent l'une des régions les mieux préservées de la déforestation.

Source : Commodity Online

 

08/03/2010

Royaume-Uni : développement des jardins ouvriers

En ligne avec la « Food Strategy 2030 » et les initiatives « Growing schools », « Eat seasonably » et « Grow your own », les ministères en charge de l'alimentation (Defra) et des collectivités locales britanniques viennent de mettre en place un nombre de mesures pour aider les autorités locales à développer les cultures horticoles sur des terrains non utilisés.

Ces mesures incluent :

  • l'établissement d'une réserve nationale de terres communautaires, en coordination avec la fédération des fermes urbaines et jardins communautaires (Federation of city farms and community gardens) ;

  • la facilitation de la location temporaire de terrains inutilisés ou en attente de développement, en coopération avec la Development trust association ;

  • la publication d'un nouveau guide « A place to grow » adressé aux autorités locales pour réduire le temps d'attente pour les jardins ouvriers.

Source : Veille agricole au Royaume-Uni réalisée par Cyril Portalez, attaché agricole à Londres

 

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15/02/2010

L'Inde prudente sur les OGM

Le gouvernement indien a décidé de retarder le lancement d'une aubergine génétiquement modifié. Il souhaite attendre les résultats de nouveaux tests scientifiques sur l'impact des OGM sur la santé et l'environnement.

L'Inde est le premier producteur d'aubergines au monde et en cultive plus de 4 000 variétés différentes.

Cette décision intervient alors que le ministre indien de l'Agriculture, Sharad Pawar, soutient l'introduction de cette aubergine GM dans la production agricole du pays. Elle représente alors une victoire politique pour Jairam Ramesh, ministre de l'environnement,  qui  a sillonné toute l'Inde pour rencontrer la population et l'interroger sur ce projet de commercialisation d'aubergine GM. Dans sa grande majorité, la population était opposée à ce projet.  Si certains jugent que les cultures OGM pourraient permettre d'augmenter les ressources alimentaires des Indiens, Jairam Ramesh évoque "des craintes très sérieuses émises dans certaines régions sur la possibilité que Monsanto contrôle notre chaîne alimentaire si l'aubergine GM est approuvée".

Si l'aubergine transgénique BT Brinjal est la première culture comestible à laquelle la mise sur le marché a été, pour l'heure, interdite, l'Inde a déjà autorisé l'introduction de cultures OGM : en 2002, le BT Cotton a été mis sur le marché et a rencontré un vif succès. Selon certaines études, 85 % du coton indien est désormais issu de cette semence et la production nationale a doublé en sept ans.

 

16:03 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent | Tags : inde |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/02/2010

La Chine se tourne vers les OGM dans l'approvisionnement alimentaire

Avec plus d'1,3 milliard de personnes à nourrir, le gouvernement chinois a défini la sécurité alimentaire comme l'un de ses projets phares du plan de développement national. Il s'est fixé comme objectif d'accroître la production céréalière de 50 millions de tonnes entre 2009 et 2020.

Pour ce faire, le recours aux OGM n'est pas exclu : le gouvernement a publié, le 31 janvier 2010, un document visant à faire avancer l'industrialisation des cultures génétiquement modifiées sur la base d'une évaluation scientifique et de gestion conformément à la loi. Par précaution, les administrations de la santé mettront bientôt en place un système de surveillance, afin de signaler des effets indésirables.

Le gouvernement devrait approuver la plantation commerciale d'organismes génétiquement modifiés de riz dans les 3 ou 5 prochaines années. Le Ministère avait déjà octroyé des certificats de sécurité à d'autres cultures OGM comme le coton en 1998 et la tomate et le poivron en 1999, mais jusqu'ici, aucune souche de riz n'avait encore reçu l'approbation pour une utilisation généralisée. La Chine pourrait ainsi devenir le premier pays à cultiver commercialement du riz génétiquement modifié, adoptant ainsi une politique assez différente de la politique indienne.


Sources :

China Daily, 04/02/10

Académie Chinoise des Sciences, 08/02/10

12:04 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement | Lien permanent | Tags : ogm |  Imprimer | | | | |  Facebook