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09/05/2016

L’Institute for European Environmental Policy (IEEP) – Institut pour une politique européenne de l'environnement

L’IEEP est un organisme indépendant et à but non lucratif plaidant pour une politique environnementale forte à l’échelle européenne, à travers de nombreux travaux de recherche, d’analyse et de recommandation de politiques publiques, et une diffusion active de ses résultats. Fondé à Bonn (Allemagne) en 1976, il a ensuite étendu sa présence à d’autres pays européens : Paris, Londres, Arnhem (Pays-Bas). Son siège est aujourd’hui à Londres et il possède une antenne à Bruxelles, à proximité des institutions européennes.

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L’IEEP compte une trentaine de salariés et une dizaine d’experts associés. Ses équipes sont composées de chercheurs, universitaires, spécialistes en sciences naturelles et sciences sociales, de plusieurs pays européens (majoritairement du Royaume-Uni toutefois). Les travaux de l’Institut couvrent le spectre des problématiques environnementales européennes (climat, biodiversité, énergie, ressources naturelles et maritimes, pollutions industrielles, etc.) : l’étude des liens entre agriculture, environnement et territoires ruraux y occupe une place importante et ancienne.

Par ses analyses et développements d’outils de politiques publiques, en particulier dans le champ de l’agro-environnement, l’IEEP a contribué significativement aux évolutions de la Politique Agricole Commune en la matière, parmi lesquelles l’introduction des mesures agro-environnementales, la conditionnalité des aides directes et, plus récemment, leur verdissement (déjà objet d’un premier bilan). L’Institut compte parmi ses membres quelques personnalités influentes dans le domaine de l’économie agricole (dont Alan Buckwell). Il réalise de nombreux travaux pour la Commission européenne et possède un réseau étendu de partenaires parmi les ONG et associations environnementalistes.

En matière de politique agricole, l’IEEP porte une vision centrée sur la fourniture de biens publics par l’agriculture, via en particulier la rémunération de services environnementaux (voir à ce sujet un billet sur ce blog). Il a été à l’origine du concept d’agriculture à « Haute Valeur Naturelle », support de biodiversité, ensuite repris par la Commission (voir à ce sujet un autre billet sur ce blog). Enfin, il contribue activement au débat sur la PAC d’après 2020 par sa plate-forme en ligne CAP 2020.

Clément Villien, Centre d'études et de prospective

Lien : IEEP

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18/06/2015

Débats en cours dans divers think tanks sur l’avenir de la PAC

Dans un billet de son blog consacré à l’avenir de la PAC, l’Institute for European Environmental Policy (IEEP) propose un résumé des débats en cours, dans différentes sphères sur le sujet. Dans les cercles agricoles, la discussion se centrerait sur le modèle américain de gestion des risques, considéré comme plus pertinent que les outils du 2e pilier de la PAC, qui amènent à des disparités entre États membres. Il serait alors question de créer un 3e pilier spécifiquement destiné à la gestion des risques.

Dans les cercles environnementaux, la déception est, selon l’auteur, importante. On y considère que le discours sur la nécessité de produire plus empêche toute avancée en matière environnementale. Certains imaginent alors qu’il serait pertinent de créer un fonds environnemental indépendant de la PAC en y puisant les 30 % destinés aux biens publics.

Pour l’auteur, aucune de ces voies n’est pertinente, et il s’agit avant tout de continuer à améliorer l’intégration des objectifs de durabilité et de sécurité sanitaire et nutritionnelle, dans une seule et même politique, qui devra pour cela encore être réformée.

Source : cap2020

09:04 Publié dans 4. Politiques publiques, PAC | Lien permanent | Tags : ieep, pac |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/12/2014

Quelques idées sur la PAC d'après 2020 selon l'IEEP

Dans une note de l'Institute for European Environmental Policy (IEEP), l'économiste David Baldock livre son analyse des enjeux potentiels de la prochaine réforme de la PAC. À l'instar d'autres analyses relayées sur ce blog récemment, il considère qu'il n'est pas trop tôt pour s'interroger sur la manière dont les mécanismes introduits dans la réforme de Dacian Ciolos pourront être approfondis après 2020.

Si la PAC devra toujours, dans cinq ans, répondre aux enjeux de sûreté alimentaire et de durabilité, et offrir des filets de sécurité aux agriculteurs, il est probable selon l'auteur qu'elle devra aussi davantage répondre à un objectif de création d'emplois, et peut-être aussi de contribution à l'économie circulaire.

La demande pour un effort de simplification de la PAC devrait être croissante, mais D. Baldock considère que la simplification ne peut être un objectif de politique publique en tant que tel. L'hétérogénéité des agricultures européennes et la diversité des externalités produites par l'activité agricole rendent la complexité inévitable, et la politique nécessiterait d'être de plus en plus ciblée et différenciée, et non l'inverse.

Les enjeux de redistribution (entre pays, entre agriculteurs) ont toujours été prépondérants dans les différentes réformes, mais l'auteur regrette qu'ils constituent parfois un frein à la mise en place d'approches nouvelles. Il recommande que ces ajustements puissent être négociés en dehors de la PAC, et non pas uniquement au sein de celle-ci.

La note identifie plusieurs sujets qui pourraient être au cœur des débats dans la prochaine négociation, notamment : l'approfondissement des outils permettant de garantir la gestion durable des terres (que l'auteur considère comme le principal bien public légitimant la PAC), la réorientation des soutiens vers ceux qui en ont besoin ou ceux qui contribuent le plus aux biens publics environnementaux, les approches collectives, les objectifs de résultats plutôt que de moyens. En matière d'instruments de marché, D. Baldock n'écarte pas un retour vers plus de régulation, en contrepartie de baisses potentielles du budget de la PAC.

Enfin, partant du constat que la récente réforme a introduit un haut niveau de flexibilité pour les États membres dans la manière d'appliquer les mesures, l'auteur considère que si une demande pour une plus forte harmonisation entre États pourrait émerger concernant les systèmes d'assurance, les politiques de soutiens devraient, elles, être de moins en moins « communes » et de plus en plus différenciées.

Alexandre Martin, Centre d’études et de prospective

Source : Institute for European Environmental Policy

15:26 Publié dans 4. Politiques publiques, PAC | Lien permanent | Tags : pac, ieep |  Imprimer | | | | |  Facebook