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15/01/2010

Food 2030, la vision du DEFRA

Le DEFRA a sorti sa Vision Food 2030, annoncé par la note de veille publiée par le Centre d'études et de prospective en septembre 2009.

Cette vision, qui résulte d'un dialogue de plusieurs mois avec les acteurs ainsi que d'une consultation Internet, est résumée ainsi :

En 2030, les consommateurs sont informés, peuvent choisir et s'offrir une nourriture saine et durable. Cette demande est satisfaite par une agriculture et une pêche rentables, compétitives, hautement qualifiées et adaptables, soutenues par une recherche et développement de premier ordre.

Les aliments sont produits, transformés et distribués pour nourrir une population mondiale croissante de manière à:

- Utiliser les ressources naturelles au niveau mondial de façon durable,

- Continuer à fournir des services environnementaux,

- Promouvoir des normes élevées de santé et de bien-être animal,

- Protéger la sécurité alimentaire,

- Apporter une contribution significative aux communautés rurales,

- Donner au Royaume-Uni un leadership mondial en matière de durabilité alimentaire.

Pour compléter ce tableau, le Royaume-Uni a un système faible teneur en carbone et les déchets sont réutilisés, recyclés ou utilisés pour la production d'énergie.

Au total, le rapport reconnaît l'importance de l'agriculture et parle d'augmenter la production, mais il ne présente pas vraiment de moyens (ni législatifs ni financiers) nouveaux. Il est surtout intéressant pour la forme : chaque chapitre présente les objectifs, des études de cas sur ce qui est déjà entrepris, les actions à entreprendre avec un tableau récapitulant les responsabilités de chaque acteur (Ministère, IAA, associations, consommateurs, etc), et les résultats attendus, ainsi que des indicateurs pour évaluer les progrès dans la direction donnée par cette vision.

Le rapport (84 pages)

La synthèse (24 pages)

 

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14/01/2010

La Corée du Sud investit dans les IAA

Le ministère de l'alimentation, de l'agriculture, des forêts et de la pêche coréen a annoncé un plan ambitieux pour développer les industries alimentaires du pays en investissant environ 3 milliards d'euros ces trois prochaines années.

Selon ce plan, les ventes globales de l'industrie alimentaire coréenne augmenteront de 7% par an. Les exportations de produits agricoles et de la pêche devraient quant à elles augmenter d'environ 30%. "Sur la scène mondiale, l'industrie alimentaire pèse 2,7 milliards d'euros et est plus important que l'industrie de l'automobile et des technologies de l'information. L'intérêt croissant et l'importance de la sécurité alimentaire à travers le monde montre que les perspectives de croissance du marché sont positives" a indiqué
le ministre CHANG Tae-Pyong

Les entreprises du secteur alimentaire de Corée ne sont cependant pas assez matures pour affronter la concurrence mondiale. Malgré ses 8500 fabricants alimentaires, le paysage agoalimentaire coréen demeure très éclaté, plus de 90% des entreprises du secteur ont moins de 50 employés. Au niveau des exportations de produits alimentaires, la Corée ne s'est placée l'an dernier qu'au 40e rang mondial.

Pour remédier à ce manque de compétitivité, le ministère envisage l'augmentation du budget pour la R&D alimentaire pour amener celui-ci à 1,2% du total des ventes du secteur (actuellement 0,34%) et la constitution d'un cluster de l'industrie agro-alimentaire dans le nord de la province de Jeolla.

Source : ADIT

27/11/2009

Le système alimentaire à l'horizon 2050

La Mission Agrobioscience a publié sur son site l'intervention de l'économiste et ingénieur agronome Jean-Louis Rastoin aux Controverses de Marciac (15ème Université d'Eté de l'Innovation Rurale) d'août 2009. Il s'agit d'un "essai de prospective" qui présente un état des lieux du système alimentaire mondial suivi de deux scénarios à l'horizon 2050 : un scénario tendanciel, qualifié de modèle agro-industriel tertiarisé, et un scénario de la rupture, intitulé modèle alimentaire de proximité. Selon l'auteur, "l'évolution la plus probable du système alimentaire est une cohabitation entre les deux scénarios présentés". Il appelle à une véritable politique alimentaire.

Le compte-rendu (1 page)

Le document (11 pages)

 

23/09/2009

UK : le Council of Food Policy Advisors a rendu son premier rapport

Le Council of Food Policy Advisors, composé de personnalités de tous les échelons de la chaîne alimentaire, a été institué en octobre 2008 pour conseiller le DEFRA en matière de politique alimentaire. Dans son premier rapport, paru le le 14 septembre, il a identifié trois priorités :

- définir un régime alimentaire à la fois équilibré et soutenable (healthy low impact diet) ;

- donner l'exemple en introduisant des critères de durabilité dans les achats publics (3,25 millions de repas sont servis tous les jours dans les écoles, 1 million dans les hôpitaux et 90 000 dans les prisons) ;

- définir une véritable stratégie britannique pour les fruits et les légumes, l'autosuffisance du Royaume-Uni étant tombée de 75% à 55% et continuant à diminuer.

Les producteurs de fruits et légumes se sont réunis dès la sortie de ce rapport pour étudier les freins et obstacles à la consommation de leurs produits et envisager des actions de promotion.

Ce rapport s'inscrit dans l'élaboration de la stratégie alimentaire du Royaume-Uni à 2030 (cf la note de veille n°26).

 

14:15 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

21/09/2009

Campagne américaine pour l'agriculture de proximité

L'USDA vient de lancer, le 15 septembre, une campagne fédérale "Know Your Farmer, Know Your Food" pour resserrer le lien entre les Américains et leur agriculture.

Le Secrétaire d'Etat Tom Vilsack invite dans une vidéo sur You tube les citoyens américains à un dialogue national pour aider l'agriculture locale et régionale à se développer, ce qui permettrait, selon lui, de stimuler l'économie, créer des emplois, tout en améliorant l'accès à une nourriture saine et en réduisant l'énergie nécessaire au transport de nourriture.

L'USDA annonce en parallèle un financement de 65 millions de dollars pour des programmes en rapport avec cette initiative : soutien aux petits agriculteurs et aux coopératives locales, promotion des marchés fermiers et de la vente directe...

50 millions de dollars serviront à aider les cantines scolaires à se fournir en produits locaux - soit l'équivalent des sommes dépensées chaque année par l'USDA pour soutenir l'agriculture biologique.

Enfin, 230 000 dollars seront consacrés à une recherche sur la capacité du nord-est du pays à produire assez de nourriture pour répondre à la demande locale en forte croissance, de manière à éviter le transport de longue distance. Des scientifiques devront se pencher sur la disponibilité en terres cultivables sur la côte Est pour une production de fruits et légumes dans des conditions durables.

Un marché fermier a été inauguré dans une rue proche de la Maison-Blanche, et Michelle Obama en a été la première cliente.

"Removing barriers" est le sous-titre de l'initiative qui se veut en "rupture" par rapport à la politique agricole américaine traditionnelle.

 

 

17:35 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

20/09/2009

Le Québec fait la promotion de ses produits

Le ministre québécois de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Claude Béchard, a donné le 8 septembre le coup d'envoi de la campagne Mettez le Québec dans votre assiette!, qui incite les Québécois à privilégier quotidiennement les aliments issus de la belle province.

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Cette campagne de communication (qui comporte des messages publicitaires réalisés pour la télévision, la radio et les magazines, ainsi qu'un site Internet)  « met en valeur le savoir-faire de plus de  485 000 passionnés qui travaillent ensemble pour mettre sur nos tables des aliments savoureux. En optant pour les aliments produits ou transformés au Québec, nous montrons notre intérêt pour notre industrie bioalimentaire et exprimons notre reconnaissance envers ses travailleurs. Il s'agit d'un petit geste d'une grande portée », a indiqué le ministre.

« Si chacun d'entre nous remplace pour 30 dollars par année d'aliments étrangers par des aliments d'ici, au bout de cinq ans, nous aurons augmenté les ventes de produits québécois de 1 milliard de dollars. C'est bon pour les gens de chez nous, mais c'est aussi bon pour vous », a-t-il ajouté.

Le ministre a profité de l'occasion pour confirmer la poursuite d'un partenariat étroit entre le Ministère et Aliments du Québec afin d'assurer une meilleure identification des produits alimentaires québécois au moyen des logos « Aliments du Québec » et « Aliments préparés au Québec ».

Ceci s'inscrit dans le cadre de la Stratégie d'accroissement des achats de produits alimentaires québécois, lancée en décembre 2007, qui représente un budget de 14 millions de dollars sur une période de trois ans.

La stratégie s'articule autour de trois axes d'intervention :

- Amener les consommateurs québécois à accorder la priorité aux produits du Québec dans leur décision d'achat

- Favoriser l'adaptation de l'offre par le marketing et l'innovation

- Faciliter l'accès aux réseaux de distribution.

17:25 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : québec |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/09/2009

Mesure des politiques publiques les plus efficaces contre l'obésité

Des chercheurs de l'INRA ont eu recours à l'économie expérimentale pour tenter de déterminer les politiques publiques les plus efficaces face à l'obésité. L'expérience a consisté à étudier les préférences de deux populations de femmes - des femmes parmi les plus pauvres d'une part (revenu mensuel inférieur à 700 €) et des femmes ayant des revenus supérieurs à la moyenne d'autre part (40% supérieurs à la moyenne des revenus) - vis-à-vis de deux politiques publiques. La première consiste à subventionner le secteur des fruits et légumes pour diminuer leur prix de 30%. La seconde consiste à réduire de 30% les prix des produits considérés comme bons pour la santé et en parallèle à augmenter de 30% les prix des produits dont la consommation devrait être limitée.

Cette étude est justifiée par le fait que les femmes à faibles revenus sont particulièrement touchées par les problèmes d'obésité, car elles consomment moins de fruits et de légumes et sans doute plus de sucres et de matières grasses.

L'expérience a été réalisée avec 107 femmes, les chercheurs allant les interroger là où elles vivent, au lieu de leur demander de venir au laboratoire comme cela se fait habituellement.

Les résultats montrent que les politiques de prix fonctionnent c'est-à-dire que les deux populations consomment davantage de fruits et légumes, de produits sains et moins de produits non désirables ("junk food").

Toutefois, l'effet n'est pas pour autant le même pour les deux catégories de femmes. La population à bas revenus profite moins de la baisse des prix sur les « bons » produits et est plus réticente à changer ses habitudes alimentaires.

Présentation de l'expérience

Le 4 pages INRA Sciences sociales

 

16:16 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : inra |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/08/2009

Royaume-Uni : premier bilan global de la sécurité alimentaire

Le DEFRA (Department of Environment, Food and Rural Affairs) a publié le 10 août 2009 le rapport  UK Food Security Assessment, qui se présente comme le premier bilan d'ensemble de la sécurité alimentaire du Royaume-Uni. La sécurité alimentaire n'est pas seulement la disponibilité de produits alimentaires à un prix abordable, cette notion comprend aussi d'autres dimensions comme la qualité de l'alimentation, la résilience du système alimentaire (capacité à faire face à des chocs externes ou internes) ou encore la durabilité de ce système.

Celui-ci permet une analyse des forces et faiblesses du système alimentaire britannique. Un « tableau de bord » permet de visualiser en un coup d'œil les indicateurs choisis et la position actuelle du pays, de même qu'une comparaison avec sa position passée (milieu des années 1990) et une estimation de sa position future (dans 5-10 ans). Ces indicateurs sont regroupées en six grandes catégories :

- pour ce qui est de la disponibilité de l'alimentation au niveau mondial, les indicateurs sont plutôt au vert, sauf pour ce qui est de l'état des stocks par rapport aux niveaux de consommation, et des montants investis dans la recherche agronomique. Cependant, dans les 5 à 10 ans à venir, la situation est supposée se dégrader, du fait d'une volatilité et d'un niveau plus élevé des prix agricoles.

- en ce qui concerne la disponibilité au niveau national, les indicateurs font état de progrès : les deux tiers de ce qui est consommé au RU est produit sur place, 20% proviennent des autres pays européens, et la diversité des approvisionnements permet de faire face à des ruptures éventuelles. Même la capacité du RU à faire face à un scénario d'isolement ne semble pas poser de problème ni aujourd'hui, ni à l'avenir.

- la chaîne de production alimentaire britannique fonctionne de manière efficace et dégage des profits, cependant elle est encore assez vulnérable à une hausse du prix de l'énergie.

- la sécurité sanitaire des produits est globalement assurée.

- plus original, une poignée d'indicateurs tentent de mesurer la sécurité alimentaire des ménages modestes ou pauvres : part de leur revenu consacré à l'alimentation, prix relatifs des fruits et légumes par rapport aux autres produits, accès aux magasins d'alimentation et opinion des ménages sur leur propre situation. Ces indicateurs sont stables ou montrent une amélioration, la période 2007/2008 mise à part.

- en revanche, les indicateurs décrivant l'état des ressources mondiales sont d'ores et déjà à l'orange ou au rouge et risquent encore de se dégrader : la productivité de l'eau, notamment, est un défi majeur à relever dans un contexte de changement climatique. Le bilan met aussi l'accent sur l'épuisement des stocks de pêche et la nécessité de développer l'aquaculture de manière durable.

Ces indicateurs sont largement documentés dans un rapport plus « technique » et leur évolution fera l'objet d'un suivi qui permettra de réagir rapidement en cas de détérioration brutale (approche risk management). Il permettra aussi de mesurer les progrès accomplis.

La sortie du rapport s'est accompagnée du lancement d'un forum de discussion sur l'avenir du système alimentaire britannique à l'horizon 2030, auquel sont invités à participer toutes les parties prenantes et surtout les citoyens britanniques. Le feedback attendu sur les documents présentés (s'y ajoute un rapport sur la politique menée depuis un an) doit aider le gouvernement à définir sa stratégie alimentaire, qui fera l'objet d'un rapport d'ici la fin de l'année.

 

15:17 Publié dans 4. Politiques publiques, Sécurité alimentaire | Lien permanent | Tags : indicateurs |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/08/2009

La Suède met en place un label « climat friendly »

Une initiative vient d'être lancée par la Fédération des agriculteurs suédois et deux organisations agroalimentaires (KRAV et Svenskt Sigill) concernant l'élaboration d'un label climatique pour les denrées alimentaires. Ce label devrait couvrir toute la chaine alimentaire de « la ferme à l'assiette » avec des critères définis tout d'abord pour les productions suédoises de viande, poisson, lait, légumes et céréales (fin 2009) puis pour les produits importés.

L'objectif est d'informer au mieux les consommateurs pour les aider à choisir leurs produits en ayant conscience de leurs impacts sur le climat. L'étiquetage est volontaire et non obligatoire, les entreprises doivent, pour obtenir le label, prouver qu'elles ont réduit leurs émissions d'au moins 25% par rapport au produit de référence.

Cette initiative suscite des doutes sur ses modalités de concrétisation, car il est très difficile d'avoir des informations sur toute la chaîne de production

En France, le groupe Casino a annoncé en 2008 le lancement, sur les emballages des produits à sa marque, d’un étiquetage environnemental indiquant la quantité de CO2 émise par les produits tout au long des étapes de leur cycle de vie.

Site présentant l'initiative suédoise

16:58 Publié dans 4. Politiques publiques, Climat, Environnement | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/08/2009

Etats-Unis : vers une taxe pour lutter contre l'obésité ?

L'obésité touche un adulte sur trois aux États-Unis, deux tiers des adultes et un enfant sur cinq sont considérés comme étant en surpoids.

Selon une étude récente, les contribuables américains paient 147 milliards de dollars par an pour le traitement de maladies liées à l'obésité, soit 9% des dépenses de santé globales et deux fois plus qu'il y a 10 ans. Pour combattre ce fléau, le think tank Urban Institute propose de suivre l'exemple de la lutte contre le tabagisme en instaurant une taxe de 10% sur les barres chocolatées, sodas et chips. Elle pourrait rapporter, selon ses calculs, jusqu'à 50 milliards de dollars par an.

Cela permettrait de financer des subventions pour réduire le prix des fruits et légumes de 10% et laisserait encore à l'Etat un bénéfice de 35 milliards qui pourraient encore servir à compenser les effets de cette taxe sur les budgets des familles modestes (augmentation des food stamps, incitations à la vente de produits frais dans les zones défavorisées...). Ainsi que pour financer le projet d'extension de la couverture maladie actuellement à l'étude...

Le document de l'Urban Institute

16:59 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/07/2009

Les soutiens publics à l'agriculture en baisse

Le soutien global accordé aux agriculteurs des pays de l'OCDE est en baisse. En 2008, il a représenté 21 % des recettes agricoles brutes, le niveau le plus bas relevé depuis le milieu des années 1980. Cette diminution résulte davantage de la hausse des prix des produits agricoles de base que de décisions des autorités. En effet, compte tenu de l'augmentation des prix mondiaux, les montants nécessaires pour soutenir les prix intérieurs ont été moins élevés.

 

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Selon l'OCDE, l'agriculture devrait mieux s'en sortir que nombre d'autres secteurs. Elle est moins exposée financièrement, la demande pour ses produits est moins sensible aux baisses de revenu et les politiques de soutien en place dans bon nombre de pays peuvent atténuer l'impact de la crise. Les pouvoirs publics font face à une situation budgétaire plus tendue, ce qui suscitera probablement la révision des politiques de soutien, notamment en matière agricole.

La loi agricole de 2008 des États-Unis, le «Bilan de santé» de la politique agricole commune et l'accord-cadre Cultivons l'avenir au Canada sont également passés en revue dans ce rapport.

Une section spéciale traite de l'évolution des politiques agroenvironnementales des pays de l'OCDE.

Les politiques agricoles des pays de l'OCDE : suivi et évaluation 2009

 

16:46 Publié dans 4. Politiques publiques | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/06/2009

SAF recommandations pour une nouvelle orientation de l'agriculture

 La Société des agriculteurs de France a publié dans son rapport 2009 160 recommandations pour une nouvelle orientation de l'agriculture.

Ces recommandations sont regroupées en 19 fiches qui "s'articulent autour d'un retour à l'appropriation du risque par et pour les chefs d'entreprise agricole. Elles visent également à simplifier ou redéfinir un nouveau cadre réglementaire national sur les dispositifs juridiques, sociaux et fiscaux ».

Elles sont organisées en trois thèmes :

- Comment produire plus et mieux ?

- Comment mieux tirer parti des marchés ?

- Comment moderniser la législation ?

Le rapport

22:03 Publié dans 4. Politiques publiques | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

20/05/2009

L'USDA lance une grande enquête sur l'agriculture biologique

Le Département de l'agriculture américain lance sa première enquête de grande échelle sur l'agriculture biologique aux États-Unis. Elle aura pour but de voir notamment comment la consommation de produits biologiques a évolué en période de crise et, comme l'a indiqué Tom Vilsack, « de mieux comprendre comment l'agriculture biologique est en train de changer la face de l'agriculture américaine ».

En 2007, le recensement agricole comptait 20 000 exploitations engagées dans la production biologique. Cette enquête devrait se concentrer sur différents aspects dont les pratiques culturales, le marketing, les revenus et les dépenses. Elle s'intéressera aussi aux fermes en transition.

L'USDA a déclaré que les résultats, qui devraient être publiés cet hiver, aideront à déterminer les politiques agricoles futures.

Présentation de l'enquête

 

13:41 Publié dans 4. Politiques publiques, Environnement, Exploitations agricoles | Lien permanent | Tags : bio, etats-unis |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/05/2009

Plan danois pour l'agriculture verte

Le gouvernement danois a annoncé un plan de 1,8 milliard d'euros pour une "croissance verte". Il se déclinera en une série de projets de lois centrés sur la protection de l'habitat et des pratiques agricoles plus respectueuses de l'environnement.

Il comprend des mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre provenant des exploitations. En effet, l'agriculture danoise, et particulièrement l'industrie porcine, est très productrice de GES. La ministre Connie Hedegaard veut la rendre productrice d'énergie verte en transformant 40% du fumier en énergie à l'horizon 2020 (contre 5% aujourd'hui).

L'objectif est également de doubler les surfaces consacrées à l'agriculture biologique, pour la consommation intérieure et l'exportation.

Les taxes sur les pesticides seront également augmentées.

La somme consacrée au plan, qui doit être présenté au Parlement cette semaine, représente une augmentation de 50% par rapport aux précédents plans.

Annonce du plan sur le site du ministère de l'alimentation, de l'agriculture et des forêts danois

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28/04/2009

La Chine vise une production céréalière de 550 millions de tonnes d'ici 2020

Pour garantir la sécurité de ses  approvisionnement céréaliers la Chine s'est fixée comme objectif  une production de grains[1] de plus de 550 millions de tonnes en  2020, soit une croissance de 50 millions de tonnes sur les 12 ans  à venir.

Ce plan a été approuvé par le Conseil des Affaires d'Etat  (gouvernement central) lors d'une réunion mercredi, présidé par le Premier ministre Wen Jiabao.

Le gouvernement a appelé à des efforts pour réserver aux  céréales 1,8 milliard de mu (120 millions d'hectares) de terre  cultivable, et 1,56 milliard de mu de terre agricole [2]. Pour sa part, la production céréalière devra atteindre 350 kg par mu.

Le gouvernement chinois considère que la sécurité céréalière  d'un pays peuplé de 1,3 milliard d'habitants joue un rôle  fondamental pour stimuler la demande domestique et s'attaquer à  l'actuelle crise financière.

D'après le ministère chinois de l'Agriculture, la Chine a  produit environ 528,5 millions de tonnes de céréales en 2008, soit une augmentation de 5,4% ou de 26,9 millions de tonnes par rapport à l'année précédente.

[1] En Chine, les pommes de terre et autres féculents sont cumulés, moyennent un coefficient de transformation, aux céréales proprement dites, pour constituer la catégorie dite des "grains".

[2] La différence entre les deux montants s'explique par les doubles récoltes sur certaines surfaces.


Source : Agence de Presse Xinhua

 

11:28 Publié dans 4. Politiques publiques, Production et marchés | Lien permanent | Tags : chine |  Imprimer | | | | |  Facebook