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27/06/2011

Un label bio pour la restauration

La restauration commerciale hors domicile pourrait bientôt obtenir son label bio. Le Comité national de l'agriculture biologique de l'INAO, l'Institut national de l'origine et de la qualité, a validé le 9 juin un projet de cahier des charges bio pour la restauration à caractère commercial, hors restauration collective.


Le label prévoit trois niveaux d'engagement :

- Le premier consiste à introduire un ou plusieurs ingrédients bio. Les restaurateurs devront veiller à ne pas présenter un aliment issu à la fois d'une production conventionnelle et d'une production biologique si aucune distinction ne peut être établie entre les deux produits.

- Le second niveau consiste à présenter un plat ou un menu composé dans sa totalité de produits issus de l'agriculture biologique.

- Le troisième niveau concerne des restaurants 100% bio où tous les produits présentés à la carte sont issus de l'agriculture biologique, y compris les vins.

Les restaurants devront afficher pour chaque ingrédient et/ou chaque plat les produits issus de l'agriculture biologique. Les contrôles seront effectués par des organismes certificateurs selon des fréquences adaptées à chaque niveau d'engagement et à la structure des restaurants. Ce cahier des charges entrera en vigueur après publication de son décret d'homologation au Journal Officiel.

10:48 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent | Tags : bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/06/2011

Impacts du changement climatique sur les prix agricoles à 2030

 L’ONG Oxfam vient de publier un rapport, Growing a better future, dans lequel elle explore les conséquences de la croissance démographique et du changement climatique sur la sécurité alimentaire mondiale.

Selon les projections réalisées à l'aide du modèle Globe à l'horizon 2030, détaillées dans un autre document réalisé par l'Institute of Development Studies, le prix des denrées alimentaires pourrait augmenter de 70% à 90% entre 2010 et 2030 sans prendre en compte les effets du changement climatique. Celui-ci aggraverait encore cette augmentation, jusqu'à la doubler comme dans le cas du maïs (cliquer pour agrandir) :

 

Oxfam prix ali 2030.png

 

Des scénarios « alternatifs » ont également été simulés : l'un dans lesquel la productivité agricole augmente plus vite que dans le scénario tendanciel, un autre dans lequel des stratégies d'adaptation réduisent l'impact du changement climatique. Ce modèle dit d'équilibre général semble ne pas prendre en compte les biocarburants ni les sources d'instabilité comme les aléas climatiques.

Dans son rapport, l'ONG appelle à une réforme majeure du système alimentaire mondial, à un contrôle de la spéculation des denrées agricoles, ou encore à l’abandon du soutien aux biocarburants. Elle préconise aussi des investissements dans l’agriculture paysanne et familiale ainsi qu'un meilleur accès aux marchés pour les petits producteurs.

 Céline Laisney, CEP (Centre détudes et de prospective)

Voir aussi sur le même sujet, les prévisions de l'IFPRI.

13:00 Publié dans 3. Prévision, Alimentation et consommation, Climat, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/06/2011

Croissance du bio américain malgré la crise

 L'Organic Trade Association (OTA) a annoncé que le secteur de l'agriculture biologique américaine avait connu une croissance de presque 8% en 2010, atteignant 28,6 milliards de dollars (alors que les ventes de produits alimentaires dans leur ensemble ont stagné).

Les fruits et légumes bio ont bénéficié de la plus forte progression, près de 12% sur l'année. Ils représentent à présent 12% de l'ensemble des ventes de fruits et légumes aux États-Unis. Les produits laitiers bio totalisent, quant à eux, 6% de parts de marché.

Les ventes de textiles biologiques (notamment le lin) ont augmenté de 16% et atteignent 605 millions de dollars. Les compléments alimentaires bio sont également un marché porteur dans un pays qui en consomme beaucoup.

Le système de certification « organic » américain est différent du système européen, comme l'explique cette présentation de Lashonda McLeod, attachée agricole.

Céline Laisney, CEP (Centre détudes et de prospective)

16:58 Publié dans Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent | Tags : etats-unis, tendances, bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

Lait français pour bébés chinois

 La coopérative normande Isigny Sainte-Mère, basée en Basse Normandie, a signé un important contrat avec la société chinoise Shanghai Chenguan Dairy portant sur la livraison de 3000 tonnes de lait en poudre infantile par an, d'ici trois ans. Cela représentera 15% de l'activité de l’entreprise et 2% du marché total des laits infantiles importés en Chine (source : Le Moci).

Ce contrat a pu être conclu grâce aux échanges menés par la région Basse-Normandie, jumelée depuis 1990 avec la province chinoise de Fujian.

Le lait français présente des garanties de qualité et de traçabilité répondant aux préoccupations chinoises, très fortes depuis que le secteur laitier chinois a été frappé en 2008 par le scandale du lait à la mélanine, un additif qui a provoqué la mort d'au moins six enfants et des problèmes rénaux et urologiques chez près de 300 000 autres. Tout récemment encore, une nouvelle affaire de contamination par du nitrite a éclaté. Près de la moitié des laiteries chinoises ont reçu l'ordre d'arrêter leur production suite à un audit de l'administration.

Céline Laisney, CEP (Centre détudes et de prospective)


16:10 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : chine |  Imprimer | | | | |  Facebook

Une échelle de bien-être animal mise en place par un distributeur américain

 Face aux interrogations croissantes de ses clients sur l'origine de la viande et les conditions d'élevage, la chaîne de distribution américaine Whole Foods Market a introduit une échelle du bien-être animal (5-Step™ Animal Welfare Rating Standards).

En collaboration avec l'association Global Animal Partnership, les produits sont situés sur cette échelle qui va de 1 à 5 : au stade 1, l'animal a de la place autour de lui et peut bouger, au stade 3 il bénéficie du plein air et au stade 5+, il vit toute sa vie dans la même ferme. Les conditions du « cahier des charges » (qui concernent aussi la durée de transport, l'alimentation et les soins) sont détaillées par type d'animal. Les audits sont réalisés par un organisme indépendant.

scale welfare.jpg


La compagnie a enregistré une vidéo expliquant sa démarche, diffusée sur You Tube.

Whole Foods Market est aujourd'hui le 9e distributeur alimentaire aux États-Unis, avec près de 300 magasins. Plus de 1200 exploitations sont engagées dans cette démarche de certification.

L'impact de cette initiative sur les ventes de viande et les réactions des consommateurs seront intéressants à surveiller.

Céline Laisney, CEP (Centre détudes et de prospective)

08/06/2011

Nouvelle communication nutritionnelle aux Etats-Unis

 Madame Obama et Monsieur Vilsack, ministre américain de l’agriculture, ont présenté la nouvelle ligne de communication en faveur de bonnes habitudes alimentaires permettant de lutter contre l’obésité.

Il s’agit notamment de remplacer MyPyramid, jugé trop complexe :

mypyramid.jpg

 

par MyPlate, plus simple et censé être plus lisible :

usda choos plate.jpg

Parmi les conseils complémentaires, figurent « savourez votre nourriture et mangez moins » ; « buvez de l'eau plutôt que des sodas », « comparez la teneur en sodium des aliments comme les soupes et surgelés ».

 

 

15:41 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : us |  Imprimer | | | | |  Facebook

Enjeux du clonage animal

Le Centre d’analyse stratégique (CAS) a publié une note sur le clonage animal, décrivant les différentes techniques qui lui sont associées, présentant les enjeux et formulant des propositions pour l'action publique.

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15:14 Publié dans Alimentation et consommation, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/05/2011

Food stamps et boissons sucrées

 Le nombre d'Américains qui bénéficient du programme de bons alimentaires (food stamps) SNAP (Supplemental Nutrition Assistance Program) a beaucoup augmenté avec la crise économique : la proportion est maintenant d'un américain sur 7, soit 44 millions de personnes. Or, l'USDA estime que 6% du montant des food stamps sont dépensés en "soft drinks" (boissons sucrées).

Ces bons ne permettent pas d'acheter certains produits comme l'alcool, les suppléments alimentaires et les plats préparés. Le maire de New York, Michael Bloomberg, et le gouverneur David Paterson, proposent d'ajouter en octobre prochain à la liste des articles interdits les boissons sucrées, afin d'enrayer l'augmentation de l'obésité et du diabète. Ils affirment que les boissons sucrées sont « le plus gros contributeur à l'épidémie d'obésité » et demandent une période d'essai de 2 ans pour tester cette mesure.

Cependant l'American Beverage Association, qui représente les intérêts de l'industrie des boissons, s'est élevée contre cette décision, estimant que les bénéficiaires du SNAP avaient le droit de choisir leurs aliments.

Source : New York Times

NutriNet-Santé : grignotage et équilibre alimentaire

 

Lancée en mai 2009, l'étude NutriNet-Santé est un programme de recherche qui vise à rassembler   500 000 « Nutrinautes » pour étudier les comportements alimentaires et les relations nutrition-santé.

Deux ans après son lancement, près de 180 000 internautes se sont inscrits et quelques résultats ont été présentés récemment.

Ils portent sur les rythmes alimentaires, les comportements de grignotage (entendu comme la consommation d'aliments et/ou de boissons caloriques entre les 3 repas principaux de la journée). Ainsi, 61% de la population grignotent : 26% sont des grignoteurs occasionnels (2 jours sur 3), et 35% sont des grignoteurs réguliers (3 jours sur 3).

Les femmes sont plus nombreuses à grignoter que les hommes (65% vs 57%) et sont plus souvent des grignoteurs réguliers. On retrouve également plus de grignoteurs chez les jeunes, les chômeurs et les allocataires d’aides sociales.

Ce grignotage n'est pas anondin, puisque chez les grignoteurs réguliers, il représente 484 Kcal soit 22,4% de leur apport calorique total. Il est en effet constitué principalement de produits gras et sucrés (gâteaux, viennoiseries…) pour les femmes, et de boisssons alcoolisées ou sucrées pour les hommes.

Au total, ces premiers résultats montrent que la pratique du grignotage est répandue dans la population des Nutrinautes, avec des conséquences défavorables sur la qualité de l’équilibre nutritionnel. Le caractère longitudinal de l’étude NutriNet-Santé, permettra dans le futur, lorsque l’objectif de participation massive des volontaires sera atteint, de mettre en évidence les effets potentiels des comportements de grignotage sur la santé, et en particulier la prise de poids et les facteurs de risque cardiovasculaires qui lui sont associés.

14:18 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10 tendances de l'alimentation aux États-Unis

 Le numéro d'avril du magazine Food Technology contient un article sur les 10 tendances de l'alimentation aux États-Unis :

  1. l'importance de la démographie et notamment l'éclatement des modes de consommation selon l'âge et l'origine ethnique, avec l'essor de catégories comme « les riches hispaniques » ou les personnes seules ;

  2. l'engouement pour la cuisine et le « fait maison », avec un niveau jamais atteint de personnes déclarant préparer leurs repas à la maison, y compris parmi les jeunes (influence possible de la crise) ;

  3. l'attrait pour les produits locaux made in USA, la cuisine traditionnelle américaine, les spécialités régionales (qui se développent également dans la restauration rapide), la fréquentation croissante des marchés fermiers ;

  4. la gastronomie comme nouveau hobby, particulièrement chez les jeunes adultes (25-34 ans) : plus de la moitié des Américains regardent des émissions culinaires à la télévision (en moyenne 4 heures par semaine) ; la proportion de ceux qui ont acheté des produits d'épicerie fine est passée de 46% en 2009 à 63% en 2010 ;

  5. la recherche de « naturalité », le rejet des produits chimiques, des additifs et colorants (essor des produits « sans », « artisanaux »)

  6. parmi les « produits santé », l'arrivée de nouveaux nutriments, les vitamines et le calcium étant éclipsés par les protéines et le magnésium ;

  7. malgré ce souci pour la santé, les produits dont les ventes connaissent les plus fortes hausses sont les desserts, les sucreries, les glaces, le chocolat et le vin ;

  8. le passage à trois repas par jour : ce qui est la norme en France ne l'était pas outre-atlantique mais le devient peu à peu. La proportion de personnes faisant trois repas par jour, en hausse, atteint 44% tandis que celle des personnes faisant deux repas et grignottant diminue. Le petit-déjeuner, en particulier, est davantage pris, la restauration hors foyer s'est emparée de cette tendance pour proposer diverses formules.

  9. Les aliments-médicaments prennent de l'importance avec l'incidence croissante du diabète, du cholestérol, et plus généralement le vieillissement de la population ;

  10. le recentrage sur le foyer, où 7 repas sur 10 sont encore pris, et où les Américains reçoivent davantage qu'auparavant (les services de traiteur sont également en hausse).

11:28 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : etats-unis, tendances |  Imprimer | | | | |  Facebook

20/05/2011

Etat des lieux du gaspillage et des pertes, par la FAO

 Le tiers des aliments produits chaque année dans le monde pour la consommation humaine, soit environ 1,3 milliard de tonnes, est perdu ou gaspillé, selon une étude commandée par la FAO au Swedish Institute for Food and Biotechnology.

L'étude distingue entre pertes alimentaires et gaspillage de nourriture :

Les pertes alimentaires - aux stades de la production, de la récolte, de l'après-récolte et de la transformation - sont plus importantes dans les pays en développement. Cela est dû à la fois à des infrastructures défaillantes, à des technologies dépassées et à la faiblesse des investissements dans les systèmes de production alimentaire.

Le gaspillage de nourriture, lui, est plus problématique dans les pays développés. Il est trop souvent le fait des détaillants et consommateurs qui jettent à la poubelle des aliments parfaitement comestibles.(voir graphique, cliquer pour agrandir)

FAO gaspillage.jpg


L'étude de la FAO, qui recense les données disponibles (souvent lacunaires) et les travaux récents sur le sujet, présente quelques chiffres marquants:

- En Europe et en Amérique du Nord, chaque consommateur gaspille entre 95 et 115 kg par an, contre 6 à 11 kg seulement pour le consommateur d'Afrique subsaharienne et d'Asie du Sud et du Sud-Est.

- Chaque année, les consommateurs des pays riches gaspillent presque autant de nourriture (222 millions de tonnes) que l'entière production alimentaire nette de l'Afrique subsaharienne (230 millions de tonnes).

- Le volume total de nourriture perdue ou gaspillée chaque année est équivalent à plus de la moitié de la production céréalière mondiale (2,3 milliards de tonnes en 2009-2010).

Les pertes alimentaires se traduisent par des pertes de revenus pour les petits paysans et par des prix trop élevés pour les consommateurs pauvres. A l'inverse, la réduction des pertes aurait un impact «immédiat et significatif» sur leurs moyens d'existence et leur sécurité alimentaire.

Les pertes et le gaspillage alimentaires entraînent également la dilapidation des ressources environnementales et engendrent des émissions de gaz à effet de serre.

Le rapport présente un certain nombre de suggestions d'ordre pratique visant à la réduction des pertes et du gaspillage : renforcement de la chaîne d'approvisionnement alimentaire facilitant l'accès direct des petits paysans aux acheteurs; investissements dans les infrastructures, le transport, la transformation et l'emballage; actions sur les normes de qualité (notamment concernant l'aspect extérieur du produit); éducation des consommateurs; récupération des invendus par les associations, etc.

Cette étude a été préparée à l'occasion du congrès international Save Food! de Düsseldorf.

10/05/2011

Une application pour trouver les produits locaux

 L'intérêt pour les produits locaux se manifeste une nouvelle fois avec la création aux États-Unis d'une application smartphone, LoveFre.sh, permettant de localiser les produits « frais » produits localement, qu'ils soient vendus sur des marchés fermiers, dans des magasins spécialisés ou servis dans des restaurants.

L'idée de cette application est d'utiliser les réseaux sociaux comme relais d'information : les abonnés sont invités à prendre des photos, des enregistrements audio ou vidéo, et à laisser des commentaires. Ils sont supposés « reconstruire » ainsi des communautés locales, et restaurer le lien social.

 

mapsmania.png

Quelques 30 000 personnes ont déjà téléchargé l'application gratuite. Les produits localisés se trouvent pour l'instant essentiellement aux États-Unis et encore peu en Europe (une seule référence en France).

 

16:52 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : ntic |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/05/2011

Evaluation de la politique d'alimentation britannique

 

La SDC (Sustainable Development Commission), organisme indépendant créé en 2000 pour conseiller le gouvernement britannique, a publié une évaluation de la politique d'alimentation menée au Royaume-Uni, en Ecosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord de 2000 à 2011.

Selon cette évaluation, intitulée Looking back, Looking forward, des progrès ont été faits mais on ne peut pas encore parler de « système alimentaire durable » au Royaume-Uni. Une stratégie commune s'est dégagée au fil du temps qui a culminé avec le rapport du Defra Food 2030 Vision.Toutefois, le changement politique consécutif aux dernières élections aurait, selon Tim Lang, professeur à la City University de Londres et coordinateur du rapport, suspendu les initiatives en cours. Ce rapport a également pour but d'attirer l'attention du gouvernement sur l'urgence de relancer le processus.

Looking-Back-Looking-Forward.jpg


6 thèmes majeurs de la politique alimentaire ont été identifiés :

- la gouvernance

- le changement climatique

- la nutrition et la santé

- les enfants

- la sécurité alimentaire

- les inégalités et la justice sociale

Parmi les recommandations, la SDC suggère que les politiques définissent des régimes alimentaires durables, prenant en compte les variations nationales et locales, et en fassent la promotion. De même, la stratégie nationale concernant le gaspillage doit se fixer des objectifs chiffrés.

14:21 Publié dans 2. Evaluation, 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation, Climat | Lien permanent | Tags : uk |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/05/2011

La Banque Populaire veut faciliter la vente en ligne

La Banque Populaire lance un portail internet pour aider ses clients agriculteurs et viticulteurs à vendre sur internet le fruit de leurs productions : directetbon.

L’agriculteur renseigne ses produits, les prix de vente et les modes de retrait possibles pour l’acheteur: retrait à la ferme, sur un lieu relais (type marché ou commerce) ou livraison à domicile avec un conditionnement adapté à la nature du produit (colis, frais, sous vide…). Il a accès à des outils de gestion des stocks, des flux financiers et des statistiques de son site. Un service de maintenance et de référencement lui est proposé. La création d’une e-boutique est réservée aux clients de la Banque populaire en échange d’un forfait mensuel de 50 € HT.

index.jpg

Le consommateur peut faire une recherche par catégorie de produit, signe de qualité (AB, AOC, Label rouge, etc) et par région. Il peut également trouver sur le site des conseils, par exemple sur les produits de saison. Les paiements sont sécurisés.

3000 « e-boutiques » sont attendues d'ici 2013.

Etats-Unis : un outil pour localiser les "food deserts"

 Le secrétaire d'Etat à l'agriculture Tom Vilsack a présenté un nouvel outil internet, Food Desert Locator, permettant de localiser les « food deserts » sur le territoire américain. Il s'agit des « census tracts » (plus petite unité territoriale aux Etats-Unis) où une proportion importante des habitants sont en dessous du seuil de pauvreté et ne disposent pas d'un accès aisé à une nourriture fraîche, équilibrée et bon marché (défini par la distance les séparant d'un supermarché ou d'une grande épicerie). Selon ces critères, 10% des census tracts aux États-Unis sont concernées, soit 13,5 millions de personnes, vivant en majorité en ville.

food deserts.jpg


Cet outil, qui se veut un levier pour les chercheurs, les aménageurs et décideurs politiques, fait partie du Food Environment Atlas qui présente une large série d'indicateurs (dépenses en fast foods,  taux d'obésité, niveaux d'activité physique, insécurité alimentaire, etc) à l'échelle du county.

Un rapport du service de recherches économiques de l'USDA évaluait en 2009 les conséquences des food deserts sur les régimes alimentaires et la santé des citoyens américains. Améliorer la disponibilité des aliments sains est une des priorités de l'initiative de Michèle Obama Let's Move ! pour lutter contre l'obésité des enfants.