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21/03/2012

Le marché des produits biologiques à l’horizon 2015

Le marché du bio en France a doublé de taille en 5 ans pour atteindre 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2011. Le cabinet Xerfi dresse le panorama du secteur et en dessine les perspectives à l'horizon 2015.

La hausse constante de la demande en produits bio transformés incite de plus en plus d'industriels agroalimentaires à se lancer sur le créneau. De son côté, la grande distribution alimentaire continue d’étendre son offre bio, notamment à travers ses MDD (marques de distributeurs) et communique massivement sur ses prix bas. Enfin, les sociétés de restauration collective ont intégré des offres bio plus spécifiquement à destination des écoles, en lien avec l'objectif public de 20% de produits bio dans les menus des établissements publics en 2012. Du côté de la restauration commerciale, les offres bio sont moins représentées, même si quelques chaînes de restauration rapide surfent sur la vague du «fast good ».

Dans un contexte de dégradation de la conjoncture économique et de dépenses alimentaires contraintes, la croissance du marché alimentaire bio en France devrait, selon Xerfi, ralentir, pour plafonner à une augmentation de 5% en 2015, avec un chiffre d'affaires de 4,5 milliards d'euros.

De plus, les opérateurs devront tenir compte d’autres aspirations de consommation qui se développent, notamment la notion de proximité devenue une valeur incontournable dans la filière alimentaire.Ce «locavorisme» montant est une opportunité pour les acteurs du bio «made in France», mais aussi une menace dans la mesure où il représente «une offre concurrente pour le consommateur souvent infidèle et zappeur».

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

15:04 Publié dans 3. Prévision, Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Les politiques agricoles et obésité

Le rapport soumis par le Rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation au Conseil des droits de l'homme pointe dans les pays de l'OCDE des subventions agricoles préjudiciables à la santé humaine. Les systèmes alimentaires actuels seraient responsables des régimes qui favorisent la surcharge pondérale et l'obésité, lesquelles causent plus de décès dans le monde que l'insuffisance pondérale. Si dans les pays en développement, les principaux problèmes restent la sous-nutrition et les carences en micro-nutriments, « ces pays sont eux aussi victimes de ces politiques qui ont échoué » selon le même rapport. Parmi les recommandations pour lutter contre les différents aspects de la malnutrition, le Rapporteur préconise de revoir les politiques agricoles et alimentaires, notamment en matière de fiscalité, la réforme des subventions agricoles et le soutien aux systèmes alimentaires locaux.

 Cependant, selon une récente étude américaine How Have Agricultural Policies Influenced Caloric Consumption in the United States?, ce lien entre politiques agricoles et obésité reste très faible, voire inexistant, étant donné la part relativement faible du coût des matières premières agricoles dans le marché des produits alimentaires. Contrairement aux idées reçues, les subventions agricoles aux États-Unis auraient orienté les consommateurs vers des choix alimentaires plus sains et moins caloriques: « l'élimination de toutes les subventions agricoles conduirait à une baisse dans la consommation de certains produits alimentaires mais encouragerait également la consommation d'autres produits, ce qui probablement se traduirait par un accroissement de la consommation calorique globale ».

Hiba El Dahr, Centre d'études et de prospective

14:50 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Nestlé supprime les arômes artificiels en Grande-Bretagne

En Grande-Bretagne, Nestlé a décidé de supprimer tout ingrédient artificiel de ses 79 produits de confiserie, comme il l’avait déjà fait pour ses boissons chaudes. Le groupe a utilisé, pour remplacer ces arômes artificiels, des produits à base de carotte, d'hibiscus et de citron notamment, ce qui a nécessité sept années de recherche et développement.

Ces changements ont été faits afin de répondre à la demande des consommateurs, une étude montrant que trois quarts des consommateurs britanniques recherchent des produits sans ingrédient artificiel.

Des initiatives similaires sont prévues au Canada et dans plusieurs pays européens.

14:21 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Mediterra 2012 : La diète méditerranéenne pour un développement régional durable

La diète méditerranéenne, à savoir l'ensemble des pratiques agronomiques, socioculturelles et culinaires des pays méditerranéens, a été inscrite par l'UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Or, si cette diète s'est largement diffusée dans le monde, les consommateurs du pourtour méditerranéen, quant à eux, effectuent une transition alimentaire rapide et délaissent souvent leurs traditions.

 

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Pourtant, alors qu’elle fait l’objet de nombreux débats et recherches sur le plan socioculturel et scientifique, la diète méditerranéenne pourrait contribuer au développement régional durable, selon Mediterra 2012, publié par le CIHEAM (Centre international des hautes études agronomiques méditerranéennes) en partenariat avec L'Institut européen de la méditerranée (IEMed) et la Fondation diète méditerranéenne.

Cet ouvrage aborde notamment le phénomène de « méditerranéisation » des modes alimentaires dans le monde, les questions de consommation durable, de responsabilité sociale en agriculture et dans la distribution, des organisations de producteurs, et, dans un dernier chapitre, les politiques et actions publiques : éducation alimentaire, produits du terroir et développement local, politiques de la qualité, etc.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

14:15 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

La « street food » se développe en France

Très populaire aux États-Unis, notamment à New York et Los Angeles, la street food ou cuisine de rue a longtemps été associée en France à la « malbouffe ». Mais depuis quelques mois les quartiers d'affaires voient s'installer, à l'heure du déjeuner, des food trucks (camions-cantines) aux pieds des bureaux, qui proposent des produits de qualité et variés. Les files d'attente s'allongent, comme devant le Camion qui fume, qui propose des hamburgers et frites maison en changeant de quartier tous les jours. Les amateurs le localisent grâce à twitter, comme à New York où plusieurs blogs (tweat.it, thebrooklynnomad.com ou encore midtownlunch.com) centralisent tous les messages twitter envoyés par les camions ambulants pour faire savoir en temps réel où ils sont.

Les grands chefs eux-mêmes explorent le snacking : Guy Martin a créé une sandwicherie de luxe, Jean-François Piège a imaginé trois recettes pour Sushi Shop, Marc Veyrat a crée un concept européen de fast-food bio et Thierry Marx a même créé une école de street food.

Les distributeurs s'en inspirent également : Monoprix envisage de lancer Monop' Street, des camionnettes de rue vendant ses meilleurs produits de restauration rapide.

En France, le marché de la street food est estimé à 32,7 milliards d’euros en 2011, en croissance de 66,5% depuis 2004, selon le cabinet spécialisé Gira Conseil.

 

Céline Laisney, Centre d'études et de prospective

14:09 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/03/2012

Consommation de fruits et légumes des Européens insuffisante

Une analyse de l’EUFIC (European Food Information Council) basée sur des études alimentaires nationales montre qu'une majorité d’Européens est loin de consommer autant de fruits et de légumes que ce que recommande l’OMS (au moins 400 g par jour).

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De nombreux facteurs déterminent les habitudes en matière de consommation de fruits et de légumes:

- l’âge, le sexe et le statut socio-économique ;

- les facteurs personnels (valeurs, perception d'avoir déjà une alimentation saine) ;

- l'environnement social (soutien social, signaux sociaux et types de repas, ambiance au moment des repas, etc.).

L’augmentation de la consommation de fruits et de légumes est une priorité pour les organismes internationaux ainsi que pour les gouvernements nationaux qui ont lancé de nombreuses initiatives. Selon l'EUFIC, celles-ci sont efficaces lorsqu'elles impliquent :

- des stratégies multiples visant des facteurs personnels tels que les connaissances et les compétences, ou l'environnement physique et social (par exemple l'augmentation de la disponibilité des fruits et des légumes), ainsi que les attitudes et les pratiques, pas seulement au sein des groupes ciblés mais aussi dans leurs réseaux sociaux ;

- un soutien et l’implication de la part des décideurs et des représentants de la population ciblée, par le biais de conception et d'application de programmes visant à s'investir et à mettre en place des stratégies acceptées par la population en question ;

- des programmes d’une durée d’au moins 12 mois.

 

Source : EUFIC

15:01 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : f&l |  Imprimer | | | | |  Facebook

02/03/2012

Agriculture et géopolitique

L'agriculture et l'alimentation se trouvent plus que jamais au cœur des stratégies de puissance et/ou de rivalité des pouvoirs, de l'échelon régional au niveau international.

Un cahier du Club Demeter étudie ces liens entre agriculture et géopolitique, à la fois sous l'angle géo-économique (Thierry Pouch), financier (Bernard Valluis), ou encore de la recherche et de l'innovation (Michel Griffon).

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Il présente également des focus régionaux (Amérique latine, triangle Chine-Inde-Afrique) et aborde les questions de l'accaparement des terres ou encore du gaspillage.

28/02/2012

Alimentation générale, nouveau magazine

Un nouveau magazine trimestriel, Alimentation générale, est en kiosque depuis le 1er mars.

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Il aborde l'ensemble des sujets relatifs aux nourritures, sous des angles aussi bien économiques, sociétaux, historiques que culturels.

Au sommaire de ce premier numéro figurent un dossier sur l'alimentation des jeunes, une enquête sur le maïs au Mexique, un entretien avec Henri Nallet, ancien ministre de l'Agriculture, ainsi qu'un portrait d'une vigneronne et une réflexion sur les guides gastronomiques.

 

15:24 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/02/2012

Scénario Afterres 2050

L'association Solagro a présenté lors de son université d'hiver des 20 et 21 janvier dernier le scénario Afterres 2050. A l'instar du scénario Negawatt, il s'agit d'une prospective normative, proposant un seul scénario pour l'agriculture et l'alimentation en France métropolitaine à l'horizon 2050, et intégrant des objectifs ambitieux : forte productivité, facteur 4, réduction des pressions sur l'environnement, adaptation au changement climatique.

Le scénario Afterres procède d'une double rupture :

  •  un changement en profondeur du modèle alimentaire par la réduction forte des pertes et gaspillages, la diminution des surconsommations et l'inversion de la répartition entre origines animale et végétale des apports en protéines (cliquer pour agrandir) ;

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  • une transformation radicale des systèmes de production agricoles, vers des systèmes biologiques et la production intégrée.

Le scénario est élaboré à l'aide une modélisation récursive des surfaces et des rendements (ce qui lui confère une grande cohérence) et met bien en évidence les arbitrages qui devront être effectués entre évolution des systèmes de production, changement des habitudes alimentaires et capacités de production de l'agriculture.

Le scénario Afterres reste cependant une étude technique, basée sur des flux physiques, qui ne prend pas en compte de déterminants socio-économiques et qui se base sur des parti pris qui peuvent ne pas être partagés. Le raisonnement en moyenne nationale peut également masquer des impasses en termes d'organisation des filières ou d'aménagement du territoire.

Les premiers éléments de présentation du scénario sont disponibles sur le site de Solagro et un document plus détaillé d'une trentaine de pages sera publié prochainement.

Julien Vert, Centre d'études et de prospective

11:17 Publié dans 1. Prospective, Agronomie, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/02/2012

Nestlé investit dans un centre de formation en Chine

Nestlé veut aider la Chine à accélérer le développement de son industrie laitière en construisant un centre de formation spécialisé dans les produits laitiers dans le nord-est de la Chine.

Ce projet doté de 2,5 milliards de yuans (312 millions d’euros) permettra notamment de dispenser des cours aux agriculteurs afin d'accroître leur activité et d'améliorer leur productivité. Nestlé a par ailleurs distribué 1000 machines à traire aux fermiers de la région.

Le groupe suisse avait déjà construit une usine dans cette ville dès 1987 et collabore depuis de nombreuses années avec les autorités de la province. Cette annonce intervient alors que les Chinois se détournent des marques locales, entachées par des scandales sanitaires.

Le numéro un mondial de la nutrition infantile veut profiter de ce marché en pleine expansion en Chine : avec près de 15 millions de nouveau-nés par an, le segment de la nutrition infantile représente un potentiel qui devrait doubler pour atteindre 136 milliards à l'horizon 2015.

voir aussi : Changement de stratégie pour les groupes alimentaires en Chine

11:25 Publié dans Alimentation et consommation, IAA, Mondialisation et international | Lien permanent | Tags : chine |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/01/2012

La demande et l'offre de sucre à l'horizon 2020

La demande mondiale de sucre pourrait croître de 2% par an et atteindre 201 millions de tonnes en 2020, d'après l'International Sugar Organisation (ISO). En 2020, l'Inde serait le premier consommateur mondial avec 33 millions de tonnes, suivie par la Chine avec 22 millions.

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La production devrait donc augmenter de 29 millions de tonnes pour répondre à cette demande. Le Brésil pourrait en fournir 8 millions par an, selon l'ISO, qui observe toutefois que les coûts de production ont considérablement augmenté dans ce pays. L'Inde en fournirait 2,5 millions de tonnes supplémentaires.

09/01/2012

Première bouteille de vin en papier

La société britannique GreenBottle avait déjà lancé une bouteille de lait fabriquée à partir de papier. Elle vient de mettre au point un conditionnement similaire pour du vin. Elles sont fabriquées à partir de papier, moulées ensuite en forme de bouteille, puis entourées d’une mince couche de plastique. Lorsque la bouteille est vide, le consommateur déchire le film plastique, et la bouteille peut ainsi être recyclée et compostée.

greenbottle.jpg


Elle ne pèse que 55g, soit 10 fois moins qu'une bouteille en verre, ce qui permet de réduire le bilan carbone lors du transport et de diminuer de 10% sur les émissions des gaz à effet de serre par rapport au verre. À l’heure actuelle, ces bouteilles sont produites en Turquie mais une usine devrait très prochainement être créée en Cornouailles. Reste à savoir si les consommateurs sont prêts à accepter cette évolution.

Source : TNS Sofres

10:50 Publié dans 5. Fait porteur d'avenir, Alimentation et consommation, Climat, Energie, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : vin |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/12/2011

Scénarios pour l'agriculture biologique en Europe

Une étude publiée dans Food Policy présente l'analyse faite à l'horizon 2015 des marchés de produits issus de l'agriculture biologique en Europe. Quatre scénarios ont été construits. Ce travail est d'autant plus intéressant que peu d'études prospectives abordent la question de l'agriculture biologique.

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11:59 Publié dans 1. Prospective, Alimentation et consommation, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/12/2011

Baisse du gaspillage alimentaire au Royaume-Uni

Selon un rapport du WRAP (Working together for a world without waste) britannique, les déchets alimentaires des ménages se sont réduits de 13% entre 2006 et 2009, tandis que sur la même période, l’ensemble des déchets ménagers n’a chuté que de 8%. Cela représente 11 millions de tonnes de déchets évités, soit une économie de 3,6 Mt d’équivalent CO2 par an.

Cette réduction semble être due au changement de comportement des Britanniques, en réponse aux campagnes de sensibilisation à cet enjeu. En effet, selon un sondage de la Food and drink federation, 50% d’entre eux affirment jeter «beaucoup moins» ou «un peu moins» d’aliments qu’avant. L'augmentation de l’indice des prix alimentaires est aussi un autre facteur.

Selon le WRAP, La nourriture gaspillée dans les foyers représente encore environ 12 milliards de livres par an (environ 14 milliards d’euros).

15/11/2011

Etats-Unis : une loi pour soutenir les producteurs locaux

Un député et un sénateur américain ont déposé un projet de loi intitulé Local Farms, Food, and Jobs Act dont l'objectif est de privilégier les circuits courts dans les systèmes d'approvisionnement alimentaire. Il existe plus de 7000 marchés de producteurs aux Etats-Unis (+150% depuis 2000) et les ventes directes représentent plus de 1,2 milliard de dollars US (875 millions d'euros) de chiffre d’affaires par an. Le projet donne la priorité aux petits agriculteurs (dont le bio) et est soutenu par le Président Obama.

Le Centre for Science in the Public Interest propose aux citoyens de signer une pétition pour soutenir ce projet de loi qui pourrait être adopté dans le cadre du prochain Farm Bill en 2012.

15:35 Publié dans 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook