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09/11/2016

L'Insee publie ses projections de population à l'horizon 2070

L'Insee a récemment publié le résultat de ses projections de la population française à l'horizon 2070, notamment dans l'Insee Première n°1619. Le prolongement des tendances actuelles (scénario « central ») amènerait à une population totale de 76,54 millions de personnes, soit 10,7 millions de plus qu'en 2013 (dernier recensement). Plusieurs scénarios alternatifs ont été construits, la population totale variant alors de 66,1 à 87,6 millions en 2070.

D'après le scénario central, « la quasi-totalité de la hausse de la population d'ici 2070 concernerait les personnes de 65 ans ou plus (+ 10,4 millions) » : leur part passerait de 18 % en 2013 à environ 26 % en 2040 et 29 % en 2070, ce dernier pourcentage variant de 25 à 34 % selon les hypothèses. À noter également que les plus de 75 ans seraient deux fois plus nombreux en 2070 par rapport à 2013 (+ 7,8 millions).

Source : Insee

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02/05/2016

Publication de l'Insee sur le commerce de gros de produits alimentaires

En avril, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a consacré un focus au commerce de gros de produits alimentaires. Le secteur alimentaire représente, en 2013, un quart des ventes du commerce de gros, soit 179 milliards d'euros. Un tiers du chiffre d'affaires est généré par les centrales d'achats de produits alimentaires et près de la moitié des ventes concerne des produits frais (produits laitiers, œufs et huiles, fruits et légumes, viandes et poissons), même si la valeur a baissé entre 2005 et 2013.

Le secteur se concentre de plus en plus : en 2013, 9,5 % des entreprises réalisent 90 % du chiffre d'affaires, mais la situation est hétérogène selon les produits. Une structure sur quatre appartient à un groupe de sociétés (étranger dans 15 % des cas). De plus, 80 % des achats des grossistes se font en France et 57 % de leurs ventes auprès de détaillants. Enfin, ce secteur est peu ouvert aux échanges internationaux, avec là encore des différences en fonction des produits.

Source : Insee

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16/11/2015

Enseignements de l’enquête Emploi du temps sur la vie quotidienne en France depuis 1974

Le dernier numéro de la revue de l’Insee Économie et Statistique comporte un dossier sur l’enquête Emploi du temps 2010. Cette enquête, réalisée à cinq reprises depuis les années 1970, « décrit de façon précise l’usage que les individus font de leur temps, renseignant non seulement sur les activités effectuées, mais aussi leur durée, le moment et le contexte de leur déroulement ». Dans l’un des articles, Cécile Brousse compare quatre enquêtes (1974, 1986, 1998 et 2010) et « dresse un panorama historique des emplois du temps de la population des adultes vivant en zone urbaine ». Elle met notamment en évidence une diminution, de 10 heures par semaine, du temps de travail total (rémunéré ou non), chez les citadins : réduction des activités professionnelles chez les hommes, des activités domestiques chez les femmes.

Parmi les nombreux enseignements présentés, l’« offre de repas » est abordée. Le « temps moindre pour les femmes passé à faire la vaisselle (- 3 h par semaine) et à cuisiner (- 2 heures par semaine) » contribue à la baisse plus générale du temps domestique, sachant que celui que les hommes y consacre est en légère augmentation. Plusieurs facteurs expliquent cette baisse : « augmentation continue du taux de ménages équipés d’un lave-vaisselle » (de 5 à 45 % entre 1974 et 2010) et évolutions des ustensiles de cuisine (revêtement antiadhésif, silicone, robots ménagers) ; « augmentation du nombre de repas pris à l’extérieur », y compris dans les classes populaires et, pour la période récente, développement du portage des repas pour les personnes âgées ; « augmentation de la consommation de produits transformés », en lien avec l’évolution de l’équipement en congélateurs et fours à micro-ondes. Ainsi, « il semblerait que dans la période [...] récente, les pratiques alimentaires des Français se soient rapprochées de celles en vigueur dans les autres pays occidentaux (baisse de la durée de la confection des repas et du nombre de repas pris au domicile) ».

On retiendra également un encadré consacré à la vie quotidienne des ruraux, exclue de l’analyse générale car le champ de l’enquête de 1974 ne portait que sur des ménages urbains. Sur la période 1983-2010, C. Brousse montre que les modes de vie des ruraux et des urbains ont « connu les mêmes transformations », même si le rythme en a été différent.

Julia Gassie, Centre d’études et de prospective

Source : Insee

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Retour sur 50 ans de consommation alimentaire

En octobre, l’Insee a publié une note, dans sa collection Insee Première, intitulée Cinquante ans de consommation alimentaire : une croissance modérée, mais de profonds changements. Mobilisant plusieurs sources, dont les comptes nationaux en base 2010 et l’enquête Budget des familles 2011, cette publication montre que, depuis 1960, la part de la dépense de consommation consacrée à l’alimentation par les ménages français diminue et est passée de 34,6 % à 20,4 % en 2014 (soit 232 milliards d’euros), en lien avec l’augmentation du niveau de vie moyen. Sur cette période, si la consommation en volume par habitant a augmenté de 1,1 % par an en moyenne, cette dynamique est deux fois moins rapide que celle des dépenses de consommation prises dans leur ensemble alors que les prix connaissent une évolution similaire à ceux de l’ensemble de la consommation.

En cinquante ans, la composition du panier alimentaire (ie la composition de la dépense alimentaire à domicile) a fortement évolué : recul régulier de la part de la viande, des fruits et légumes, des pains et céréales, et des boissons alcoolisées ; croissance des plats préparés, produits sucrés et boissons non alcoolisées (cf. graphique ci-dessous). La viande reste la principale dépense (20 % du panier), mais est en diminution depuis les années 1980 : ce recul « provient à la fois de volumes et de prix moins dynamiques que ceux des autres composantes », et les crises sanitaires « ont aussi affecté la consommation, mais dans une moindre mesure » (effets de report de la viande incriminée vers d’autres viandes).

Composition du panier alimentaire en 1960, 1990 et 2004

insee-panier.jpg

Source : Insee

Cette publication s’intéresse également à l’influence du prix et du pouvoir d’achat sur la composition du panier alimentaire, montrant notamment que l’« intensité de la réaction des ménages aux évolutions de prix dépend […] de l’aliment considéré ». Sont traités par ailleurs l’influence des recommandations sanitaires sur la consommation des ménages, l’évolution de la consommation de vins et celle des dépenses hors domicile (passées de 14 % en 1960 à 26 % en 2014, soit 59 milliards d’euros). Enfin, on y trouvera une analyse des liens entre caractéristiques socioéconomiques des ménages et dépenses alimentaires (budget, composition du panier, consommation hors domicile).

Julia Gassie, Centre d’études et de prospective

Source : Insee

10:58 Publié dans Alimentation et consommation | Lien permanent | Tags : insee, consommation alimentaire |  Imprimer | | | | |  Facebook

27/05/2015

L’Insee publie l’édition 2015 de La France et ses territoires

Après l’édition 2010 de La France et ses régions, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) vient de publier La France et ses territoires. L’Institut s’y livre à une série d’analyses du territoire français, dans un contexte national marqué par plusieurs réformes, en cours (mise en œuvre de la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles et de celle relative à la nouvelle délimitation des régions) et à venir (projet de loi sur la nouvelle organisation du territoire de la République).

À travers une série de dossiers sont proposées différentes grilles d’analyse du territoire et de son fonctionnement, tant démographique que social et économique : degré de densité de population, rôle des villes avec les unités et aires urbaines, étude des marchés locaux du travail dans les zones d’emploi et prise en compte du contexte européen. Élément nouveau de cette édition, l’Insee dresse un panorama des régions dans leur future délimitation au 1er janvier 2016.

Concernant les territoires ruraux, longtemps définis en négatif comme des espaces « non-urbains », l’Insee présente une nouvelle approche plus « morphologique », issue des travaux de classification « urbain-rural » de la Commission européenne (typologie « Degré d’urbanisation », 2011), qui prend en considération la continuité de l’espace en s’appuyant sur la localisation et la concentration des populations (voir carte ci-dessous). Cette grille d’analyse tient mieux compte des évolutions territoriales avec des liens campagnes-villes resserrés et des espaces ruraux qui se définissent davantage comme un « cadre de vie ». Elle permet, combinée à d’autres données comme l'emploi et la présence de services et d’équipements, de mesurer l’enclavement et l’éloignement de territoires très diversifiés.

Typologie européenne élargie et accès aux équipements et services de proximité

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L’Insee observe ainsi que 90 % des communes françaises sont peu densément peuplés, regroupant 35 % de la population, et que « les plus faibles densités – communes très peu denses – concernent un tiers des communes et 4 % de la population », les trois quarts de ces dernières étant considérées comme isolées (ie éloignées de l’influence des villes). Toutefois, l’Institut souligne que « la faible densité n’est pourtant pas toujours synonyme de dépeuplement » puisque ces espaces peu et très peu denses ont connu des taux respectifs de croissance de la population de 5,2 % et 3,3 % entre 2006 et 2011 (contre seulement + 1,2 % dans les communes denses).

Pour mémoire, l’Insee a publié une étude en octobre 2014 sur la qualité de vie dans les territoires français (voir à ce sujet un précédent billet sur ce blog).

Christine Cardinet, Centre d’études et de prospective

Source : Insee

 

09:28 Publié dans Territoires | Lien permanent | Tags : insee, territoires |  Imprimer | | | | |  Facebook

12/12/2014

La consommation par habitant en France est au-dessus de la moyenne européenne

Dans l’Insee Première n°1523 de novembre 2014, les consommations de biens et services des Français sont comparées à celles des Européens. En 2012, la consommation effective des ménages en volume par habitant (soit l’ensemble des biens et services consommés par les ménages, que la dépense leur incombe ou soit prise en charge par les administrations publiques), est supérieure en France de 14 % à la moyenne européenne. Ce constat est valable notamment pour le logement, l’alimentation, les transports et la santé, sans être pour autant lié à des niveaux de prix plus bas.

La consommation alimentaire des Français est l’une des plus élevées : le volume de consommation par habitant en alimentation et boissons non alcoolisées est supérieur de 16 % à la moyenne européenne (hors consommation dans les restaurants, cafés, etc.), et se situe devant les consommations de l’Italie, de l’Allemagne et du Royaume-Uni.

Volume de la consommation effective des ménages par habitant et par catégorie de produits en 2012

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Des différences sont cependant mises en évidence par catégories de produits : la consommation française est plus élevée que la moyenne européenne pour le poisson, le lait et le fromage (+ 1/3), les œufs et la viande (+ 15 %), dans la moyenne pour les fruits et légumes et les pommes de terre, ainsi que pour le pain et les céréales, et dans la moyenne haute pour les boissons alcoolisées.

Par ailleurs, les prix en France sont, de manière générale, supérieurs de 9 % à la moyenne européenne et sont proches des niveaux autrichiens, néerlandais et belges. Dans le cas des produits alimentaires, ils sont supérieurs de 10 %, avec là encore des variations selon les catégories de produits (+ 20 % pour la viande, les fruits et légumes et les pommes de terre, + 10 % pour le poisson et les produits de la mer, + 5 % pour le pain et les céréales). Les prix français sont en revanche inférieurs à la moyenne pour le lait, les fromages, les œufs, les matières grasses, le sucre, le miel, la confiture et le chocolat. Enfin, les prix des boissons sont relativement bas, avec notamment un écart de -12 % pour les boissons alcoolisées.

Julia Gassie, Centre d’études et de prospective

Source : Insee

 

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14/11/2014

Une approche de la qualité de vie dans les territoires

Dans l'Insee Première n°1519 publié en octobre, l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE)présente les premiers résultats d'une étude réalisée sur la qualité de vie dans les territoires français (hors outre-mer).

Cette « qualité de vie » a été mesurée à travers vingt-sept indicateurs, recouvrant treize dimensions relatives au développement humain (santé, éducation, vie sociale), aux conditions socio-économiques (emploi, revenus) et au cadre de vie (environnement, services). Ont été étudiés également d'autres facteurs pouvant nuire au bien-être : inégalité femmes/hommes, solitude des personnes âgées, difficultés d'accès à l'emploi des jeunes, etc. Portant sur les 2 677 territoires de vie hexagonaux (bassins de vie de plus de 50 000 habitants organisés autour de pôles de service),cette étude souhaitait mettre en évidence les modes de différenciation des territoires et identifier leurs atouts et handicaps en matière de qualité de vie.

Plusieurs facteurs de différenciation se distinguent (socio-économiques, urbanistiques, sociétaux) et, in fine, se dessine une France assez morcelée mais avec des continuités géographiques. Huit grands types de territoires se détachent :

- des territoires franciliens (très urbanisés, certains aisés mais assez inégalitaires et très denses, d’autres dans le sud-ouest parisien, particulièrement favorisés, hormis pour les temps de trajet domicile-travail et l’égalité femmes/hommes) ;

- les métropoles régionales (territoires plutôt favorisés) ;

- le périurbain de ces grandes métropoles (moins aisé, éloigné de l'emploi mais plus impliqué dans la vie citoyenne) ;

- des territoires plutôt denses en situation peu favorable (anciens pôles miniers ou industriels du Nord-Est, Languedoc-Roussillon);

- des bourgs et petites villes en situation intermédiaire (bassin parisien et quart nord-est) ;

- des territoires autour de villes moyennes présentant de nombreux atouts en termes d'emploi et de conditions de vie (ouest et sud-ouest) ;

- des territoires plutôt isolés, peu urbanisés, parfois montagneux, hors de l’influence des grands pôles (« diagonale aride », Alpes du Sud et Corse).

Carte de la qualité de vie dans les territoires de vie

carte-insee.jpg

Source : Insee

Ces travaux revêtent un caractère exploratoire et pourront donner lieu à des prolongements.

Christine Cardinet, Centre d'études et de prospective

Source : Insee

10:49 Publié dans Territoires | Lien permanent | Tags : insee, qualité de vie |  Imprimer | | | | |  Facebook