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03/07/2013

Une nouvelle ruralité émergente. Regards croisés sur les transformations rurales africaines

Publié conjointement par le CIRAD et le NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique, organe de l’Union africaine), avec le soutien financier de l’AFD (Agence française de développement), l’atlas Une nouvelle ruralité émergente présente un état des lieux des recompositions rurales en Afrique, du nord et subsahariennes.

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Il croise des données sur la démographie, le peuplement, l’urbanisation et l’utilisation des ressources avec les dynamiques spatiales et économiques, à la fois à l’échelle continentale et au travers de quelques exemples régionaux. S'inscrivant dans le cadre du nouveau programme Rural Futures du NEPAD (New Partnership for Africa's Development), il offre une base de référence pour des travaux ultérieurs qui permettront d’affiner les analyses et de repérer les principales évolutions. Il sera en effet régulièrement augmenté et mis à jour.

Source : CIRAD

13:51 Publié dans Développement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/06/2013

Gérer l'instabilité des prix alimentaires dans les pays en développement

Ce livre propose une nouvelle version d'un rapport commandité suite aux crises alimentaires de 2007/08 par l'Agence française de développement (AFD) et le ministère des Affaires étrangères et européennes (MAEE).

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15/06/2013

Normes volontaires de durabilité : l'ONU lance une plateforme internationale

Les standards volontaires de durabilité sur les produits agricoles, publics ou privés, connaissent une croissance exponentielle dans le monde et deviennent des conditions d'accès aux marchés. Face aux inquiétudes soulevées par ce phénomène, considéré comme un enjeu politique stratégique, cinq agences des Nations unies ont mis en place une plateforme commune de dialogue. Les conclusions de la conférence de lancement ont été publiées sur le site créé pour l'occasion.

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17:01 Publié dans Développement, Environnement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/05/2013

Le projet AvalFonio pour la valorisation du fonio en Afrique

Le fonio est une céréale minoritaire, jouant néanmoins un rôle important dans la sécurité alimentaire de la population d'Afrique de l'Ouest. Ses grains sont de taille particulièrement réduite, ce qui complique les étapes de transformation (surcroît de travail) et limite sa valorisation. Le projet AvalFonio, « amélioration de l'après-récolte et valorisation du fonio en Afrique » est coordonné par le CIRAD en partenariat avec cinq pays africains (Guinée, Burkina Faso, Mali, Sénégal et Burundi). Il a pour objectif de « mieux valoriser cette ressource par la mécanisation des techniques post-récolte et par l’accompagnement des processus d’innovation dans les petites entreprises de transformation ».

Faisant suite à deux autres projets, le projet AvalFonio (2013-2015) sera centré sur la mécanisation des étapes de récolte, le battage (pour séparer le grain de la tige), lavage et dessablage du fonio décortiqué, en associant les différents acteurs de la filière. Un autre axe de travail concerne l'amélioration de la qualité du fonio commercialisé, ce qui permettrait d'accroître la valeur ajoutée du produit transformé et de répondre au regain d'intérêt qu'il connaît actuellement dans les métropoles africaines, en raison de ses qualités nutritionnelles et gustatives. Cette céréale sans gluten pourrait également intéresser les marchés occidentaux. Les résultats de ce projet pourraient être transposés à d'autres « petites céréales » telles que l'éleusine.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : CIRAD

09/03/2013

Les premières « Indications géographiques protégées » d’Afrique

Le poivre du Penja, le miel d’Oku et le café Ziama-Macenta, trois produits issus de terroirs africains, sont les premiers à se voir décerner une Indication géographique protégée (IGP) par l’OAPI (Organisation africaine de la propriété intellectuelle).

La reconnaissance officielle des Indications géographiques est un enjeu important pour l’Afrique. Elle participe à la reconnaissance et la protection d’un patrimoine et représente un véritable levier économique.

Cette valorisation des produits, mise en oeuvre par l’OAPI avec l’AFD et le Cirad dans le cadre du Programme de renforcement des capacités commerciales (PRCC), permettra d’améliorer leurs capacités d’exportation, grâce également à une assistance technique institutionnelle et à un volet formation.

 Source : CIRAD

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28/06/2012

Portail des zones agro-écologiques

Un nouveau portail en ligne de la FAO et de l'Institut international pour l'analyse des systèmes appliqués (IIASA), le portail des zones agro-écologiques (GAEZ), est un outil de planification servant à recenser les zones pouvant accroître leur production vivrière. Dans certaines régions, la FAO estime ainsi que la production actuelle est à 30-40 % de son potentiel, en particulier en Afrique subsaharienne.

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Le premier pas déterminant pour intensifier durablement la production sera de combler les écarts de rendement qui continuent à affecter le secteur agricole dans de nombreuses régions du monde. En effet, les rendements céréaliers du continent africain ont longtemps tourné autour de 1,2 tonne l'hectare, contre un rendement moyen d'environ 3 tonnes l'hectare dans le monde en développement.

Ce nouveau portail en ligne de la FAO et de l'IIASA entend renforcer la capacité des planificateurs et des décideurs d'estimer les potentiels et la variabilité de la production selon différents contextes environnementaux et scénarios de gestion, prenant en compte notamment les conditions climatiques, les régimes de gestion, les disponibilités d'eau et les niveaux d'intrants.

 

Sources : FAO 

Voir aussi la publication de Laurence Roudart


27/06/2012

Le cacao en voie de disparition ?

L’Alliance des pays producteurs de cacao (COPAL) a tiré la sonnette d’alarme à Abidjan en Côte d’Ivoire. Cette alliance regroupant des pays comme le Ghana, le Nigeria, le Brésil, la Côte d’Ivoire, le Cameroun, la Malaisie, craint que la culture de cacao ne soit en danger d'extinction dans le monde. Le vieillissement des cacaoyers, les effets du changement climatique et les attaques des parasites expliquent cette crainte.

« S’il n’y a pas une réaction rigoureuse aux menaces, il va sans dire que (. . . ) dans 50 ans ou un siècle on ne pourra plus avoir du cacao », selon M. Coulibaly, secrétaire général de la COPAL, qui a plaidé en particulier pour une aide financière accrue à la recherche, en vue de renouveler les vergers avec de nouvelles variétés végétales résistantes aux parasites. Selon lui, cette aide devrait venir des chocolatiers et des gouvernements des pays producteurs. Ces questions sont mises à l'ordre du jour de la 17e conférence internationale de la recherche sur le cacao qui se tiendra en octobre 2012.

 Source : COPAL

14:47 Publié dans Climat, Développement, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

06/05/2012

Les causes des différentiels de rendement en maïs en Afrique

Le département de recherche socio-économique LEI de l'université de Wageningen aux Pays-Bas a publié un rapport qui cartographie le différentiel entre rendement réel et rendement potentiel de maïs pouvant exister dans différentes zones géographiques d'Afrique. Une analyse statistique identifie des facteurs comme l'utilisation d'engrais de synthèse, les infrastructures de transport et les institutions socio-politiques qui ont une relation avec ce différentiel de rendement. La cartographie résultant de l'analyse permet de repérer les zones où des efforts sont particulièrement nécessaires pour améliorer les rendements réels de production du maïs. Elle peut également servir d'outil pour identifier les zones où un système d'assurance récolte pourrait fonctionner de façon efficace.

 La méthode utilisée par le LEI s'appuie sur de l'imagerie satellite et des systèmes d'information géographique pour calculer le différentiel entre rendement actuel et rendement potentiel. La cartographie représente ensuite ce différentiel de rendement. Le croisement avec les indicateurs socio-économiques des différentes régions montre que l'accès aux marchés et l'utilisation d'engrais de synthèse sont corrélés avec un faible différentiel de rendement. Cependant, à une échelle plus fine, ces corrélations sont moins marquées, indiquant que d'autres facteurs entrent en jeu. Des différences marquées apparaissent entre régions administratives, ce qui suggère que des facteurs institutionnels et socio-politiques contribuent à expliquer les différentiels de rendement observés.

Source : LEI, Wageningen 

Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

 

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03/05/2012

La réponse des pays d'Amérique latine et des Caraïbes à la volatilité des prix alimentaires

La FAO, l'Institut inter-amériques pour la coopération agricole (IICA) et la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC) viennent de publier un rapport sur la réponse de l'Amérique latine et des Caraïbes à la plus grande volatilité des prix alimentaires et sur les opportunités de coopération régionale. Le rapport propose des recommandations de politiques publiques aux pays des trois grandes régions (Cône Sud, Amérique centrale et Caraïbes).

Constituant les actes de quatre séminaires régionaux organisés pour améliorer le dialogue entre institutions de la société civile, du secteur privé et des pouvoirs publics des différents pays de la zone, ce rapport décrit les réponses en matière de politiques publiques pour faire face à la plus grande volatilité des prix alimentaires. La conclusion recommande plus de coopérer plus afin d'améliorer la transparence et la compétition sur les marchés alimentaires, de permettre aux pays de mieux tirer partie des zones de libre échange régionales, et de mettre en place des politiques de limitation des risques pour les consommateurs les plus vulnérables à travers des actions de protection sociale. Le rapport recommande de porter une attention toute particulière au développement de l'agriculture familiale dans les pays de la région au sein de stratégies nationales plus larges de développement agro-alimentaire.

Source : CEPAL

 Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

05/04/2012

Le système public de stockage et de distribution du riz indonésien

L'Indonésie a mis en place un système de stockage et de distribution du riz afin de préserver la sécurité alimentaire du pays. L'Association pour la commercialisation de produits agricoles et alimentaires pour l'Asie et le Pacifique (AFMA) relate, dans sa dernière lettre d'information en ligne, la visite de délégations d'autres pays asiatiques intéressés par ce modèle.

Trois composantes institutionnelles caractérisent ce système public :

  1. l'Agence de sécurité alimentaire planifie la constitution de réserves publiques et la distribution d'aide alimentaire dans cet immense pays ;

  2. l'entreprise publique Bulog met en œuvre la logistique des réserves et de la distribution ;

  3. le marché de gros en riz de Cipinang, près de Jakarta, où s'échangent 3 000 tonnes de riz par jour et dont les prix servent de prix de référence pour l'ensemble du pays.

L'Indonésie compte préserver sa sécurité alimentaire en riz par une meilleure connaissance de la situation sur les marchés mondiaux, une meilleure évaluation des capacités de production du pays, et l'adaptation des politiques publiques en fonction du contexte de marché.

 

Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

Marginalisation de l'Afrique dans le commerce alimentaire mondial

Selon une note publiée par la Fondation FARM sur la base du dernier rapport statistique de l'OMC sur le commerce international 2011, l'Europe est restée le premier exportateur mais aussi le premier importateur alimentaire mondial en 2010. Totalisant 43% des exportations alimentaires totales, elle devance la région Asie/Océanie (20%) et l'Amérique du Nord (15%, Mexique compris). Loin derrière, l'agriculture africaine ne contribue qu'à hauteur de 4% des exportations agricoles et alimentaires mondiales alors qu'elle mobilise 18% des terres arables de la planète.

Si les échanges inter-régionaux sont particulièrement importants, notamment en Europe, la faiblesse des flux commerciaux au sein de l'Afrique s'explique par :

  • une tendance historique privilégiant les échanges avec l'Europe, et plus récemment avec les États-Unis et la Chine, au détriment du commerce inter-régional et de l'investissement dans les agricultures africaines,

  • la faiblesse des infrastructures,

  • une part élevée des recettes douanières dans le budget des États.

Selon FARM, il n'existe pas de statistiques disponibles sur le commerce alimentaire dans le cadre des accords d'intégration régionale en Afrique. Alors que les cinq accords (UE 27, ALENA, MERCOSUR, ANASE et la Communauté andine) réalisent trois quarts des exportations alimentaires mondiales, « l'ensemble des exportations africaines de produits alimentaires vers le reste du monde, hors échanges inter-régionaux, ne représente que 7% des exportations mondiales de ces produits ».

Pour FARM, ce sont les pays émergents qui assurent depuis dix ans la croissance des échanges alimentaires grâce à la progression de leurs importations. Ces dernières ont contribué à plus de 40% de la hausse des exportations alimentaires mondiales. A l'instar du continent sud américain, l'Afrique présenterait toutefois un potentiel énorme pour le développement de son agriculture et de ses marchés sous l'effet de la croissance démographique et de l'urbanisation. Le développement de marchés régionaux serait selon FARM une opportunité à saisir à condition que les politiques mises en place puissent accompagner la construction de ces marchés afin de stimuler les investissements.

Hiba el Dahr, Centre d'études et de prospective

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06/03/2012

Scénarios pour la Méditerranée en 2030

L'IPEMED (Institut de prospective économique du monde méditerranéen), a publié une étude intitulée Demain la Méditerranée, Scénarios et projections à 2030 : croissance, emploi, migration, énergie, agriculture. Elle dessine trois grands scénarios de développement de la région :

- un scénario de « crise de la Méditerranée » avec une montée durable des prix des produits agricoles de base et des produits alimentaires à cause de la spéculation et de l’absence d'une régulation minimale des prix et des stocks de sécurité alimentaire ;

- un deuxième scénario de « divergences méditerranéennes », basé sur un statu quo du processus euro-méditerranéen, dans une économie libérale ouverte sur le monde. Les accords de libre-échange que chaque pays négocie individuellement avec l’Europe se développent de façon asymétrique et, selon l'IPEMED, poussent les pays du Maghreb à se tourner vers d'autres pays émergents (Brésil, Chine ou Inde) pour écouler leurs productions ou assurer leur sécurité alimentaire.

- le scénario de la « convergence méditerranéenne », lui, voit se mettre en place une convergence progressive pour un pacte de codéveloppement qui améliore la sécurité alimentaire régionale. Ce scénario se construit avec des pays du pourtour méditerranéen qui prennent en charge collectivement leur sécurité alimentaire grâce à des politiques agricoles régionales concertées et complémentaires.

Ces scénarios rappellent ceux du Mediterra publié par le CIHEAM en 2008.

 Parmi ses recommandations, l'Ipemed soutient la création d'une politique commune de sécurité alimentaire et de développement rural, ainsi que l'élaboration d'un « label méditerranéen garantissant une qualité sanitaire et environnementale en matière agricole », ou encore la fluidité des échanges commerciaux Sud-Sud.

09/02/2012

Impact de la libéralisation des échanges sur les pays en développement

Le programme RuralStruc, une initiative conjointe de la Banque mondiale, de la France (AFD, MAAPRAT, MAEE, Cirad) et du Fonds international pour le développement agricole (Fida), vient de rendre son rapport. RuralStruc visait à mieux identifier les conséquences des processus de libéralisation et d’intégration commerciale sur les agricultures des pays en développement.

Des enquêtes ont porté sur 8000 ménages ruraux dans sept pays : Mexique, Nicaragua, Maroc, Sénégal, Mali, Kenya et Madagascar. Ces pays sont à des stades différents du processus de libéralisation et d’intégration économique. L’étude a consisté à analyser et à comprendre les conséquences de ces processus sur les ménages ruraux.

Les principaux résultats :

1) La grande majorité des familles rurales enquêtées (93% de l'échantillon, jusqu'à 98% en Afrique sub-saharienne) ont une exploitation agricole mais leur participation dans les filières de valorisation et de contractualisation avec les agro-industries est très limitée (moins de 5% des familles d'Afrique sub-saharienne).

2) La pauvreté rurale en Afrique sub-saharienne reste très importante. Les produits de la ferme sont destinés de façon prédominante à la consommation de la famille, les ménages n'arrivant pas à vendre leur surplus sur les marchés. Même si 86% des ménages interviewés font du travail en dehors de la ferme, ces activités ne permettent pas de faire entrer des revenus suffisants et ces ménages demeurent dépendants de leur activité agricole et de ses risques.

3) Dans les autres régions que l'Afrique sub-saharienne, au contraire, les revenus du travail en dehors de la ferme permettent aux ménages d'accumuler de l'épargne ; ces ménages sont donc moins soumis aux aléas de la seule activité agricole.

4) Sur l'ensemble de l'échantillon, l'accroissement du revenu des ménages ruraux permet aux économies rurales de se diversifier progressivement vers d'autres activités que l'agriculture.

 

Jo Cadilhon, Centre d'études et de prospective

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02/02/2012

Nouvelle stratégie agricole nigériane

Dans l'objectif de renforcer sa sécurité alimentaire, le Nigeria a annoncé en août 2011 une nouvelle stratégie agricole baptisée « nouveau plan d'action de transformation agricole » (ATAP). Cette initiative, qui vise l'augmentation de la production des cinq principales cultures (riz, manioc, sorgho, cacao et coton), prévoit l'injection de 2 milliards de dollars US dans le secteur de la production et 2,2 milliards dans l'économie nigériane à travers l'autosuffisance en riz, selon son ministre de l'agriculture. L’objectif de cette politique consiste à diversifier l’économie en dehors du secteur dominant des oléagineux et à introduire une politique de substitution aux importations pour augmenter la production nationale de denrées alimentaires de base de 20 millions de tonnes d’ici 2015.

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01/02/2012

Adoption des biotechnologies en Afrique

Une enquête sur l'adoption des biotechnologies par les agriculteurs a été menée auprès de 91 parties prenantes en Afrique subsaharienne, où peu de pays utilisent les biotechnologies agricoles. Les résultats, rapportés dans le journal Nature Biotech, précisent que dans cette région, ce sont la communication et les aspects culturels ou religieux qui orientent principalement l'adoption ou le rejet des biotechnologies. A travers l'enquête, il apparaît que la communication est inadaptée au terrain, que des lobbys anti-OGM sont présents, que les agriculteurs locaux ne sont pas assez impliqués (les biotechs semblent « parachutés » de l'étranger) ce qui entraine une méfiance des utilisateurs potentiels, et que les semences proposées ne répondent pas aux pratiques ou croyances locales.

D'autres raisons sont avancées dans l'article, qui propose in fine des stratégies de conquête de marchés en usage dans d'autres parties de l'Afrique.

Thuriane Mahé, Centre d'études et de prospective

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