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05/08/2010

Le jatropha présente un fort potentiel pour les agriculteurs pauvres selon la FAO

Dans un rapport conjoint, la FAO et le Fonds international pour le développement agricole (Fida) estiment que le jatropha peut offrir de nouveaux débouchés aux agriculteurs des zones arides des pays en développement. Cet arbuste originaire d’Amérique centrale produit des fruits riches en huile qui peuvent être utilisés pour la production de biocarburant, de pesticides ou de savon et ses sous-produits peuvent servir à la production d’engrais ou d’aliments pour bétail. Les deux institutions soulignent que, compte-tenu de ses spécificités agronomiques, le jatropha peut pousser relativement facilement dans des zones arides sur des sols dégradés et qu’il peut contribuer à réduire l’érosion.

Les auteurs estiment qu’il est peu probable que cette culture puisse diminuer la dépendance des pays en développement vis-à-vis des produits pétrolifères, mais elle pourrait fournir aux familles rurales pauvres une source d’électricité et de combustible pour la cuisson. Selon eux, la production de jatropha pourrait être multipliée par 13 d’ici 2015 pour atteindre 12,8 millions d’hectares dans le monde, contre 900 000 hectares produits à l’heure actuelle essentiellement en Asie.

17:27 Publié dans Développement, Energie | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

29/07/2010

Le Brésil, acteur du développement économique

Le Brésil fait parler de lui du fait de son développement économique et de son rôle géopolitique croissant. Mais il commence également à s'insérer discrètement dans le club des pays contributeurs à l'aide au développement.

Bien que lui-même toujours bénéficiaire de celle-ci et encore confronté à des problèmes de pauvreté dignes du Tiers-monde, le Brésil rejoint la Chine et l'Inde parmi les pays émergents qui souhaitent appuyer le développement des pays les moins avancés. Entre son aide bilatérale, la coopération technique financée par d'autres instituts publics brésiliens, sa contribution aux programmes de l'ONU et les prêts commerciaux consentis par sa banque de développement, The Economist estime que l'aide directe totale du Brésil en 2010 pourrait atteindre 4 milliards de dollars. C'est moins que la Chine, mais au même niveau que l'aide au développement du Canada ou de la Suède.

 

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Le Brésil est particulièrement apprécié pour son expertise technique en agronomie et en irrigation, ainsi que pour les déclinaisons de son modèle d'aide sociale Bolsa Família. L'aide technique brésilienne vise également à développer les filières de transformation d'éthanol afin d'accroître la valeur d'un marché mondial sur lequel le pays est actuellement le fournisseur le plus compétitif.

Source : The Economist

Jo Cadilhon (Centre d'études et de prospective)

09:59 Publié dans Développement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/07/2010

Modélisation de l'impact des investissements dans la recherche agronomique pour le développement

Un document de travail de l'IFPRI (International Food Policy Research Institute) présente un modèle d'évaluation ex-ante de l'effet d'investissements dans les systèmes nationaux et internationaux de recherche agronomique sur les indicateurs du développement. Les différents modèles présentés cherchent à allouer les investissements pour la recherche agronomique entre les différentes régions du monde en développement afin de maximiser la production agricole dans ces régions ou bien d'y minimiser le nombre de personnes pauvres. Le modèle se base sur des estimations passées de l'effet de la recherche agronomique sur les indicateurs du développement et considère que la réduction de la pauvreté est liée à l'accroissement de la production agricole.

Les résultats de l'étude montrent qu'un investissement dans les instituts de recherche agronomique en Asie permettra le meilleur développement de la production agricole ; ceci provient du fait que les effets passés sur les rendements des efforts de la recherche agronomique ont été les plus forts dans la région Asie. En revanche, si l'objectif est de minimiser le nombre de personnes pauvres, les résultats de l'étude poussent à investir dans la recherche agronomique en Afrique Sub-saharienne et en Asie du Sud où l'on dénombre le plus de personnes pauvres.

Jo Cadilhon (CEP)

Le document de travail de l'IFPRI (36 p.)

11:26 Publié dans 2. Evaluation, Développement, Enseignement et recherche | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

Cessions d’actifs agricoles à des investisseurs étrangers

Le CAS (Centre d'analyse stratégique) a rendu public son rapport sur les cessions d’actifs agricoles à des investisseurs étrangers dans les pays en développement.

Après une première partie de diagnostic, qui montre que les cessions d'actifs agricoles devraient s'amplifier dans le futur et que ces investissements, s’ils sont mal préparés et mal conduits, peuvent entraîner de graves dommages sociaux et environnementaux, la seconde partie présente des pistes de régulation de ce phénomène.

Cette régulation pourrait s’appuyer sur deux principes :

- Un apport de capital massif dans les filières agricoles des pays du Sud

- Une «responsabilisation» de ces investissements, qui pourrait passer par la création d’un label «Agro Investissement Responsable». Elle devrait également s’appuyer sur les institutions internationales qui réfléchissent activement sur ce sujet, et sur une action déterminée de l’Union européenne et de la France pour aider les pays hôtes à négocier avec les investisseurs.

Le dossier de presse (18 p.)

Le rapport (102 p.)

Voir aussi le rapport récent de l'IIED

10:54 Publié dans Développement, Mondialisation et international, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

24/06/2010

Des alternatives aux acquisitions massives de terres dans les pays en développement

Un rapport publié le 22 juin 2010 par l'Institut international pour l'environnement et le développement (IIED) et commandité par la FAO, le Fonds international pour le développement agricole (FIDA) et l'Agence suisse pour le développement et la coopération (SDC) montre comment les investissements dans l'agriculture des pays en développement peuvent être structurés en alternative aux acquisitions massives de terres.

Il présente divers types de collaboration dont les gros investisseurs et les petits paysans peuvent tirer des avantages réciproques, en les répartissant en six grands chapitres: agriculture sous contrat, contrats de gestion, fermage et métayage, joint ventures, coopératives fermières et liens amont-aval.

Aucun modèle unique ne semble l'emporter comme panacée valable en toutes circonstances pour les petits agriculteurs. Pour offrir des avantages aux exploitants tout en gardant un attrait pour les investisseurs, chaque contexte spécifique doit prendre en compte le régime foncier local, les politiques, la culture, l'histoire, et les considérations biophysiques et démographiques.

 Il indique que les directives internationales en matière d'investissement agricole devraient promouvoir les modèles d'investissement qui offrent davantage d'opportunités aux petits agriculteurs locaux.

Le rapport (116 p.)

 

11:27 Publié dans Développement, Mondialisation et international, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

04/06/2010

Un nouveau virus attaque la troisième base alimentaire du monde : le manioc

Après le riz et le blé, le manioc est la troisième source de calories pour l'alimentation humaine. Le manioc est une culture vivrière importante dans de nombreux pays africains où elle résiste aux conditions agro-environnementales difficiles. Le manioc s'est aussi répandu en Amérique du Sud et en Asie comme une source d'alimentation industrielle pour le bétail.

Ainsi, le manioc est un élément fondamental pour répondre aux besoins alimentaires mondiaux. Or, un nouveau virus est apparu en Afrique orientale qui rend les tubercules de manioc impropres à la consommation, même par les bêtes d'élevage. Si ce virus arrivait à migrer vers d'autres régions cultivant du manioc, des systèmes agraires dans de nombreux pays tropicaux seraient irrémédiablement affectés.


Source : New York Times

Jo Cadilhon
Centre d'études et de prospective

 

 

31/03/2010

Global Food and Farming Futures

Le programme intergouvernemental de prospective britannique, Foresight, a lancé en novembre 2008 le projet Global Food and Farming Futures, avec pour but d'analyser l'avenir du système alimentaire mondial, les évolutions de la demande et de l'offre à l'horizon 2050, et de voir comment les avancées scientifiques et les politiques peuvent répondre aux défis de demain.

Sous le patronage de Jim Fitzpatrick, ministre de l'agriculture et de l'environnement au DEFRA et de Michael Foster, sous-secrétaire d'Etat au ministère du développement international, un groupe composé d'experts de haut niveau mené par Charles Godfray, président de la British Ecological Society, est actuellement dans la phase de conclusion de ses travaux.

Un article publié dans Science, « Food Security : the Challenge of Feeding 9 Billion People », en présente les premières conclusions.

Le compte-rendu (1 p)

L'article (7 p.)

 

Avenir de la recherche agronomique pour le développement

A l'occasion de la Conférence mondiale pour la recherche agronomique pour le développement (GCARD en anglais) qui s'est déroulée à Montpellier du 28 au 31 mars 2010, un rapport a été publié qui fait le point sur les principaux thèmes de recherche à mettre en œuvre afin de lever les obstacles et saisir les opportunités de l'agriculture dans les pays en développement.

Parmi ces thèmes, la place de la femme et des jeunes, le fonctionnement micro-économique des ménages, les jeux institutionnels, le financement de l'aide au développement, la valorisation des expériences des nouveaux pays émergents.

Une feuille de route est proposée aux acteurs, qui reste générale mais présente l'originalité de valoriser une démarche « bottom-up », où les agriculteurs joueraient un rôle plus important dans le processus de recherche.

Le compte-rendu (1 p.) par Jo Cadilhon, CEP

Le résumé du rapport (13 p.)

26/03/2010

Initiative pour le développement de l'agribusiness et des agro-industries en Afrique

Abuja, capitale du Nigeria, a accueilli du 8 au 10 mars la Conférence de haut niveau pour le développement de l'agribusiness et des agro-industries en Afrique. Cette rencontre a réuni les chefs de gouvernement de près de 40 pays africains, les représentants de nombreuses institutions internationales, rassemblant finalement près de 500 participants.

La conférence a adopté l'Initiative pour le développement de l'agribusiness et des agro-industries en Afrique (ID3A). Son objectif est d'attirer des capitaux privés, de l'agribusiness et des agro-industries, vers le secteur agricole africain, en aidant les Etats à créer des conditions favorables pour ces investissements. L'ID3A précise qu'une telle dynamique devrait contribuer à la mise en place de "chaines de valeurs agricoles hautement productives et rentables, qui établiront un lien efficace entre les petits et moyens producteurs et les marchés". La FAO estime en effet qu'il sera nécessaire de mobiliser 940 milliards de dollars d'ici 2050 dans le secteur agricole africain et les services en aval, pour parvenir à mettre en place un marché où plus de 50% des produits alimentaires vendus soient transformés.

L'ID3A prévoit de financer des initiatives de développement de l'agribusiness et de l'agro-industrie grâce à la création de deux guichets de financement. Le premier sera destiné au secteur public et consistera pour l'essentiel en des prêts et un financement de l'assistance technique et le second, pour le secteur privé nécessitera un fonds d'investissement commercial et l'octroi de garantie partielle de crédit permettant de mobiliser des ressources auprès des institutions financières.

Dans sa déclaration finale, l'Union africaine a également demandé à ses pays membres de respecter l'engagement de la déclaration de Maputo d'allouer 10% de leur budget national à l'agriculture d'ici 2015.

 

15:07 Publié dans 4. Politiques publiques, Développement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/03/2010

Le lieu de vente est-il un meilleur indicateur de qualité que le label ?

Les premiers résultats de recherches qualitatives effectuées par un consortium de chercheurs asiatiques sous l'égide de la FAO montrent que les consommateurs urbains dans quatre pays limitrophes du fleuve Mékong en Asie du Sud-est utilisent le lieu de vente comme critère principal de différenciation de la qualité des produits alimentaires de base. Les signes officiels de qualité, les labels et les marques demeurent importants mais ne sont pas des éléments assez discriminants pour que le consommateur effectue son choix. Les résultats des études quantitatives du consortium permettront de quantifier la part relative de ces différents attributs de qualité dans le choix des consommateurs urbains en Thaïlande, au Viet Nam, au Laos et dans la province chinoise du Yunnan.

L'objectif du projet et d'aider les producteurs et les agents des administrations de la région à mieux comprendre les attentes des consommateurs, afin de proposer des stratégies d'investissement et de développement répondant mieux à ces attentes.

Lire l'analyse des premiers résultats de ce projet de recherche-développement par Jo Cadilhon (CEP), 2 pages.

 

05/03/2010

Food Price Watch, une veille sur les prix des produits alimentaires

La Banque mondiale lance une publication trimestrielle sur l'évolution des prix des produits alimentaires domestiques dans les pays à bas et moyens revenus et sur leurs implications.

La première édition montre que, malgré une détente des prix agricoles sur les marchés internationaux depuis la forte hausse de 2008, les prix domestiques restent élevés.

L'impact sur la sécurité alimentaire est net : selon un document de travail, la crise économique en 2009 aurait ajouté 41 millions d'individus au nombre des personne sous-alimentées.

 

15:08 Publié dans Développement, Mondialisation et international, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/03/2010

Débat sur le rôle de la Chine en Afrique

Le magazine britannique The Economist a organisé au mois de février 2010 un débat sur son site internet, conduit dans la tradition oxfordienne entre un défenseur de la thèse, un avocat de l'antithèse, avec des apports d'invités spéciaux et du grand public, sur le thème : la participation croissante de la Chine dans les affaires de l'Afrique est-elle une bonne chose ?

Au-delà des arguments classiques employés par les deux camps (l'Afrique tire parti des investissements chinois, notamment dans le secteur agricole, qui lui permettent d'améliorer ses infrastructures, sa formation, d'accroître ses débouchés commerciaux / mais d'un autre côté les produits importés chinois entrent en compétition avec l'industrie manufacturière locale, les termes de l'échanges sont inégaux, la corruption subsiste, etc.), c'est l'organisation-même du débat qui est intéressante, la participation qu'il a suscité, et l'idée qu'il est possible de parler de l'Afrique sans tomber dans le « politiquement correct ».

Le compte-rendu du débat par Jo Cadilhon (CEP), 2 p.

 

12:11 Publié dans Développement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/11/2009

Agriculture et géopolitique

Dans ce dossier de l'IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), les liens entre agriculture et géopolitique, de plus en plus prégnants, sont explorés. En effet, le caractère stratégique et la dimension géopolitique de l'agriculture, s'ils furent quelque peu oubliés à la fin du XXe siècle, reviennent actuellement avec force sur le devant de la scène internationale. La crise alimentaire mondiale observée au printemps 2008 en constitue à ce titre une piqûre de rappel douloureuse.

Le compte-rendu (1 page)

Le dossier (24 pages)

16:00 Publié dans Développement, Mondialisation et international, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/10/2009

Changement climatique et agriculture

Les régions les plus pauvres déplorant les niveaux les plus élevés de faim chronique seront vraisemblablement les plus touchées par le changement climatique, selon un document de synthèse de la FAO publié fin septembre.

Les pays en développement pourraient connaître un déclin de 9 à 21% de leur productivité agricole potentielle totale à cause du réchauffement de la planète, estime ce document. En Afrique, le changement climatique pourrait accroître la dépendance de nombreux pays vis-à-vis des importations alimentaires, et réduire le potentiel de production agricole du continent de 15 à 30% à l'horizon 2080-2100.

Le changement climatique risque également se traduire par une variabilité accrue de la production agricole dans toutes les régions et par une intensification de la pression exercée par les maladies à transmission vectorielle et les maladies d'origine hydrique et alimentaire.

Cependant, selon la FAO, plusieurs options de mitigation basées sur l'agriculture pourraient améliorer sensiblement la sécurité alimentaire et l'adaptation au changement climatique : accroître le piégeage du carbone dans le sol grâce aux initiatives de foresterie et d'agroforesterie et aux pratiques de travail du sol, améliorer l'efficacité de la gestion des substances nutritives et remettre en état les terres dégradées sont des exemples de mesures ayant un vaste potentiel d'atténuation.

Cette synthèse rejoint les conclusions de l'étude intitulée "Changement climatique : l'impact sur l'agriculture et les coûts de l'adaptation" publiée par l'IFPRI en septembre. Cette étude associe les modèles du climat au modèle économique de l'IFPRI sur l'agriculture mondiale qui prévoit la production, la consommation et le commerce des principaux produits agricoles. Elle présente trois scénarios, un scénario théorique « sans réchauffement climatique » et deux scénario « avec », basés sur les travaux du GIEC. Elle montre ainsi que le changement climatique pourrait réduire de 30% la production de blé en 2050 dans les pays en développement, comparé au scénario sans changement climatique. Le nombre d’enfants malnourris augmenterait quant à lui de 20%. L’augmentation des prix des principaux produits agricoles est également quantifiée.

 

Ce résultat pourrait être évité avec sept milliards de dollars d'investissements supplémentaires dans la production agricole, selon les auteurs du rapport, qui devraient selon eux financer les investissements dans la recherche, l’irrigation, les infrastructures de transport.

09:42 Publié dans Climat, Développement, Environnement | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/07/2009

La faim dans le monde : projections à l'horizon 2018

Selon l'USDA, le nombre de personnes sous-alimentées dans les 70 principaux pays en développement à bas revenu (soit 47 % de la population mondiale) augmenterait de 2% entre 2008 et 2018, pour atteindre 834 millions à cette date.

Le déficit alimentaire global des pays concernés devrait donc rester relativement proche de son niveau de 2008, mais la situation évoluerait de manière contrastée selon les régions : alors que la population souffrant de la faim diminuerait de 22 % en Asie, elle croîtrait de 25 % en Afrique subsaharienne et de 8 % en en Amérique latine et dans les Caraïbes (cliquer sur le tableau pour l'aggrandir):

USDAtableau.jpg


Ces projections sont basées sur des hypothèses optimistes, des scénarios alternatifs prévoient quant à eux une augmentation comprise entre 9% et 18% du nombre de personnes sous-alimentées entre 2008 et 2018.

Le rapport

15:47 Publié dans 3. Prévision, Développement, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook