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10/10/2009

Changement climatique et agriculture

Les régions les plus pauvres déplorant les niveaux les plus élevés de faim chronique seront vraisemblablement les plus touchées par le changement climatique, selon un document de synthèse de la FAO publié fin septembre.

Les pays en développement pourraient connaître un déclin de 9 à 21% de leur productivité agricole potentielle totale à cause du réchauffement de la planète, estime ce document. En Afrique, le changement climatique pourrait accroître la dépendance de nombreux pays vis-à-vis des importations alimentaires, et réduire le potentiel de production agricole du continent de 15 à 30% à l'horizon 2080-2100.

Le changement climatique risque également se traduire par une variabilité accrue de la production agricole dans toutes les régions et par une intensification de la pression exercée par les maladies à transmission vectorielle et les maladies d'origine hydrique et alimentaire.

Cependant, selon la FAO, plusieurs options de mitigation basées sur l'agriculture pourraient améliorer sensiblement la sécurité alimentaire et l'adaptation au changement climatique : accroître le piégeage du carbone dans le sol grâce aux initiatives de foresterie et d'agroforesterie et aux pratiques de travail du sol, améliorer l'efficacité de la gestion des substances nutritives et remettre en état les terres dégradées sont des exemples de mesures ayant un vaste potentiel d'atténuation.

Cette synthèse rejoint les conclusions de l'étude intitulée "Changement climatique : l'impact sur l'agriculture et les coûts de l'adaptation" publiée par l'IFPRI en septembre. Cette étude associe les modèles du climat au modèle économique de l'IFPRI sur l'agriculture mondiale qui prévoit la production, la consommation et le commerce des principaux produits agricoles. Elle présente trois scénarios, un scénario théorique « sans réchauffement climatique » et deux scénario « avec », basés sur les travaux du GIEC. Elle montre ainsi que le changement climatique pourrait réduire de 30% la production de blé en 2050 dans les pays en développement, comparé au scénario sans changement climatique. Le nombre d’enfants malnourris augmenterait quant à lui de 20%. L’augmentation des prix des principaux produits agricoles est également quantifiée.

 

Ce résultat pourrait être évité avec sept milliards de dollars d'investissements supplémentaires dans la production agricole, selon les auteurs du rapport, qui devraient selon eux financer les investissements dans la recherche, l’irrigation, les infrastructures de transport.

09:42 Publié dans Climat, Développement, Environnement | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/07/2009

La faim dans le monde : projections à l'horizon 2018

Selon l'USDA, le nombre de personnes sous-alimentées dans les 70 principaux pays en développement à bas revenu (soit 47 % de la population mondiale) augmenterait de 2% entre 2008 et 2018, pour atteindre 834 millions à cette date.

Le déficit alimentaire global des pays concernés devrait donc rester relativement proche de son niveau de 2008, mais la situation évoluerait de manière contrastée selon les régions : alors que la population souffrant de la faim diminuerait de 22 % en Asie, elle croîtrait de 25 % en Afrique subsaharienne et de 8 % en en Amérique latine et dans les Caraïbes (cliquer sur le tableau pour l'aggrandir):

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Ces projections sont basées sur des hypothèses optimistes, des scénarios alternatifs prévoient quant à eux une augmentation comprise entre 9% et 18% du nombre de personnes sous-alimentées entre 2008 et 2018.

Le rapport

15:47 Publié dans 3. Prévision, Développement, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/07/2009

L'Afrique, prochain géant agricole ?

 

Une vaste bande de savane africaine traversant 25 pays a le potentiel de transformer plusieurs pays africains en protagonistes mondiaux en matière de production de matières premières agricoles, selon un ouvrage que vient de publier la FAO et la Banque Mondiale.
Aujourd'hui, seulement 10% de la savane guinéenne - vaste étendue de quelque 600 millions d'hectares (du Sénégal jusqu'en Afrique du Sud) dont 400 millions conviennent à l'exploitation agricole - est effectivement cultivé.

La savane guinéenne présente des inconvénients géophysiques, mais la Thaïlande en présentait aussi dans les années 1980 et elle a pourtant réussi à créer les conditions favorables à la croissance agricole.

Selon l'étude, pour que le développement soit équitable et pour éviter tout conflit social, il faudrait que la transformation de l'agriculture soit conduite par les petits exploitants agricoles, suivant en cela le modèle thaïlandais, et contrairement à ce qui s'est passé au Brésil (grosses exploitations agricoles dirigées par de riches fermiers).

L'utilisation des terres de la savane guinéenne pour l'agriculture entraînera inévitablement des coûts pour l'environnement, les gouvernements devront mettre en place des mesures pour réduire ou éviter les dégâts.

 

11:25 Publié dans Développement, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

04/06/2009

Accaparement des terres

Deux études récentes, l'une de l'IEED la FAO, l'autre de l'IISD, relient le phénomène d'accaperement de terres aux crises économiques et énergétiques et les voient s'incrire dans la durée, comme stratégie de sécurisation alimentaire et énergétique face à des hausses structurelles de prix à long terme.


Elles soulignent notamment toutes les deux les opportunités et menaces de ce phénomène, notamment du point de vue du droit (accès des populations locales aux ressources, transparence et compréhension des contrats et de leurs implications à moyen et long terme...).

 Le deuxième rapport évoque même de très grands risques économiques, géopolitiques,etc... liés à de tels transferts de propriété des ressources.

La dernière publication pointe également le risque de décroissance de ces investissements face à des prix qui ont baissé; on peut se poser la question de la pérennité de ceux réalisés en cas de maintien des prix bas pendant plusieurs années.

 

16:13 Publié dans Développement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/04/2009

Livre : Mondialisation et compétition

Le déclin du « consensus de Washington » permet de rouvrir et de raviver le débat sur les politiques à mener dans les pays en voie de développement. Luiz Carlos Bresser-Pereira, économiste et ancien membre du gouvernement brésilien, propose un nouveau modèle de développement fondé notamment sur l'abandon de la politique des taux de change élevés.

 

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Le compte-rendu publié sur le site de la Vie des idées

 

09:05 Publié dans Développement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/04/2009

Mediterra2009. Repenser le développement rural en Méditerranée

 

Lors de la conférence de presse de ce 11e rapport du CIHEAM, réalisé avec le Plan Bleu, Bertrand Hervieu et Henri-Luc Thibault ont présenté quelques tendances inquiétantes à l'œuvre dans les pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée : croissance de la pauvreté en milieu rural, morcellement de la propriété foncière, pressions sur les terres et sur les ressources en eau...

 

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Mais ils ont aussi noté la relance des questions agricoles au niveau international, ainsi que des efforts nationaux en matière de politiques agricoles, à défaut de réelle coopération régionale en la matière. Bertrand Hervieu a imaginé la construction d'un marché de sécurisation des approvisionnements associant les deux rives, qui pourrait se concrétiser lors de la réforme de la PAC après 2013.

Le compte-rendu de la présentation (2 p.)

 

17:18 Publié dans Développement, Environnement | Lien permanent | Tags : ciheam |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/03/2009

PNUE : The Environmental Food Crisis

Dans ce rapport, le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) montre que plusieurs facteurs déjà à l'origine de la crise alimentaire actuelle (sécheresses, biocarburants, prix du pétrole élevés, faibles réserves céréalières et surtout spéculation sur les marchés alimentaires) pourraient s'aggraver au cours des prochaines décennies.

Si aucune mesure n'est prise, d'ici 2050 un quart de la production alimentaire mondiale pourrait disparaître en raison de « ruptures environnementales ». Déjà les rendements céréaliers stagnent et la pêche décline.

Un plan en sept points prévoit plusieurs actions :

- Une réorganisation des infrastructures du marché alimentaire pour une règlementation des prix et la mise en place de filets de protection pour les personnes les plus exposées, garantis par des fonds mondiaux ou des microcrédits pour dynamiser la productivité des petits fermiers dans les pays en développement.

- La suppression des subventions agricoles et la promotion de biocarburants de nouvelle génération, à partir des déchets plutôt que des récoltes primaires, pour que diminue la pression sur les terres fertiles et les écosystèmes critiques comme les forêts.

L'amélioration des techniques de gestion et de récupération des eaux de pluie notamment en Afrique, ainsi qu'une aide destinée aux fermiers qui adoptent des méthodes plus diversifiées et respectueuses de l'environnement (qui favorisent les apports « naturels » de pollinisateurs comme les abeilles ainsi que les réserves d'eau et la diversité génétique) peuvent constituer des mesures à moyen et long termes.

Le PDF téléchargeable à cette adresse (très lourd, beaucoup de photos)

 

 

25/03/2009

2e forum sur l'avenir de l'agriculture

Le deuxième forum sur l'avenir de l'agriculture, organisé par Syngenta, entreprise suisse de biotechnologie, et l'Organisation européenne de la propriété rurale, s'est tenu les 17 et 18 mars à Bruxelles.

Lors de ce forum, le prix Nobel d'économie Paul Krugman a déclaré que les récentes augmentations n'étaient pas une fausse alarme résultant de la bulle spéculative, et ne devaient pas être éclipsées par les crises macroéconomiques et financières. Une fois que le ralentissement économique actuel sera derrière nous, nous nous rendrons compte de l'existence de la crise alimentaire, a-t-il souligné. Celle-ci a pour origine les contraintes en termes de ressources, l'augmentation de la population mondiale et la hausse de la demande pour des aliments à forte intensité d'utilisation des ressources naturelles, tels que la viande.

Selon lui, la crise de l'année dernière a donné tort aux gouvernements qui pensaient que de vastes réserves de denrées alimentaires n'étaient pas nécessaires parce que le commerce et les marchés mondiaux s'occuperont des éventuelles pénuries alimentaires. Pour répondre à la menace de la crise, nous devons en premier lieu investir dans la production alimentaire future, ainsi que dans l'infrastructure physique et la R&D.

Franz Fischler, ancien commissaire à l'Agriculture et président cette année du Forum sur l'avenir de l'agriculture, a indiqué que la régulation avait été réhabilitée et que des subventions non commerciales et faussant les échanges destinées aux agriculteurs devront être maintenues, non seulement en Europe mais dans le monde entier, si l'on veut éviter l'aggravation de la pénurie alimentaire. Il a également appelé les pays de l'hémisphère Sud à introduire des réformes agraires qui permettraient l'accès des plus pauvres aux terres.

Site du forum

 

14:40 Publié dans Alimentation et consommation, Développement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

19/03/2009

Colloque: Localiser les produits : une voie durable au service de la diversité naturelle et culturelle des Suds ?

 

Colloque international organisé par l'UNESCO les 9, 10 et 11 juin 2009

Dans de nombreux pays du Sud, des initiatives visant à établir ou à renforcer les liens entre la diversité biologique et culturelle et les processus de valorisation des spécialités locales se multiplient. Elles relèvent aussi bien de stratégies portées par des acteurs locaux, qu'encouragées par des instances nationales et internationales (Convention sur la Diversité Biologique, FAO, OMPI…). Les objectifs ne sont plus seulement commerciaux (promotion des spécialités locales) et juridiques (protection d'un nom, limitation de la contrefaçon) mais ils deviennent environnementaux, identitaires, voire patrimoniaux.

Ainsi, les formes les plus sophistiquées de protection des «produits de terroir» (Appellations d'origine, Marques collectives) comme les plus simples instruments de valorisation des spécialités locales sont maintenant mobilisés dans la gestion durable des ressources et des paysages, la valorisation des savoir-faire locaux ou encore la re-qualification de territoires en crise. Ces démarches concernent des produits dont la nature (brut/transformé), l'origine (agricole, halieutique, cynégétique, etc.) et les usages (alimentaire, médicinal, cosmétique, artisanal, etc..) sont variés.

Des travaux scientifiques récents, conduits dans des contextes écologiques, politiques, économiques et sociaux diversifiés, ont permis de souligner l'inégale avancée des réflexions et des politiques publiques selon les pays. Il est maintenant temps de tirer les premières leçons des données empiriques et de partager les expériences. Dans ce colloque, on s'interrogera sur les logiques qui sous-tendent ces démarches et on mettra en évidence les innovations dont elles sont porteuses, mais aussi leurs limites et leurs insuffisances, en particulier en termes de durabilité des systèmes écologiques et sociaux.

A partir d'études de cas concrets, les communications s'interrogeront sur les logiques qui sous-tendent les démarches et les processus de valorisation des spécialités locales dans les pays du Sud en lien avec les questions de gestion durable de la diversité écologique et sociale.

(extrait de l'appel à contribution)

17:37 Publié dans Développement | Lien permanent | Tags : unesco, produits du terroir, labels |  Imprimer | | | | |  Facebook

OCDE Politiques agricoles des économies émergentes : Suivi et évaluation 2009

Le rapport en PDF

 

Dans son rapport Politiques agricoles des économies émergentes : Suivi et évaluation 2009, l’OCDE analyse les mesures prises par les gouvernements de l’Afrique du sud, du Brésil, du Chili, de la Chine, de l’Inde, de la Russie et de l’Ukraine pour atténuer la charge qui pèse sur les consommateurs et assurer l’approvisionnement en produits alimentaires dans les conditions de hausse et d’instabilité des prix qui prévalent depuis quelques années.

Les mesures les plus courantes ont consisté à réduire ou à suspendre les droits d’importation sur les produits alimentaires, ou à imposer des obstacles à l’exportation, par exemple sous forme de taxes. Or les obstacles à l’exportation n’aident pas ceux qui ont le plus besoin de sécurité alimentaire, explique le rapport. Ils font du tort aux agriculteurs nationaux et limitent l’incitation à produire. En outre, ils nuisent aux partenaires commerciaux qui dépendent des importations.

Bien que ces mesures puissent accroître les apports alimentaires dans les pays exportateurs à court terme, le renforcement du protectionnisme et l’adoption de politiques d’autosuffisance risquent d’accentuer l’instabilité des prix des produits agricoles sur les marchés mondiaux et de réduire les échanges.

Pour renforcer le secteur agricole à long terme, le rapport recommande de réduire le soutien public accordé à certains produits de base et aux mesures créatrices de distorsions du marché, qui bénéficient actuellement d’un montant disproportionné de subventions, pour le réorienter vers la fourniture de biens publics tels que la recherche, les infrastructures, la formation et la commercialisation.

Les auteurs soulignent la nécessité d’accroître les investissements publics pour mieux faire correspondre l’offre et la demande, développer les cultures à rendement élevé, améliorer la compétitivité à long terme de l’agriculture et assurer des niveaux de revenus plus élevés et durables aux agriculteurs.

11:18 Publié dans 4. Politiques publiques, Développement | Lien permanent | Tags : ocde, politique agricole, brésil, chine, inde, russie, afrique du sud |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/03/2009

Livre : Demain la faim

Aurons-nous encore de quoi manger en 2030 ?

Début 2008, les émeutes de la faim se sont multipliées dans plus d’une quarantaine de pays, qui ne sont pas les plus pauvres, du Maroc à l’Italie. Aux Etats-Unis, en 2009, 28 millions de personnes devraient avoir besoin de tickets alimentaires pour se nourrir. Les pays ont été de plus en plus nombreux à limiter leurs exportations de céréales pour préserver le marché intérieur.

En cause, une augmentation brutale des matières premières agricoles : plus de 50 % en quelques mois. Une flambée amenée à se renouveler qui s’explique par la stagnation de l’offre face à une demande croissante, par la crise pétrolière qui renchérit le coût du transport maritime et rend les biocarburants plus attractifs – on estime que ces derniers sont responsables de 30 % de l’augmentation des prix constatée en 2007-2008 –, par la spéculation boursière, par les aléas climatiques.

 

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Or, d’ici 2050, les besoins en produits alimentaires doubleront, conséquence notamment de l’évolution de la consommation, de plus en plus riche, et de plus en plus carnée : la consommation de viande a quadruplé en Asie de l’est depuis les années 60, et l’Inde suit le même chemin. Mais s’il faut 1500 litres d’eau pour produire un kilo de blé, il en faut 15 000 pour un kilo de bœuf….

Sans parler des biocarburants : la quantité de céréales requises pour remplir d’éthanol le réservoir d’un 4 x 4 pourrait nourrir une personne pendant une année ! Il va donc falloir produire bien davantage. Comment ? Les dégâts de l’industrie (terres polluées, sols épuisés, eau gaspillée), l’hypocrisie des politiques (en 25 ans, la Banque mondiale dont l’objectif est d’ « œuvrer pour un monde sans pauvreté » n’a consacré aucun rapport à l’agriculture !), la menace qui pèse sur les agriculteurs étranglés entre les multinationales de semence et celles de la grande distribution le permettront-ils ? Le réchauffement climatique et l’urbanisation réduisent l’espace agricole disponible. L’agriculture intensive est gourmande en eau, dont nous manquerons de plus en plus. Et nul ne sait évaluer les problèmes de biosécurité et de dépendance économique que posent les OGM. Ni le libéralisme, ni le protectionnisme, ni le productivisme, ni la décroissance, ni la génétique, ni l’écologie ne constituent LA solution.

 

 

(4e de couverture)

05:30 Publié dans Alimentation et consommation, Développement | Lien permanent | Tags : crise alimentaire |  Imprimer | | | | |  Facebook

17/03/2009

L’accès à la terre et le développement rural: nouveaux enjeux, nouvelles opportunités

Le neuvième Briefing sur le développement s’est tenu à Bruxelles le 25 février 2009 et a porté sur «L’accès à la terre et le développement rural: nouveaux enjeux, nouvelles opportunités». Cette réunion s’est penchée sur les liens entre les droits de propriété, les investissements et la croissance économique dans les zones rurales. La corrélation entre l’inégalité dans la répartition des terres et la croissance économique sera aussi discutée, ainsi que les nouveaux défis posés par l’augmentation massive de l’intérêt commercial à l’échelle mondiale par rapport aux terres et aux ressources naturelles et par les achats des millions d’hectares de ressources foncières des pays ACP par les pays riches.

Source : Briefing sur le développement

 

 

17:11 Publié dans Développement, Territoires | Lien permanent | Tags : foncier, terres agricoles |  Imprimer | | | | |  Facebook