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26/03/2010

Initiative pour le développement de l'agribusiness et des agro-industries en Afrique

Abuja, capitale du Nigeria, a accueilli du 8 au 10 mars la Conférence de haut niveau pour le développement de l'agribusiness et des agro-industries en Afrique. Cette rencontre a réuni les chefs de gouvernement de près de 40 pays africains, les représentants de nombreuses institutions internationales, rassemblant finalement près de 500 participants.

La conférence a adopté l'Initiative pour le développement de l'agribusiness et des agro-industries en Afrique (ID3A). Son objectif est d'attirer des capitaux privés, de l'agribusiness et des agro-industries, vers le secteur agricole africain, en aidant les Etats à créer des conditions favorables pour ces investissements. L'ID3A précise qu'une telle dynamique devrait contribuer à la mise en place de "chaines de valeurs agricoles hautement productives et rentables, qui établiront un lien efficace entre les petits et moyens producteurs et les marchés". La FAO estime en effet qu'il sera nécessaire de mobiliser 940 milliards de dollars d'ici 2050 dans le secteur agricole africain et les services en aval, pour parvenir à mettre en place un marché où plus de 50% des produits alimentaires vendus soient transformés.

L'ID3A prévoit de financer des initiatives de développement de l'agribusiness et de l'agro-industrie grâce à la création de deux guichets de financement. Le premier sera destiné au secteur public et consistera pour l'essentiel en des prêts et un financement de l'assistance technique et le second, pour le secteur privé nécessitera un fonds d'investissement commercial et l'octroi de garantie partielle de crédit permettant de mobiliser des ressources auprès des institutions financières.

Dans sa déclaration finale, l'Union africaine a également demandé à ses pays membres de respecter l'engagement de la déclaration de Maputo d'allouer 10% de leur budget national à l'agriculture d'ici 2015.

 

15:07 Publié dans 4. Politiques publiques, Développement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/03/2010

Le lieu de vente est-il un meilleur indicateur de qualité que le label ?

Les premiers résultats de recherches qualitatives effectuées par un consortium de chercheurs asiatiques sous l'égide de la FAO montrent que les consommateurs urbains dans quatre pays limitrophes du fleuve Mékong en Asie du Sud-est utilisent le lieu de vente comme critère principal de différenciation de la qualité des produits alimentaires de base. Les signes officiels de qualité, les labels et les marques demeurent importants mais ne sont pas des éléments assez discriminants pour que le consommateur effectue son choix. Les résultats des études quantitatives du consortium permettront de quantifier la part relative de ces différents attributs de qualité dans le choix des consommateurs urbains en Thaïlande, au Viet Nam, au Laos et dans la province chinoise du Yunnan.

L'objectif du projet et d'aider les producteurs et les agents des administrations de la région à mieux comprendre les attentes des consommateurs, afin de proposer des stratégies d'investissement et de développement répondant mieux à ces attentes.

Lire l'analyse des premiers résultats de ce projet de recherche-développement par Jo Cadilhon (CEP), 2 pages.

 

05/03/2010

Food Price Watch, une veille sur les prix des produits alimentaires

La Banque mondiale lance une publication trimestrielle sur l'évolution des prix des produits alimentaires domestiques dans les pays à bas et moyens revenus et sur leurs implications.

La première édition montre que, malgré une détente des prix agricoles sur les marchés internationaux depuis la forte hausse de 2008, les prix domestiques restent élevés.

L'impact sur la sécurité alimentaire est net : selon un document de travail, la crise économique en 2009 aurait ajouté 41 millions d'individus au nombre des personne sous-alimentées.

 

15:08 Publié dans Développement, Mondialisation et international, Production et marchés | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

03/03/2010

Débat sur le rôle de la Chine en Afrique

Le magazine britannique The Economist a organisé au mois de février 2010 un débat sur son site internet, conduit dans la tradition oxfordienne entre un défenseur de la thèse, un avocat de l'antithèse, avec des apports d'invités spéciaux et du grand public, sur le thème : la participation croissante de la Chine dans les affaires de l'Afrique est-elle une bonne chose ?

Au-delà des arguments classiques employés par les deux camps (l'Afrique tire parti des investissements chinois, notamment dans le secteur agricole, qui lui permettent d'améliorer ses infrastructures, sa formation, d'accroître ses débouchés commerciaux / mais d'un autre côté les produits importés chinois entrent en compétition avec l'industrie manufacturière locale, les termes de l'échanges sont inégaux, la corruption subsiste, etc.), c'est l'organisation-même du débat qui est intéressante, la participation qu'il a suscité, et l'idée qu'il est possible de parler de l'Afrique sans tomber dans le « politiquement correct ».

Le compte-rendu du débat par Jo Cadilhon (CEP), 2 p.

 

12:11 Publié dans Développement, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/11/2009

Agriculture et géopolitique

Dans ce dossier de l'IRIS (Institut de relations internationales et stratégiques), les liens entre agriculture et géopolitique, de plus en plus prégnants, sont explorés. En effet, le caractère stratégique et la dimension géopolitique de l'agriculture, s'ils furent quelque peu oubliés à la fin du XXe siècle, reviennent actuellement avec force sur le devant de la scène internationale. La crise alimentaire mondiale observée au printemps 2008 en constitue à ce titre une piqûre de rappel douloureuse.

Le compte-rendu (1 page)

Le dossier (24 pages)

16:00 Publié dans Développement, Mondialisation et international, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/10/2009

Changement climatique et agriculture

Les régions les plus pauvres déplorant les niveaux les plus élevés de faim chronique seront vraisemblablement les plus touchées par le changement climatique, selon un document de synthèse de la FAO publié fin septembre.

Les pays en développement pourraient connaître un déclin de 9 à 21% de leur productivité agricole potentielle totale à cause du réchauffement de la planète, estime ce document. En Afrique, le changement climatique pourrait accroître la dépendance de nombreux pays vis-à-vis des importations alimentaires, et réduire le potentiel de production agricole du continent de 15 à 30% à l'horizon 2080-2100.

Le changement climatique risque également se traduire par une variabilité accrue de la production agricole dans toutes les régions et par une intensification de la pression exercée par les maladies à transmission vectorielle et les maladies d'origine hydrique et alimentaire.

Cependant, selon la FAO, plusieurs options de mitigation basées sur l'agriculture pourraient améliorer sensiblement la sécurité alimentaire et l'adaptation au changement climatique : accroître le piégeage du carbone dans le sol grâce aux initiatives de foresterie et d'agroforesterie et aux pratiques de travail du sol, améliorer l'efficacité de la gestion des substances nutritives et remettre en état les terres dégradées sont des exemples de mesures ayant un vaste potentiel d'atténuation.

Cette synthèse rejoint les conclusions de l'étude intitulée "Changement climatique : l'impact sur l'agriculture et les coûts de l'adaptation" publiée par l'IFPRI en septembre. Cette étude associe les modèles du climat au modèle économique de l'IFPRI sur l'agriculture mondiale qui prévoit la production, la consommation et le commerce des principaux produits agricoles. Elle présente trois scénarios, un scénario théorique « sans réchauffement climatique » et deux scénario « avec », basés sur les travaux du GIEC. Elle montre ainsi que le changement climatique pourrait réduire de 30% la production de blé en 2050 dans les pays en développement, comparé au scénario sans changement climatique. Le nombre d’enfants malnourris augmenterait quant à lui de 20%. L’augmentation des prix des principaux produits agricoles est également quantifiée.

 

Ce résultat pourrait être évité avec sept milliards de dollars d'investissements supplémentaires dans la production agricole, selon les auteurs du rapport, qui devraient selon eux financer les investissements dans la recherche, l’irrigation, les infrastructures de transport.

09:42 Publié dans Climat, Développement, Environnement | Lien permanent | Tags : climat |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/07/2009

La faim dans le monde : projections à l'horizon 2018

Selon l'USDA, le nombre de personnes sous-alimentées dans les 70 principaux pays en développement à bas revenu (soit 47 % de la population mondiale) augmenterait de 2% entre 2008 et 2018, pour atteindre 834 millions à cette date.

Le déficit alimentaire global des pays concernés devrait donc rester relativement proche de son niveau de 2008, mais la situation évoluerait de manière contrastée selon les régions : alors que la population souffrant de la faim diminuerait de 22 % en Asie, elle croîtrait de 25 % en Afrique subsaharienne et de 8 % en en Amérique latine et dans les Caraïbes (cliquer sur le tableau pour l'aggrandir):

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Ces projections sont basées sur des hypothèses optimistes, des scénarios alternatifs prévoient quant à eux une augmentation comprise entre 9% et 18% du nombre de personnes sous-alimentées entre 2008 et 2018.

Le rapport

15:47 Publié dans 3. Prévision, Développement, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

01/07/2009

L'Afrique, prochain géant agricole ?

 

Une vaste bande de savane africaine traversant 25 pays a le potentiel de transformer plusieurs pays africains en protagonistes mondiaux en matière de production de matières premières agricoles, selon un ouvrage que vient de publier la FAO et la Banque Mondiale.
Aujourd'hui, seulement 10% de la savane guinéenne - vaste étendue de quelque 600 millions d'hectares (du Sénégal jusqu'en Afrique du Sud) dont 400 millions conviennent à l'exploitation agricole - est effectivement cultivé.

La savane guinéenne présente des inconvénients géophysiques, mais la Thaïlande en présentait aussi dans les années 1980 et elle a pourtant réussi à créer les conditions favorables à la croissance agricole.

Selon l'étude, pour que le développement soit équitable et pour éviter tout conflit social, il faudrait que la transformation de l'agriculture soit conduite par les petits exploitants agricoles, suivant en cela le modèle thaïlandais, et contrairement à ce qui s'est passé au Brésil (grosses exploitations agricoles dirigées par de riches fermiers).

L'utilisation des terres de la savane guinéenne pour l'agriculture entraînera inévitablement des coûts pour l'environnement, les gouvernements devront mettre en place des mesures pour réduire ou éviter les dégâts.

 

11:25 Publié dans Développement, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

04/06/2009

Accaparement des terres

Deux études récentes, l'une de l'IEED la FAO, l'autre de l'IISD, relient le phénomène d'accaperement de terres aux crises économiques et énergétiques et les voient s'incrire dans la durée, comme stratégie de sécurisation alimentaire et énergétique face à des hausses structurelles de prix à long terme.


Elles soulignent notamment toutes les deux les opportunités et menaces de ce phénomène, notamment du point de vue du droit (accès des populations locales aux ressources, transparence et compréhension des contrats et de leurs implications à moyen et long terme...).

 Le deuxième rapport évoque même de très grands risques économiques, géopolitiques,etc... liés à de tels transferts de propriété des ressources.

La dernière publication pointe également le risque de décroissance de ces investissements face à des prix qui ont baissé; on peut se poser la question de la pérennité de ceux réalisés en cas de maintien des prix bas pendant plusieurs années.

 

16:13 Publié dans Développement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/04/2009

Livre : Mondialisation et compétition

Le déclin du « consensus de Washington » permet de rouvrir et de raviver le débat sur les politiques à mener dans les pays en voie de développement. Luiz Carlos Bresser-Pereira, économiste et ancien membre du gouvernement brésilien, propose un nouveau modèle de développement fondé notamment sur l'abandon de la politique des taux de change élevés.

 

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Le compte-rendu publié sur le site de la Vie des idées

 

09:05 Publié dans Développement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

08/04/2009

Mediterra2009. Repenser le développement rural en Méditerranée

 

Lors de la conférence de presse de ce 11e rapport du CIHEAM, réalisé avec le Plan Bleu, Bertrand Hervieu et Henri-Luc Thibault ont présenté quelques tendances inquiétantes à l'œuvre dans les pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée : croissance de la pauvreté en milieu rural, morcellement de la propriété foncière, pressions sur les terres et sur les ressources en eau...

 

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Mais ils ont aussi noté la relance des questions agricoles au niveau international, ainsi que des efforts nationaux en matière de politiques agricoles, à défaut de réelle coopération régionale en la matière. Bertrand Hervieu a imaginé la construction d'un marché de sécurisation des approvisionnements associant les deux rives, qui pourrait se concrétiser lors de la réforme de la PAC après 2013.

Le compte-rendu de la présentation (2 p.)

 

17:18 Publié dans Développement, Environnement | Lien permanent | Tags : ciheam |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/03/2009

PNUE : The Environmental Food Crisis

Dans ce rapport, le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) montre que plusieurs facteurs déjà à l'origine de la crise alimentaire actuelle (sécheresses, biocarburants, prix du pétrole élevés, faibles réserves céréalières et surtout spéculation sur les marchés alimentaires) pourraient s'aggraver au cours des prochaines décennies.

Si aucune mesure n'est prise, d'ici 2050 un quart de la production alimentaire mondiale pourrait disparaître en raison de « ruptures environnementales ». Déjà les rendements céréaliers stagnent et la pêche décline.

Un plan en sept points prévoit plusieurs actions :

- Une réorganisation des infrastructures du marché alimentaire pour une règlementation des prix et la mise en place de filets de protection pour les personnes les plus exposées, garantis par des fonds mondiaux ou des microcrédits pour dynamiser la productivité des petits fermiers dans les pays en développement.

- La suppression des subventions agricoles et la promotion de biocarburants de nouvelle génération, à partir des déchets plutôt que des récoltes primaires, pour que diminue la pression sur les terres fertiles et les écosystèmes critiques comme les forêts.

L'amélioration des techniques de gestion et de récupération des eaux de pluie notamment en Afrique, ainsi qu'une aide destinée aux fermiers qui adoptent des méthodes plus diversifiées et respectueuses de l'environnement (qui favorisent les apports « naturels » de pollinisateurs comme les abeilles ainsi que les réserves d'eau et la diversité génétique) peuvent constituer des mesures à moyen et long termes.

Le PDF téléchargeable à cette adresse (très lourd, beaucoup de photos)

 

 

25/03/2009

2e forum sur l'avenir de l'agriculture

Le deuxième forum sur l'avenir de l'agriculture, organisé par Syngenta, entreprise suisse de biotechnologie, et l'Organisation européenne de la propriété rurale, s'est tenu les 17 et 18 mars à Bruxelles.

Lors de ce forum, le prix Nobel d'économie Paul Krugman a déclaré que les récentes augmentations n'étaient pas une fausse alarme résultant de la bulle spéculative, et ne devaient pas être éclipsées par les crises macroéconomiques et financières. Une fois que le ralentissement économique actuel sera derrière nous, nous nous rendrons compte de l'existence de la crise alimentaire, a-t-il souligné. Celle-ci a pour origine les contraintes en termes de ressources, l'augmentation de la population mondiale et la hausse de la demande pour des aliments à forte intensité d'utilisation des ressources naturelles, tels que la viande.

Selon lui, la crise de l'année dernière a donné tort aux gouvernements qui pensaient que de vastes réserves de denrées alimentaires n'étaient pas nécessaires parce que le commerce et les marchés mondiaux s'occuperont des éventuelles pénuries alimentaires. Pour répondre à la menace de la crise, nous devons en premier lieu investir dans la production alimentaire future, ainsi que dans l'infrastructure physique et la R&D.

Franz Fischler, ancien commissaire à l'Agriculture et président cette année du Forum sur l'avenir de l'agriculture, a indiqué que la régulation avait été réhabilitée et que des subventions non commerciales et faussant les échanges destinées aux agriculteurs devront être maintenues, non seulement en Europe mais dans le monde entier, si l'on veut éviter l'aggravation de la pénurie alimentaire. Il a également appelé les pays de l'hémisphère Sud à introduire des réformes agraires qui permettraient l'accès des plus pauvres aux terres.

Site du forum

 

14:40 Publié dans Alimentation et consommation, Développement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

19/03/2009

Colloque: Localiser les produits : une voie durable au service de la diversité naturelle et culturelle des Suds ?

 

Colloque international organisé par l'UNESCO les 9, 10 et 11 juin 2009

Dans de nombreux pays du Sud, des initiatives visant à établir ou à renforcer les liens entre la diversité biologique et culturelle et les processus de valorisation des spécialités locales se multiplient. Elles relèvent aussi bien de stratégies portées par des acteurs locaux, qu'encouragées par des instances nationales et internationales (Convention sur la Diversité Biologique, FAO, OMPI…). Les objectifs ne sont plus seulement commerciaux (promotion des spécialités locales) et juridiques (protection d'un nom, limitation de la contrefaçon) mais ils deviennent environnementaux, identitaires, voire patrimoniaux.

Ainsi, les formes les plus sophistiquées de protection des «produits de terroir» (Appellations d'origine, Marques collectives) comme les plus simples instruments de valorisation des spécialités locales sont maintenant mobilisés dans la gestion durable des ressources et des paysages, la valorisation des savoir-faire locaux ou encore la re-qualification de territoires en crise. Ces démarches concernent des produits dont la nature (brut/transformé), l'origine (agricole, halieutique, cynégétique, etc.) et les usages (alimentaire, médicinal, cosmétique, artisanal, etc..) sont variés.

Des travaux scientifiques récents, conduits dans des contextes écologiques, politiques, économiques et sociaux diversifiés, ont permis de souligner l'inégale avancée des réflexions et des politiques publiques selon les pays. Il est maintenant temps de tirer les premières leçons des données empiriques et de partager les expériences. Dans ce colloque, on s'interrogera sur les logiques qui sous-tendent ces démarches et on mettra en évidence les innovations dont elles sont porteuses, mais aussi leurs limites et leurs insuffisances, en particulier en termes de durabilité des systèmes écologiques et sociaux.

A partir d'études de cas concrets, les communications s'interrogeront sur les logiques qui sous-tendent les démarches et les processus de valorisation des spécialités locales dans les pays du Sud en lien avec les questions de gestion durable de la diversité écologique et sociale.

(extrait de l'appel à contribution)

17:37 Publié dans Développement | Lien permanent | Tags : unesco, produits du terroir, labels |  Imprimer | | | | |  Facebook

OCDE Politiques agricoles des économies émergentes : Suivi et évaluation 2009

Le rapport en PDF

 

Dans son rapport Politiques agricoles des économies émergentes : Suivi et évaluation 2009, l’OCDE analyse les mesures prises par les gouvernements de l’Afrique du sud, du Brésil, du Chili, de la Chine, de l’Inde, de la Russie et de l’Ukraine pour atténuer la charge qui pèse sur les consommateurs et assurer l’approvisionnement en produits alimentaires dans les conditions de hausse et d’instabilité des prix qui prévalent depuis quelques années.

Les mesures les plus courantes ont consisté à réduire ou à suspendre les droits d’importation sur les produits alimentaires, ou à imposer des obstacles à l’exportation, par exemple sous forme de taxes. Or les obstacles à l’exportation n’aident pas ceux qui ont le plus besoin de sécurité alimentaire, explique le rapport. Ils font du tort aux agriculteurs nationaux et limitent l’incitation à produire. En outre, ils nuisent aux partenaires commerciaux qui dépendent des importations.

Bien que ces mesures puissent accroître les apports alimentaires dans les pays exportateurs à court terme, le renforcement du protectionnisme et l’adoption de politiques d’autosuffisance risquent d’accentuer l’instabilité des prix des produits agricoles sur les marchés mondiaux et de réduire les échanges.

Pour renforcer le secteur agricole à long terme, le rapport recommande de réduire le soutien public accordé à certains produits de base et aux mesures créatrices de distorsions du marché, qui bénéficient actuellement d’un montant disproportionné de subventions, pour le réorienter vers la fourniture de biens publics tels que la recherche, les infrastructures, la formation et la commercialisation.

Les auteurs soulignent la nécessité d’accroître les investissements publics pour mieux faire correspondre l’offre et la demande, développer les cultures à rendement élevé, améliorer la compétitivité à long terme de l’agriculture et assurer des niveaux de revenus plus élevés et durables aux agriculteurs.

11:18 Publié dans 4. Politiques publiques, Développement | Lien permanent | Tags : ocde, politique agricole, brésil, chine, inde, russie, afrique du sud |  Imprimer | | | | |  Facebook