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03/07/2014

L'ADEME publie le troisième volet de son exercice de prospective 2030-2050

L'ADEME a publié en juin 2014 le troisième volet de son exercice de prospective « Visions énergie climat 2030-2050 ». Aux horizons 2030 et 2050, ce volet décrit les modes de vie des ménages français qui seraient compatibles avec les scénarios énergétiques que l'Agence a présentés dans le cadre du Débat national sur la transition énergétique (voir billet sur ce blog de novembre 2012). En transcrivant ces scénarios en modes de vie concrets, l'un des objectifs de l'ADEME est de donner à voir ce que pourraient être les trajectoires de vie possibles, dans l'optique d'atteindre le Facteur 4 en 2050.

Deux ensembles de huit familles types ont été identifiés, en prenant en compte la diversité des modes de vie (composition de la famille, niveau de revenu, localisation géographique, etc.). Aux horizons 2030 et 2050, les possibilités de choix et d'adaptation de familles placées dans des conditions sociales et territoriales différentes ont été travaillées, ainsi que leur appropriation d'instruments de politiques publiques. Des catégories de consommation ont été définies, permettant de ramener toutes les consommations d'énergie au niveau des ménages (consommateurs finaux) et d'utiliser une démarche d'empreinte énergie et carbone.

L'alimentation, « de la fourche à la fourchette », est l'une des consommations étudiées, sachant que, en 2010, 20% de la consommation d'énergie étaient dédiés à la production, la transformation et la cuisson des aliments. Les pratiques alimentaires des ménages sont détaillées, en abordant les thèmes du gaspillage alimentaire, du régime alimentaire plus ou moins carné, du rôle de l'étiquetage (« étiquettes carbone », provenance des aliments) et de l'utilisation de cette information. Une famille d'agriculteurs est présentée dans l'exercice, permettant d'aborder également certains choix des scénarios généraux en matière de pratiques agricoles, de production de biomatériaux et de bioénergie. Imaginer la diversité des modes et de l'approvisionnement alimentaires apparaît difficile à l'horizon 2050, sachant que les scénarios de l'ADEME envisagent une généralisation de pratiques actuellement minoritaires (agriculture intégrée, produits biologiques, alimentation moins riche en viande). C'est donc une diversité des pratiques qui est décrite, plutôt qu'un « alignement sur un comportement alimentaire unique ».

En définitive, une relation étroite entre choix techniques et conditions d'intégration dans les comportements des ménages est mise en évidence, le Facteur 4 n'étant atteignable que sous réserve de progrès dans les comportements individuels. Cet exercice montre également qu'une diversité d'orientations des modes de vie permet de réaliser la transition énergétique, et identifie les principales avancées nécessaires (dont la limitation de l'allongement des chaînes logistiques d'approvisionnement) et les mécanismes d'action publique à mobiliser.

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Source : ADEME

17:22 Publié dans 1. Prospective, Alimentation et consommation, Climat, Energie | Lien permanent | Tags : ademe |  Imprimer | | | | |  Facebook

28/05/2014

4 scénarios pour les marchés du bio à l'horizon 2025

À l'occasion des troisièmes journées B.I.O. N'Days (Valence, 16 et 17 avril 2014), les résultats d'une étude prospective sur les marchés du bio à l'horizon 2025 ont été présentés. Initiée en mars 2013 par Organics Clusters et animée par Futuribles, cette démarche s'est appuyée notamment sur les travaux d'un groupe de quarante experts nationaux et a conduit à identifier quatre scénarios :

  • Le « bio partagé » : le bio se banalise, dans un contexte de fortes contraintes sur le pouvoir d'achat des ménages, de confusion pour le consommateur liée à la multiplicité des labels et de concurrence renforcée avec le conventionnel. Les stratégies gagnantes reposeraient alors sur plus de transparence et de traçabilité, et sur la garantie des qualités nutritives des produits bio.

  • Le « bio gagnant » : dans un contexte de crises sanitaires et environnementales à répétition, le bio est fortement soutenu par les pouvoirs publics, sur la base d'un cahier des charges intégrant également la RSE. Les acteurs s'engagent dans une contractualisation vertueuse et leurs stratégies impliquent davantage le consommateur (co-création de produits par exemple).

  • Le « bio business » : la réduction des aides publiques entraîne une concentration horizontale et verticale du marché, avec un poids fort des MDD et des produits venus des pays de l'Est et du Maghreb. Les petites entreprises sont alors incitées à se regrouper pour renforcer leur pouvoir de négociation et permettre des économies d'échelle.

  • Le « bio dilué » : dans un contexte d'amélioration du conventionnel en lien avec une réglementation européenne plus stricte (affichage environnemental et sanitaire détaillé), et de scandales frappant le bio (fraudes, problèmes sanitaires, etc.), le nombre d'agriculteurs et de surfaces cultivées en bio diminue. Le secteur doit alors innover et rassurer le consommateur, en mettant en avant les qualités intrinsèques du produit, en jouant la carte du local ou du régional, et en adoptant une communication renouvelée.

Au vu de ces scénarios, trois enjeux sont identifiés pour les marchés du bio : le ré-enchantement et l'attractivité (démocratisation), la compétitivité (accessibilité et qualité), et la différenciation et l'innovation (durabilité).

Julia Gassie, Centre d'études et de prospective

Sources : Organics Cluster et B.I.O. N'Days

15:56 Publié dans 1. Prospective, Alimentation et consommation, Production et marchés | Lien permanent | Tags : bio |  Imprimer | | | | |  Facebook

26/05/2014

Production d'énergie à partir de biomasse à l'horizon 2050 au Royaume-Uni

Des chercheurs du Tyndall centre for climate change research (université de Manchester) ont réalisé des scénarios à l'horizon 2050 afin d'évaluer la biomasse disponible pour répondre à la demande énergétique du Royaume-Uni. D'après leur résultats, la biomasse mobilisable sur leur territoire pourrait répondre à 44% des besoins, sans impact sur le système alimentaire.

En termes de méthodologie, un modèle d'affectation des ressources a été développé, représentant les dynamiques au niveau de l'approvisionnement en biomasse et les interactions possibles. Il permet de faire un bilan énergétique de type « offre-demande » et d'en déduire d'éventuels besoins en importations. Parmi les paramètres, sont pris en compte l'utilisation et la disponibilité des terres, trois catégories de biomasse et leur potentiel au niveau local. Sont ainsi distingués a) les cultures (dont celles à but énergétique), b) les résidus issus de la forêt, de l'agriculture et des industries, et c) les déchets.

Quatre scénarios sont retenus :

  • « food focus » où l'attention est portée sur l'amélioration de la sécurité alimentaire et l'auto-suffisance via, par exemple, l'augmentation de la productivité des cultures, la diminution du gaspillage alimentaire, une réduction des importations, etc. ;

  • « economic focus » où le développement économique est l'objectif central (expansion des zones urbanisées, de la forêt, mobilisation des résidus forestiers, etc.) ;

  • « conservation focus » où la protection des ressources est prioritaire (restriction sur l'urbanisation, utilisation limitée des résidus agricoles et forestiers pour le débouché énergie, moindre production de déchets, etc.) ;

  • « energy focus » où le secteur bioénergie se développe (augmentation des surfaces dédiées aux cultures énergétiques, de l'utilisation des résidus, etc.).

Le graphique ci-dessous présente les principaux résultats de disponibilité par type de biomasse et par scénario.

biomasse,royaume-uni

  Source : Energy Policy

Cette étude explore donc le potentiel énergétique de la biomasse afin de répondre aux objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et d'augmentation de la part d'énergies renouvelables au Royaume-Uni. À l'horizon 2050, pour répondre à la demande, les chercheurs concluent à des contributions variables des trois catégories de biomasse : une part relativement constante des résidus (6,5%), un fort potentiel pour les déchets (autour de 15,4%) et une participation d'environ 22% de la biomasse cultivée et des cultures énergétiques aux énergies renouvelables.

Élise Delgoulet, Centre d'études et de prospective

Source : Energy Policy, Volume 68, mai 2014, pages 1-14

11/03/2014

FOODSECURE publie une méta-étude prospective sur l’évolution de la sécurité alimentaire mondiale à horizon 2050

Cette étude compile une sélection de douze travaux de prospective réalisés entre 2000 et les années récentes, en particulier après la crise des prix alimentaires de 2007/2008. Ces travaux, basés sur la méthode des scénarios, sont souvent combinés avec des simulations utilisant des modèles économiques. Ainsi, les 42 scénarios retenus dans ces travaux ont pu être regroupés en six familles de scénarios, composés d’hypothèses et de résultats similaires. Pour chaque famille, les déterminants clés de la sécurité alimentaire, à savoir le développement économique, la croissance des populations, l’évolution de la technologie, les échanges commerciaux, les politiques publiques et les institutions, sont répertoriés, et leurs effets globaux sur la sécurité alimentaire sont évalués.

Les auteurs concluent que les scénarios les plus positifs concernant la sécurité alimentaire mondiale sont ceux qui reposent sur un rôle accentué du commerce international et des investissements accrus pour le progrès technique, qui permettent en particulier d'augmenter les rendements. De plus, l'amélioration de la gouvernance mondiale permettrait logiquement une réduction des inégalités et des atteintes à l'environnement.

 

Tendances passées et projections futures du prix du blé

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Source : Banque mondiale, tiré de l'étude FOODSECURE

 

L'intérêt de cette méta-étude est de mettre en évidence les dimensions ou déterminants manquants de la sécurité alimentaire. Ainsi, les auteurs montrent que la majorité des scénarios n’intègre que deux des quatre dimensions de la sécurité alimentaire, à savoir la disponibilité (quantités suffisantes d'aliments, qu'ils proviennent de la production intérieure, de stocks, d'importations ou d'aides) et l’accessibilité (capacité de produire sa propre alimentation et donc de disposer des moyens de le faire, ou capacité d'acheter sa nourriture et donc de disposer d'un pouvoir d'achat suffisant pour le faire). Ils font en revanche l’impasse, d’une part, sur la dimension qualité des aliments et des régimes alimentaires, d'un point de vue nutritionnel, sanitaire, socio-culturels, et d'autre part sur la stabilité dans le temps des trois premières dimensions.

Enfin, les auteurs insistent sur le fait que d’autres déterminants de la sécurité alimentaire ont été très peu (voire pas) pris en compte dans les modèles utilisés pour les simulations des différents scénarios : changement climatique, évolution des biocarburants, gaspillage, pertes après récolte, sources alternatives de l’alimentation, structure des exploitations agricoles, etc. Ils recommandent donc l’approfondissement de la recherche dans ce domaine.

José Ramanantsoa, Centre d'études et de prospective

Source : LEI Wageningen UR, FOODSECURE

14:29 Publié dans 1. Prospective, Mondialisation et international, Sécurité alimentaire | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/02/2014

Analyse du potentiel de réduction des émissions d’ammoniac des élevages français aux horizons 2020 et 2030

Avec 650 000 tonnes en 2010, la France est le premier émetteur d'ammoniac de l'Union européenne. Le NH3, polluant atmosphérique, provient à 97% de l'agriculture, et à 77% de l'élevage (principalement bovin, mais aussi avicole et porcin). L'Ademe a récemment publié la synthèse de son étude prospective visant à « identifier 10 actions coûts efficaces à l'échelle de la France, pour réduire les émissions métropolitaines d'ammoniac aux horizons 2020 et 2030 », par rapport à 2010 prise comme année de référence. Ce travail a été réalisé par le consortium formé par le CITEPA et les trois instituts techniques des filières animales concernées (Idele, Itavi et IFIP).

Les auteurs ont procédé à une revue bibliographique et ont identifié presque 200 actions permettant de réduire les émissions d'ammoniac, concernant l'alimentation et la gestion des effluents d'élevage au bâtiment, au stockage et à l’épandage. Outre l'identification de pratiques à potentiel de réduction intéressant, mais présentant des degrés de maturités faibles à très faibles, l'étude a permis l'analyse approfondie de 10 pratiques coûts efficaces, donnant lieu à des fiches chiffrées et détaillées.

Les résultats montrent que le plus gros potentiel de réduction des émissions d'ammoniac repose d'abord sur les pratiques d'incorporation rapide des déjections après l'épandage, puis sur l'épandage et le stockage des effluents (couverture), ces trois leviers concernant toutes les filières animales. Les pratiques au bâtiment et visant à réduire les excrétions azotée par l'optimisation de l'alimentation semblent des leviers plus faibles.

En prenant en compte les rapports coût/efficacité, les pratiques les plus prometteuses concernent d'abord les actions sur l'alimentation, puis sur l'épandage, suivies de celles sur le stockage et enfin celles liées au bâtiment. Les seules actions qui ont un coût négatif sont celles qui concernent l'alimentation, et notamment l'augmentation du temps passé au pâturage. Les auteurs soulignent que la préservation de cette pratique est donc un enjeu majeur.

Enfin, l'étude a permis de décrire un certain nombre de freins pouvant limiter le déploiement à large échelle des mesures identifiées. Les auteurs concluent qu'il sera nécessaire « de développer une politique volontariste sur l'ensemble des filières animales, mais aussi sur la fertilisation des cultures », pour atteindre des objectifs ambitieux de réduction des émissions nationales d'ammoniac. Les inventaires nationaux d'émissions devront également être améliorés pour rendre compte des évolutions de pratiques et de l'efficacité des politiques publiques.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Ademe

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04/02/2014

Parution du scénario Afterres 2050

Le cabinet d’études Solagro vient de publier le rapport Afterres 2050, fruit de trois années de travail. Partant du constat que le prolongement des tendances actuelles n’était pas soutenable, l'objectif de Solagro était de proposer, pour la France essentiellement, un scénario alternatif « souhaitable » (un scénario normatif, donc), permettant de répondre, à l’horizon 2050, aux grands défis agricoles et alimentaires. L’exercice entend en effet s’inscrire dans une « triple transition » : nutritionnelle (consommation raisonnée, sobriété), agricole (transition agroécologique ambitieuse) et énergétique (moindre consommation d’énergie fossile et production d’énergie bio-sourcée). Le scénario proposé se veut à la fois ambitieux (les changements sont souvent assez radicaux), raisonnable (mobilisation de pratiques déjà existantes et maîtrisées, respect des besoins nutritionnels) et cohérent techniquement (relations production/consommation et végétal/animal).

Le scénario fonde l’essentiel de ses résultats chiffrés sur le modèle MoSUT, conçu et développé par Solagro pour la France, qui souhaite assurer cette cohérence physique (tonnages, surfaces, volumes, etc.) entre productions, usages et occupations du sol. La quantification s’opère sur la base de nombreuses hypothèses explicitées au fil du rapport.

Sur le volet « demande », le rapport propose pour 2050 une réduction de 25% de la consommation de protéines en général, et de moitié pour les protéines animales. La consommation de sucre baisserait d’environ 20%. Une baisse très forte est également proposée pour le lait, le calcium étant dès lors majoritairement fourni par d’autres sources, pour un total journalier inférieur aux recommandations du PNNS mais conforme à d’autres recommandations internationales. À l'inverse, les consommations de céréales et de fruits et légumes progresseraient. Les pertes et gaspillages évitables diminueraient de 60% et les pertes non évitables (os, épluchures, etc.) seraient mieux valorisées.

Des transformations toutes aussi nombreuses sont proposées pour le volet « production domestique ». Ainsi, le scénario Afterres envisage que 45% de la SAU soient convertis à l’agriculture biologique, 45% conduits en production intégrée et 10% en agriculture raisonnée en 2050. Globalement, les pratiques agroécologiques seraient favorisées : rotations plus longues et plus variées, couverture des sols, agroforesterie, infrastructures agroécologiques, etc. Pour les productions animales, la moitié des porcs et volailles passerait sous label en 2050 et un quart des ruminants serait « tout à l’herbe ». Les races mixtes progresseraient.

 

Évolution des parts respectives de différents modes de production, en France, entre 2010 et 2050Afterres2050.PNG

Source : Solagro, Afterres 2050

 

Au total, le scénario conduit à une production végétale en baisse de 12% (en tonnes) et une SAU en légère baisse (28 millions d'ha en 2050). Les productions de porc, d’œuf ou de lait seraient divisées par deux et celle de viande bovine par trois. Inversement, la valorisation énergétique de la biomasse (biogaz, biocarburants, bois énergie, etc.) serait multipliée par trois. La consommation d’énergie, comme les émissions de GES, seraient réduites de moitié. Le recours à l’azote de synthèse baisserait de 60% et le NODU serait divisé par trois. La qualité et la gestion quantitative de l’eau s’amélioraient également.

Si le scénario Afterres 2050 mise sur la cohérence technique et « physique » (flux et transformation de matières), il n’intègre toutefois pas les dimensions socio-économiques (prix, marchés, emplois) et il n’est pas décliné spatialement. Ces deux aspects essentiels seront approfondis dans de futurs exercices.

Pierre Claquin, Centre d'études et de prospective

Source : Solagro 

 

14/01/2014

Étude prospective du Cetiom sur les filières huiles et protéines végétales à l'horizon 2030

Le Cetiom a lancé fin 2013 une démarche prospective sur les filières huiles et protéines végétales. Cet exercice s'appuie sur un groupe de travail pluridisciplinaire de 18 personnes et vise à éclairer les grands enjeux auxquels les oléo-protéagineux français pourront être confrontés à l'horizon 2030 : concurrence avec d'autres huiles telles que l'huile de palme, développement des biocarburants, déficit français en protéines, etc. En observant les dernières tendances et en anticipant les évolutions futures, il s'agira en particulier de réfléchir à l'équilibre de la filière entre la fraction huile et la fraction protéine.

Les principales questions auxquelles cet exercice de prospective répondra sont les suivantes : « Quels seront d’ici 2030 les débouchés qui tireront les productions oléagineuses et protéagineuses françaises ? Quels seront d’ici 2030 les pôles de croissance du secteur oléo-protéagineux français et européen? Quelles conséquences auront ces évolutions pour les acteurs de la filière oléo-protéagineuse française, de l’amélioration génétique des espèces cultivées à la transformation des productions et à la mise en marché des produits ? ».

Le groupe de travail s'est déjà réuni fin 2013 pour définir le système étudié et identifier les facteurs clés des dynamiques d'utilisations d’huiles et de protéines végétales, et du développement des cultures oléagineuses et protéagineuses européennes et françaises. À ce jour, les facteurs clés ont été regroupés en neuf grandes rubriques : sociétés, politiques et réglementations, économie et marchés, institutionnel, alimentation, production agricole et élevage, industrie, recherche et développement, environnement et ressources.En 2014, le groupe de travail devrait élaborer différents scénarios à l'horizon 2030. Ces derniers seront contrastés, souhaitables ou non, tendanciels ou de rupture, et ils serviront à l'élaboration de décisions stratégiques pour la filière.

Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Cetiom

16:42 Publié dans 1. Prospective, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : oléo-protéagineux |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/12/2013

Projet culturel en lycée agricole : l'avenir du monde rural en 2040

Le lycée agricole Beaulieu-Lavacant, près de Auch, se lance dans un projet culturel en partenariat avec la maison des écritures de Lombez et le collectif toulousain de dessinateurs de bandes dessinées « les indélébiles ». Il s'agit de faire imaginer à 140 lycéens l'avenir du monde rural français en 2040. Pour cela, les organisateurs du projet ont préparé un vaste programme culturel et artistique de 250 heures, jusqu'au mois de mai, avec ateliers créatifs, expositions, théâtre, etc. Les lycéens travailleront, entre autres, sur les nouvelles filières créées autour des services et de l'animation des territoires ruraux. Le coût du projet s'élève à 25 000 euros.

Source : Lycée agricole Beaulieu-Lavacant

10:39 Publié dans 1. Prospective, Enseignement et recherche, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/09/2013

Prospective de la filière fruits et légumes en France

Interfel a confié à FranceAgriMer, accompagné par l’Institut des hautes études de la vigne et du vin (IHEV) de Montpellier SupAgro, la conduite d’une étude prospective de la filière fruits et légumes. Une synthèse en a été publiée récemment. Elle présente cinq scénarios contrastés d'évolution de cette filière à l’horizon 2025/2030 :

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14:58 Publié dans 1. Prospective, Alimentation et consommation, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : f&l |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/09/2013

Production ovine laitière en 2020

L'Institut de l'élevage a conduit une étude prospective sur l'avenir de la production ovine laitière à l'horizon 2020, en lien avec le comité national brebis laitière (CNLB) et le comité lait de brebis de FranceAgriMer.

La filière ovine laitière française repose sur trois bassins traditionnels de production fromagère : la zone de Roquefort, les Pyrénées-Atlantiques et la Corse. Pour ces trois régions de montagne, la filière lait de brebis constitue une activité majeure, néanmoins confrontée depuis quelques années à plusieurs difficultés : accroissement des coûts de production, diminution des revenus, conditions de travail difficiles des éleveurs, départ anticipé des éleveurs et insuffisance du nombre d'installations, etc.

L'étude Bergers demain en brebis laitières visait ainsi à élaborer un diagnostic prospectif des exploitations ovines laitières françaises et des filières et des marchés, afin d'identifier des actions stratégiques permettant de conforter la compétitivité territoriale de la filière.

Les objectifs stratégiques définis au cours de l'étude sont au nombre de quatre : accroître la valeur ajoutée produite par les exploitations ; préserver les emplois directs et les emplois induits générés par la filière ; développer une production de qualité valorisant les territoires ; dynamiser les ventes des produits de la filière (fromages et agneaux de lait).


Noémie Schaller, Centre d'études et de prospective

Source : Institut de l'élevage

14:56 Publié dans 1. Prospective, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : viande |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/09/2013

Explore 2070, Prospective eau et changement climatique

Le ministère de l'Écologie a lancé une étude prospective pour construire puis évaluer des stratégies d’adaptation au changement climatique dans le domaine de l’eau. Pour cela, des bilans massiques ont été élaborés à l'horizon 2070, à l’échelle de chacun des 100 bassins versants français interconnectés (selon des relations amont-aval et en prenant en compte l’existence de transferts d’eau entre bassins), ce qui a permis de confronter la demande en eau des différents usages présents sur chaque bassin à l’offre en eau disponible, qu’elle soit de surface, souterraine ou provenant de ressources alternatives.

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07/09/2013

Une prospective sur la biodiversité et les territoires en 2030

Le MEDDE a publié dans la série Etudes et documents une synthèse de l’exercice Biodiversité et territoires 2030. Signalons que seuls les premiers volets du projet sont exposés dans ce document de synthèse, les autres volets (prise en compte de la biodiversité sur le long terme et propositions stratégiques) devraient faire l’objet d’une nouvelle publication.

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14:44 Publié dans 1. Prospective, Environnement | Lien permanent | Tags : biodiversité |  Imprimer | | | | |  Facebook

Aqua 2030 : avenir de la ressource en eau dans les territoires

Lancé par la Mission prospective du MEDDE, avec l'IRSTEA et Futuribles, l'exercice intitulé Eaux, milieux aquatiques et territoires durables 2030 (dit Aqua 2030) se propose de mettre en regard l'évolution des dynamiques socio-économiques des territoires métropolitains et celle de la ressource en eau à l'horizon 2030.

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07/04/2013

Scénarios pour l'agriculture méditerranéenne à horizon 2030

Le Centre d'étude des politiques européennes (CEPS) vient de mettre en ligne une réflexion prospective sur l'agriculture méditerranéenne à l'horizon 2030. Elle prend en compte, dans la limite des données disponibles, 11 pays du pourtour méditerranéen (SMEC's) : Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Palestine, Syrie, Tunisie et Turquie.

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12:20 Publié dans 1. Prospective, Mondialisation et international | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

11/03/2013

Deux scénarios pour l'avenir des campagnes

Dans un rapport remis en janvier 2013, deux sénateurs, Renée Nicoux (PS, Creuse) et Gérard Bailly (UMP, Jura) posent la question de L'avenir des campagnes. Deux scénarios sont dégagés. Le premier, « scénario noir du ''laissez-faire'' », entend prolonger les tendances actuelles. Le second, considéré comme plus vertueux, met en valeur la diversité des territoires, leur résilience, l'innovation et les nouvelles technologies.

Après les scénarios, le rapport dégage des pistes d'action transversales : rationalisation des mécanismes de gouvernance nationale et locale (notamment en réaffirmant le rôle pivot de la commune), implantation des services publics en zone rurale (santé, écoles), sanctuarisation des réseaux de transport, généralisation du haut débit pour les réseaux numériques à l'horizon 2022). S'agissant des leviers sectoriels, pour l'agriculture, le rapport appelle à renforcer la recherche agronomique et la formation des producteurs (soumis à des exigences économiques et environnementales accrues, ils doivent apprendre à diversifier leurs activités), à renforcer la politique d'installation (prêts à long terme), à soutenir les démarches de filières territorialisées (labels) et la coordination des efforts de promotion à l'étranger.

Outre l'intérêt de la vue d'ensemble des enjeux de l'aménagement du territoire et des propositions avancées, les comptes rendus d'auditions en annexe permettent de prendre connaissance rapidement des grands exercices de prospective des cinq dernières années.

 

Florent Bidaud, Centre d'études et de prospective

 

Sources : Rapport Nicoux-Bailly sur l'avenir des campagnes


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