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15/10/2010

DEMETER 2011

Depuis 18 ans, le Club Déméter propose une analyse prospective et synthétique de questions en lien avec l’actualité agricole.

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Les quatre sujets sélectionnés dans cette nouvelle édition sont :

L'intégration des pays de l'Est dans l'Union européennes

Pour Alain Pouliquen, en Pologne, en Lituanie ou en Roumanie, l’agriculture de "semi-subsistance" pourrait constituer le modèle de développement d’une agriculture performante et multifonctionnelle qui justifierait une réallocation des aides Pac après 2013 en sa faveur.

Le boom de l'agriculture biologique, un tournant à bien négocier

Claire Lamine et Servane Penvern décrivent les difficultés rencontrées par les changements d'échelle en cours, l'extension de la consommation biologique à de nouveaux consommateurs et le retard de la production. Elles explorent les pistes d'évolution récentes explorées par les acteurs de la bio, notamment en termes de structuration de filières.

La « révolution forestière » à entreprendre

Le dossier analyse la situation de la filière bois en France et étudie les pistes d'actions pour améliorer sa compétitivité, tout en la mettant dans une perspective européenne et mondiale.

L'avenir de l'industrie de la fertilisation face aux défis environnementaux

Selon les auteurs, Philippe Eveillard et Gilles Poidevin, dans les années à venir, les défis de la filière à relever ne sont pas tant liés à la rareté des matières premières qu’aux nouvelles normes de production imposées par Bruxelles. Ces dernières rendent inévitables, pour des raisons structurelles, une hausse des prix des engrais.

Compétitivité de l'alimentation en production porcine : scénarios pour 2020

L'Institut technique du porc (IFIP) a présenté au SPACE à Rennes ses travaux prospectifs sur l'alimentation animale en production porcine, élément essentiel de sa compétitivité. En moyenne sur 2000-2009, les éleveurs ont accès aux États-Unis et au Brésil à des aliments à moindre coût (respectivement 144 €/t et 161 €/t, contre 190 €/t en Bretagne), en partie à l'origine du différentiel de coût de production. Ils bénéficient en effet de la proximité entre zones de production de maïs et de soja et zones d'élevage porcin.

Pour anticiper les mutations futures, l'IFIP a analysé différents scénarios d'évolution des écarts du coût de l'alimentation porcine entre l'Union européenne, les États-Unis et le Brésil. Au scénario de référence basé sur les projections FAPRI, USDA, OCDE (pour lesquelles les modèles mobilisés intègrent peu les différents facteurs de volatilité des prix), ont été comparés trois scénarios de rupture.

Le premier scénario de libéralisation des marchés conduirait à une convergence du prix des formules. Le second, reposant sur une augmentation des investissements en agriculture, l'autorisation des OGM et farines animales et l'augmentation de la production de tourteaux de colza (coproduits des biocarburants) en Europe, conduirait à une baisse des prix des aliments en sa faveur. Enfin, le scénario de renforcement des préoccupations environnementales et de santé publique en Europe serait, selon l'IFIP, défavorable à sa production porcine.

 Si cette étude traite d'un sujet clé pour les producteurs porcins en France, dont la part de l'alimentation animale dans les coûts de production est considérable, on peut regretter que l'IFIP n'ait pas présenté des pistes de réflexion de potentielles stratégies d'adaptation des éleveurs français face à cette situation.

Marie-Sophie Dedieu (Centre d'études et de prospective)

09:39 Publié dans 1. Prospective, Filières agricoles | Lien permanent | Tags : porcs, etats-unis, brésil |  Imprimer | | | | |  Facebook

27/09/2010

Territoires 2040

Ce premier numéro de la revue Territoires 2040 présente la démarche de prospective du même nom lancée en octobre 2009, et qui doit s’achever au début de l’année 2011. Cette démarche s’inscrit dans la tradition de la DATAR qui, depuis sa création en 1963, a réalisé de grands travaux de prospective pour imaginer les avenirs possibles de la France et de ses territoires et concevoir les politiques d’aménagement correspondant à des enjeux de société.

Stéphane Cordobes décrit les 7 « systèmes spatiaux » retenus :

- le réseau des métropoles françaises dans l’économie monde ;

 - les systèmes métropolitains intégrés, leviers de développement territorial ;

- les portes d’entrée de la France dans les systèmes territoriaux des flux ;

- les territoires industriels français ;

- les villes intermédiaires et leurs espaces de proximité ;

- les territoires à base économique résidentielle et touristique ;

- les espaces de faible densité, des territoires multifonctionnels entre dépendance et attractivité.

 Un huitième système spatial est à l’étude qui comprend les territoires d’outre-mer.

Chacun de ces espaces est confronté à des enjeux propres, mais ils se trouvent tous à la confluence de grands facteurs de changement : vieillissement démographique et territoires, flux migratoires internationaux, mobilités interrégionales, variabilité climatique, énergies,  besoins alimentaires, mondialisation, avancées technologiques, temporalités professionnelles et sociales, etc.

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 Des « foyers de controverses » ont également été identifiés, comme les tensions entre une logique de prédation et une logique de production, ou encore entre une logique d’équité et une logique de performance.

 Plus qu’un scénario tendanciel accompagné de scénario « noir » et d’un scénario « souhaitable », la prospective Territoires 2040 consistera à imaginer la façon dont chaque espace va affronter demain ces tendances lourdes, et les transformer à son tour. Elle insiste donc sur le rôle des acteurs, explique Martin Vanier.

 Ce premier numéro comporte également des articles issus des premières « controverses prospectives » portant sur la prétendue ingouvernabilité des villes, la délocalisation des centres de R&D dans les pays émergents, la rupture du lien historique entre la localisation des ménages et celle des emplois,  l’émergence d’un modèle « postfordiste » ou de la nature comme « partenaire » des politiques d’aménagement.

16:36 Publié dans 1. Prospective, Territoires | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

16/09/2010

Scénarios pour l’avenir de l’industrie agroalimentaire britannique

La Food and Drink Federation (FDF) a commandité une étude prospective sur l’avenir de l’industrie agro-alimentaire britannique à l’horizon 2025. Réalisée par l’Institute of Manufacturing de l’université de Cambridge, elle s’est basée sur une série d’entretiens et deux ateliers rassemblant des industriels, des décideurs politiques, des représentants de la société civile, des agriculteurs et des distributeurs.

Les scénarios se positionnent sur deux axes, selon que l’impulsion du changement vient du gouvernement (top-down) ou du marché et de l’action individuelle (bottom-up) d’un côté, et que les ressources (énergie, terres cultivables, produits alimentaires, eau, etc) sont suffisantes ou non pour maintenir le niveau de vie de l’autre.

 

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Dans le scénario Vision Failure on assiste à des pénuries, l’offre ne réussissant pas à répondre à la demande, et à une montée de la pauvreté alimentaire dans le cadre d’une société où les inégalités sont croissantes. Le gouvernement ne parvient pas à proposer une vision claire et n’a qu’une attitude réactive face aux crises

 

 

 Sustainable Champagne décrit un avenir où un équilibre durable est trouvé entre l’offre et la demande de matières premières, de produits alimentaires et d’énergie. Cela a été rendu possible par des changements de comportements, une réduction de la consommation et s’est traduit par une pression sur l’industrie pour obtenir des produits plus efficients et durables. La prise de conscience environnementale est forte. Le rôle du gouvernement est réduit mais les initiatives locales se sont multipliées.

La demande reste supérieure à l’offre dans Good Intentions et le gouvernement est aux manettes mais ne parvient pas à formuler une stratégie de sortie de crise. L’industrie ne s’engage pas non plus.

Le scénario Command & Control est au contraire un scénario où les interventions gouvernementales et une régulation bien adaptée permettent un équilibre de l’offre et de la demande. L’industrie se voit imposée davantage de contraintes (ex: taxation des produits gras et sucrés) et les individus doivent subir la présence (et le contrôle) de l’Etat dans leur vie quotidienne (ex: carte carbone individuelle).

Les conséquences de chaque scénario sur plusieurs catégories d’acteurs sont ensuite étudiées.

Les participants des ateliers ont désigné Sustainable Champagne comme leur scénario préféré, suivi de près par Command & Control. Mais le scénario le plus probable leur semble être Vision Failure.

18:34 Publié dans 1. Prospective, 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation, IAA | Lien permanent | Tags : royaume-uni |  Imprimer | | | | |  Facebook

31/03/2010

Global Food and Farming Futures

Le programme intergouvernemental de prospective britannique, Foresight, a lancé en novembre 2008 le projet Global Food and Farming Futures, avec pour but d'analyser l'avenir du système alimentaire mondial, les évolutions de la demande et de l'offre à l'horizon 2050, et de voir comment les avancées scientifiques et les politiques peuvent répondre aux défis de demain.

Sous le patronage de Jim Fitzpatrick, ministre de l'agriculture et de l'environnement au DEFRA et de Michael Foster, sous-secrétaire d'Etat au ministère du développement international, un groupe composé d'experts de haut niveau mené par Charles Godfray, président de la British Ecological Society, est actuellement dans la phase de conclusion de ses travaux.

Un article publié dans Science, « Food Security : the Challenge of Feeding 9 Billion People », en présente les premières conclusions.

Le compte-rendu (1 p)

L'article (7 p.)

 

Biocarburants: perspectives à l'horizon 2020

FranceAgriMer a mis en place en place en 2009 un Comité "biocarburants et biomasse", composé d'experts de tous horizons et élargi à l'ensemble des filières concernées. Ce comité poursuit les travaux engagés par l'ex-Office national interprofessionnel des grandes cultures depuis 2006. Après avoir publié les conclusions du groupe de travail "concurrence alimentaire-non alimentaire" en novembre 2007, le comité "biomasse et biocarburants" avait livré son expertise sur les perspectives de développement des biocarburants de 1ère et 2ème générations, en septembre 2008.

Cette dernière étude est aujourd'hui affinée, avec quatre scénarios de développement testés.

Selon ces scénarios, quelles que soient les hypothèses de développement des biocarburants de seconde génération, les biocarburants de première génération seront nécessaires pour atteindre l'objectif d'incorporation de la directive EnR. Il existe un écart de maturité important entre les deux générations qui ne sera vraisemblablement pas comblé en 2020; par conséquent, celles-ci doivent être considérées dans une logique de continuité et non de rupture.

Le diaporama présenté par Jean-Luc Gurtler, animateur du Comité biomasse et biocarburants de FranceAgriMer et chef de l'unité "analyses transversales" de la Direction "Marchés, études et prospective", à l'occasion de la conférence organisée par FranceAgriMer le 4 mars 2010.

 

11:10 Publié dans 1. Prospective, Biomasse/Biocarburants | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/01/2010

Food 2030, la vision du DEFRA

Le DEFRA a sorti sa Vision Food 2030, annoncé par la note de veille publiée par le Centre d'études et de prospective en septembre 2009.

Cette vision, qui résulte d'un dialogue de plusieurs mois avec les acteurs ainsi que d'une consultation Internet, est résumée ainsi :

En 2030, les consommateurs sont informés, peuvent choisir et s'offrir une nourriture saine et durable. Cette demande est satisfaite par une agriculture et une pêche rentables, compétitives, hautement qualifiées et adaptables, soutenues par une recherche et développement de premier ordre.

Les aliments sont produits, transformés et distribués pour nourrir une population mondiale croissante de manière à:

- Utiliser les ressources naturelles au niveau mondial de façon durable,

- Continuer à fournir des services environnementaux,

- Promouvoir des normes élevées de santé et de bien-être animal,

- Protéger la sécurité alimentaire,

- Apporter une contribution significative aux communautés rurales,

- Donner au Royaume-Uni un leadership mondial en matière de durabilité alimentaire.

Pour compléter ce tableau, le Royaume-Uni a un système faible teneur en carbone et les déchets sont réutilisés, recyclés ou utilisés pour la production d'énergie.

Au total, le rapport reconnaît l'importance de l'agriculture et parle d'augmenter la production, mais il ne présente pas vraiment de moyens (ni législatifs ni financiers) nouveaux. Il est surtout intéressant pour la forme : chaque chapitre présente les objectifs, des études de cas sur ce qui est déjà entrepris, les actions à entreprendre avec un tableau récapitulant les responsabilités de chaque acteur (Ministère, IAA, associations, consommateurs, etc), et les résultats attendus, ainsi que des indicateurs pour évaluer les progrès dans la direction donnée par cette vision.

Le rapport (84 pages)

La synthèse (24 pages)

 

14:00 Publié dans 1. Prospective, 4. Politiques publiques, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/01/2010

La consommation de viande à l'horizon 2030

La consommation de viande a considérablement augmenté ces dernières décennies dans les pays développés, elle progresse également dans les pays émergents et la plupart des prévisions tablent sur une poursuite de cette tendance.

Cependant, les conséquences environnementales de cette consommation, en termes notamment d'émissions mais aussi de consommation d'eau et de terres, les arguments des défenseurs du bien-être animal qui commencent à se faire entendre peuvent la remettre en cause.

L'avenir n'est pas toujours écrit, c'est pourquoi des chercheurs du Finland Futures Research Centre ont réalisé deux enquêtes Delphi sur l'avenir de la consommation de viande à l'horizon 2030 en Finlande, complétées d'un sondage auprès des consommateurs de ce pays. Les experts comme les consommateurs ont dû affecter à chaque facteur de changement un degré de probabilité (et de « souhaitabilité ») sous la forme d'une note de 1 à 10. L'analyse des réponses a permis aux chercheurs de distinguer 5 « images du futur » :

- Traditional Approach Society

Cette image regroupe les consommateurs et experts peu sensibles au bien-être animal, opposés à la croissance des importations de viande, et qui estiment que les facteurs vont dans le sens d'une augmentation de la consommation ;

- Business as usual

personnes qui pronostiquent une légère baisse des prix de la viande conjuguée à une hausse des revenus, l'ensemble compensant la légère montée du végétarisme ;

- Human first Society

individus opposés à la culture de la viande en laboratoire, pour la prise en compte de critères éthiques et la limitation de l'impact environnemental, mais soucieux des conséquences pour la santé de la montée du végétarisme ;

- Wellness Society

consommateurs (plus nombreux que les experts dans ce groupe) pour lesquels des efforts seront réalisés pour créer des produits plus sains (moins gras, etc), et qui estiment que la consommation de viande augmentera, de même que les importations (considérées positivement) ;

- Vegetarian Society

personnes en faveur de la croissance du végétarisme, pour les alternatives à la viande (soja, farines protéinées), et opposées aux importations.

L'image la plus partagée est Business as usual, mais le message-clé de l'exercice est qu'à l'avenir, les profils de consommateurs seront plus variés et plus contrastés.

Source : Markus Vinnari, Petri Tapio. "Futures images of meat consumlptions in 2030", Futures, n°41, 2009.

L'article (10 p.)


 

11:58 Publié dans 1. Prospective, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

18/12/2009

Quels élevages de porcs en 2020 pour la Bretagne ?

Organisée par les Chambres d'agriculture de Bretagne, la 10e édition de la journée régionale porcine de Loudéac était cette année orientée vers l'avenir de la filière. Les Chambres d'agriculture de Bretagne y ont présenté leur étude prospective sur la filière porcine : la production des exploitations bretonne permettra-t-elle de couvrir les besoins de la filière en 2020 ? Pour y répondre, deux scénarios d'évolution de la production ont été comparés.

Le premier scénario, scénario « besoin des marchés », vise à appréhender l'impact du niveau d'activité des opérateurs de l'aval sur la production bretonne. Pour ce scénario, des hypothèses d'évolution tendancielle de la consommation de viande porcine (+ 6% compte tenu de la démographie et de la consommation moyenne observée sur dix ans) et des échanges français ont été retenues (stagnation des exportations du fait de la compétitivité croissante du Brésil, des USA et du Canada et importation de 37% de la consommation française en 2020 sur la base du rythme de croissance actuel des importations). Ces hypothèses impliqueraient une diminution de la production française et bretonne de 7% entre 2007 et 2020.

Le second scénario, scénario « production des exploitations », analyse les principaux facteurs influant le potentiel de production des élevages bretons. Il est supposé que les solutions techniques permettront de répondre aux contraintes sanitaires et environnementales, que la rentabilité des exploitations sera préservée, et que la productivité des exploitations sera croissante (augmentation du nombre de porcs produits par truie). En revanche, les normes liées au bien être pourraient engendrer une poursuite de la diminution du cheptel de près de 20% entre 2007 et 2020. La production baisserait alors de 6 % sur la période.

Bien que le croisement de ces deux scénarios aboutisse à des conclusions optimistes quant à la capacité de la production bretonne à répondre aux besoins du marché, les baisses de production envisagées soulignent la nécessité d'activer des leviers d'action pour éviter cette évolution.

 

Source : Atout Porc Bretagne, Loudéac 25 novembre 2009, pp 16-19

 

17:07 Publié dans 1. Prospective, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/12/2009

L'agriculture urbaine en 2030

Si la ville est aujourd'hui un acteur de l'agriculture, les activités agricoles dans l'économie générale des espaces urbains reste encore à établir. Cette étude met en évidence les enjeux spécifiques à l'agriculture urbaine (coût du foncier, difficultés de recrutement de la main-d'œuvre, risques de contamination) et souligne la nécessité de politiques publiques fortes pour passer d'un rapport de mitoyenneté à une véritable intégration de l'agriculture dans la ville.

En s'appuyant sur des exemples innovants d'agriculture urbaine issus d'Europe et des USA, une analyse prospective réalisée par des étudiants de l'AgroParisTech établit, à partir du cas francilien, cinq scénarios à l'horizon 2030 :

- Évolution tendancielle de l'agriculture urbain

- L'agriculture disparaît des villes

- Paupérisation de la population et agriculture urbaine vivrière

- Contractualisation de l'agriculture urbaine

- L'agriculture urbaine paysagère et récréative

et propose des objectifs long terme de valorisation et de gouvernance.

Le compte-rendu par Mélanie Gambino (3 p.)

Le document (60 p).

17:15 Publié dans 1. Prospective, Alimentation et consommation | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

27/11/2009

Le système alimentaire à l'horizon 2050

La Mission Agrobioscience a publié sur son site l'intervention de l'économiste et ingénieur agronome Jean-Louis Rastoin aux Controverses de Marciac (15ème Université d'Eté de l'Innovation Rurale) d'août 2009. Il s'agit d'un "essai de prospective" qui présente un état des lieux du système alimentaire mondial suivi de deux scénarios à l'horizon 2050 : un scénario tendanciel, qualifié de modèle agro-industriel tertiarisé, et un scénario de la rupture, intitulé modèle alimentaire de proximité. Selon l'auteur, "l'évolution la plus probable du système alimentaire est une cohabitation entre les deux scénarios présentés". Il appelle à une véritable politique alimentaire.

Le compte-rendu (1 page)

Le document (11 pages)

 

Pénuries d'eau en 2030

40 % des besoins en eau dans le monde risquent d'être insatisfaits en 2030, selon une étude publiée par le cabinet de conseil en stratégie McKinsey.

En effet, la demande annuelle mondiale, aujourd'hui de 4500 milliards de mètres cubes (dont 3100 pour l'agriculture), devrait atteindre 6900 milliards de mètres cubes en 2030. Or le volume d'eau accessible, durable (dont le prélèvement ne met pas en danger l'écosystème) et fiable (disponible de 90 % à 95 % du temps) ne représente que 4200 milliards de mètres cubes. Pour un tiers de la population mondiale, cet écart entre demande et offre sera même supérieur à 50 %.

L'étude se concentre sur quatre pays (Brésil, Chine, Inde et Afrique du Sud) aux problématiques très distinctes et qui représentent près de la moitié de la demande mondiale.

 

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Elle montre que, sous réserve de surmonter quelques barrières de taille (politiques, culturelles, éducationnelles), il existe suffisamment de leviers techniques pour combler l'écart : réduction de la surrigation, bon dosage des engrais, introduction du goutte-à-goutte... Chaque levier est représenté en fonction de son potentiel et de son coût. Leur mise en œuvre coûterait de 40 à 50 milliards de dollars par an d'ici à 2030.

L'excutive summary (32 p)

 

16:50 Publié dans 1. Prospective, Environnement | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

25/11/2009

CUMA 2020

Suite au Congrès de Granville de 2002 et au travail sur CUMA 2015, la FNCUMA a réorganisé son réseau autour de cinq pôles de coordination appui (PCA). Forte de cette expérience, et afin de se redonner de réelles perspectives, elle a voulu se réorienter vers une réflexion prospective.

De Novembre 2008 à Mars 2009, un groupe de travail « CUMA 2020 » s'est donc réuni régulièrement pour exprimer sa vision sur les CUMA de demain et dessiner peu à peu des scénarios possibles pour l'avenir.

Huit scénarios ont été esquissés :

La CUMA « business », la CUMA « ange gardien », la CUMA « fermes en commun », la CUMA « territoire », la CUMA « spécialisée », la CUMA « couteau suisse », la CUMA de la CUMA et la CUMA « Alter Eco ».

Les CUMA peuvent se retrouver dans un ou plusieurs de ces scénarios en même temps. Ceux-ci ne vont pas tous se développer avec la même intensité c'est pourquoi, afin de suivre l'évolution de chaque scénario, la FNCUMA va mettre en place un système de veille, alimenté par un réseau d'acteurs.

La plaquette de présentation

16:09 Publié dans 1. Prospective, Organisations agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/11/2009

Le monde en 2025

Après un an de travail, les experts européens réunis dans le groupe de travail « le Monde en 2025 », mis en place par la Commission européenne, ont rendu leur rapport. Il s'agissait, tout d'abord, de mettre en évidence les grandes tendances à venir en termes de population, de développement économique, de technologie, de commerce international ou de pauvreté. Il s'agissait aussi d'élucider les tensions découlant des modes de développement, de l'utilisation des ressources naturelles (alimentation, énergie, eau potable), des migrations ou de l'urbanisation. Enfin, il s'agissait de tracer des pistes des transitions vers un nouveau modèle de production et de consommation, vers un nouvel aménagement du territoire, vers un nouvel équilibre entre générations ou entre genres.

Le compte-rendu (1 page)

La synthèse (32 pages)


 

14:31 Publié dans 1. Prospective | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/11/2009

Le vin dans le monde à l'horizon 2050

Dans son rapport Les vins dans le monde à l'horizon 2050 datant de septembre 2009, la commission de conseillers du commerce extérieur de la France pour les vins et spiritueux établi les enjeux du marché du vin à venir.

Du fait de la nature même de la vigne, les changements applicables au vin et à sa commercialisation doivent être envisagés sur de longues périodes. Le rapport part de plusieurs constats. La consommation mondiale de vin est dans un courant durablement ascendant mais touchée par des préoccupations de santé, avec des contraintes de santé publique qui devraient converger entre pays traditionnels et non-traditionnels. Le centre de la demande mondiale devrait se déplacer et s'élargir. Enfin, le changement climatique conduira à un déplacement des zones de production, et probablement à une modification de l'encépagement et des méthodes de production.

Afin de s'adapter au réchauffement, certains pays ne manqueront pas d'utiliser de nouvelles techniques de culture et de nouvelles technologies, la filière vin entrera dans un processus de concentration avec de grandes marques internationales, un processus qui devrait toucher au trois grandes zones de production, l'Europe, le "Nouveau Monde" et le "Nouveau Nouveau Monde".

Plusieurs enjeux semblent se présenter : la stabilité de la nouvelle  Organisation Commune de Marché (OCM) adoptée par les pays de l'union Européenne en 2009, du modèle des appellations d'origine et des indications géographiques, les effets du marketing dans les pays innovants du "Nouveau Monde", l'émergence de nouveaux lieux de production au Brésil, en Chine et en Inde.

Le rapport

09:48 Publié dans 1. Prospective, Alimentation et consommation, Filières agricoles | Lien permanent |  Imprimer | | | | |  Facebook