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08/02/2016

Lancement d’une campagne de séquençage du génome porcin en Allemagne

Dans le cadre de la Veille scientifique et technologique produite par les services scientifiques des ambassades de France, un article du 29 janvier 2016 fait état du lancement récent, par deux universités allemandes, d’une campagne de séquençage du génome porcin à partir d’une cohorte de 3 500 porcs de plusieurs races, parmi lesquelles le porc pietrain. Cette étude, programmée jusqu’à la mi-2017, complétera les données sur la taille, le poids et la quantité de viande. On peut rappeler ici que des travaux importants ont déjà été effectués, sur le même sujet, notamment par l’Institut national de recherche agronomique (INRA).

Source : ministère des Affaires étrangères et du Développement international

08:56 Publié dans Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : génome, séquençage, poc, allemagne |  Imprimer | | | | |  Facebook

13/01/2016

Publication d’une série de rapports sur la gouvernance des terres dans la région du Mékong

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Dans le cadre du projet « Gouvernance des terres dans la région du Mékong », mis en œuvre en Birmanie, au Cambodge, au Laos et au Vietnam, une série de rapports sur l’économie politique de la gouvernance foncière vient de paraître. Ces publications sont le produit d’une recherche financée par l’Agence suisse pour le développement et la coopération et l’Agence allemande pour la coopération internationale. L’initiative est motivée par des préoccupations concernant la sécurité foncière des petits exploitants agricoles, les minorités ethniques et les femmes, avec en arrière-plan l’accaparement des terres sous différentes formes.

Le premier rapport concerne toute la région du Mékong, les quatre suivants abordent la question dans chaque pays (Birmanie, Cambodge, Laos, Vietnam). Les rôles joués par la Thaïlande et la Chine, dans cette sous-région. Ainsi, par exemple pour le Cambodge, les auteurs concluent que la privatisation des terres est imparfaite et centrée sur les zones sans problèmes, les parcelles rizicoles, alors que les zones montagneuses et forestières restent sources d’importantes tensions. Il faut savoir que le Cambodge, dans le contexte post-conflit Khmers rouges, a procédé à l’annulation des droits antérieurs de possession par l’occupation, et reconnaît la propriété individuelle des terres. Le rapport dénonce aussi la dérive du système des concessions. Le Cambodge a opté pour une stratégie de mise en location et en concession d’importantes surfaces au profit d’investisseurs privés. Ce processus a pris de l’ampleur et, aujourd’hui, les concessions agroforestières occuperaient 2,6 millions d’hectares. Les auteurs notent que les élections en 2018 pourraient être l’occasion de prôner, dans les débats, un système de concessions plus inclusif.

Signalons enfin, toujours sur cette région, que le comité technique foncier français vient de publier une fiche de synthèse intitulée Défis des politiques foncières en Asie du Sud-Est et éclairages autour du Cambodge. Cette fiche valorise les résultats d’une journée d’échanges organisée en avril 2015 par le comité. Elle présente un état des lieux comparé des dynamiques et des politiques foncières de quatre pays d’intérêt pour la Coopération française et caractérise plus particulièrement les spécificités du Cambodge.

Céline Fabre, Centre d’études et de prospective

Sources : Mekong Region Land Governance, Comité technique foncier

07/01/2016

Le voyage des plantes et les grandes découvertes, José E. Mendes Ferrão

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Ce livre érudit et dépaysant raconte le grand voyage des plantes vivrières, depuis leurs époques et lieux de découverte jusqu’à leurs zones de transplantation et consommation actuelles. Ancien professeur à l’Institut supérieur d’agronomie de Lisbonne, l’auteur dresse le portrait de 58 espèces, originaires d’Amérique, d’Asie et d’Afrique. Il émaille son récit d’illustrations et de textes anciens de grand intérêt. Chaque notice se termine par une carte indiquant les zones d’origine puis d’expansion de la plante, avec quelques repères sur les tonnages produits aujourd’hui.

La richesse de l’ouvrage fait qu’il se prête à plusieurs niveaux de lecture. On y trouvera d’abord une analyse détaillée de chaque végétal, de ses vertus alimentaires et sanitaires, de ses usages symboliques et culturels. Certains noms sont bien connus (riz, maïs, thé, haricot, ananas, tournesol, tabac), mais d’autres nettement moins (maniguette, jaquier, rocouyer, anones).

Le lecteur y trouvera aussi une description des échanges de plantes entre continents, étudiés d’un point de vue agronomique, avec une description précise des routes maritimes, des chronologies de diffusion, des vecteurs économiques et politiques de cette diffusion, des conditions de bonne acclimatation des espèces, des causes d’échecs et de réussites.

L’auteur retrace également la contribution des Portugais, un temps maîtres des mers, aux grandes découvertes, à la colonisation, au développement de l’agriculture et des plantations. À leur suite, Espagnols, Néerlandais, Anglais et Français se sont répandus sur tout le globe, et avec eux la plupart des plantes vivrières implantées loin de leurs terres d’origine.

À travers ces pérégrinations, l’ouvrage décrit les grandes étapes de l’histoire du monde, en insistant sur les stratégies des royautés et des armateurs, sur les travaux des botanistes, sur les pratiques culturales, l’évolution des goûts alimentaires, le recours aux médications naturelles. Les destinées historiques des noms d’espèces et de leurs étymologies sont également bien retracées.

Enfin, Le voyage des plantes nous renseigne précisément sur le processus de globalisation. En essaimant forteresses et comptoirs, les Portugais ont créé le premier réseau commercial mondialisé, et enclenché un vaste mouvement d’échanges qui, dès le XVIe siècle, a profondément remodelé les pratiques alimentaires. On n’est jamais aussi moderne qu’on le croît…

Bruno Hérault, Centre d’études et de prospective

Lien : Editions Chandeigne

13:47 Publié dans Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : mendes ferrao, plantes |  Imprimer | | | | |  Facebook

05/01/2016

Vers un « Internet of food » ?

Un billet mis en ligne en décembre dernier sur le blog de l’University of the Highlands and Islands présente les résultats d’un article publié dans la revue Future Internet, sous le titre « Towards an “Internet of Food”: Food Ontologies for the Internet of Things ». Actuellement se multiplient les méthodes de reconnaissance automatisée des aliments (ex : lecture des codes barres, reconnaissance d’images), permettant d’identifier le produit et de donner des informations à son sujet au consommateur. Ces dispositifs s’appuient sur des bases de données en ligne et des ontologies sur l’alimentation.

Les auteurs ont étudié cinq ontologies (FoodWiki, AGROVOC, Open Food Facts, Food Product Ontology, FOODS: A Food-Oriented Ontology-Driven System-Diabetes Edition). Dans leur publication, ils identifient les modifications à y apporter et les liens à faire avec d’autres ontologies non-alimentaires afin d’améliorer l’identification automatique des aliments et les informations recueillies. L’objectif est de mieux accompagner les individus pour qu’ils fassent des choix alimentaires sains par rapport à leurs état de santé, âge, poids, mode de vie, préférences, etc.

Sources : University of the Highlands and Islands, Future Internet

04/01/2016

Les scientifiques de l’INRA et la promotion des circuits courts

Politix publie, dans son numéro consacré à la sociologie politique des sciences, un article de Jean-Baptiste Paranthoën sur l’implication des scientifiques de l’Inra dans la « consécration institutionnelle » des circuits courts. L’auteur a eu accès aux travaux du groupe de travail « Circuits courts de commercialisation », mis en place début 2009. Selon l’auteur, la défense du sujet par le MAAF, engagé dans une « concurrence institutionnelle avec les autres producteurs d’action publique » (collectivités locales, MEEDDAT), a fourni l’occasion à un ensemble de chercheurs militants, eux-mêmes en compétition dans le champ scientifique, de prendre position(s). Les controverses scientifiques dont il est fait état contribuent à mettre en forme « un besoin important d’amélioration des connaissances », sous forme de références technico-économiques élargies aux problématiques de développement régional durable. Pour l’auteur, « l’intellectualisation de l’action publique (…) favorise l’émergence et la redéfinition d’une demande d’expertise dont les savants se font les bénéficiaires. Les scientifiques ne sont donc pas de simples passeurs entre des acteurs dotés d’intérêts économiques et un État chargé de réguler les relations marchandes, ils participent à la redéfinition des intermédiations entre les agriculteurs et les consommateurs. »

Source : Politix

13:32 Publié dans Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : inra, circuits courts |  Imprimer | | | | |  Facebook

Vers la fin de l’expérimentation animale ?

Dans le cadre de la Veille scientifique et technologique produite par les services scientifiques des ambassades de France, un article du 11 décembre 2015 fait état de la mise au point, par une équipe de l’université hébraïque de Jérusalem, en collaboration avec l’institut allemand Fraunhofer, d’une technique permettant d’insérer des nano-organes humains sur une puce. Les Organs-on-Chips (littéralement « organes sur une puce ») sont des appareils en polymère flexible à peine plus gros qu’une carte mémoire, dans lesquels serpentent des canaux prévus pour faire circuler des fluides. Au centre, se trouve une membrane poreuse sur laquelle sont déposées les cellules que l’on souhaite observer.

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Source : http://www.zmescience.com

Selon le professeur Y. Nahmias, qui dirige cette équipe, cette technique pourrait être une alternative aux modèles animaux pour les essais cliniques ou toxicologiques.

Source :  Ministère des Affaires étrangères et du Développement international

16/12/2015

Utilisation de l’économie expérimentale dans le cadre de la PAC

Dans une publication récente, des chercheurs du Joint Research Center, des universités de Kiel, de Western Australia, d’Angers, de SupAgro et de l’INRA discutent de l’utilisation de l’économie expérimentale dans le cadre de la Politique agricole commune et de son évaluation (ex post ou ex ante). Ils font ainsi remarquer que ces approches sont très peu mobilisées dans le domaine agricole par rapport à d’autres secteurs.

Dans un premier temps, la publication répertorie les différentes méthodes existantes : expériences de choix discrets, expériences en laboratoire et de terrain, « randomised control trials » (RCT). Les auteurs soulignent l’intérêt de telles approches, comme celui d’éclairer les différents moteurs qui influencent les décisions des agriculteurs. Des caractéristiques sont présentées comme utiles pour répondre aux évolutions des objectifs de l’évaluation de la PAC (ex : prise en compte de l’hétérogénéité des agriculteurs, évaluation de mesures réglementaires). Les complémentarités entre les approches expérimentales et non expérimentales (ex : données du RICA, modélisation) sont également citées. Ainsi sont discutées pour chacune des approches la « cohérence interne », autrement dit la capacité à identifier la relation de causalité entre deux variables (la politique et son impact visé), et la « cohérence externe », soit la capacité à transposer les résultats (cf. tableau en page 50 du rapport).

Souhaitant informer les futurs évaluateurs ou les décideurs publics, la publication répertorie les difficultés inhérentes à l’économie expérimentale, comme le recrutement des participants, qui est commune aussi aux méthodes « traditionnelles » (représentativité), ses coûts ou ses biais stratégiques (anticipation par les participants des impacts de leur réponse, qu’ils adaptent en conséquence). La dernière partie liste six recommandations, notamment s’assurer que les expériences sont mises en œuvre de façon non-discriminatoire ou informer sur les avantages et limites de ces approches expérimentales, en particulier pour souligner leurs intérêts dans les prochains contrats d’évaluation.

Élise Delgoulet, Centre d’études et de prospective

Source : Joint Research Center

11:36 Publié dans 4. Politiques publiques, Enseignement et recherche, PAC | Lien permanent | Tags : pac, économie expérimentale, jrc |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/12/2015

Une analyse des financements de la recherche en agro-écologie aux États-Unis

Dans un article publié en novembre 2015 dans Environmental Science & Policy, des chercheurs américains indépendants, de l’Union of Concerned Scientists, ont analysé le financement de la recherche publique en agro-écologie.

Alors que les systèmes de production agro-écologiques pourraient répondre durablement et efficacement aux besoins alimentaires de la planète, selon Gliessman (2014), moins de 2 % du financement de la recherche publique aux États-Unis lui sont consacrés et moins de 1 % au niveau mondial.

Pour analyser les projets financés en 2014 par l’United States Department of Agriculture (USDA), les auteurs ont repéré un ensemble de pratiques rattachées à quatre niveaux de transformation des systèmes : 1) amélioration de l’efficience du système de production pour diminuer l’usage d’intrants ; 2) remplacer par des intrants ou des pratiques plus durables ; 3) reconception du système sur la base de principes écologiques (agro-écologie) ; 4) rétablissement de liens entre consommateurs et producteurs (dimension sociale de l’agro-écologie).

Sur les 824 projets recensés, pour un montant de 294 millions de dollars (environ 10 % des financements de la recherche par l’USDA en 2014), il ressort que :

- les projets de recherche portant sur l’efficience étaient relativement bien financés : ils représentaient ainsi 36 % des financements, si l’on inclut les travaux portant sur l’amélioration des rendements ;

- les projets de niveau 3 (reconception du système) l’étaient moins (15 % des financements) et moins encore (4 %) dans le cas où ils étaient associés à une réflexion sur le lien au consommateur (niveau 4).

Les auteurs en appellent à augmenter les financements de la recherche dédiée à l’agro-écologie, dont les résultats pourraient avoir un effet démultiplicateur sur sa mise en œuvre sur le terrain.

Clément Villien, Centre d’études et de prospective

Source : Environmental Science & Policy

11:22 Publié dans Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : agroécologie, etats-unis, recherche |  Imprimer | | | | |  Facebook

14/12/2015

Une sociologie des inégalités scolaires dans l’enseignement agricole privé

Un article publié dans le dernier numéro de Éducation et sociétés présente les résultats d’une comparaison des scolarités en Maisons familiales rurales (MFR) et en établissements relevant du Conseil national de l’enseignement agricole privé (CNEAP), conduite par Laure Minassian dans le cadre d’une thèse en sciences de l’éducation. Son travail met en évidence la persistance des inégalités scolaires malgré les efforts de « normalisation des structures de formation » et d’« unification des filières » d’une part, et la « mutation des publics » d’autre part. Les statistiques disponibles au niveau national « suggèrent l’existence d’une division du travail scolaire où la fonction principale des MFR est d’accueillir des élèves de milieu populaire en difficulté scolaire », « tandis que les CNEAP destinent plus fortement leurs élèves, plutôt des enfants d’agriculteurs, à l’enseignement supérieur ».

Pour analyser le processus de production des inégalités (recrutement, résultats, débouchés professionnels), l’auteure a interviewé des élèves dans les deux types d’établissements, livrant au passage d’intéressantes observations sur les élèves des MFR. Ceux-ci, au début de leur scolarité, « manifestent d’abord un attrait pour cette nouvelle chance, toutefois suivi d’une désaffection qui les fait renouer avec une posture défensive ». Leur « éthos modeste », associant courage à la tâche, « contact avec la nature » et une forme romantique de « repli sur soi », se heurte presque inévitablement « aux valeurs de l’école ». En contrepoint, la culture familiale des enfants d’agriculteurs qu’on retrouve dans le réseau du CNEAP semble « en cohérence avec une orientation dans un lycée plus académique », avec notamment des habitudes d’entraide (participation des parents à des associations et à des groupements) et une « attitude cognitive » propice au transfert des savoirs scolaires vers les situations de travail.

Au regard des objectifs institutionnels d’« égalité devant l’école », le bilan que dresse la sociologue sur les MFR est sévère : « la concentration de ces élèves dans une école aux marges du système éducatif ne semble pas réduire les inégalités ». Une « plus grande diversité des dispositifs de formation ne fait qu’accroître la sélection sociale des individus et creuse les écarts entre les élèves ». On peut toutefois regretter ici que l'auteure ne formule pas de recommandations pour remédier à cette situation.

Florent Bidaud, Centre d’études et de prospective

Sources : Éducation et sociétés

Lire également un autre article de la même auteure : Formation emploi

11:11 Publié dans Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : enseignement agricole |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/12/2015

Le comité d’éthique INRA-CIRAD se penche sur la question du bien-être animal

Le comité consultatif commun d’éthique INRA-CIRAD s’est auto-saisi de la question du bien-être des animaux d’élevage, entendant « s’interroger aussi bien sur la place et l’importance du bien-être animal comme objet d’étude pour la recherche que sur la façon dont il doit être pris en considération dans les pratiques d’élevage ». Le fait que le CIRAD dirige des recherches dans des pays où les formes sociales et techniques de l’élevage sont notoirement différentes est un facteur positif. Une question phare du respect du bien-être animal est l’impact économique sur l’élevage, du fait des investissements nécessaires en termes de matériel et d’implication des éleveurs. En revanche, le respect d’un niveau de bien-être animal influe sur plusieurs critères valorisants, dont l’acceptabilité sociale des pratiques d’élevage et du métier d’éleveur, et la valeur des produits animaux.

Le comité d’éthique a adopté une définition large du « bien-être animal » : il n’a pas souhaité se limiter à une définition négative (absence de douleur ou de souffrance) et prend en compte les dimensions relationnelles, affectives, comportementales et émotionnelles. Le critère de sociabilité animale est considéré : la sociabilité de l’animal avec ses congénères, mais également avec les éleveurs. Le rapport rappelle les travaux menés sur la douleur, sous l’égide de l’INRA et notamment la démarche dite des 3 S (supprimer, substituer, soulager les douleurs).

Parmi ses neuf recommandations, le comité incite les instituts à poursuivre des recherches relatives aux indicateurs d’évaluation, à garder une approche pluridisciplinaire en intégrant les travaux du réseau AgriBEA, qui mène des recherches sur les pratiques d’élevage prenant en considération la sensibilité émotionnelle des animaux. Le comité recommande également de faire le lien avec les recherches traitant de l'agro-écologie, dans une approche systémique des questions d’élevage.

Madeleine Lesage, Centre d’études et de prospective

Source : CIRAD

10:34 Publié dans Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : bien-être animal, éthique, inra, cirad |  Imprimer | | | | |  Facebook

Qu’est-ce qu’un bon vin ? ou comment intéresser la sociologie à la valeur des choses

Antoine Hennion, connu pour ses travaux sur la sociologie du goût musical, a mis en ligne un article qui constitue une brillante introduction aux travaux récents sur l’expertise (ordinaire aussi bien que savante) et l’évaluation des produits. « Boit-on un vin, ou une étiquette – voire un prix ? » : la sociologie économique a tendance à rapporter les jugements de goût à des positions dans la structure sociale et à des effets de distinction, ou à des choix guidés par le signal-prix du marché.

La dégustation du vin n’est pas extra-sociale. Le vin apparaît alors comme « un bon cas pour se demander comment des sensations sont reliées à des marchés » et « faire entrer dans l’analyse sociologique la valeur des choses ». Le texte « examine en détail les relations qu’il faut mettre en place, entre des corps, des groupes de personnes et des agencements spécifiques » (relations qui forment « les dispositifs de dégustation du vin »). L’accord ne porte pas « sur les vins eux-mêmes », « mais sur des manières acceptables de procéder pour pouvoir discuter et rendre publiques des évaluations divergentes ».

On rejoint là des questions classiques en philosophie politique et en théorie des sciences. Cette publication s’inscrit d’ailleurs dans le cadre de l’Institut interdisciplinaire de l’innovation, l’auteur appartenant au Centre de sociologie de l’innovation de l’école Mines-ParisTech.

Source : Centre de sociologie de l’innovation

10:26 Publié dans Alimentation et consommation, Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : vin, sociologie |  Imprimer | | | | |  Facebook

09/12/2015

Sols : mise en ligne d’un ensemble d’articles par Nature

À l’occasion de la Journée mondiale des sols, le journal Nature a mis en ligne une collection d’articles dédiée à ce sujet. Une publication souligne le manque de connaissances actuelles sur la microfaune des sols, une autre revient sur les questions de gouvernance, citant le projet de directive européenne abandonné, ainsi que le rôle du groupe technique intergouvernemental sur les sols et du partenariat mondial de la FAO.

Source : Nature

10:23 Publié dans Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : nature, sols |  Imprimer | | | | |  Facebook

07/12/2015

Solutions proposées par le projet RESFOOD pour une « chaîne alimentaire durable et sûre »

Le 27 octobre dernier ont été présentées les solutions technologiques et les stratégies de gestion innovantes développées dans le cadre du projet RESFOOD pour réduire les consommations d’eau et de ressources tout au long de la chaîne alimentaire. Un article sur CORDIS recense ainsi :

- des solutions pour boucler le cycle de l’eau dans l’horticulture et la transformation alimentaire (développements informatiques, traitement par ultrafiltration et désinfection aux UV) ;

- un laveur pour aliments fraîchement découpés ;

- des méthodes de biodétection optique pour la détection rapide et en place de la concentration en micro-organismes dans l’eau ;

- un kit pour le profilage microbien de l’eau (profilage IS) ;

- ou encore des technologies de gestion d’irrigation optimisée, de recyclage de l’eau et de récupération des nutriments, et d’extraction écologique de substances de valeur à partir de sous-produits alimentaires.

Sources : CORDIS, RESFOOD

10:10 Publié dans Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : durable, chaîne alimentaire |  Imprimer | | | | |  Facebook

10/11/2015

Publication d’une thèse : Agriculteurs et apprenants au travail. La transmission professionnelle dans les exploitations agrobiologiques, une approche par les configurations sociales et les situations d’interactions

Soutenue récemment par Fanny Chrétien, cette thèse en sciences de l’éducation s’intéresse aux dynamiques d’apprentissage des métiers agricoles et plus particulièrement aux canaux par lesquels s’opère la transmission de savoirs dans le champ de l’agriculture biologique. Dans un enjeu de renouvellement des générations en agriculture, elle avait pour objectif d’analyser la diversité des formes de transmission professionnelle par l’élaboration d’un modèle (construit à partir d’une enquête réalisée en exploitation maraîchère biologique) et d’une étude approfondie de trois cas de transmission dans des exploitations agrobiologiques.

Ce travail s’intéresse à des formes spécifiques de construction de savoirs, qui peuvent s’observer lors de transmissions, en particulier hors cadre familial, et qui se sont développées en dehors des institutions publiques et des structures officielles de formation, à l’instar des espaces tests agricoles. Enfin, cette thèse enrichit le débat sur les concepts et les définitions de ce qui fait professionnalité.

Sources : HAL, HAL

10:34 Publié dans Agriculteurs, Enseignement et recherche | Lien permanent | Tags : transmission, apprentissage, savoirs, formation |  Imprimer | | | | |  Facebook

15/10/2015

Le modèle agricole allemand : un succès qui cache des vulnérabilités

Traditionnellement perçue comme spécialisée dans l’industrie, l’Allemagne a surpris ces dernières années par la vigueur de son secteur agricole. Dans un article paru dans Regards sur l’économie allemande, Thierry Pouch constate néanmoins que l’agriculture d’outre-Rhin fait face à d’importants défis.

Si la réunification a provoqué un effondrement des productions agricoles dans les régions situées à l’est, à partir de 2000 la croissance de la production a été constante. Ce revirement de situation a amené l'Allemagne, en quelques années, à occuper le second rang parmi les États membres de l’UE en matière de production agricole. Le succès est particulièrement frappant pour les productions animales, puisqu’en lait et viande porcine, l’Allemagne a distancé ces dernières années la France.

Dans un secteur comme le porc, véritable point fort de l’agriculture allemande, le redressement spectaculaire de la production est dû, selon l’auteur, à quatre facteurs : la profonde restructuration des industries d’abattage associée à une compression du coût du travail, l’assouplissement de la législation environnementale, l’organisation transfrontalière de la filière d’engraissement de porcins, et le développement du biogaz permettant de valoriser les effluents.

Toutefois, pour T. Pouch, le déficit commercial chronique de l’Allemagne en produits agricoles et alimentaires révèle la vulnérabilité de son modèle. Le prix du foncier, qui a été multiplié par deux depuis 2000, la forte dépendance du complexe agro-alimentaire aux exportations et les limites environnementales induites par la forte concentration de l’outil de production, sont autant d’entraves à la dynamique productive et commerciale de l’agriculture allemande.

Cet article met ainsi en relief, de manière solide, les contradictions et les limites d’un modèle parfois cité en exemple de ce côté-ci du Rhin.

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Source : Regards sur l’économie allemande

Alexandre Martin, Centre d’études et de prospective

Source : Regards sur l’économie allemande

 

09:54 Publié dans Enseignement et recherche, Production et marchés | Lien permanent | Tags : allemagne, modèle agricole, pouch |  Imprimer | | | | |  Facebook